Étiquette : Databreach

  • L’infrastructure du ransomware Hive démantelée

    L’infrastructure du ransomware Hive démantelée

    Le ransomware Hive et son infrastructure sont démantelés, hier, jeudi 26 janvier 2023. L’infrastructure de la franchise du Ransomware-As-A-Service Hive n’est plus. Que ce soit son site vitrine, comme celui utilisé pour les négociations, plus rien n’apparaît, ou presque. À la place, une image sans équivoque. Six logos suggèrent l’implication du ministère américain de la Justice, du FBI, des Services secrets américains, d’Europol, la police du Baden-Württemberg, et de la division cybercriminalité de la police criminelle fédérale allemande.

    C’est pas une conférence de presse en ligne que les autorités américaines indiquent avoir démantelé le réseau international du ransomware Hive. L’entité réussissait à infiltrer l’infrastructure de Hive courant de l’été 2022. Depuis elle a aidé plus de 300 victimes à travers le monde, en leur fournissant les clés nécessaires au déchiffrement. Les serveurs du ransomware Hive saisis étaient situés aux États-Unis, plus exactement à Los Angeles.

    « Le ministère de la Justice n’épargnera aucune ressource pour identifier et traduire en justice toute personne, où qu’elle soit, qui cible les États-Unis États-Unis avec une attaque de ransomware nous continuerons à travailler à la fois pour prévenir ces attaques et à fournir un soutien aux victimes »

    « Nous sommes ici pour annoncer que la nuit dernière, le département de la justice a démantelé un réseau international de ransomware responsable de l’extorsion et de la tentative d’extorsion de centaines de millions de dollars à des victimes aux États-Unis et dans le monde entier. Connu sous le nom de groupe Hive ransomware, ce réseau a ciblé plus de 1500 victimes dans le monde entier depuis juin 2021 », a indiqué le procureur général des États-Unis Merrick B Garland.

    Depuis son apparition en juin 2021, le ransomware Hive a ciblé plus de 1 500 victimes dans le monde et a reçu plus de 100 millions de dollars en paiements de rançon.

    En outre, le FBI a distribué plus de 1 000 clés de décryptage supplémentaires aux victimes précédentes. Enfin, le département de la justice américaine a annoncé qu’en coordination avec les forces de l’ordre allemandes (la police criminelle fédérale allemande et le quartier général de la police de Reutlingen-CID Esslingen), et la National High Tech Crime Unit des Pays-Bas, avoir pris le contrôle des serveurs et des sites Web utiliser pour communiquer avec ses membres.

    « Les forces de l’ordre ont fourni la clé de déchiffrement aux entreprises qui avaient été compromises afin de les aider à déchiffrer leurs données sans payer la rançon. Cet effort a empêché le paiement de plus de 120 M€ de paiements de rançon », a indiqué Europol.

    Des victimes en France, comme Damart, l’ENAC subissait dans le domaine de l’aviation une attaque, et celles dont on ne connaît pas le nom. La justice américaine reconnaît la coopération essentielle du Canada, de la France, de la Lituanie, des Pays-Bas, du Portugal, de l’Espagne, de la Roumanie, de la Suède et du Royaume-Uni. En France, Europol mentionne la Police Nationale, plus précisément la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité de la #policejudiciaire. Les autorités américaines se sont saisies des infrastructures, mais « le code demeure ».

  • La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La Colombie subit des attaques cybernétiques d’ampleur depuis le milieu du mois de novembre dernier. Omegapro déclarait avoir été la cible d’une cyberattaque le 17 novembre 2022, Sanitas en a également fait l’expérience le 28 novembre 2022. Puis l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) suivait le 12 décembre, et Afinia a signalé un incident cybernétique le 16 du même mois. L’entreprise pharmaceutique Audifarma a annoncé avoir subi une cyberattaque le 22 janvier 2023.

    Audifarma a communiqué, dimanche 22 janvier, avoir été la cible d’une cyberattaque visant son infrastructure. La conséquence est immédiate. Pour éviter la propagation supplémentaire, les serveurs physiques et virtuels sont temporairement désactivés pour protéger les informations et les utilisateurs de l’organisation. « Nous informons que, pour ce qui est de la livraison des médicaments, le service continuera d’être assuré normalement et à ses heures habituelles dans tout le pays », a promis la société. L’équipe de communication a notifié qu’il est indispensable d’avoir la prescription médicale et la carte d’identité pour la délivrance des traitements médicamenteux.

