Étiquette : Propagande

  • Le conflit Russo-ukrainien se déroule aussi sur la toile

    Le conflit Russo-ukrainien se déroule aussi sur la toile

    Le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine est quasiment entrée dans son sixième mois. Les informations d’un côté comme de l’autre doivent être prises avec intelligence pour ne pas céder à la propagande, quelles qu’elles soient. À ce jeu, un homme de 48 ans vient d’être mis en arrêt par la police ukrainienne. L’opération a été rendue publique vendredi peu avant 13 h. Un développeur d’un site affichant des ressources pros russes risque jusqu’à 10 années de prison. La procédure de justice pourrait amener d’autres chefs d’accusation.

    C’est le bureau du procureur de la ville de Khmelnytsky qui est en charge de la procédure. Un homme de 48 ans, dont l’identité n’a pas été révélée due au secret de l’instruction, a installé à son domicile un équipement sur lequel il administrait les ressources web qu’il aurait créées. Le volume total dudit contenu de propagande s’élevait à plus de 100 téraoctets, explique la police ukrainienne.

    Nombreuses photos et des vidéos sur des formations militaires, la promotion des idées de création de la soi-disant « Novorossiya », et de fédéralisation ainsi que la popularisation du « monde russe ». La guerre de la communication fait rage.(Crédits : Cyberpolice ukrainienne)

    Le flux du site était visité par plus de 350 000 utilisateurs par jour. Les différents sites de propagande ont été mis hors services et hors ligne par les forces de l’ordre. Une procédure pénale a été ouverte en vertu de l’article 436-1 (production et distribution de symboles communistes et nazis et propagande des régimes totalitaires communistes et nationaux-socialistes [nazis]) du Code pénal ukrainien. Le suspect risque jusqu’à neuf ans d’emprisonnement pour ce chef d’accusation.

  • La Guerre, késako ? (deuxième partie)

    La Guerre, késako ? (deuxième partie)

    Il existe un discours, une langue qu’apprennent les officiers supérieurs dans l’Art de la Guerre, cours dispensé à l’École de Guerre. Il peut paraître abscons, obscur ou incompréhensible que les conflits devenant des Guerres soient régis par un langage, voir de bonnes manières. C’est ainsi qu’il apparaît une stratégie, une conduite de l’armée, terme utilisé à tort et à travers dans le domaine civil. Il n’y a également pas de gentils et de méchants, mais des belligérants ou neutre dans un conflit comme une guerre.

    Les guerres ne sont plus politiques, mais religieuses, ou écologiques, mais sans nul doute climatiques selon l’évolution de notre planète et de nos comportements dans les années à venir. « Quelque soit le projet sur lequel on s’affronte, religieux, économique, idéologique, à partir du moment où il y a enjeu de pouvoir, entre collectivités, nous sommes dans le domaine politique », martèle Martin Motte. Le plus grand stratège du XIXe siècle Carl von Clausewitz affirmait que « la guerre est la continuation politique par d’autres moyens. La guerre est un caméléon ».

    Il ne faut pas grand chose pour déclencher un conflit, une guerre, vous connaître vous et vôtre adversaire, et le final recherché, le reste est stratégie. La dépêche de « Ems » est un papier qui froissa l’Ego de Napoléon III pour le précipiter dans une guerre, alors que sa préparation n’était pas achevée. (Crédits : DR)

    Le 29 septembre 1806, la Prusse mobilise son armée contre Napoléon. Le capitaine Clausewitz écrivit à sa fiancée qu’il ne doutait pas de la victoire. En quinze jours l’empereur anéantit sa confiance. L’officier est fait prisonnier de guerre, il passera deux ans en France et en Suisse. Il en tirera des enseignements qui changeront à jamais sa vision des conflits. « Le premier, le plus important, le plus décisif acte de jugement qu’un homme d’État, ou un commandant en chef exécute consiste dans l’appréciation correcte du genre de guerre qu’il entreprend, afin de ne pas la prendre pour ce qu’elle n’est pas et de ne pas vouloir en faire ce que la nature des circonstances lui interdit d’être ».

    Culture, communication et stratégie

    La stratégie selon le général André Beaufre est « l’art de la dialectique des volontés employant la force pour résoudre leur conflit. » De son côté le général de Gaulle assurait que « la culture générale est la véritable école du commandement ». Car si vous accumulez des connaissances en histoire, géographie, en politique, en économie sans oublier l’histoire des religions et des philosophies, vous obtiendrez une meilleure compréhension du camp antagoniste. Sun Tzu dans l’art de la guerre, le travail du stratège est de créer des conditions favorables. Puis vient le jeu de dupe, soit cacher ses troupes en les camouflant dans des localités, bois, forêts, ou au contraire laisser croire en intoxicant l’adversaire que les forces sont innombrables.

