Étiquette : Databreach

  • La commission nationale mexicaine de l’eau reste paralysée suite à la cyberattaque par le ransomware BlackByte

    La commission nationale mexicaine de l’eau reste paralysée suite à la cyberattaque par le ransomware BlackByte

    Les activités des différents secteurs de la commission nationale de l’eau (CONAGUA) au Mexique sont affectées. Le jeudi 13 avril 2023, aux premières heures de la matinée, les employés de plusieurs sous-directions n’ont pu travailler sur les différents systèmes d’information. Le secrétariat à la sécurité et à la protection du citoyen (SSPC) confirmait la cyberattaque. Dans le même temps, le SSPC expliquait que la Direction générale scientifique de la Garde nationale a réussi à contenir l’attaque cybernétique.

    La tentative d’attaque serait selon les autorités à l’origine du ransomware BlackByte. Le SSPC stipulait n’avoir pas enregistré d’ « impact majeur sur les systèmes d’information administratifs ». Le secrétariat annonçait jeudi 13 avril que la commission nationale de l’eau travaillait déjà à la réinstallation de tous ses services. La direction scientifique de la Garde nationale était à pied d’œuvre. Mais également à l’identification du type d’actions correctives qui peuvent être mises en œuvre pour éviter une autre cyberattaque, ou du moins pour y être encore mieux préparé.

    Le bureau de l’Organismo de Cuenca Cuencas Centrales del Norte a à ce jour ses systèmes d’information toujours chiffrés. « Il n’a pas été possible d’accéder aux plans et autres informations pour réaliser la réunion de suivi des travaux du programme Agua Saludable para La Laguna », relate le journal El Siglo de Torreon. (Crédits : El Siglo de Torreon)

    Sauf que depuis, la Commission nationale de l’eau peine à rétablir l’entièreté de ses services. Les conséquences sont telles que l’agence de la Laguna est inactive. L’Observatoire météorologique national n’a pas été en capacité de générer les prévisions météorologiques correspondantes. Ces dernières sont envoyées aux différents médias, aux chambres et groupes de producteurs agricoles, aux agences agricoles et environnementales…

    Pendant que BlackByte revendique les attaques en Amérique du Sud, le ransomware LockBit annonce l’attaque contre la banque du Venezuela, mais révèle aussi celle contre la firme française basée dans le Languedoc, le groupe BRL.

    Le ransomware revendique la cyberattaque toujours à México de l’association Esperanza Viva Jóvenes de México. Comme preuve de la cyberattaque, ils diffusent quatre documents. Sont divulgués un acte de naissance et trois factures avec l’entête de l’association. Mais également, la revendication de celle contre de la manufacture Cementos Bio-Bio (Cbb) au Chili. Pour cette compagnie, un fichier de plus de 700 Mb de données compressées pour un total de 1,1 GB. Les attaques semblent être de plus en plus présentes en Amérique du Sud, comme en Colombie.

  • Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le 28 mars 2023, le ransomware Play revendiquait une attaque cybernétique contre BMW en France. Dans un communiqué la marque allemande assure accompagner et supporter « le concessionnaire et son équipe tout au long des étapes à venir et dans les démarches nécessaires ». En 2019, les marques de constructeur BMW et Hyundai avaient subi des attaques informatiques liées au groupe Ocean Lotus (APT32). Il y a quatre ans, en avril 2019 une fuite de données impactait 3,1 millions de clients des marques Toyota et Lexus.

    Pourquoi s’en prendre à des constructeurs automobiles ? Adoptons comme point de référence la France. Selon Statistica, pour le trajet domicile-travail la voiture personnelle reste utilisée majoritairement : « 69 % des Français interrogés, contre 23 % pour les transports en commun et 14 % le vélo personnel ». Il faut ajouter 8 % d’individus qui usent un véhicule partagé.

    L’automobile est le moyen de déplacement plébiscité à travers le monde. Plus de trois quarts des personnes interrogées vivant en France sont donc propriétaires ou locataires de leurs voitures. En leasing comme en achat, de nombreuses informations se révèlent être des mines d’or pour des opérations malveillantes.

