LockBit vient de publier, le jeudi 24 mars 2022 une première partie des données du ministère des Finances et du Budget de la République du Congo. Coutumiers du fait, ils avaient affiché des informations du groupe français J. Richard, comme celles du cabinet d’avocats caennais. Ils promettent, sans aucune action de la part des sociétés, soit payer une rançon à travers le monde, de divulguer tous les renseignements en leur possession. Dans le mur de leurs exactions, l’entreprise Avidoc est désormais placardée avec un décompte de moins de six jours et onze heures.
Le continent africain est touché comme tous les autres par les menaces cyber. Le Ransomware-as-a-Service (RaaS) LockBit 2.0 est redoutable et prolifique d’attaque. Sur le site de fuite, les opérateurs disséminent ainsi des informations, plus ou moins importantes, de la procédure, des rapports à imprimer jusqu’au budget 2022, et des documents confidentiels de la banque des États de l’Afrique centrale, dont Rigobert Roger Andely ministre des Finances et du Budget de la République du Congo, fut le vice-gouverneur. Si certains affichent une date récente de l’année en cours, la plupart sont des fichiers des années précédentes.
Le rapport d’Interpol sur l’évaluation 2021 des cybermenaces en Afrique est sans appel. « La menace des rançongiciels se répand sur le continent africain. Au cours de la seule année 2020, plus de 61 % des entreprises de la région auraient subi des attaques par rançongiciel. »
En France, après le cabinet d’avocats caennais, c’est la société Avidoc établie dans le Languedoc-Roussillon à Vendres qui est cyberattaquée par le ransomwareLockBit 2.0. La compagnie vend des produits surgelés pour les professionnels. (Crédits : capture d’écran)
African Manager publie ce jeudi 24 mars 2022 un article pour prévenir contre une nouvelle variante du RaaS en Afrique. Elle touche aussi bien les machines sous Windows ainsi que celle sous Linux. « Baptisé AvosLocker, ce malware se propage en exploitant les vulnérabilités ProxyShell de Microsoft Exchange : CVE-2021-34473, CVE-2021-31206, CVE-2021-34523 et CVE-2021-31207 », met en garde l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI). D’autant que Microsoft est une des dernières victimes du groupe Lapsus$.
Vous n’êtes atteint de nyctalopie, c’est bien dommage, car vous verriez parfaitement dans la nuit la plus sombre, comme le bousier scarabaeus satyrus. Certains animaux et insectes se sont tout à fait adaptés à la vie nocturne, quand nous, être humain, avions des torches, lampes à huile et électriques… Le scarabée vénéré en Égypte est souvent décrié, il mange de la bouse, c’est un insecte, est-il nuisible ? Il est intéressant de se pencher au-dessus de nos jardins pour y regarder l’infiniment petit, sans y voir une invasion, car ils étaient là avant nous et nous survivrons.
Il ressort régulièrement dans les films dont l’action se situe en Égypte, dans des livres, tel le Scarabée d’or (The Gold Bug) d’Edgar Allan Poe, parue en juin 1843 dans le journal de Philadelphie Dollar Newspaper, et au cœur de l’empire des pharaons. Il n’est pas rare depuis que les archéologues et les égyptologues recherchent reliques et de secrets anciens, qu’ils découvrent des tombes contenant des chats momifiés et de rares scarabées. Au cours de la momification, il a même fini par prendre la place du cœur du défunt, car il est devenu le Dieu Khépri, représenté par un homme à tête de scarabée, ou comme un scarabée poussant un disque solaire. Khépri est une entité de la mythologie égyptienne associée au soleil et symbole de la renaissance, sa tête, en forme de demi-disque rayonnant, tel un lever de soleil, évoquant l’éternel recommencement.
