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  • Hôpitaux à nouveau ciblés par des cyberattaques

    Hôpitaux à nouveau ciblés par des cyberattaques

    Les attaques cybernétiques sont quotidiennes, mais certains ont pour objets des lieux plus sensibles que d’autres. L’hôpital de Vérone comme l’Éhpad « Les Hortensias » à Marigny-le-Lozon en France. En Italie c’est aussi la province de Pérouse qui se faisait attaquer. De nombreuses données sont ainsi en proie à une divulgation, ou une utilisation frauduleuse. L’attaque des hôpitaux a eu lieu durant la même nuit du 22 au 23 octobre 2023. La revendication côté italien n’est pas encore connue, en France c’est le ransomware Medusa.

    Lundi 23 octobre 2023, l’Éhpad de Marigny-le-Lozon a fait l’objet d’une attaque de type ransomware. Les opérateurs derrière Medusa revendiquent et affichent les preuves sur leur site de fuite. Une série de capture affiche des pièces d’identité, des listes de menus portées aux domiciles de personnes potentiellement fragiles (avec leurs adresses), des courriers personnels… jusqu’à son organigramme. Fort heureusement, les soins sont toujours prodigués relatent Numerama, l’Éhpad n’est pas non plus paralysé. Les cybercriminels laissent un peu de plus de six jours pour accéder à leur demande, une rançon de 100 000 dollars.

    Médusa affiche Native Counselling Services of Alberta, Beaver lake cree nation au Canada et demande respectivement 200 000 et 150 000 dollars. Ils se sont attaqués à EDB et à Symposia organizzazione congressi SRL (Ita), Global product sales (USA), Safpro (UK) du même montant de rançon que l’Éhpad. (Crédits : capture d’écran/Medusa)

    Comme préconisé par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) l’établissement à porté plainte et ne paiera pas la rançon atteste France Inter. Ce ransomware est bien connu en France, il s’était attaqué au mois d’août à la commune de Sartrouville dérobant de nombreux documents personnels (CV, rib, CNI…), donnés financière… comme de l’école vétérinaire de Nantes, Oniris. Au Canada, cinq hôpitaux du sud-ouest de l’Ontario sont touchés.

    Hôpital de Vérone cyberattaqué

    Comme pour l’établissement français, l’hôpital italien subit une attaque, le lundi 23 octobre 2023 à l’aube a mis à mal le système de santé de la Vénétie, en particulier le site de l’Azienda Ospedaliera Universitaria Integrata (AOUI) de Vérone. Le président Luca Zaia a demandé à la population de se présenter aux urgences uniquement en cas de nécessité absolue. « N’y allez pas si vous n’avez pas d’urgences » : systèmes en panne !

    Le président indique que selon les premières analyses les données sensibles n’ont pas été dérobées et les procédures de sauvegarde périodiques ont eu lieu régulièrement avant l’attaque. Mais que les lignes téléphoniques et une partie du réseau sont encore inutilisables. (Crédits : capture d’écran/Luca Zaia/Facebook)

    Aucune conséquence fâcheuse n’est relevée actuellement. « Les structures informatiques régionales et les hauts responsables de la santé de la région ont été rapidement informés par le directeur général Callisto Bravi et suivent directement la situation en collaborant avec les structures de l’entreprise véronaise », a indiqué la région.

    La province de Pérouse bloque l’attaque

    Une tentative de chiffrage des données à, semble-t-il, échoué dans la province de Pérouse en Italie. Les professionnels ont réagi rapidement pour remédier à la situation. Mais c’est en amont que tout avait lieu. La province s’est fermement engagée en faveur de la cybersécurité et a mis en place un système de sécurité périphérique avec des pare-feu de la prochaine génération en juillet 2023. En septembre, l’Ente a également rejoint l’accord-cadre Consip « Cybersecurity 2 » avec un investissement important visant à créer un obstacle protecteur à la sécurité des données. Cet investissement a permis de bloquer l’attaque relate Umbraijournal.

    Huit jours avant, le 15 octobre 2023 c’est la province de Pérouse qui était attaquée. Des données internes auraient pu être exfiltrées, mais sans confirmation évoque le communiqué. « Étant donné qu’il n’est pas possible d’identifier toutes les parties intéressées afin de procéder à des communications individuelles et que l’on considère que les efforts déployés pour atteindre ces parties sont disproportionnés, la province de Pérouse communique les informations et les canaux de contact suivants aux parties intéressées qui n’ont pas encore été contactées par des communications personnelles. »

  • Football. Matchs truqués et cyberattaque en Espagne

    Football. Matchs truqués et cyberattaque en Espagne

    Les matchs truqués sont une plaie pour le monde sportif amateur et professionnel. C’est un réseau international de falsification de compétitions que l’Espagne en lien avec Interpol vient de démanteler. C’est ce qu’a révélé Interpol le 12 octobre 2023. D’ores et déjà 23 suspects sont arrêtés, d’autres devaient l’être annonçait Interpol. L’un d’entre eux a été appréhendé sur le fondement d’une notice rouge. Côté sportif, le club ibérique La Real Sociedad a subi une cyberattaque mercredi 18 octobre 2023. Les données des abonnés auraient fuitées.