    Les experts informatiques « ont pu localiser une brèche dans le système informatique d’un concessionnaire local, qui est une entité juridique indépendante de BMW France », relate LeMagIT. Ferrari en mars 2023, Tesla en janvier 2022 subissaient des cyberattaques, (Crédits : Adrian Maur/Pixabay)

    La menace de publication de « données confidentielles privées et personnelles, des documents clients, des contrats, des informations financières, etc. » avait été mise à exécution le 9 avril 2023. Le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés.

    Ce qui représente 7,9 GB une fois décompressées. Tout les documents sont datés de la période de 2020 à 2022 évaluations des stocks en neufs et occasions, bon de commande, brochure interne, programmes informatiques, fiche avec type, couleur et numéro d’immatriculation de voiture avec prénom, nom du client, des suivis de garantie…

    Les entreprises organisent des compétitions pour éprouver leurs sécurités. En 2023, c’est Synacktiv qui remporte le Graal. Lors de compétition internationale de piratage Pwn2Own 2023 à Vancouver. Leur victoire s’est déroulée en infiltrant une Tesla Model 3 en moins de deux minutes…

  • Hyundai Motor France : un hacker dans le moteur

    Hyundai Motor France : un hacker dans le moteur

    La succursale française Hyundai a alerté ses clients d’une intrusion non autorisée le 11 avril 2023. La branche hexagonale de la firme coréenne a fait l’objet d’une attaque informatique d’un tiers. Dans un courriel, l’entreprise se veut rassurante : « Dès que nous en avons pris connaissance, nous avons diligenté une enquête interne avec des experts en informatique et nos avocats qui ont d’ores et déjà pris les mesures techniques afin d’y remédier. » À ce stade de l’enquête, rien n’affirme, n’y infirme une fuite de données.

    L’e-mail envoyé stipule qu’un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles des clients. Ainsi potentiellement, des informations (prénoms, noms, dates de naissance, adresses e-mail, adresses postales, numéros de téléphone, numéros de client et numéros de châssis) sont compromises.

    Le communiqué envoyé à chaque client préconise une attention particulière sur les tentatives possibles d’usurpation d’identité. Ils pourraient s’attendre à recevoir des SMS, courriels cachant des tentatives de smishing, phishing et autre. (Crédits : Capture d’écran)

    L’enquête en cours, l’entreprise n’a pas encore commenté sur les possibles les origines de la cyberattaque. Zataz rappelle qu’en août 2022, la firme coréenne faisait les gros titres de la presse. Certains véhicules Hyundai et Kya pouvaient être volés à l’aide d’un câble USB. Les concours du nombre de vols s’affichaient par vidéo interposée sur les réseaux comme TikTok.

    Aucune communication n’est affichée, ni sur le site officiel, ni sur le compte twitter de la marque. (Crédits : capture d’écran/Hyundai)

    « À ce stade, rien n’indique que vos données personnelles ont été réutilisées à des fins frauduleuses. Toutefois, nous vous demandons de rester vigilant dès maintenant et dans les mois qui viennent aux communications que vous pourriez recevoir de la part de Hyundai Motor France ou d’une autre entité du groupe Hyundai Motor et qui vous paraîtraient suspectes », conclut le président Lionel French Keogh.

    De son côté le group France Volkswagen, situé à Villers-Cotterêts dans l’Aisne, a subi, le mardi 11 avril 2023, un incident de sécurité relate L’Union. Le groupe ne souhaite pas parler de cyberattaque et indique qu’à sa « connaissance, aucune donnée de (ses) clients n’a été affectée ou volée ». Tandis que le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés sur un concessionnaire BMW le 9 avril 2023, qui semble d’après les documents diffusés être basé en Normandie.

  • L’entreprise française Lasotel victime du ransomware Cl0P

    L’entreprise française Lasotel victime du ransomware Cl0P

    Le 23 mars 2023, Cl0P revendiquait la cyberattaque contre l’entreprise française Lasotel. Les opérateurs usants du ransomware Cl0P ont diffusé le 3 avril 2023, sur leur site de fuite près de 11 GB de données compressées. Au final ce sont plus de 19 GB d’informations confidentielles qui sont à la portée de tout un chacun. L’entreprise fait partie d’un ensemble de sociétés sur l’hexagone victime de cyberattaque. Dont la première victime au mois de mars était la ville de Lille et la dernière le 30 mars Théus Industries.