Khépri est un des premiers dieux de l’Égypte ancienne, il serait apparu en -5000 avant notre ère. Il est la forme que Râ, Dieu créateur a prise pour concevoir le Soleil. (Crédits : Mythologica)
En tous lieux de la planète, ou presque, ils sont représentés par 30 000 espèces, de formes variés. Au sein des plus connus, les hannetons, les cétoines et les scarabées proprement dits. Ils sont déterminée par leur classe, Hexapodes, leur ordre, Coléoptères, et leur super-famille, Scarabéoïdés.
Qui est-il ?
Sa taille est située autour de 1 cm ou plus, mais n’excède pas les 3 cm de long, il existe, comme toujours, des exceptions. Le scarabée Goliath, dont la larve pèse jusqu’à 115 g pour 115 mm de longueur, mais également le megasoma actaeon, appelé le scarabée éléphant peut atteindre près de 14 cm. Le lucane cerf-volant, Lucanus cervus, est quant à lui, avec ses 80 millimètres pour le mâle (mandibules comprises), le plus grand Coléoptère d’Europe. L’individu se nourrit, selon les espèces, de fruits, de racines ou d’excréments d’animaux et de matières en cours de décomposition. Il fabrique alors des boulettes qu’il stocke sous la terre dans des galeries creusées avec ses pattes. C’est au sein de ces dernières que la femelle pond ses œufs. Les larves se développeront dans un garde-manger à profusion. Sa durée de vie dépend de ses fréquentations, il peut atteindre les trois années sans qu’il ne croise la route de hérissons, lézards, fourmis, moineaux et mésanges.
Le scarabée bousier conçoit ses petites boules de bouses et autres détritus. Il joue un rôle essentiel, car il contribue à l’accélération de la décomposition du bois mort, des moisissures et excréments des animaux. Fervent partisan de la nature, en enfouissant ces boulettes dans le sol, il concourt à fertiliser la terre. (Crédits : Baynham Goredema/Pixabay)
Par contre, le hanneton commun (Melolontha melolontha) est lui un radicivore. Reconnaissable à ses élytres bruns, c’est un prédateur et particulièrement destructeur dans le potager et jardin d’ornement, car les larves se nourrissent que de racines. Les vers blancs affaiblissent ou anéantissent plantes et gazon. Elles sont cependant l’un des mets favoris d’oiseaux, hérissons et taupes. Jusqu’aux fourmis qui peuvent réguler leur population en s’alimentant des œufs. Chaque individu joue un rôle important, et devient indispensable à la biosphère, même l’Homme dans une certaine mesure.
Spécimens atypiques
Le bousier africain va chercher sa pitance, comme ses congénères, mais seulement lorsque la nuit est tombée. Quand vous déambulez en pleine obscurité, hormis muni d’une lampe électrique ou que vous soyez nyctalope, vous ne verrez pas grand-chose. Le scarabaeus satyrus, selon les chercheurs s’oriente différemment de l’être humain. Si nous arrivons à nous diriger à l’aide d’étoiles, ils en sont incapables, car trop peu d’intensité lumineuse émise. Marie Dacke, de l’Université de Lund, en Suède, et ses collègues ont montré que lors des nuits sans lune, un bousier sud-africain peut s’orienter grâce à la Voie lactée.
« C’est son adaptation : il ne peut pas voler, donc il reste sur place et laisse son armure spécialement conçue pour subir l’assaut jusqu’à ce que le prédateur abandonne », David Kisailus, professeur à l’université de Californie. Inutile donc de tenter de le piétiner. (Crédits : David Kisailus/UCI)
Le Nosoderma diabolicum, qui évolue dans les habitats désertiques du sud-ouest des États-Unis, développe des capacités peu ordinaires. Le scarabée cuirassé diabolique mérite fièrement son sobriquet. Alors qu’il mesure entre dix et vingt millimètres, il peut supporter des forces jusqu’à 39 000 plus importe que son poids. Rassurez-vous, ce n’est pas un bug informatique, cela correspondrait pour un individu de 90 kilogrammes à une charge de 3,5 millions de kg. Selon les chercheurs, il pourrait ainsi résister au passage d’une voiture et la force exercée par le pneu estimée à 100 newtons, impressionnant non ?