    « L’opération fortitude de 1944, où les alliés ont déployé des chars factices sur la rive britannique du Pas-de-Calais pour faire croire aux Allemands que le débarquement aurait lieu précisément dans le Pas-de-Calais », distille Martin Motte, Historien et directeur d’étude à l’École pratique des Hautes Études (EPHE). Ici un char américain. (Crédits : DR)

    Dans l’émission spéciale de C politique la suite du 13 mars 2022, le général de division Vincent Desportes, répond à Roger Cohen, journaliste, chef du bureau du New-York Times à Paris indiquant que Poutine serait fou et irrationnel. « Il n’est pas tombé dans quelque chose qui est irrationnel, mais qui fait partie de sa propre rationalité […] Je crois que la plus grande erreur c’est de dire que quelqu’un est fou. Si vous voulez comprendre l’autre vous ne devez pas avoir une explication psychologique, vous devez chercher à comprendre quels sont ses intérêts, quel est son mode de raisonnement », martèle le Général.

    Il a ce que, nous militaire, appelons un final recherché, il s’aperçoit qu’il n’y arrive pas […] il va donc progressivement monter en violence

    Général de division vincent desportes. ancien directeur de l’école de guerre. c pol 13/03/22

    Daphné Rousseau, journaliste à l’AFP, intervenait dans l’émission « C Politique la suite » du 13 mars 2022 sur France5 dont le titre était « L’Ukraine est-elle en train de gagner la bataille des images ? ». Elle indique qu’il est nécessaire de se méfier des images, mots et autres moyens de communiquer, car elle fut confrontée à une scène incroyable, sur le sol ukrainien. Elle raconte que les journalistes de différents médias sont invités par les services secrets ukrainiens à une conférence de presse avec dix prisonniers russes.

    Propagande : nom féminin (latin congregatio de propaganda fide, congrégation pour propager la foi, de propagare, propager). Est l’action systématique exercée sur l’opinion pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines, notamment dans le domaine politique ou social : La propagande électorale. (Crédits : Tayeb Mezahdia/Pixabay)

    « […] Puants, les larmes aux yeux, préparés par un petit briefing, lequel on entendait tout à travers la porte, comprenez ce que vous avez fait, regardez les gens que vous avez tué, vos mères pensent que vous êtes morts… puis ils alignent ces soldats face à des journalistes pour leur faire dire à quel point le président Poutine est fou […] ». La journaliste indique que les campagnes de propagande quelques soit le côté, peuvent et pourraient aller bien plus loin encore, et qu’en tant que journaliste il faut garder la tête froide. Et surtout se méfier des comparaisons, entre les images que les médias partagent et ce que vit la population, car il n’y a aucune mesure, et surtout coller le plus au réel.

    La stratégie avant tout

    Pour Sun Tzu, la planification stratégique doit commencer par l’étude des cinq facteurs fondamentaux que sont l’influence morale, les conditions météorologiques, le terrain, l’autorité du général et la doctrine. Tout dépend de votre force et de votre aptitude à communiquer dans le sens premier du terme. Ainsi la victoire découle d’une appréciation correcte du rapport de forces, chaque protagoniste se doit de fausser la perception de son adversaire en usant de dissimulation, de ruse et d’intoxication (opération fortitude) : « Proche, faites croire que vous êtes loin, et loin, que vous êtes proche ». La provocation est un moyen comme un autre. Bismarck en 1870, trafiquait la fameuse « dépêche d’Ems » pour humilier Napoléon III et le forcer à déclarer la guerre à la Prusse alors que l’armée française n’avait pas fini ses préparatifs.

    Il obéit forcément à un mode de raisonnement

    Général de division vincent desportes. ancien directeur de l’école de guerre. C pol 13/03/22

    « Plus près de nous, il est probable qu’Al-Qaïda, en frappant le World Trade Center, a voulu pousser les États-Unis à une réaction irréfléchie, et de fait l’invasion de l’Irak n’a guère servi leur image internationale… », note Martin Motte. Le principal ennemi n’est pas celui auquel nous pensons. Comme dans la vie quotidienne, la seule limite est celle que vous vous imposez. « Connaissez l’ennemi et connaissez-vous vous-même ; en cent batailles, vous ne courrez jamais aucun danger. Quand vous ne connaissez pas l’ennemi, mais que vous vous connaissez vous-même, vos chances de victoire ou de défaite sont égales. Si vous êtes à la fois ignorant de l’ennemi et de vous-même, vous êtes sûr de vous trouver en péril à chaque bataille ».