    L’entreprise qui fournit des « solutions d’infrastructures réseau, de connectivité, de téléphonie et d’hébergement sur un réseau performant et sécurisé afin de garantir une qualité de service optimale » voit ses données exposées. Au total 15 fichiers de 700 MB et un de près de 596 MB délivre 19,1 GB d’informations de l’opérateur d’infrastructure. Des fichiers de coordonnées d’entreprises clientes au format Json, des fichiers de données format CSV de plusieurs tailles dont un de 3,2 GB…

    C’est un total de plus de 21 millions de fiches uniques comprenant des données GPS, professionnel ou individuel, l’adresse jusqu’à l’état de déploiement des systèmes que les cybercriminels ont ainsi fait fuiter : factures, documents de présentations, fichiers clients, documents de signature électronique d’e-mail… (Crédits : capture d’écran/Cl0P)

    Au début du mois de mars, la capitale du Nord subissait une attaque cybernétique. Durant la conférence de presse, la municipalité se voulait rassurante, mais consciente de la cyberattaque. « Le diagnostic technique est à cette heure toujours en cours pour déterminer l’origine et la gravité de l’intrusion ». C’est maintenant chose faite. Le 27 mars 2023, le groupe Royal Ransomware a revendiqué l’attaque qui avait visé la mairie de Lille début mars en publiant 350 GB des données dérobées sur leur site Darknet, le post est repéré par LeMagIT et Zataz.

    « Dans une note interne diffusée vendredi 31 mars aux employés de la mairie, la Ville précise que parmi les données volées se trouvent les coordonnées bancaires des agents et des élus municipaux de Lille », révèle France Bleu. (Crédits : aichinger76/Pixabay)

    Les cybercriminels du groupe « Royal Ransomware » indiquent sur leur site darknet que leurs divulgations représenteraient que 10 % des fichiers détenus. Cela sous-entend qu’ils seraient en possession de 3,5 TB de dossiers appartenant à la mairie de Lille. La commune invite ses agents et élus à surveiller leur compte en banque.

  • BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    Lundi 27 mars 2023, le site de l’Assemblée nationale a été mis hors ligne quelques heures. Une attaque par déni de service distribué (DDoS) est à l’origine du dysfonctionnement. L’attaque cybernétique serait l’œuvre du groupe #NoName057 (16). L’entité qui se revendique prorusse affiche sur le réseau Telegram ses attaques. La réforme des retraites engagée par le gouvernement français, n’est en rien l’élément déclencheur. Le soutien de la France à l’Ukraine serait le grief.

    Durant la majeure partie de la journée de lundi, le site WEB de l’Assemblée nationale affichait « Le site est actuellement en maintenance ». L’attaque serait due au soutien de la France à l’Ukraine. Ce, dans le conflit qui l’oppose à la Russie depuis plus d’un an. Le groupe pro-Kremlin est à l’origine d’une série d’attaques DDoS au cours des derniers mois. Ses victimes sont notamment des aéroports polonais et des sites WEB administratifs après que Varsovie ait livré des chars Leopard à l’Ukraine. Des cibles existent au Danemark, en République tchèque, Finlande et en Lituanie relate Politico.

    Le message affiché par le site de l’Assemblée nationale à la suite de l’attaque DDoS revendiquée par le collectif NoName057 (16), ce lundi 27 mars 2023. (Crédits : Capture d’écran)

    L’accès au site de la chambre basse a été rétabli aux alentours de 17 heures, le 27 mars. L’attaque « est restée circonscrite à l’accès au site et n’a pas eu de conséquences sur son fonctionnement […] ni sur les données des parlementaires et des agents », relate l’Assemblée dans un communiqué de presse.

    Le groupe d’opérateurs derrière NoName057 (16) ciblait plusieurs banques danoises lors d’une attaque par DDoS mardi 10 janvier 2023. Parmi elles figuraient certaines des plus grandes institutions financières, dont la Jyske Bank et la Sydbank. (Crédits : Johan Wessman/CC BY 3.0)

    Selon le dernier rapport publié par l’ENISA, la crise russo-ukrainienne définit une nouvelle ère pour la cyberguerre et l’hacktivisme. « Le paysage des attaques DDoS, à l’instar de ce qui s’est passé pour COVID-19 après 2019, a été affecté par les changements géopolitiques introduits par la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a débuté le 24 février 2022 lorsqu’une série d’attaques coordonnées a été lancée contre le gouvernement ukrainien et les institutions financières. »