Excellente question me direz-vous ! Mais à votre avis, quel est-il ? Je suis certain que vous avez une idée, une impression peut-être… Les serpents, les araignées comme la tarentule… En premier, il tient de définir le terme dangereux afin de cerner et de classer chaque individu. En 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique les dix principaux motifs de mortalité ont été responsables de 55 % des 55,4 millions de décès survenus dans le monde. Quelles sont celles causées par les animaux ?
Être dangereux, selon Le Larousse se dit : « d’un animal qui s’attaque à l’homme et qui constitue pour lui un danger. Qui constitue un danger, qui expose à un risque, à un mal ». Rappelons que l’homme est un animal doté d’une certaine intelligence. « Il n’y a de “monde” animal que pour l’homme, à qui la science et la philosophie inculquent le sens de l’animal. Sans cette sortie de soi et de chez soi, l’individu ne perçoit que ce qui est perceptible, les différences visibles, sensibles entre les “races” d’homme, et les ressemblances entre membres d’une même race. L’homme, comme horizon de l’universalité, n’est visible qu’aux yeux de l’âme, d’une pensée qui reconnaît le fait du langage dans la variété des langues » (Pierre Guenancia, Chap. 5, L’homme et l’animal, la question des frontières).
Les dix plus grandes causes de mortalité chez l’Homme sont les suivantes :
Cardiopathie ischémique
AVC
Bronchopneumopathie chronique obstructive
Infections des voies respiratoires basses
Affection néonatale
Cancer de la trachée, cancer bronchique et du poumon
Alzheimer et autres démences
Maladies diarrhéiques
Diabète sucré
Maladies rénales
Les 18 animaux les plus dangereux
Pourtant, elles ne sont pas les seules à causer la mort, les animaux le peuvent également. Le dernier de ce classement est le requin. Sur les 350 espèces que compte l’ordre, trois sont responsables des dépouilles chez l’homme : le blanc, le tigre et le bouledogue. Au cours du siècle passé, six attaques se seraient produites, avec moins de dix décès par année. La peur envers ce gros poisson vient du succès du film « JAWS ». Aujourd’hui 80 % la population de cet animal vieux de plusieurs centaines de millions d’années, a péri. Ainsi, plus de 50 millions de requins sont pêchés chaque année et bon nombre d’espèces sont en voie de disparition. De très près, autant que des légendes qui leur sont associées, le loup n’est à l’origine que de dix morts par an dans le monde, en France, depuis plus d’un demi-siècle aucune victime humaine n’est à déplorer.
La cuboméduse d’Australie (Chironex fleckeri), aussi appelée guêpe de mer ou main de la mort vit dans les moyennes profondeurs, dans les eaux du littoral australien et du Sud-est asiatique. Elle est la plus venimeuse connue à ce jour. (Crédits : Guido Gautsch/Flickr)
Puis, vient la méduse. La responsable principale des accidents mortels létaux est la méduse-boîte (découverte au cinéma dans Seven Pounds), un animal marin à 24 yeux pouvant peser jusqu’à deux kilos. Se déplaçant très rapidement (21, 6 km/h maximum), il se défend et attaque avec ses tentacules de six mètres de long et contenant un venin pouvant être mortel pour l’homme, selon les espèces. Au sein du film « L’Année des méduses » Chris (Valérie Kaprisky) pousse de son bateau Romain (Bernard Giraudeau) dans un banc alors qu’il y est allergique, et décède. Elle causerait entre 50 et 100 morts par an.