    La Police nationale espagnole, en coopération avec l’administration fiscale, Europol et Interpol, a démantelé une organisation criminelle soupçonnée de truquer des manifestations sportives, mais pas seulement. Ils sont suspectés d’utiliser une technologie permettant de parier en devançant les opérateurs. « Les groupes criminels exploitent la moindre faille dès qu’ils en ont l’occasion. Dans le cas présent, on parle d’un avantage de 20 ou 30 secondes qui a permis de réaliser des profits considérables », a déclaré Jürgen Stock, Secrétaire général d’Interpol.

    Les investigations débutent en 2020 via une série de paris louches pour des rencontres internationales de tennis de table. Après analyse, les enquêteurs découvrent un réseau criminel d’origine roumaine et bulgare. Les membres truquaient des matchs organisés hors d’Espagne en soudoyant des athlètes. Une fois les résultats fixés, les suspects basés en Espagne pariaient en ligne à très grande échelle.

    Ce modus operandi a servi pour des matchs des ligues de football d’Asie et d’Amérique du Sud, de la Ligue de Nations, de la Bundesliga, de la Coupe du monde 2022, et des tournois de tennis de l’ATP et de l’ITF. 47 comptes bancaires ont été bloqués dans plusieurs pays. Les enquêteurs ont saisi différents téléphones portables, antennes paraboliques, récepteurs de signaux satellites, espèces, billets de banque contrefaits, cartes bancaires, documents d’identité et cartes SIM prépayées. (Crédits : Interpol)

    Corruption, amende et case prison

    La corruption touche tous les continents. Mais une affaire secoue la péninsule ibérique depuis 2020. Le cas du club Osasuna lors de la saison 2013-2014. Le club luttait pour sa survie dans l’élite. Les dirigeants ont arrosé plusieurs joueurs, mais en vain, car malgré la tactique respectée, il manquait un point au club pour éviter la relégation. La première condamnation pour matches truqués en Espagne envoie en prison cinq anciens dirigeants d’Osasuna et deux anciens joueurs du Betis.

    L’ancien manager Ángel M. Vizcay est condamné à huit ans et huit mois de prison. L’ancien président Miguel Archanco et l’ancien directeur Jesús Peralta sont condamnés à sept ans et cinq mois pour le délit continu de détournement de fonds, le délit de falsification d’un document commercial, délit de fausse comptabilité et un délit de corruption sportive. Le vice-président du conseil d’administration, Juan Antonio Pascual, a écopé de six ans et six mois pour les mêmes faits. Sancho Bandrés, trésorier du conseil d’administration, une peine de cinq ans et six mois.

    Les agents immobiliers Cristina Valencia et Albert Nolla ont été condamnés à neuf mois de prison chacun. Les deux anciens joueurs du Real Betis, Antonio Amaya et Xavi Torres, ont été condamnés à dix mois de prison, 22 mois d’interdiction d’exercer comme footballeur professionnel et une amende de 400 000 euros. Diego Maquirriain et Jordi Figueras ont été acquittés. (Crédits : Interpol)

    Cyberattaque du club de La Real Sociedad

    Le mercredi 18 octobre 2023, l’actuel 5e de la Liga déclarait avoir été victime d’une cyberattaque. La Royal Society assure qu’elle a déjà mis en place toutes les ressources nécessaires pour résoudre l’incident, « en adoptant toutes les mesures techniques et organisationnelles nécessaires ».

    « Nous avons sécurisé nos systèmes, garantissant ainsi leur bon fonctionnement. De même, nous avons communiqué l’incident aux autorités compétentes, y compris l’Agence de protection des données », précise-t-elle. « L’attaque affecte les prénoms, noms, cartes d’identité (DNI), courriels, adresses postales, numéros de téléphone et, dans le cas des détenteurs d’abonnements, les numéros de compte bancaire sur lesquels sont prélevés les frais d’abonnement correspondants », a indiqué le club dans une lettre envoyée à ses abonnés.

    Le club de Saint-Sébastien recommande à l’ensemble de ses abonnés d’être « prudents face à d’éventuelles communications suspectes » et tente de rassurer les personnes concernées, car « les données bancaires exposées ne comprennent que le numéro de compte sur lequel le club effectue les prélèvements, de sorte qu’il n’y aura pas d’effets qui pourraient entraîner des pertes financières ». (Crédits : Jorono/Pixabay)

  • Escroquerie 2.0 : l’IA face-swapping sévit en Chine

    Escroquerie 2.0 : l’IA face-swapping sévit en Chine

    En Chine, l’escroquerie atteint des sommets encore insoupçonnés. Dans un pays où tout est enregistré, où le crédit social fait loi, des caméras de surveillance à la reconnaissance faciale, cette montée en puissance de l’escroquerie est impressionnante. À l’heure de la communication comme arme de guerre, de propagande, où tout passe sur les réseaux, que le tribunal populaire dépasse le judiciaire, que penser de cette vague qui sévit en Chine ? Est-il possible qu’elle arrive en Europe, voire en France ?

    Une affaire anodine de prime abord, pourtant, elle prodigue écho aux vols de données à travers le monde. Imaginez vous recevez un appel ! C’est votre mère au téléphone. La liaison est mauvaise, votre téléphone portable est sur un réseau saturé, vous n’êtes plus en 5G. Elle passe sur un chat pour discuter. Elle à besoin que vous transfériez de toute urgence une forte somme d’argent sur sa carte bancaire. Bizarre, mais c’est votre mère. En plus vous avez reconnu sa voix, son numéro de téléphone, alors sereinement vous effectuez le transfert… vous venez de vous faire escroquer.