    L’entreprise pharmaceutique Audifarma sert plus de 12 millions de patients et utilisateurs des différents EPS dans la délivrance de médicaments.

    « Nous informons le grand public que le dimanche 22 janvier 2023, nous avons fait l’objet d’une attaque informatique externe sur notre infrastructure technologique. Dès que nous l’avons identifié, nous avons activé nos protocoles de sécurité informatique mis en place pour ce type de cas, et avons procédé à la désactivation des serveurs physiques et virtuels afin de protéger les informations de notre organisation et celles de nos utilisateurs », a déclaré Giovanny Mesa, directeur général d’Audifarma.

    En conséquence, ses serveurs physiques et virtuels ont dû être temporairement désactivés pour préserver les données et l’ensemble des personnels.

    De même, le site web et l’application mobile sont temporairement désactivés en tant que rendez-vous virtuels, demande et programmation de médicaments à domicile. Aucun groupe n’a encore revendiqué la paternité de la cyberattaque.

  • Le Royal Mail interrompt momentanément ses expéditions  internationales suite à un cyberincident

    Le Royal Mail interrompt momentanément ses expéditions internationales suite à un cyberincident

    La société britannique n’a pas perdu de son flegme, mais le désagrément est pourtant réel. Les expéditions vers l’international sont plus que fortement perturbées. Alors que le quotidien The Guardian confirmait l’attaque cybernétique du 20 décembre 2022, c’est au tour de l’une des plus grandes entreprises de services postaux et de colis au monde, de l’affirmer. Il y quelques mois un important fournisseur informatique du National Health Service (NHS) britannique était victime d’une attaque par ransomware.

    « Nous sommes temporairement dans l’incapacité d’expédier des articles vers des destinations à l’étranger », a déclaré Royal Mail. Elle conseille à ses clients de conserver temporairement les envois destinés à l’international. Le temps nécessaire pendant qu’elle s’efforce de résoudre le problème. Ce qui complique les choses est que selon la société britannique, des milliers d’entreprises l’utilisent pour exporter dans le monde entier.

    Les comptes Twitter d’au moins deux ministres importants du gouvernement semblent avoir été piratés ces dernières semaines, tandis que le journal Guardian a déclaré le mois dernier qu’il avait été touché par un « incident informatique grave » qui pourrait être une attaque par ransomware. (Crédits : Thomson/Reuters)

    Royal Mail est une entité qui existe depuis 507 ans. Elle a été privatisée en 2013. En 2021, l’année fut difficile, avec la perte de millions de livres sterling en raison de la baisse des volumes de courrier, mais pas que. Une série de grèves du personnel dans le cadre d’une querelle sur les salaires et les conditions de travail a impacté la vieille dame.

    Ce « cyberincident » est le dernier en date d’une liste d’événements liés à la cybersécurité en Grande-Bretagne. Les comptes Twitter d’au moins deux ministres importants du gouvernement semblent avoir été piratés ces dernières semaines. (Crédits : Christian Neßlinger/Pixabay)

    Selon la recherche de JUMPSEC, le Royaume-Uni représente 314 cas sur un total mondial de 5 869 cas de ransomware. Le groupe de ransomware le plus répandu au Royaume-Uni depuis le début de la vague actuelle de ransomware en 2020 a été Conti, suivi de près par LockBit, ajoute JUMPSEC.

  • The Guardian confirme avoir été la victime d’une cyberattaque par ransomware

    The Guardian confirme avoir été la victime d’une cyberattaque par ransomware

    La date du 20 décembre 2022 a été confirmée par le géant britannique des médias. Selon l’organisation, une attaque « hautement sophistiquée ». La directrice générale de The Guardian Media Group, Anna Bateson, et sa rédactrice en chef, Katharine Viner ont corroboré la nouvelle dans une mise à jour envoyée par courriel à l’ensemble du personnel mercredi 11 janvier 2023 dans l’après-midi. Les données personnelles des employés ont été exposées. Le bureau de Londres est fermé par contrainte jusqu’au début février.