    En ordre rangé

    L’idéal dicte l’ordre des priorités. Ainsi, il faut s’attaquer à la stratégie de l’ennemi, et ne surtout pas le sous-estimer en le prenant pour fou. Chaque individu possède son raisonnement, il peut être à l’inverse du vôtre contradictoire, loufoque, voire grossier, mais il existe. L’entendre est saisir la voie de la réussite, le comprendre, la victoire. Transformer votre point faible, par ruse, tactique ou stratégie et rendre celui-ci votre plus grand atout. Autrement dit, manœuvrer pour inverser le cours de la bataille, afin d’obtenir une supériorité locale alors que vous êtres infériorité globale. « En conséquence, le général avisé veille à ce que ses troupes se nourrissent sur l’ennemi, car un boisseau de vivres pris à l’ennemi équivaut à une vingtaine des siens ».

    L’art de la guerre peut s’apparenter aux échecs. Votre ouverture fixe l’attention de l’adversaire, ce qui vous rend extraordinaire est d’exploiter cette fixation en portant ailleurs un coup auquel l’ennemi ne s’attend pas. (Crédits : Rick Brown/Pixabay)

    Alors, pour sortir d’un conflit, d’une guerre, il faut comprendre le but du belligérant adverse, ne pas le prendre pour fou, ne pas le sous-estimer, cerner son raisonnement… mettre en contraste l’histoire de la région, des peuples, ethnies, religions, politiques qui font ce qu’ils sont. Comme il est impossible de comparer l’Europe avec son histoire, à travers les siècles et confronter celle des États-Unis, sans adjoindre l’Histoire des Amérindiens. La guerre à son école, dont l’enseignement est distillé par des individus ayant les capacités à transmettre à d’autres, militaires, ayant la faculté de l’enregistrer et de l’appliquer sur le terrain. À suivre…

  • Nous mentent-ils ?

    Nous mentent-ils ?

    Le mensonge, qu’il soit pieux, dans le but d’être utile ou agréable, d’éviter un chagrin, afin de ne pas blesser, ou encore par obligation, par conservation de secret professionnel ou d’État, reste un mensonge. Ce qui dérange est la multiplication et la fréquence des mensonges, car croire devient difficile, voire impossible. L’expression « à force de crier au loup » prend tout son sens dans un monde contemporain dit de « communication ». D’autant que les grands de ce monde aiment les belles phrases alambiquées, pour ne rien dire.

    Mais d’où vient ce mot mentir, et sa conséquence verbeuse qu’est le mensonge ? Le verbe mentir est apparu au Xe siècle. Du latin « mentiri », il donne pour vrai, affirme ce qu’on sait être faux. Le nom issu du verbe est un mensonge, c’est la vérité, bref… Ce nom est issu du bas latin « mentio », de même sens, explique l’Académie française. C’est un propos contraire à la vérité, tenu avec dessein de tromper, voici le mensonge.

    Les affaires « Alfred Dreyfus » et « François Mitterrand »

    La première affaire est l’arrestation, la condamnation et la dégradation du Lieutenant-Colonel Alfred Dreyfus (1859-1835). En 1892, Édouard Drumont fondateur du journal La Libre Parole (avec en sous-titre « La France aux Français »), antidreyfusard, nationaliste et antisémite, il est le créateur, avec le marquis de Morès, de la Ligue nationale antisémitique de France. Député d’Alger de 1898 à 1902, il est l’une des principales figures historiques de l’antisémitisme en France. Il est d’ailleurs le premier à annoncer à mots couverts l’arrestation d’Alfred Dreyfus.

    Presse, antisémite, calomnie

    Le journal affichera cette une (voir ci-contre) après les deuxièmes procès et la condamnation de Dreyfus le 10 septembre 1899. Ce dernier est accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne et passe devant le conseil de guerre le 19 décembre 1894.

    Le 5 janvier 1895, il est dégradé dans la cour d’honneur de l’École militaire de Paris devant une foule haineuse criant « À mort Judas ! Mort au juif ! » Il sera réhabilité le 12 juillet 1906.

    L’affaire « François Mitterrand »

    L’autre se passe quelques années ultérieurement. Le 16 octobre 1959, un commando tire à la mitraillette sur la voiture du sénateur de la Nièvre, François Mitterrand. Près du jardin du Luxembourg, à Paris, il échappe à l’attentat en se réfugiant dans le jardin de l’Observatoire. Son sang-froid est célébré dans les jours qui suivent. Pourtant les soupçons changent de direction. « Le Sénat va lever son immunité parlementaire et Mitterrand sera inculpé. Mitterrand, la fausse victime, le menteur, accuse le coup. Des amis le voient pleurer, le pensent proche du suicide », raconte Claude Askolovitch sur France Inter.