    C’est à peu de chose près, la mésaventure subit par Dang Yangyu, habitant de Jinan, capitale du Shandong. Fin juin 2023, Zhang Zhenhua, chef d’escadron de la brigade de police criminelle du Bureau de la sécurité publique du comté de Shanghe, présentait l’affaire au journaliste du New Beijing News : « Il s’agit de la récente popularité de la “fraude à l’IA”, un moyen frauduleux consistant à utiliser la technologie intelligente de l’IA pour commettre des escroqueries. »

    Des données volées exploitées, du deepfake et la fraude au dumping peut commencer. Ou bien pour vous amuser tout simplement de nombreux outils sont disponibles en ligne.

    Selon Fang Yangyu, la police criminelle de Shanghe s’est rendue dans le Guangdong, où l’on soupçonne Xie Mou et trois autres personnes d’avoir aidé à commettre des crimes par lettre. L’affaire fait actuellement l’objet d’une enquête. (Crédits : Sécurité publique de Jinan)

    Un appel de 7 secondes

    Un appel vidéo de 7 secondes suffit à Fang Yangyu pour transférer 300 000 yuans, près de 39 000 euros. Le 29 mai 2023, Fang Yangyu, regardait des vidéos chez lui à Jinan quand il reçoit un message d’un inconnu. Celui-ci se présente comme un membre de sa famille. Il lui envoie des identifiants QQ. (une application de messagerie gratuite et populaire en Chine). Dans cet appel en visio, la voix et le visage de son « grand frère » sont reconnus. Évoquant la mauvaise qualité de l’appel, le tiers raccroche. La discussion se poursuit par chat.

    La personne indiquait qu’elle avait besoin de transférer une somme d’argent de toute urgence ne pouvant directement payer. Ainsi il voulait d’abord transférer de l’argent à Fang Yangyu, puis qu’il transfère l’argent à son tour sur la carte bancaire désignée. Le soi-disant « grand frère » insiste lourdement auprès de Fang Yangyu pour qu’il avance l’argent. Le harcèlement finit par payer.

    Il cède en transférant 300 000 yuans sur ledit compte. Une demande supplémentaire de 350 000 yuans était faite. C’est à ce moment-là qu’il se remémore la propagande antifraude. Il appelle en toute hâte ses proches, pour découvrir que tout était faux.

    En attendant de se présenter à la police, il s’est aperçu que la vidéo exposant le visage familier était « fausse ». Les criminels utilisaient la technologie de l’intelligence artificielle pour synthétiser l’image de la vidéo.

    Un homme de Jinan, Fang Yangyu, a été confronté à une fraude à l’IA, 7 secondes après la vidéo, il a transféré 300 000 yuans sur un compte désigné par le criminel, comme le montre la capture ci-contre. (Crédits : Sécurité publique de Jinan/Weixin)

    Reconnaissance faciale en France

    Le lundi 12 juin 2023, par 226 voix contre 117, le Sénat adoptait la proposition de loi destinée à « expérimenter » pour une durée de trois ans le recours à la reconnaissance faciale dans l’espace public. Marc-Philippe Daubresse se voulait rassurant sur le fait de ne pas tomber dans une société de surveillance. Des lignes à ne pas franchir sont délimitées, avant qu’il ne cite : « Interdiction de la notation sociale, interdiction de la catégorisation d’individus en fonction de l’origine ethnique, du sexe ou de l’orientation sexuelle sauf s’il s’agit de recherches scientifiques ».

    Quant à savoir si cette possibilité pourrait arriver en Europe comme en France, tout dépend de l’utilisation de l’outil. Le Parlement européen interdit la reconnaissance faciale, sans protéger les personnes migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile. (Crédits : Sénat/YouTube)

    Le sénateur poursuivait en projetant de nouvelles interdictions sur « l’analyse d’émotions sauf à des fins de santé ou de recherche, la surveillance biométrique à distance en temps réel sauf exception très limitées avec des garanties considérables ». Sauf qu’une fois que la porte est ouverte, les personnes malveillantes peuvent s’immiscer et utiliser les données à mauvais escient. D’autant que le vol des données peut engendrer des usurpations d’identité, chantages aux vidéos.

    L’hypertrucage comme levier d’extorsion

    L’hypertrucage, ou deepfake est l’utilisation de l’IA pour diffuser de l’information mensongère, canulars malveillants ou destructeurs de réputations et e-réputations. Si l’outil qu’est le deepfake n’est pas dangereux en soi, c’est son utilisation qui peut engendre de graves problèmes. L’hypertrucage est le fait de remplacer le visage d’une personne sur le corps d’une autre. Cette méthode est de plus en plus utilisée pour créer des contenus pornographiques. Selon Sensity, 96 % des vidéos concernent les femmes. Le but est, pour des sommes souvent dérisoires, la marchandisation de visages d’actrices, ou encore une « extorsion » envers les publics les plus sensibles.

    Certains vont même plus loin. Ils utilisent les données en libre accès d’enfants, adolescentes et adolescents sur les différents réseaux sociaux pour créer de la pornographie juvénile. Au Canada, la Justice rendait en avril 2023 un verdict de 8 ans d’emprisonnement pour détentions de fichiers pédopornographique. Steven Larouche possédait sur son ordinateur 545 000 fichiers, dont 86 000 créées, par hypertrucage.