    Le 21 décembre 2022, Anna Bateson, et Katharine Viner déclaraient aux effectifs : « Comme chacun le sait, un incident grave a affecté notre réseau et nos systèmes informatiques au cours des dernières 24 heures. Nous pensons qu’il s’agit d’une attaque par ransomware, mais nous continuons à envisager toutes les possibilités. » Hier mercredi, quelques lignes « Guardian confirms it was hit by ransomware attack » attestent le rapport du gouvernement britannique de l’année passée. Il indique que 40 % des entreprises britanniques ont signalé des violations ou des attaques de cybersécurité au cours des 12 mois précédents. Selon les deux dirigeantes, une cyberattaque aurait été très probablement déclenchée par une tentative de « phishing ».

    Le retour au travail dans les locaux a été reporté à minima au début du mois de février.
    Dans l’attente où le personnel habilité restaure l’ensemble du réseau et des systèmes d’information. (Crédits : DR)

    L’Information Commissioner’s Office (équivalent de la CNIL), l’organisme britannique de surveillance des données, a été informé de l’attaque, de même que la police britannique. Le Guardian déclare qu’à cet instant de l’enquête, rien n’indique que les données personnelles des lecteurs et celles des abonnés ont été consultées. Il ne pense pas non plus que les données personnelles du personnel du Guardian US et du Guardian Australia aient été consultées.

  • Le ransomware 0mega diffuse 1 % des données volées de Aviacode

    Le ransomware 0mega diffuse 1 % des données volées de Aviacode

    Le cybergang qui a fuité les données de Maxey Moverley en mai 2022, et Nextlabs en octobre affiche 271 MB de l’américain Aviacode. L’entité indique que cela représente 1 % de l’ensemble des informations. Aviacode est la société qui fournit depuis plus de deux décennies des services de codage médical HIM. Ses clients sont des hôpitaux, centre d’imageries, groupes de médecins, etc. Omega applique la politique de la double extorsion, cible les organisations du monde entier et demande des millions de dollars de rançon.

    En ce 11 janvier 2023, peu de choses sont encore connues de ce nouveau rançongiciel apparu en mai 2022. De nombreuses entreprises ont subi des attaques. Il semblerait que son vecteur d’attaque soit le phishing. « Cependant, nous savons que le ransomware ajoute l’extension .0mega aux noms des fichiers cryptés et crée des notes de rançon nommées DECRYPT-FILES.txt. », explique Bleeping en juillet 2022. Sur son site de fuite est affiché Aviacode. L’entreprise outre-Atlantique « fournit des services supérieurs de codage médical et de conformité au codage médical à des systèmes de soins de santé à grande échelle, des hôpitaux individuels, des groupes de médecins, des centres de chirurgie et des centres d’imagerie, ainsi qu’à des payeurs depuis plus de 20 ans ».

    Sur son site de fuite, les opérateurs du ransomware 0mega affichent un fichier de 271 MB compressé, qui représente selon les opérateurs 1 % de la totalité des données exfiltrées. Une fois ouvert, le fichier contient 856 éléments pour un poids de 379 MB. De nombreux dossiers sont affichés. Ils concernent les employés, les impôts, le budget, etc. Pour les employés des fiches de renseignements, des certificats de naissance, permis de conduire… jusqu’à des courriels indiquant une augmentation des prestations salariales. Des contrats de clients et de compagnie sont aussi divulgués.

    Mais aussi des échantillons de bases de données où sont notifiés les dates de naissance, prénoms, noms, professions de plus de 5 000 personnes. Des copies de passeports, permis de conduire, acte de naissance, adresse, identifiant interne…

    Ainsi que de nombreux documents internes avec des annotations, jusqu’au règlement et la bonne conduite des employés sont accessibles. Des informations sur ceux qui fournissent des solutions complètes solutions d’audit et de conseil aux entreprises. La compagnie basée à Salt Lake City aux États-Unis n’a pas encore communiquée sur cette affaire.