    Le ransomware Play News revendique l’attaque de BMW France. Selon toute vraisemblance, les opérateurs laissent jusqu’au 9 avril 2023 à l’entité pour négocier. Passé ce délai, les données seront probablement publiées comme c’est le cas pour La Cave Beblenheim ou le cabinet d’expertise comptable Paillet & associés par LockBit 3.0. (Crédits : capture d’écran)

    Lundi 27 mars 2023, c’est également le système informatique de l’entreprise Séché Environnement qui était victime d’une cyberattaque. L’origine de cette attaque n’est pas encore identifiée, mais Séché Environnement a déposé plainte explique France Bleu.

  • Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    En décembre 2022, la santé de 5,5 millions de Colombiens se trouvait impactée. Keralty, groupe d’EPS Sanitas et Colsanitas, confirmait que ses services informatiques avaient fait l’objet d’une cyberattaque. L’impossibilité de se connecter aux différentes plateformes pour prendre rendez-vous. Les utilisateurs des EPS (NDLR Entidades Promotoras de Salud) s’inquiétaient, à juste titre de l’indisponibilité des portails web de ces institutions de santé, ainsi que de l’application de chacune d’entre elles.

    La crainte semblait être légitime. Comme à l’accoutumée, la demande de rançon en échange de non-diffusion des informations volées était de mise. L’entité, administratrice du fournisseur de soins de santé Sanitas, refusa de payer. Le lundi 13 mars 2023, la compagnie d’opérateurs derrière le ransomware RansomHouse publiait les données du groupe Keralty. Au total, les renseignements extirpés représentent 3 TB compressés, volées lors de l’’attaque cybernétique du 27 novembre 2022.

    Sur son réseau Telegram, RansomHouse affirmait que la moitié des données était éditée et que le solde était à vendre. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse/Telegram))

    Dans les infos sont contenus des fichiers avec les identifiants, les numéros de téléphone, les adresses des patients, des salariés des EPS, ainsi que des fournisseurs de produits médicamenteux tels que la chaîne de pharmacies Cruz Verde. Les pathologies des patients ont été révélées à travers la divulgation des dossiers médicaux.

    « […] Keralty continue de mettre en œuvre les plans d’urgence nécessaires au maintien du service. Notre principale priorité est et reste de prendre soin de la santé et du bien-être de nos membres. Pour cette raison, nous regrettons les inconvénients que cette situation a générés », expliquait le groupe. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse)

    L’agence révèle que « les enquêtes menées par le SPE lui-même ont confirmé la violation des informations personnelles de 241 589 utilisateurs, une situation qui exige que Sanitas informe chacune des personnes affectées par cette situation spécifique de manière opportune, véridique et complète », relate infobae. Depuis, RansomHouse a publié trois nouvelles victimes sur son site de fuite : : Indonesia Power (0,6 TB de données), E&S Heating & Ventilation Ltd. (0,6 TB) et Saint Kitts and Nevis (2, 7TB).

  • Smishing : fraude et usurpation d’identité en Espagne

    Smishing : fraude et usurpation d’identité en Espagne

    Une tentative d’escroquerie sévit en Espagne depuis le début du mois de mars 2023. Comme partout, l’inflation grimpe. Comme en France, une aide est distribuée à la population sous condition de ressources. Le montant est de 200 euros. Il n’en faut pas plus pour sorte de leurs tanières, les escrocs. À travers des SMS, une campagne de smishing vise à voler les données personnelles et bancaires. Comme la fraude au CPF en France, les malfaiteurs jouent sur la non-possibilité de distribution de l’aide.

    Sous couvert de manque d’informations, les escrocs vous demandent de cliquer sur le lien pour confirmer. Vous arrivez sur un faux site, plus ou moins, bien réalisé. Il vous y est demandé de compléter vos informations. De la même façon que par courriel, le smishing usurpe l’identité d’entreprises ou d’institutions. Ils se servent ensuite pour tenter de se connecter à vos différents comptes.

    Si par méconnaissance, ignorance, inadvertance vous avez visité l’URL et complété les informations, il faut contacter votre banque. Sur plusieurs mois, il faudra surveiller vos comptes et porter plainte auprès des organismes. Les criminels ont effectué une copie de l’organisme visé, la Agencia Tributaria.