    Le juge Gagnon est revenu sur les 86 000 fichiers produits grâce à la technologie de l’hypertrucage. Car elle permet « d’intégrer le visage d’une personne sur le corps d’un autre individu dans une séquence vidéo ». En utilisant un logiciel, Larouche réussissait à créer des fichiers dont il est « impossible de distinguer le vrai, du faux », écrivait le magistrat. (Crédits : Pexels/Pixabay)

  • Ransomware. MGM Vs Caesars : payer ou ne pas payer ?

    Ransomware. MGM Vs Caesars : payer ou ne pas payer ?

    Lorsque nos rêves nous emmènent à Las Vegas, la première pensée est pour les casinos et le film Ocean’s 11. Mais dernièrement le rêve se transforme en cauchemar pour les poids lourds que sont Caesars Entertainment et MGM Resorts. Du cinéma à la réalité, les deux entreprises américaines ont subi une cyberattaque. Deux réalités s’opposent. La première est le paiement d’une rançon pour récupérer les données volées, sans jamais être sûr qu’une copie n’est pas gardée. L’autre est le non-paiement.

    Le 7 septembre 2023, Caesars Entertainment révélait qu’une « a récemment identifié une activité suspecte dans son réseau de technologie de l’information résultant d’une attaque d’ingénierie sociale sur un fournisseur de support informatique externalisé utilisé par la société. » C’est dans le rapport de la U.S. Securities and Exchange Comission (SEC) que l’entreprise, après enquête, reconnaissait que l’acteur à la base du cyberincident possédait de nombreuses données.

    Scattered Spider (UNC3944) sévit

    Deux grands casinos de Las Vegas ont été victimes d’attaques par ransomware « attribuées » au groupe cybercriminel Scattered Spider. Pour autant, Alphv/BlackCat revendique la paternité de la cyberattaque de MGM sur son site de fuite. Depuis l’attaque cybernétique les systèmes informatiques du MGM ont été mis hors service, gelant les machines à sous, les distributeurs automatiques de billets, les ascenseurs et la technologie de l’hôtel. Cette entreprise refuse de payer.

    ransomware, MGM, cyber

    « À la suite de notre enquête, le 7 septembre 2023, nous avons déterminé que l’acteur non autorisé avait acquis une copie, entre autres données, de la base de données de notre programme de fidélisation, qui comprend les numéros de permis de conduire et/ou les numéros de sécurité sociale d’un nombre important de membres de la base de données. Nous sommes toujours en train d’enquêter sur l’étendue des informations personnelles ou sensibles supplémentaires contenues dans les fichiers acquis par l’acteur non autorisé. »

    Scattered Spider est considéré comme un groupe criminel usant d’une large gamme d’attaques d’ingénierie sociale pour pénétrer dans les réseaux d’entreprise. Les attaques comprennent l’usurpation de l’identité du personnel du service d’assistance. Le but est d’inciter les utilisateurs à fournir des informations d’identification. Il y a des attaques par échange de cartes SIM (pour prendre le contrôle du numéro de téléphone d’un appareil mobile), par fatigue (MFA Fatigue) et hameçonnage. « Contrairement à la plupart des affiliés de ransomware qui sont originaires des pays de la CEI, les chercheurs pensent que le groupe de pirates est composé d’adolescents et de jeunes adultes anglophones âgés de 16 à 22 ans », écrit Bleeping Computer. (Crédits : capture d’écran)

    Plus problématique que les données personnelles, les informations bancaires : « À ce jour, nous n’avons aucune preuve que des mots de passe de membres, des informations sur des comptes bancaires ou des informations sur des cartes de paiement ont été acquis par l’acteur non autorisé ». Scattered Spider, également appelé UNC3944, Scatter Swine ou Muddled Libra, est un groupe de pirates informatiques composé principalement d’individus âgés de 16 à 22 ans. De langage anglophone, ils seraient issus des États-Unis et du Royaume-Uni.

    Quels conséquences et conseils ?

    Caesars aurait donc payé la somme 15 millions de dollars, ce qui représenterait la moitié de la somme demandée. Fox Business relate que « MGM Resorts International devrait perdre jusqu’à 8,4 millions de dollars de revenus par jour jusqu’à ce qu’elle résolve les problèmes de cybersécurité qui ont affecté son système de réservation et les étages de ses casinos dans plusieurs États. » Les dirigeants doivent avoir une bonne raison de payer le cas échéant tout ou partie de la rançon. Malgré le fait que l’entité qu’est le FBI recommande de ne pas payer de rançon. L’organisme évoque plusieurs raisons à cela :

    • Payer la rançon encourage les pirates à continuer leurs attaques et à demander des sommes plus élevées.
    • Payer la rançon ne garantit pas que les pirates restitueront les données ou qu’ils n’ont pas installé une porte dérobée pour revenir plus tard.
    • Payer la rançon finance d’autres activités criminelles, comme le trafic d’armes, de drogues ou d’êtres humains.
    • Payer la rançon peut exposer les victimes à des poursuites judiciaires si elles violent des sanctions ou des lois contre le financement du terrorisme.
    • Payer la rançon ne résout pas le problème de fond, qui est le manque de sécurité et de prévention des systèmes informatiques.
  • Singing River Health System, Core Desktop et IT-Center Syd dernières victimes du ransomware Rhysida

    Singing River Health System, Core Desktop et IT-Center Syd dernières victimes du ransomware Rhysida

    Les trois compagnies victimes luttent pour le rétablissement de leurs systèmes d’information. Sans accéder aux exigences, tout ou partie des données volées seront publiés. Connu pour un fait d’armes contre l’armée chilienne le 27 mai 2023, le groupe criminel a depuis affiché 43 victimes sur son site de fuite. Les cyberattaques se seraient produites entre le 9 et 11 septembre 2023. Les demandes sont pour Core Desktop et IT-Center Syd de 5 Bitcoins chacune (BTC), de 30 BTC pour Singing River Health System.