  • Have i been pwned ? Fuites de données des plateformes Deezer et twitter, un combo gagnant

    Have i been pwned ? Fuites de données des plateformes Deezer et twitter, un combo gagnant

    Ah, les réseaux sociaux, les plateformes d’échanges, d’écoute de musique et les différentes applications que nous installons sur nos « smartphones », quel bonheur. Oui sauf que pour utiliser ces outils vous laissez de très nombreuses données consciemment, ou presque. Avez-vous pris le temps de lire les accès que vous autorisez en installant une application ? Un système d’exploitation ? Non, je suis d’accord c’est vraiment barbant de tout consulter, en plus c’est en petit caractère…

    Si vous n’avez jamais reçu de courriel de la part du site « Have i been Pwned » tant mieux. J’ai eu une indication de leur part dernièrement. Elle fait suite à la fuite d’informations de la plateforme française d’écoute de musique en streaming, Deezer. L’incident date de 2019, les données ainsi dérobées et mises en vente représentent 257 829 254 personnes, quasiment quatre fois la population française.

    capture d'écran d'un hacker vendant des informations volées
    Les données proviendraient de la France pour 46,2 millions d’utilisateurs, le Brésil (37,1), la Grande-Bretagne (15,3), l’Allemagne (14,1), le Mexique (11,1), la Colombie (9,0), la Turquie (6,9), les États-Unis (6,4), l’Italie (5,0) et le Guatemala (4,4). (Crédits : Restore-Privacy.com)

    Ainsi les informations exposées sont :

    • Les noms et prénoms
    • Les dates de naissance
    • Les adresses électroniques
    • Sexe
    • Données de localisation (ville et pays)
    • Date d’adhésion
    • ID de l’utilisateur
    Capture d'une alerte sur have i been pwned
    Ce qui est intéressant est de voir les différentes failles. Ainsi des données personnelles se retrouvent dans une fuite de 593 millions d’e-mails en 2016, en janvier 2019, elles font partie des 2,7 milliards avec 773 millions d’adresses courriel uniques, et en 2020 une exposition pour 70 millions d’individus. (Crédits : Haveibennpwned)

    200 millions d’adresses e-mails

    Un autre réseau, qui fait parler de lui depuis son rachat est twitter. Cette fois, une fuite, suite à un acte malveillant, de deux cents millions d’e-mails d’utilisateurs du réseau était publiée. Au commencement, l’exploit d’une vulnérabilité de l’API Twitter : elle permettait aux utilisateurs de saisir des courriels et des numéros de téléphone pour confirmer s’ils étaient associés à un identifiant Twitter. Par la suite, ils ont récupéré par une autre API les données publiques de Twitter relatives à l’identifiant. Ce qui a permis de créer des profils d’utilisateurs de Twitter. À quelles fins ? Usurper d’autre identité ? Propagande ? Phishing ? Ransomware ?

    Au final, en épurant, supprimant les espaces, combinant les fichiers, 209 595 668 enregistrements apparaissent. « L’analyse des dates des fichiers originaux et des dates de création des comptes suggère fortement que ces données ont été collectées entre début novembre 2021 et le 14 décembre 2021 », relate une personne après étude des sources.

    « Bien que Twitter ait corrigé cette faille en janvier 2022, plusieurs acteurs de la menace ont récemment commencé à divulguer gratuitement les ensembles de données collectées il y a plus d’un an », explique Lawrence Abrams pour BleepingComputer.

  • Ransomware : BlackCat devient créatif contre les entreprises qui ne payent pas la rançon exigée

    Ransomware : BlackCat devient créatif contre les entreprises qui ne payent pas la rançon exigée

    Le cybergang du ransomware BlackCat a trouvé un nouveau moyen de mettre la pression sur les victimes. Ils clonent le site WEB de sa victime pour faire fuiter les données. Une sorte de contrainte sur les victimes en mettant les différentes sociétés dans l’embarras. Comme préconisé, la victime a décidé de ne pas céder au règlement de la somme demandée. Cette démarche ajoute une menace encore au paysage déjà assombri. Une nouvelle extorsion contre la victime qui n’a pas satisfait aux exigences des acteurs de la menace.

    La tension risque de monter d’un cran sur la toile, si ce n’est déjà fait depuis bien longtemps. Le 26 décembre 2022 sur son site de fuite, le gang revendiquait la compromission d’une entreprise en services financiers. Les opérateurs ont donc imité le site victime pour en diffuser les données dérobées. Le total des données disponibles est de 3,5 GB.