    Ce qui est sûr, c’est que le mystère reste entier. L’ancien gaulliste devenu poujadiste Robert Pesquet — ayant avoué l’organisation de l’attentat et rencontré François Mitterrand auparavant — est-ce qu’il l’a fait avec la complicité de François Mitterrand pour remettre ce dernier au cœur du jeu politique ? Ou pour discréditer le futur président de la République. À vous de vous faire une idée.

    (Crédits : DR)

    Tchernobyl, mensonge d’État français

    Le 26 avril 1986, le réacteur numéro quatre de la centrale de Tchernobyl explose. 650 000 militaires, pompiers, mettront dix jours à maîtriser l’incendie. Sous la présidence de François Mitterrand, et Jacques Chirac Premier ministre, en place depuis cinq semaines, une politique du silence est mise en place pour ne pas ébranler la confiance des Français quant au nucléaire. « Il y a ce que l’on appelle un lobby du nucléaire, c’est-à-dire qu’il y a des gens qui ont des énormes intérêts financiers à ce que le nucléaire, soit bien perçu par la population », explique Jean-Claude Bourret, présentateur du journal télévisé (1975-1987).

    À l’époque, l’éminent professeur Pierre Pellerin du SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants), sous la tutelle de la ministre Michèle Barzach, ministre de la Santé et de la Famille. « Je voudrais bien dire, ici, clairement, que même pour les Scandinaves la santé n’est absolument pas menacée […] ça ne menace personne, sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l’usine et encore […] », martelait le professeur. Même la journaliste et présentatrice du bulletin météo Brigitte Simonetta se veut rassurante : « En France, l’anticyclone des Açores s’est développé, la météo affirme qu’il restera jusqu’à vendredi prochain suffisamment puissant pour offrir une barrière de protection. Il bloque en effet toutes les perturbations venant de l’est. » (Crédits : DR)

    nuage, nucléaire, Tcheernobyl

    Interrogée pour le magazine en 2002, elle explique avoir fait de son mieux avec les informations reçues. « Je me demande si à l’époque je n’ai pas fait preuve d’incompétence, j’éprouve des remords avec ce que l’on sait maintenant […] », raconte-t-elle dans l’émission Secrets d’actualité présentée par Laurent Delahousse. Pour autant, comme l’explique les paroles de la chanson « Né en 17 À Leidenstadt » de Jean-Jacques Goldman : « Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens… ».

    Le nuage est passé sur la France

    Aujourd’hui, la vérité est crue, le nuage est bien passé sur la France contrairement à ce que disait l’État. Jean-Claude Zerbig, ingénieur au commissariat à l’énergie atomique (1965-1998) à Saclay, en région parisienne. « Toutes les alarmes étaient en déclenchement, ça sonnait de partout et les gens ne voyaient pas du tout d’où ça pouvait venir », soulignait l’ingénieur en se rappelant du 1er mai 1986. Dans la caserne d’Ajaccio, le déclenchement du détecteur de radioactivité sonne à 10 h 20 selon la main courante de la caserne le 2 mai 1986.

    Panneaux, personnages, image

    Nice-Matin écrivait dans son édition du dimanche 4 mai 1986 : « Ajaccio : un étrange nuage a enveloppé, avant-hier soir le centre-ville d’Ajaccio, lui donnant pendant quelques minutes un aspect fantomatique […] L’appareil en provenance de Paris, à 21 h 35 et celui venant de Nice, à 22 h, n’ont pas pu se poser sur la piste de Campo-dell’Oro, la visibilité étant inférieure à 200 m ».

    Le 6 mai 1986, une missive arrive de l’hôtel de Villeroy : « Le territoire français a été totalement épargné, affirme le communiqué du ministre de l’Agriculture », François Guillaume. Corine Lalo, journaliste grand reporter intriguée se rend à la frontière franco-allemande, tous les chiffres lui sont donnés sur l’ampleur de la catastrophe. La vérité arrivera le 10 mai 1986, sur le plateau de Jean-Claude Bourret.

    (Crédits : Gerd Altmann/Pixabay)

    « L’omission est-elle un mensonge ? » Elle est l’action d’omettre, manquer à faire, à dire une chose. Du côté du droit, c’est un terme de jurisprudence qualifiant le manquement à une chose exigée par la loi, et qui, dans certains cas, entraîne la nullité. En droit, cela va bien plus loin. La non-dénonciation de crime est un délit. (À ne pas confondre avec la délation, qui est une dénonciation inspirée par l’intérêt, la haine, le désir de nuire ou le sectarisme). Le fait, pour quiconque ayant connaissance d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni, de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende (Code pénal, art. 434-1). Lorsque le crime visé au premier alinéa de l’art. 434-1 constitue une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation […] la peine est portée à cinq ans d’emprisonnement et à 75.000 € d’amende (Code pénal Art. 434-2).