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  • Cyber : de La Poste à l’ancien chef des services secrets géorgiens

    Cyber : de La Poste à l’ancien chef des services secrets géorgiens

    La fin de l’année 2025, deux affaires sonnent le glas. Toutes deux liées à la sécurité numérique et aux pratiques illicites font la une des médias. D’un côté, une cyberattaque de type DDoS de grande ampleur revendiquée par des NoName057 (16), hackers pro-russes contre La Banque postale. De l’autre, l’arrestation en Géorgie de l’ancien chef des services de sécurité nationale. Ce dernier est accusé d’avoir protégé des centres d’appels frauduleux opérant à l’échelle mondiale. Ces deux affaires démontrent que les enjeux ne sont plus techniques, mais aussi géopolitiques et judiciaires.

    Tandis que France Travail est une nouvelle fois la victime d’attaques cybernétique, les fuites de données de l’année se terminant affolent une fois de plus les compteurs. Mais c’est aussi l’impact de plus en plus prégnant des attaques visant l’Europe et la France.

    Une attaque informatique au cœur des fêtes

    La Banque Postale a été la cible d’une cyberattaque de type DDoS. La durée exceptionnelle admet que les personnels derrière NoName057 (16) ont profité de moyens considérables. Car la moyenne des attaques par déni de service dure quatre heures. Le groupe pro-russe, Noname057 (16), a revendiqué la responsabilité de cette attaque. La Poste confirme que les opérations, nombreuses durant cette période de fêtes de Noël, avaient été interrompues.

    Pour tout un chacun, ce genre d’attaque cybernétique est courante. Pour les autorités françaises, elle n’est pas un simple acte. Cela s’inscrit dans un contexte d’actions hostiles. Ce qui évoque à mots couverts le terme de Warfare. Les conflits armés perdurent comme celui entre l’Ukraine et la Russie, mais le terrain numérique prendre de plus en plus de place. D’ailleurs, dans le classement 2025 établi par l’Acled, l’Ukraine ne figure qu’à la onzième place des conflits les plus dangereux et violents.

    Le Myanmar (2e) est le conflit le plus fragmenté au monde, avec plus de 1 200 groupes armés distincts qui auraient été impliqués dans au moins un événement violent. Le Pakistan (10e) est devenu plus dangereux pour les civils au cours des 12 derniers mois […] Haïti (8e) est devenu plus meurtrier et dangereux pour les civils (plus de 4 500 Haïtiens ont été tués.).

    (Crédits : Mikhail Nilov/Pexels)

    Face à ces perturbations, le parquet de Paris a saisi l’Unité nationale cyber (UNC) ainsi que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour enquêter. NoName057(16), entité prorusse supposément démantelée en juillet, a effectué, depuis 2023, plus de 2 200 attaques contre des entités françaises. La Poste a quant à elle été la cible, déjà en février 2024, du groupe Turk Hack Team.

    Les hackers pro-russes et l’arène cybernétique européenne

    Pour se fondre dans l’arrière-boutique de cette attaque, il faut replacer Noname057 (16) dans le paysage. Ce collectif éclate sur le devant de la scène internationale au début de l’invasion de l’Ukraine en 2022. Depuis, leur marque de fabrique est la cyberattaque de type DDoS contre des institutions européennes. Dès qu’une nation appuyait d’une manière ou d’une autre l’Ukraine, elle se voyait visée par ce type d’attaque cyber.

    Bien que l’opération internationale Eastwood réussit à démanteler une partie de l’infrastructure et a arrêté certains membres, le groupe continue d’opérer. Non loin de la frontière russe, Killnet, un autre groupe pro-russe, revendique une cyberattaque contre plusieurs sites gouvernementaux bulgares. En répression au soutien militaire à l’Ukraine.

    Grigol Liluashvili arrêté

    Tandis que l’Europe fait face à des attaques attribuées ou revendiquées à des groupes pro-russes, une affaire de sécurité résonne au cœur du Caucase.

    Les procureurs géorgiens ont procédé à l’arrestation de Grigol Liluashvili, ancien directeur du Service de sécurité d’État (SSG) de Géorgie. Les faits reprochés sont des allégations de corruption liées à la protection de « scam call centers ». Ces derniers seraient des centres d’appels frauduleux ciblant des victimes dans le monde entier. Selon la mise en accusation, le prévenu aurait accepté des pots-de-vin d’un montant avoisinant 1,365 million de dollars, versés par l’intermédiaire de son cousin.

    Depuis mai 2022, 35,3 millions de dollars auraient été escroqués à plus de 6 100 victimes à travers le monde. Une enquête bien antérieure mettait au jour leur existence au sein de la capitale géorgienne, Tbilissi, à quelques mètres du siège de la SSG.