    Les cybercriminels n’ont pas conservé les rubriques originales du site. Ils ont crée des rubriques pour organiser la divulgation des données. (Crédits : Bleepingcomputer)

    Alerte du FBI en avril 2022

    Un communiqué flash du 22 avril 2022 comptabilise entre le mois de mars et le 22 avril 2022 que le ransomware aurait réalisé des exploits aux nombres supérieurs de 60. Les indications donnent à penser au FBI que BlackCat serait lié au groupe DarkSide, auteur de la cyberattaque sur Colonial pipeline en 2021. En décembre 2022, la société colombienne d’énergie EPM (Empresas Públicas de Medellín) était victime d’une attaque par ransomware BlackCat, qui a perturbé les activités de la société et mis hors service ses services en ligne.

  • Adecco voit rouge avec la fuite de données

    Adecco voit rouge avec la fuite de données

    Intérimaire ou ancien intérimaire chez Adecco, tous impactés. La fuite concerne toutes les personnes qui ont été inscrites un jour auprès du géant franco-suisse du travail temporaire. Le groupe explique avoir été victime d’une tentative d’extraction de données. L’alerte concerne l’ensemble des salariés et anciens employés du groupe, ainsi que des intérimaires pour des données personnelles présentes dans un des systèmes d’information qui ont été « potentiellement divulguées ».

    Les données potentiellement exposées sont les prénoms, noms, adresses emails et numéros de sécurité sociale. « Nous le regrettons profondément et vous présentons toutes nos excuses pour les difficultés que cela pourrait occasionner », communiquait le groupe via un courriel que tout un chacun a reçu. Ce qui représente 9 000 collaborateurs, et pas moins de 100 000 à 150 000 intérimaires par semaine.

    En novembre, le groupe Adecco avait réagi à la suite de témoignages sur les réseaux sociaux. Le sujet des prélèvements frauduleux d’une somme de 49, 85 euros par la société Solfex France SASU qui ne lui appartient pas. « Nous avons immédiatement diligenté une enquête interne, car la protection des données personnelles de l’ensemble de nos salariés est une priorité. […] Aucun lien n’a été établi entre ces prélèvements frauduleux effectués par une société tierce et les missions de nos intérimaires. Nous poursuivons l’enquête interne et collaborerons avec les autorités compétentes. »

    Les recommendations d’usage sont :

    • D’être vigilants lorsque vous recevez des mails ou des SMS mentionnant votre numéro de sécurité sociale afin d’éviter toute tentative de phishing.
    • D’être attentif de manière générale à la réception de courriels provenant d’adresses inconnues, car ils peuvent contenir des liens malveillants.

    En cas de demande ou pour toutes démarches une ligne téléphonique gratuite est dédiée, 09 70 26 59 91 relate la direction du groupe.

  • Le ransomware LockBit 3.0 revendique cinq attaques sur des sites néo-zélandais, donc Mercury IT

    Le ransomware LockBit 3.0 revendique cinq attaques sur des sites néo-zélandais, donc Mercury IT

    Le célèbre gang et plus prolifique ransomware ne cesse d’attaquer des entreprises. Cette fois c’est en Nouvelle-Zélande que cela se passe. Le fournisseur de services Mercury IT semble être la pièce principale. Mercury IT fournit une large gamme de services informatiques à des clients dans toute la Nouvelle-Zélande. Celui qui prodigue des services pour de nombreuses sociétés semble être la porte d’entrée aux autres publications sur le dark Web, avec plus de 500 TB de données selon LockBit.

    Dans les cibles du cybergang des dommages collatéraux ou non, seule l’enquête le dira. Quoi qu’il en soit l’assureur santé Accuro, le cabinet d’architectes Catalyst Group, le programme de mentorat d’entreprise Business Central et l’entreprise de revêtements de sol commerciaux Polyflor. L’ensemble des données sont en vente à des prix divers et variés, de 99 000 et 999 000 dollars.