    Le groupe #Rhysida est connu suite à l’affaire de l’armée chilienne. Le 29 mai 2023, l’armée chilienne confirmait que ses systèmes d’information avaient été touchés par un incident de sécurité, une cyberattaque. L’incident avait été détecté lors du week-end du 27 mai. Ainsi 360 000 documents confidentiels de l’armée chilienne sont diffusés (bulletins de renseignement, fichiers des achats, des dépenses, planification financière, informations sur ses unités militaires…). L’organisation criminelle affirme avoir vendu 70 % des informations à des tiers, et avoir mis les 30 % restants des documents en téléchargement gratuit sur le dark web.

    C’est environ 360 000 documents qui ont été publiés par le ransomware Rhysida, le reste aurait été vendu à des tiers. Les 30 % concernent le fonctionnement et la logistique des unités de la VIe division de l’armée en garnison dans les régions d’Arica, de Parinacota et de Tarapacá, et des rapports sur le nombre de véhicules dont elle dispose. (Crédits : capture d’écran/Rhysida)

    Depuis, un caporal de l’armée chilienne a été arrêté. Le parquet militaire a immédiatement ouvert une enquête en collaboration avec la brigade métropolitaine d’enquête sur la cybercriminalité de la police d’investigation (PDI). Selon La Tercera, et après une analyse approfondie, la PDI a arrêté l’auteur présumé de l’attaque informatique contre le réseau interne de l’armée chilienne. I

    Il s’agit d’un deuxième caporal de l’institution, qui a été arrêté pour son implication présumée.Les soupçons se fondent après la saisie d’une série d’appareils électroniques actuellement examinés par le personnel de la police d’investigation. (Crédits : capture d’écran/Rhysida)

    Depuis 43 victimes sont affichées sur le site de fuite. Les dernières en date sont l’école publique Prince George’s County à Washington (1,2 TB de données), Prospect Medical Holdings à Culver City en Floride (1,1 TB), Pierce College également à Washington (396 GB) et la ville de Ferrara en Italie (1,6 TB). Suite à l’interruption des systèmes d’information à Culver City, l’établissement communique sur son site que « les systèmes informatiques de Prospect Medical sont de nouveau opérationnels et notre système de santé continue à fournir des soins sûrs et de qualité aux patients suite à un incident de sécurité des données qui a perturbé nos opérations. »

    « Nous apprécions la résilience dont ont fait preuve nos médecins et nos employés pendant cette interruption », martèle l’entité. (Crédits : capture d’écran/Rhysida)

    Lundi 11 septembre 2023, les ordinateurs du Singing River Health System sont restés fermés suite à la détection d’une activité suspecte sur le réseau informatique au cours du week-end. Depuis, ils sont de retour au papier et aux crayons explique le directeur général par intérim Laurin St. Pe. L’entité ne sait pas encore quand les ordinateurs pourront être rallumés en toute sécurité. « Nous sommes actuellement en train de faire appel à des sociétés tierces pour comprendre exactement quels sont les systèmes qui ont été endommagés »

  • Une rentrée sous les cyberattaques en France

    Une rentrée sous les cyberattaques en France

    La rentrée scolaire est un marronnier, elle l’est aussi côté ransomware. Après la fuite de données du site WEB de Pôle Emploi, c’est au tour du fournisseur d’énergie Engie de se trouver sous la lumière des projecteurs. Mais également la ville de Betton située en Ille-et-Vilaine qui vient de communiquer sur la cyberattaque dont elle est victime. La communauté de communes d’Aix Marseille Provence et celle des Gorges de l’Ardèche, le groupe MCDA ou encore Auto Pièces Reims…

    Publié le 23 août 2023 sur le site de Zataz, un pirate affirme être en possession de près de 140 000 personnes uniques. Les données « proviennent d’un sous-domaine de engie.fr (Ma Prime Économie d’Énergie) à travers une faille n-day. » Ils contiennent le prénom, le nom, l’adresse e-mail, la ville, les numéros de téléphone et le numéro de client. Au total cela concerne 138 608 femmes et hommes qui se sont enregistrés entre 2018 et avril 2023 chez Engie. « Les adresses postales ont été supprimées, car je les considère comme non éthiques pour les clients qui n’ont rien demandé », affirme le pirate au site Zataz.