Ils défendent leurs territoires
Le roi des animaux (ici le Lion mais différents en fonction des cultures) est à l’origine, quant à lui, du double de morts (100 à 200 décès). Comme pour le loup, ses attaques sont dues à une intrusion de l’individu sur son territoire. Katherine Chappell, en a fait la mortelle expérience. L’ancienne directrice des effets spéciaux de Game of Thrones est décédée en 2015 d’une morsure à la gorge pendant un safari photo, après avoir baissé la vitre de sa portière. L’éléphant, qu’il soit d’Afrique ou d’Asie, avec ses six tonnes est extrêmement dangereux lorsqu’il s’en prend à l’être humain. Végétarien, il n’en est pas moins l’un des mammifères les plus imposants du monde, ainsi rien de bien étonnant à ce que des hommes succombent à la charge du pachyderme ou d’un troupeau entier. Imaginez qu’une personne entre dans votre domicile sans y avoir été invitée, les animaux sont des êtres à part entière. De ce fait, ils réagissent de la même manière que tout un chacun, ils défendent leurs territoires. Pensez-y lorsque sur un panneau est indiqué « Attention abeilles ». En effet, si les morts pour cause de piqûre d’abeilles ou de frelons sont nombreuses, elles sont en grande majorité dues à des allergies au venin injecté par ces insectes (environ 400 morts par an).
Si l’être humain bâille et que cela est contagieux, le mastodonte en ouvrant grand sa gueule vous demande de réévaluer votre position avant qu’il ne soit trop tard. (Crédits : Sylwia Głowska/Pixabay)
L’hippopotame est un adepte du bâillement, afin de montrer sa supériorité, et qui plus, est enclin à se battre pour le prouver. Bien qu’herbivore, il est dommageable pour l’homme (pesant jusqu’à 3,2 t.) les hippopotames, très agressifs et imprévisibles, sont considérés comme un des plus dangereux animaux d’Afrique (500 morts/an). Protégeant son territoire, il peut mortellement blesser les humains en chargeant et utilisant ses grandes dents, qui sont à la fois sa force et son talon d’Achille. Menacé par la perte de son habitat, concomitant le braconnage pour sa viande et l’ivoire de ses canines. Ce dernier est placé sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), comme vulnérable.
Un ver de dix mètres de long
Si la fiction Crocodile Dundee, sortie en 1986, raconte les aventures d’un chasseur de crocodiles, le véritable se nommait Steve Irwin. Ils les côtoyaient dans son parc zoologique en Australie, à Beerwah (État du Queensland). Lorsque la mâchoire de l’animal se referme, c’est une force de 2 300 kilos (plus de 22 kN) qui s’abat sur la victime. Entre 1000 et 2000 personnes y succombent à travers le monde chaque année. Steve Irwin est décédé des suite d’une blessure venimeuse d’une raie pastenague lors d’un tournage, et non pas d’un coup de mâchoire d’un des animaux qu’il aimait tant capturer.
Ce ténia semble avoir aujourd’hui presque disparu des pays industrialisés en raison de la facilité pour les services vétérinaires à le détecter. (Crédits : Roberto J. Galindo)
Beaucoup plus petit que le crocodile, mais non moins redoutable car invisible, arrive en dixième position, le ténia ou ver solitaire. Le Taenia saginata (hôte intermédiaire du bœuf) comme le Taenia solium (hôte intermédiaire du porc) touchent les êtres humains, lorsque ceci ne cuisent pas suffisamment la viande. Une fois installé dans le corps, ce parasite se loge dans les intestins et absorbe directement les aliments qui y passent. Sans traitement, il continue de grandir jusqu’à dix mètres. Il arrive aussi qu’aucun symptôme ne se déclare avant plusieurs années. À son palmarès annuel, 2 000 personnes meurent.
Connu sous l’Égypte antique, en -3150
Tout aussi minuscule par sa taille, le scorpion tue 3 500 personnes. Installé dans le midi de la France et en Corse, le pédipalpe n’est alors pas dangereux pour l’homme. En revanche, les piqûres de quelques espèces d’Afrique ou d’Amérique du Sud peuvent être fatales. Se cachant dans les endroits frais des pays chauds (sous les pierres, à l’ombre, sous les lits…), ils sont responsables de plus d’un million de piqûres par an, dont 4 500 deviennent fatales selon GEO. Le buthus occitanus est très répandu au Maghreb. Son venin neurotoxique peut occasionner une douleur intense au point d’injection, de la fièvre, des vomissements et des troubles du rythme cardiaque pouvant conduire à la mort.