    Copie d'écran du décompte pour la divulgation des données du groupe Mercury It
    LockBit 3.0 a révélé dernièrement les données de la mairie de Brunoy, de l’office d’équipement hydraulique de Corse et de Thales. (Crédits : copie d’écran/LockBit)

    Mercury IT avait pris connaissance de l’attaque le 30 novembre. « Nous avons appris que nous étions victimes d’un cyberincident après qu’un acteur malveillant et non autorisé ait eu accès à notre environnement de serveur, a déclaré Corry Tierny, directeur informatique de l’entreprise. Notre réponse pour comprendre comment cela s’est produit, et traiter les impacts est à un stade précoce |…] »

    L’impact pourrait être conséquent. « Nous encourageons tous les clients de Mercury IT qui ont été touchés par cet incident et qui n’ont pas encore été en contact avec nous à contacter le Bureau du Commissaire à la protection de la vie privée », explique le commissaire à la protection de la vie privée.

    Mercury IT a fait appel à une assistance externe après avoir signalé l’incident à la National Cyber Security Center (NCSC), la police néo-zélandaise, le CERT NZ et le commissaire à la protection de la vie privée. Ce dernier « prévoit d’ouvrir une enquête de conformité sur cet incident afin de pouvoir utiliser pleinement ses pouvoirs de collecte d’informations », a-t-il ajouté. Mercury IT a d’ailleurs travaillé avec le ministère néo-zélandais de la Justice et la société de soins de santé Te Whatu Ora, et aurait perdu 14 500 dossiers de coroners et 4 000 rapports d’autopsie.

  • La Colombie à nouveau frappée par une cyberattaque qui cible l’EPM avec une rançon de 5 millions de dollars

    La Colombie à nouveau frappée par une cyberattaque qui cible l’EPM avec une rançon de 5 millions de dollars

    Un cataclysme frappe la Colombie, après EPS Sanitas, et Omegapro, c’est le bâtiment dit « intelligent » de l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) qui est victime d’un ransomware. L’édifice a été vidé de ses occupants le 12 décembre 2022 au soir. Ils sont dans l’obligation de travailler depuis leurs domiciles. Une attaque cybernétique aurait pris toutes les informations des ordinateurs de l’EPM à Medellín. Un ransomware est à la base de l’infection, les cybercriminels exigent une rançon de 5 millions de dollars pour libérer les données.

    Dans une brève communication, les autorités reconnaissaient qu’ils avaient eu un « incident de cybersécurité », arguant cette raison pour le renvoi des employés chez eux. Ils assuraient que la situation n’avait « aucune incidence sur la fourniture adéquate des services publics d’énergie, eau et gaz ». En août de cette année, le bureau du procureur de Francisco Barbisa avait été victime d’un acte similaire. Son bureau enquêtait sur de la corruption, des homicides et des abus sexuels. L’estimation des fichiers volés avoisinait les 5 To. Le cabinet a déclaré que cette fois le butin vol serait triple, soit 15 To.

    EPM a indiqué que le paiement de ses obligations serait retardé en raison de la cyberattaque. L’Alliance Separa, composée de 15 organisations de ramasseurs de déchets, a demandé de trouver une solution aux frais de collecte impayés de décembre, seule source de revenus pour certains Colombiens. (Crédits : DR)

    Fabio Assolini, le directeur de l’équipe de recherche et d’analyse de Kaspersky pour l’Amérique latine, a révélé qu’au cours des dix premiers mois de l’année plus de 65 000 attaques ont été enregistrées en Colombie.

    Mauvaises nouvelles en cascade

    La date du paiement de la redevance du ramassage des ordures reste inconnue. Elle représente le seul revenu de nombreuses organisations de ramasseurs de déchets. Le versement des frais pour le mois de décembre, les primes aux employés concernés et du salaire pour la deuxième quinzaine ne sont pas réglés. La conséquence est directe, il y a un appauvrissement d’une classe de la population colombienne déjà fragilisée.

    Malgré les problèmes qui perdurent depuis plus d’une semaine, l’entreprise a permis le recouvrement de l’énergie prépayée à travers les banques ou l’application Nequi Colombia, afin de réduire les problèmes d’accès aux services publics. Un compteur pour l’énergie prépayé d’EPM en Colombie ci-dessus. (Crédits DR)

    « Pour l’eau prépayée dans le canal des points directs Gana et PTR, ainsi que plus de 30 réservoirs d’eau potable pour les quartiers de la ville. Et l’énergie prépayée dans nos bureaux dans les canaux directs de Gana et à travers PSE des banques », a déclaré Claudia Gómez Maya, responsable de l’unité des offres aux ménages.