    La prudence est de mise. La recrudescence de données exfiltrées pourraient amener de nombreuses tentatives d’escroquerie. (Crédits : capture d’écran/Lockbit)

    Medusa revendique la cyberattaque de Betton

    L’attaque est constatée le jeudi 31 août 2023 relate le communiqué. Durant la nuit un des serveurs de la mairie était ciblé. Dès la découverte, une plainte est déposée. Des sauvegardes permettent de préserver les informations fiables appuie la municipalité bretonne. La rançon demandée est de 100 000 $, sans paiement de la part de la commune, les données seront publiées et en libre accès comme celles de Sartrouville. Les opérateurs derrière ce ransomware ont affiché depuis Jules B, Skynet, Arani Cruises, Axis Elevators, Durham Fasteners et Len Italia.

    La commune de Betton s’ajoute à la liste des victimes du ransomware Medusa. (Crédits : capture d’écran/Medusa)

    Le ransomware bien connu Lockbit revendique les attaques des communautés de communes d’Aix Marseille Provence et celle des Gorges de l’Ardèche, le groupe MCDA ou encore Auto Pièces Reims… sans évoquer les entreprises, sociétés étrangères.

  • Violation massive de données du plus grand service d’escorte du Brésil

    Violation massive de données du plus grand service d’escorte du Brésil

    Le chercheur en cybersécurité, Jeremiah Fowler à découvert une faille dans le service d’escorte et dans l’application Fatal Model. Deux bases de données non protégées par mot de passe contenant plus de 18 millions d’enregistrements. Elles comportaient les données personnelles de clients et d’escortes, adresses électroniques… aussi la base de données de journalisation avec environ 14,7 millions d’enregistrements, d’un poids d’approximativement 19,17 Go, jusqu’au stockage en cloud chez Amazon Web Service (AWS) qui incluait plus de 3,5 millions de fichiers, soit 700 Go.

    La fuite possible de ces données aurait pu, si ce n’est déjà fait, permettre de lancer des opérations de phishing, ou toute autre action malveillante. Les cybercriminels pourraient lancer une campagne d’extorsion par chantage, en menaçant d’exposer publiquement des informations sensibles ou privées. Les escortes comme les clients sont potentiellement des cibles. Les bases de données contenaient des adresses électroniques, des noms, des numéros d’identification d’utilisateur, etc.

    Dans cette capture d’écran, apparaissent l’adresse ce courriel, le numéro de téléphone, les données de l’appareil de connexion. Il existe aussi des fichiers d’application, d’installation et de développement, des jetons d’accès administrateur et des informations sur les appareils des utilisateurs. (Crédits : Jeremiah Fowler/WebSitePlanet)

    La prostitution est légale au Brésil depuis 2002. Elle est officiellement reconnue comme métier par le ministère du Travail et de l’Emploi. Mais la fuite de données, comme toute fuite peut présenter des risques importants concernant la vie privée des professionnelles et des clients. Les escortes et les clients supposent un certain niveau de confidentialité lorsqu’ils utilisent l’application et les services web de Fatal Models. Toute violation de données exposant des informations personnelles, des images ou d’autres détails pourrait potentiellement conduire à un harcèlement ou à une atteinte à la réputation.

    Le site Fatal Model

    Sur le site en question, créé en 2016, les dirigeants indiquent chercher à « autonomiser les professionnels du marché adulte, de briser les tabous sur la profession et d’agir comme un facilitateur pour contacter les clients par le biais de la technologie. » Selon la plateforme, elle a enregistré en 2020 plus de 100 millions d’utilisateurs et 275 millions d’accès.

    Les détails de l’appareil de connexion, dans l’exemple un smartphone de chez Apple, avec le modèle vu, la version de l’operating system (OS)… sont contenus dans les enregistrements de journalisation. Cela représente 14,7 millions d’enregistrements pour un poids d’environ 19,17 Go. (Crédits : Jeremiah Fowler/WebSitePlanete)

    Le contenu de la base de données est :

    • La base de données de journalisation contenait 14 669 275 enregistrements, pour 19,17 Go.
    • Sur le cloud AWS plus de 3 507 180 fichiers pour 700 Go.
    • Le compte AWS avait un dossier nommé « 2022 ». Il contenait 35 400 comptes d’escorte avec des images et des vidéos utilisées pour la vérification, la publicité ou les offres de services.
    • Dans un autre dossier nommé « 2023 », environ 33 900 comptes d’escorte avec des images de vérification, des photos, des vidéos…
    La prostitution est telle au Brésil que le club de foot « Esporte Clube Vitoria » a signé un partenariat avec le site « Fatal Model ». Le logo du site apparaîtra sur les manches du maillot du club, sur les panneaux publicitaires et les billets vendus. (Crédits : Fluorite Videos/Ivan Verrengia/MKTEsportivo)

    Dans la base de données existe des fichiers JavaScript explique Jeremiah Fowler qui peuvent inclure côté client des informations sensibles. Elles sont des clés API, des jetons d’authentification, qui peuvent permettre à des personnes malveillantes d’avoir accès à des systèmes ou à des ressources non autorisées. Mais le site use d’une technologie avancée pour vérifier l’identité des escortes et des clients. Son but est de protéger et de s’assurer qu’il s’agit de personnes réelles.