L’affection qu’apportent les réduves est aussi appelée trypanosomiase américaine car elle sévit en Amérique latine : Chili, Brésil, Mexique, Argentine… (Crédits : DR)
La mouche Tsé-Tsé et le réduve sont vecteurs de la « maladie du sommeil ». La première frappe majoritairement dans les pays d’Afrique subsaharienne. Elle touche près de 70 000 individus par an et en tue 15 %, mais peut être soignée, si elle est diagnostiquée rapidement. Quant aux punaises mangeuses de sang, les réduves, porteurs de trypanosomes, provoquent la maladie de Chagas. Les stigmates de ce dernier remontent à l’Égypte ancienne où des traces de cette maladie ont été retrouvées sur une momie de plus de 4 000 ans. Transmise à l’homme, et d’après les estimations, six à sept millions de personnes sont infectées par T. cruzi, dont 13 000 en meurent selon l’OMS.
Toujours se méfier de l’invisible
Un ver sévit massivement dans les zones tropicales ou subtropicales, il s’agit d’ascaris lumbricoides, ou ver ascaris. À l’origine de l’ascaridiase, une maladie liée à l’eau et à l’hygiène. Contractées majoritairement par les enfants, les infections qu’elle provoque touchent « jusqu’à 10 % de la population en développement […] et occasionnent environ 60 000 décès par an », suivant les chiffres de l’OMS. D’ailleurs, un rapport en parle déjà en 1967. Plus proche de nous, le plus fidèle ami de l’homme. L’Organisation mondiale de la santé stipulait qu’en 2007, la rage était le dixième facteur de mort par contamination chez les homo sapiens. Si elle peut être véhiculée par de nombreux animaux, les plus concernés restent les chiens. En Europe, la maladie a été éradiquée grâce à la vaccination préventive, elle continue de faire entre 40 000 et 70 000 décès par an.
La rage est une encéphalite virale grave. Après apparition des symptômes, elle est létale dans la quasi-totalité des cas. Cette infection est hautement contagieuse par morsure et transmissible de l’animal à l’homme. Selon l’OMS, elle cause environ 59 000 décès chaque année dans le monde. (Crédits : Guido Gautsch/Flickr)
Le ver hématophage qu’est le schistosome parasite certains mollusques d’eau douce. Transmis à l’homme, il provoque différents types de bilharziose ou schistosomiase. Cela peut engendrer des varices œsophagiennes, qui en éclatant entraînent des hémorragies internes mortelles. Très répandu en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et Amérique du Sud, il est à l’origine de la plus forte pandémie parasitaire dans le monde, après le paludisme, infectant 261 millions de personnes en 2013. Il est à l’origine de 20 000 à 200 000 décès par an selon l’OMS.
3 578 espèces de moustiques
En troisième position, les serpents. « Bien qu’on ignore le nombre exact de morsures, on estime qu’elles concernent 5,4 millions de personnes chaque année et qu’il y a jusqu’à 2,7 millions de cas d’envenimement », assure assure l’organisation. Elle sont la cause de 81 000 à 138 000 décès au moins et d’environ trois fois plus d’amputations et d’autres incapacités définitives, ce par manque d’accès aux soins ou aux dispositifs anti-venin. L’être humain est second car il tue presque un demi-million de ses semblables chaque année, environ 475 000.
Originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, le moustique tigre (Aedes albopictus) s’est adapté au milieu urbain en profitant d’une multitude de récipients (vases, pots, bidons, gouttières…) dans lesquels il pond ses œufs. (Crédits : WikiImages/Pixabay)
Le dernier, mais non le moindre, n’est autre que le moustique avec près de 800 000 décès. La principale maladie est le paludisme, mais il en existe de multiples (Dengue, Chikungunya, Zika…). Elle est potentiellement meurtrière car des piqûres de moustiques femelles de l’espèce Anopheles infectées, transmettent des parasites. La malaria est évitable et l’on peut possiblement en guérir. En 2019, l’estimation est de 229 millions de cas sur Terre. Le nombre évalué de morts s’est élevé à 409 000 en 2019. « Les enfants âgés de moins de cinq ans constituent le groupe le plus vulnérable touché par le paludisme ; en 2019, ils ont représenté 67 % des décès, soit 274 000 », affirme l’OMS.