    Dans le formulaire, il est notifié de remplir votre nom complet, le numéro de téléphone, l’adresse, code postal. Mais également votre numéro de carte bancaire, la date d’expiration de la carte, code de sécurité et code PIN de la carte. En cas de doute, il faut jouer de son bon sens, ou contacter l’organisme directement. (Crédits : Oficina de Seguridad del Internauta)

    Les malfaiteurs jouent sur le fait qu’il ne reste que quelques jours, jusqu’au 31 mars 2023, pour compléter sa demande, pour un versement trois mois plus tard.

  • Le ransomware Play affiche de nombreuses victimes dont la Cave de Beblenheim en France

    Le ransomware Play affiche de nombreuses victimes dont la Cave de Beblenheim en France

    La firme outre-Atlantique A10 Networks est victime du ransomware Play. Le 7 février 2023, elle prévenait le gendarme américain des marchés boursiers qu’un « incident de cybersécurité dans son infrastructure IT corporate » s’était déroulé. La quantité de données dérobées n’est pas connue, seul un volume d’environ 4,3 Go d’informations compressées est affiché. L’Allemand InPro Electric, le Suisse Energie Pool Scheiwz, l’Italien Microgame SpA et l’Américain ACSCM accompagnent les autres victimes.

    Si l’attaque contre l’équipementier A10 Networks avait été identifiée le 23 janvier 2023, elle est ajoutée sur le site de fuite que le 9 février. La divulgation d’une partie, ou de la totalité des données exfiltrées a eu lieu le 14. Contrairement à certains, rien n’indique une diffusion complète comme ce fut le cas pour la compagnie Argentine Cetrogar ou le Français ITS Group.

    Les dernières victimes du ransomware sont plus dans l’ingénierie, les énergies ou dans le domaine de l’IT, contrairement à la Cave de Beblenheim. (Crédits : capture d’écran/Play)

    Ce dernier est à la fois « une ESN française qui a développé une expertise unique dans les infrastructures et les opérations IT, mais également un groupe d’experts qui vous accompagne dans l’ensemble de vos projets couvrant le spectre informatique. » Pour l’Écossais Arnold Clark, c’est actuellement 467 GB revendiqués en deux parties. La première compte 32 dossiers pour 15,4 Gb et la seconde se compose de 55 fichiers pour 27,4 GB compressés.

    Le français Cave de Beblenheim voit afficher 7 fichiers de données compressés. Six sont de 500 Mo et le dernier de 412,2 Mo, soit 3,3 Gb. Une fois décompressé, c’est un total de 7419 éléments pour un total de 4,9 GB. Ainsi au fil de la découverte des fichiers, de nombreux d’information clients s’étalent, et même des photos personnelles. Comme toutes industries, des magasins partenaires en France et à l’international, des factures, des listings de ventes… sont ainsi à la vue de tous.

  • Le site de la police allemande du Bade-Wurtemberg à nouveau hors ligne, suite à une seconde cyberattaque par DDoS

    Le site de la police allemande du Bade-Wurtemberg à nouveau hors ligne, suite à une seconde cyberattaque par DDoS

    En Allemagne, des sites internet d’administrations, de sociétés et d’aéroports sont l’objectif d’attaques cybernétiques. Ciblés par des cyberattaques, « entraînant pour certains une paralysie », a indiqué jeudi l’agence fédérale de cybersécurité (BSI). « Les services du BSI ont été informés d’attaques DDoS actuellement en cours contre des cibles en Allemagne », a déclaré le 26 janvier 2023 un porte-parole du BSI à l’AFP. Des « cibles individuelles dans le secteur financier » et des sites d’administrations fédérales seraient attaquées.

    Les attaques ont été revendiquées par les hackers russes Killnet, relatait le BSI, elles seraient sans conséquence majeure à ce stade.. Elles auraient été menées en représailles de l’annonce de la livraison à Kiev par Berlin de chars Leopard 2, explique le quotidien économique Handelsblatt. Ce que tempérait immédiatement le porte-parole du BSI. Les cyberattaques ciblant les sites de l’administration fédérale et des Länder ont ainsi été « en grande partie repoussées à ce stade » et sont restées « sans conséquences graves », affirmait le porte parole. Celui de la police de la région du Bade-Wurtemberg a aussi été visé, selon le ministère régional de l’Intérieur.