    Donc dans chaque fuite de données, ou de suspicion, comme pour Pôle Emploi en France, il est nécessaire de surveiller vos comptes importants, de mettre à jour vos mots de passe, et attention aux tentatives de phishing. (Crédits : capture d’écran/Pôle Emploi)

    À travers des enregistrements, des images et des coordonnées exposés dans la base de données, cela explique que « les fichiers indiquent que les utilisateurs ont été vérifiés par une société de logiciels biométriques, spécialisée dans les technologies de reconnaissance qui authentifient les individus sur la base de leurs traits faciaux » écrit Jeremiah Fowler. Toute action entraîne une réaction. Toute fuite de données engendre ou peut engendrer des expositions de vulnérabilités connues et les exploiter. Selon le profil des utilisateurs, des pratiques peu sûres pourrait compromettre des systèmes ou de lancer de futures attaques dans de petites, moyennes ou grandes entreprises en croisant les données qui fuitent suite aux attaques par ransomwares.

  • Cyberattaque : faille de sécurité massive au sein de la Police Londonienne

    Cyberattaque : faille de sécurité massive au sein de la Police Londonienne

    Cette cyberattaque pourrait avoir des répercussions catastrophiques si l’on en croit l’article de The Daily Mail ce 28 août 2023. L’objet de l’attaque, les données sensibles des 47 000 policiers et policières de Londres, mais surtout les laissez-passer. La société prestataire victime détenait les noms, les grades, les photos, les niveaux hiérarchiques, les données des salaires des officiers et du personnel. Mais c’est la crainte de création de faux documents d’accès ou pire encore la possibilité d’identifier des agents sous couverture qui prévaut. Une enquête est en cours.

    Selon le quotidien britannique The Daily Mail « Les patrons de la police métropolitaine ont ignoré les “préoccupations des experts” concernant le partage d’informations sensibles avant qu’une faille de sécurité massive ne mette en péril les données de tous les officiers. » L’entreprise concernée est chargée des cartes professionnelles et des laissez-passer du personnel.

    C’est la question qui se pose : que s’est-il passé ? L’enquête en cours déterminera les violations des données et autres faits. La sécurité des bâtiments est mise en cause, car les badges d’accès auraient été consultés. La crainte de copie de ces badges est prégnante au sein des services. (Crédits : capture d’écran/Metropolitan Police)

    L’enquête de la Metropolitan Police dit « Met » porte sur une possible violation de données, après qu’un « accès non autorisé » a été obtenu dans les systèmes de l’un de ses fournisseurs. Un porte-parole n’a pas précisé la date de la violation ni le nombre de personnes concernées. Il a ajouté que la société en question ne détenait pas d’informations personnelles telles que des adresses, des numéros de téléphone ou des données financières.

    La « Met » en alerte rouge

    Les services de la Metropolitan Police sont en état d’alerte rouge après la cyberattaque et le vol présumé des données dans le cadre d’une faille de sécurité massive. « Les agents de la police métropolitaine sont dans les rues de Londres et assument certaines des fonctions les plus difficiles et les plus dangereuses que l’on peut imaginer pour attraper les criminels et assurer la sécurité du public », a déclaré Rick Prior, le vice-président de la police métropolitaine.

    Les 47 000 membres du personnel ont été avertis du risque que leurs photos, noms et grades aient été volés. Tout se serait déroulé lorsque des personnes non autorisées ont pénétré les systèmes informatiques d’un sous-traitant. Ce dernier est chargé d’imprimer les cartes professionnelles et les laissezpasser du personnel. (Crédits : Kev/Pixabay)

    La National Crime Agency (NCA) a été invitée par le Met à enquêter. La crainte que des terroristes comme des réseaux de criminels organisés n’utilisent les laissez-passer volés est immense. Il est apparu également que la fuite concernait des opérations ultrasensibles. Des opérations ultra-secrètes ont été touchées par la faille révélée The Sun. Des membres de haut rang de l’équipe de direction, tel le commissaire Sir Mark Rowley et son adjointe Dame Lynne Owens, seraient touchés. Des policiers chargés de la lutte contre le terrorisme et des agents affectés à la garde de la famille royale ont également été exposés. Un cataclysme qui suit la publication temporaire d’informations personnelles d’environ 10 000 policiers et employés de la Police Service of Northern Ireland. « Ces données sont considérées comme particulièrement dangereuses, les policiers nord-irlandais étant encore régulièrement la cible de groupes paramilitaires, vingt-cinq ans après les accords de paix », explique Le Monde.

  • Vol massif de données chez Pôle Emploi

    Vol massif de données chez Pôle Emploi

    Le Pôle Emploi dans la tourmente suite à un acte de « cyber malveillance » dont l’entité est victime. Un vol de données confidentielles, notamment les prénom et nom, numéro de sécurité sociale… Jusqu’à dix millions de personnes pourraient être touchés selon les estimations hautes. Déjà en 2021, près de 1,2 million d’informations avaient été extraites du même Pôle Emploi. Le « pirate » affirmait les vendre « à différentes agences marketing et à des particuliers » expliquait le site Zataz, avant de se raviser.

    C’est par un communiqué du 23 août 2023 de l’agence pour l’emploi informe de l’acte de « cyber malveillance » subi : « Suite à un acte de cybermalveillance dont l’un des prestataires de Pôle emploi a été victime, des données personnelles concernant des demandeurs d’emploi sont susceptibles d’être divulguées. » La direction de Pôle Emploi porte plainte.