L’être humain est un mammifère, pour autant il évolue à une vitesse bien moindre que tous les autres. Dans la vie, nos qualités sont nécessaires à notre survie. Les différentes espèces qui peuplent les cinq continents font preuve de propension à l’ingéniosité. L’aspect des avions est une copie de la forme des oiseaux, la résistance des cartons alvéolés est issue des mathématiciennes que sont les abeilles, la flottabilité des radeaux comme ceux des fourmis de feu…
Si les dancings, bars de nuit ou discothèques sont les lieux idéaux pour rencontrer, les salles de sports le sont désormais. La danse est une manière de se démarquer de nos congénères, d’attirer, ou d’inciter une personne à s’accoupler avec vous., la faune a recours à d’autres tours et de malice. Dans la nature pléthore d’individus usent de rusent et d’artifices pour obtenir les faveurs de leur muse, qu’elle soit de l’instant ou pour la vie.
De la danse à l’amour, il n’y a qu’un pas
Il en est un qui n’a rien à envier à Michael Jackson : le Manakin à cuisses jaunes (Ceratopipra mentalis). Il arbore une couleur prédominante noire, un plumage rouge corail sur sa tête en plus de la teinte de ses cuisses. Endémique à l’Amérique du Sud, il vit au Mexique et en Amérique centrale. Il se lance dans une danse langoureuse pour faire chavirer le cœur de sa bien-aimée.
Il se lance dans une parade nuptiale haute en couleur, car il claque ses ailes et exécute une danse qui s’apparente au « moonwalk ». Mais il n’est pas le seul à faire preuve de techniques peu communes pour susciter de l’intérêt de sa future partenaire.
Le flamant rose prélève une huile qui est sécrétée par une glande qui se trouve tout près de sa queue. Il la tamponne littéralement sur toutes ses plumes pour les hydrater et leur donner un aspect brillant, un véritable gloss. Le maquillage n’est donc pas l’apanage de l’être humain. Après le pas de danse, ou parade nuptiale, mettant en mouvement le corps entier, et que deux Flamants roses se plaisent, ils s’éloignent discrètement de leur groupe pour aller se reproduire. (Crédits : Bình Nguyễn/Pixabay)
Tous deux construisent le nid de leur poussin qui viendra au monde, un mois plus tard. Un autre oiseau, le « manakin à ailes blanches », sait conter fleurette à sa mie. Originaires d’Amérique du Sud, ils font partie de la seule espèce de manakin à pouvoir reproduire le son du violon. Contrairement à ce que vous pouvez penser, la mélodie qu’ils émettent ne provient pas de leurs cordes vocales, mais de leurs ailes.
Il les agite à une vitesse exceptionnelle de cent mouvements par minute, qu’il élève au-dessus de son dos.
En comparaison, le colibri adulte ne dépasse jamais les cinquante claquements d’ailes, quant aux moineaux pas plus de treize sur la soixantième partie d’une heure. Leurs plumes recréent les notes de musique des instruments à cordes frottées lorsqu’elles se touchent entre elles.
Ils seraient en mesure de produire pas moins de quatorze sons différents à chaque battement, selon la professeure en Biologie évolutive Kimberley Bostwick de l’Université Cornell. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’au moment propice de la reproduction, il sautille de branche en branche, agitant vigoureusement ses ailes au-dessus de son dos, espérant qu’une femelle l’entende et se joigne enfin à lui.