    Le groupe prorusse Killnet sur son canal Telegram appelait à une « vaste cyberattaque contre l’Allemagne » accompagnant ce discours du hastag #DeutschlandRIP. Le 25 janvier, « le groupe a ensuite publié des listes de cibles potentielles » écrivait Mareike Müller pour Handelsblatt. (Crédits : Rune Clausen/Pixabay)

    Pour la seconde fois en moins d’une semaine, le site internet de la police de Bade-Wurtemberg est encore inaccessible (au bouclage de l’article). Selon une porte-parole du ministère de l’Intérieur, « il a été plus difficile d’identifier les modèles derrière l’attaque. L’attaque a certes été contrée, mais les pages ont de nouveau été inaccessibles pendant un court moment. Des mesures ont été prises et il n’y a pas eu d’autres dommages. »

    La porte-parole a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une attaque de pirates. Il n’y a pas eu de fuite de données, de dommages, ni d’intrusion dans le système informatique de la police.

    Il manquerait outre-Rhin des moyens humains, du personnel qualifié, des fonds spéciaux… « Pour la sécurité du réseau informatique des hôpitaux et des autorités de sécurité, il faut plus d’argent pour le matériel et l’infrastructure », a déclaré le président du Land Gundram Lottmann.

  • Le ransomware Vice Society revendique de nombreuses attaques cybernétiques, le Canadien Okanagan et l’Italien SIB

    Le ransomware Vice Society revendique de nombreuses attaques cybernétiques, le Canadien Okanagan et l’Italien SIB

    Depuis peu, l’infrastructure de Hive est sous le joug des autorités américaines. Telle l’hydre, une tête se coupe qu’une autre pousse. Vice Society revendique et affiche de nouvelles victimes. Les opérateurs ont mis en accès les données de l’établissement scolaire canadien, Okanagan, soit plus de 800 GB. Mais également le cabinet de propriété intellectuelle SIB en Italie. L’entreprise est spécialisée dans la protection et l’application des brevets, marques, modèles, dessins et droits d’auteur.

    Les opérations de Vice Society contre les institutions d’enseignement sont monnaie courante. L’Okanagan College, le Scheppers institut Wetteren, le NPTC Group of Colleges, et le Bristol Community College sont les derniers noms ajoutés à la liste des instituts ciblés par le collectif de hackers.

    Les informations glanées auraient été le prénom, nom, date de naissance, adresse électronique, adresse postale, et le numéro de sécurité sociale (NAS). Comme pressenti de nombreux passeports sont exposés, et peuvent engendre une usurpation d’identité et autres délits. (Crédits : Okanagan College)

    Concernant l’établissement d’enseignement supérieur situé à Kelowna, au Canada, l’attaque a été identifiée le 9 janvier 2023, vers 6 h 15. Un incident au cours duquel une entité non autorisée a eu accès à certains systèmes technologiques. « Dès que l’intrusion a été détectée, nous avons fermé les accès afin de limiter les impacts potentiels et nous avons engagé des experts en cybersécurité pour nous aider à réagir », expliquait l’entité par un communiqué le 23 janvier 2023.

    Des données par centaines de milliers sont disponibles. Des passeports, des cours, des photos, mais également des conversations privées capturées sur les smartphones, identifiants, mots de passe, numéros de carte de crédit, contrats… jusqu’au plan de finance et budget. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    SIB cabinet italien de propriété intellectuelle aussi victime

    Le cabinet protège la propriété intellectuelle à travers le monde, en Algérie, Équateur, Koweït… Des échanges internes sur la durée des brevets, sur l’évolution de la contrefaçon partout dans le monde…. L’établissement qui offre des conseils juridiques et une assistance en matière de contrefaçon, d’usurpation voit l’ensemble des données collectées, exposées à la vue de tous.

    L’entité italienne n’a pas encore communiqué sur l’incident, ni sur son site, ni sur ses réseaux. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    L’Italie est également en proie à des données compromises. Red Hot Cyber explique que « les données de 1,5 million d’utilisateurs italiens de pharmacies en ligne ont été compromises. » C’est à travers le rapport d’un chercheur en sécurité, que le site a été informé. Le problème avait été soulevé, mais c’est le cloud qui abrite les instances desdites pharmacies qui a été « piraté ».