    Suite à cet acte, la direction du Pôle Emploi demande aux assurés « de rester vigilants face à tout type de démarche ou proposition qui pourrait paraître frauduleuse. » Des fuites de données font aussi l’actualité chez SevenRooms (1 205 385 comptes ), Duolingo ( 2 676 696 comptes) et Atmeltomo ( 580 177 comptes). (Crédits : capture d’écran Pôle Emploi)

    C’est à travers un de ses sous-traitants, l’entreprise Marjorel confirme Le Parisien, que les données des assurés du Pôle Emploi sont exposées. Cette entreprise est responsable de la numérisation et du traitement des documents transmis par les demandeurs d’emploi. « Les nom et prénom, le statut actuel ou ancien de demandeur d’emploi, ainsi que le numéro de Sécurité sociale […] pourraient être concernés », précise Pôle Emploi. En revanche, l’organisme indique que les adresses emails, numéros de téléphone, mots de passe et coordonnées bancaires ne seraient pas concernés. Des enquêtes sont diligentées pour en connaître l’auteur.

    Vol de données contre de l’argent

    Comme l’écrit Damien Bancal sur Zataz, un pirate informatique avait volé des informations à Pôle Emploi en 2021. Son but était de faire de l’argent tout simplement. La faille MoveIT selon l’analyse de Coverware, aurait permis au groupe CloP de gagner entre 75 et 100 millions de dollars. Selon les informations du site Zataz, le pirate dénommé « PieWithNothing » aurait commercialisé dès le 8 août 2023 deux fichiers Pôle Emploi. D’après les informations, le premier concerne 1,2 million d’assurés datant de 2021, le second de 2022. Ce dernier comprendrait selon les échanges entre les protagonistes : le nom complet, l’âge, le numéro de téléphone portable, l’e-mail, la commune de résidence, le niveau de formation, les expériences, la détention du permis de conduire, disponibilité d’une voiture, emploi souhaité, géolocalisation. Les deux fichiers seraient commercialisés pour 900 $.

  • Sartrouville et Oniris l’école vétérinaire de Nantes victimes de cyberattaques

    Sartrouville et Oniris l’école vétérinaire de Nantes victimes de cyberattaques

    La rentrée pointe le bout de son nez que l’actualité démontre que les cyberattaques n’ont pas pris de vacances. Alors que la ville d’Angoulême se met petit à petit en ordre de marche, c’est la ville de Sartrouville qui fait les frais du ransomware Medusa depuis le jeudi 17 août 2023. L’école vétérinaire de Nantes est aussi victime d’une attaque cybernétique, mais déclarée le 7 août. L’attaque n’est pas encore revendiquée par les opérateurs derrière cette opération criminelle.

    La mairie de la première ville de Charente affiche le tempo. L’attaque dont elle a été victime dans la nuit du 24 au 25 juillet 2023 mobilise encore les services. Depuis la mi-août, la mairie informe que deux logiciels ont été réinstallés. Mais que parallèlement les investigations se poursuivent. Alors que les manifestations de la commune vont attirer de nombreuses personnes. En premier, la 16e édition du film Francophone d’Angoulême du 22 au 27 août et du circuit des remparts lors du week-end des journées du patrimoine.

    La ville et l’agglomération de Grand Angoulême ont été victimes toutes deux de la cyberattaque. La reprise se fait tout en douceur, et peut prendre plusieurs semaines, voire des mois. Le communiqué de la ville affirme que 250 serveurs étaient touchés. Comme la ville de Lille qui malgré l’antériorité de l’attaque, continue de souffrir. (Crédits : Grand Angoulême)

    Sartrouville victime de Médusa

    Le jeudi 17 août 2023, la commune des Yvelines subit une cyberattaque par le ransomware Médusa. Dans le communiqué de presse, l’édile, Pierre Fond affirme que « nous tenons à assurer nos citoyens que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour résoudre cette situation dans les plus brefs délais. Notre équipe informatique travaille sans relâche pour rétablir l’intégralité de nos services. […] ». Une plainte a bien sûr été déposée auprès de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC).

    Sur le site de fuite de Médusa, des preuves viennent corroborer la cyberattaque. La possibilité de naviguer dans l’arborescence du site, et même d’en télécharger l’arbre. Le montant de la rançon demandé est de 500 000 dollars. (Crédits : capture d’écran/Médusa)

    Dans l’arbre d’arborescence se retrouvent des documents sur les food-trucks, les subventions, des rapports sur la vidéoprotection… Les données auraient été chiffrées. La mairie souligne que l’impact a été « limité grâce à leur vigilance et à la rapidité d’intervention » en parlant des équipes techniques.

    L’école vétérinaire de Nantes touchée

    L’école vétérinaire Osiris de Nantes essuie une cyberattaque. Elle s’est déroulée le 7 août informe Ouest-France. Au stade de l’enquête, seul un « serveur comprenant un annuaire des personnels de l’établissement, avec comme seules données les noms, prénoms et adresses mail professionnelles » auraient été copiés, explique la communication d’Oniris. L’attaque n’a pas été encire revendiquée. Une plainte a également été immédiatement déposée auprès de l’OCLCTIC.

    L’école nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation de Nantes, Oniris subie une cyberattaque depuis le lundi 7 août. Une plainte a été déposée auprès des forces de l’ordre, ainsi qu’une notification auprès de la CNIL. (Crédits : Oniris-Nantes)

    « Nous avons verrouillé tout notre système informatique », se veut rassurant Oniris. La communication insiste que « les membres ont été prévenus que leur adresse e-mail Oniris était pour le moment inutilisable ; aucun mail ne peut être reçu ni envoyé. »