(Crédits : David Monroy Rengifo)
À cet instant, le nouveau-né est le plus exposé, car il ne peut pas encore se tenir debout. Pour autant, une capacité transmise de génération en génération est la faculté à se tenir debout, une heure après sa venue au monde. La durée de vie d’une girafe est de 20 à 30 ans. « Sur la base de cette nouvelle taxinomie, toutes les girafes, sauf deux sous-espèces, seraient considérées comme vulnérables, en danger ou en danger critique d’extinction. À travers toute l’Afrique, les populations ont diminué de près de 40 % en trois décennies. Il ne resterait plus qu’environ 110 000 girafes sur la planète », écrit Joshua Foer. (Extrait de l’article « Girafes » publié dans le numéro 241 du National Geographic Magazine.)
Ne pas se fier au féroce Zorille du Cap
La Zorille du Cap — non, ce n’est pas une faute de frappe — est aussi désignée sous le nom de Ratel. Elle ne semble pas si impressionnante, mais il reste somme toute un animal féroce. Elle tient sa place chez les mustélidés, à ne pas confondre avec la mustébouée, le Pokémon. Ils sont des mammifères carnivores généralement sanguinaires et nocturnes, au corps étroit et allongé, bas sur pattes, parmi lesquels on compte la belette, le blaireau, l’hermine, la loutre, la moufette (connue également comme sconse ou skunks), le putois, le vison.
Sa particularité est sa profonde résistance, due à son métabolisme, à certains venins de reptiles. Mordue par un serpent, elle sera seulement affaiblie. Et si elle perd connaissance, elle se relèvera « frais comme un gardon».
Sa témérité à se frotter a des scorpions, et d’autres animaux bien plus grands que lui, lui octroie la qualité d’être tenace. Sa peau dure possède plusieurs millimètres d’épaisseur, lui conférant une bonne protection contre les dards du porc-épic, les piqûres d’abeilles et de puissants coups de patte.
On trouve la zorille du Cap dans le sud et l’ouest du continent africain. Surnommée le « blaireau à miel », elle est d’un courage exemplaire, elle préférera combattre ses prédateurs au péril de sa vie, plutôt que de prendre la fuite. (Crédits : DR)
L’élasticité de son corps — tel un chat retombant sur ses pattes — l’autorise à se contorsionner de sorte que, saisie au cou par un prédateur, elle est capable de se retourner et de le mordre à son tour. De plus, sa faculté à courir en arrière lui permet d’échapper à ses agresseurs pour mieux les attaquer ensuite. Ses longues griffes acérées déchirent sans peine ses proies et sa puissante mâchoire peut facilement broyer une carapace de tortue. Son incroyable ténacité fait reculer lions, léopards, crocodiles et autres cobras.
Ne pas juger un livre à sa couverture
La fourmi de feu (Solenopsis invicta) est un petit insecte. Originaire d’Amérique du Sud, son corps de couleur rouge-brun mesure entre 2 et 6 mm. Une reine produit de 800 à 2 000 œufs par jour. Une colonie mature compte jusqu’à 400 000 ouvrières. Par le biais des cargos de marchandises, cette espèce a fortuitement migré aux États-Unis en 1930, en Australie, il y a deux décennies, puis au Japon en 2017.
Elle y est à l’heure actuelle considérée comme une entité envahissante et nuisible pour l’Homme et les espèces endémiques. Détail, elle est extrêmement difficile à éradiquer. Elle résiste à des températures jusqu’à -10 degrés Celsius. Elles sont l’une des 266 genres de fourmis Solenopsis. Si c’est une variété très commune, ces dernières sont beaucoup plus agressives que la plupart d’entre elles.
Elles sont réputées pour posséder l’un des venins les plus irritants au monde (1,2 sur l’échelle de Schmidt). Ses piqûres « ardentes » (NDLR D’où le nom de fourmi de feu) provoquent de fortes douleurs, des démangeaisons, voire plus.
Les fourmis de feu peuvent dévorer leur proie jusqu’à l’os. Elles ne mordent pas, mais piquent. Sous le phénomène de « Lyse », elles procèdent à l’injection du venin sous la peau et détruisent les cellules. (Crédits : Bình Nguyễn/Pixabay)