    (Crédits : Harsch Shivam/Pexels)

    Dans l’entourage du prévenu, certains hauts responsables politiques ont fait l’objet de perquisitions ou d’arrestations. « En octobre, les autorités ont également perquisitionné les domiciles d’un ancien Premier ministre, d’un ancien procureur en chef, et de Liluashvili, entre autres. Le cousin de Lilouashvili, Sandro Liluashvili, a été arrêté pour fraude et blanchiment d’argent. » Ce qui remémore l’affaire de corruption en Ukraine des dernières semaines. Si Liluashvili est déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés, il encourt la peine maximale de 15 ans de prison selon le droit géorgien.

    Des enjeux qui dépassent les frontières nationales

    Dans un contexte géopolitique préoccupant, où les tensions s’expriment également par des moyens numériques, les cyberattaques sont partie intégrante de la guerre dite hybride. Ces deux affaires tracent une ligne de front mouvante entre cybersécurité et criminalité économique. La cyberattaque contre l’institution « La Poste » illustre combien les infrastructures numériques modernes sont des cibles, capables de perturber des services essentiels à grande échelle.

    Les défis que rencontrent les gouvernements pour protéger leurs citoyens, leurs données ainsi que les entreprises contre des acteurs qui opèrent à l’échelle internationale sont multiples.

    L’affaire géorgienne rappelle que la criminalité liée aux télécommunications et aux technologies peut bénéficier de complicités internes. Ce même à des niveaux élevés de l’appareil d’État, ce qui fragilise la confiance dans les institutions.

    « L’enquête, basée sur 1,9 téraoctet de données divulguées obtenues par SVT, a identifié deux réseaux de centres d’appels frauduleux opérant en provenance d’Israël, d’Europe de l’Est et de Géorgie », explique l’OCCRP.

    (Crédits : Fernando Arcos/Pexels)

    Tout devient une arme. Le doute permet la manipulation des foules, elle devient par sa destruction une arme de propagande, ou des théories du complot deviennent des vérités. Parallèlement, des affaires comme celle de Géorgie illustrent la frontière entre crimes économiques. Tant et si bien que la frontière séparant corruption et cybersécurité s’étiole et devient floue.

  • Europol a lancé Eastwood contre NoName057(16)

    Europol a lancé Eastwood contre NoName057(16)

    Une opération conjointe au niveau international est lancée dès le 14 juillet 2025. La cible d’Europol n’est autre que le réseau cybercriminel NoName057(16). De très nombreuses autorités judiciaires sont intervenues dans les opérations simultanées. Une grande partie de l’infrastructure de ce groupe d’activistes pro-russes est désormais hors service. NoName057(16) est apparu en mars 2022. Les attaques cybernétiques de type DDoS visaient des sites WEB et des institutions outre-Atlantique et en Europe, comme en Suisse.

    Europol, à travers le communiqué, indique le déroulement de l’opération. La France, en septembre 2024, subissait les attaques dudit groupe. « Le centre régional Centre-Val-de-Loire, les sites de l’open data de Marseille et de Sortir à Marseille, la ville de Nice ainsi que la métropole de Nantes sont visés le lundi 2 septembre 2024 via des attaques par déni de service (DDoS). »

    Mandats d’arrêt émis

    De nouvelles personnes viennent de rentrer sur le tableau des personnes les plus recherchées en Europe. Les conséquences de l’opération Eastwood conduisent à la perturbation « d’une infrastructure d’attaque composée de plus de cent systèmes informatiques dans le monde entier tandis qu’une grande partie de l’infrastructure centrale de serveurs du groupe a été mise hors ligne. »

    Plusieurs pays ont émis des mandats d’arrêt. La Suisse, à travers le ministère public de la Confédération (MPC), a « étendu la procédure pénale à ces trois personnes et lancé un mandat d’arrêt à leur encontre […] ».

    La Suisse avait subi des attaques de type DDoS les 15 juin et 25 novembre 2023, en janvier 2024 et 2025 (World Economic Forum), mais également lors du concours Eurovision de la chanson, le 16 mai 2025. L’Espagne, via la Guardia Civil, arrête, il y a tout juste un an en juillet 2024, trois hacktivistes présumés.

    (Crédits : Capture d’écran/Eumostwanted)

    L’opération Eastwood conduit à deux arrestations, plusieurs mandats d’arrêt émis par l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne. Mais également vingt-quatre perquisitions, dont une en France. Une grande partie de l’infrastructure de NoName057(16) est mise hors ligne, avec la perturbation de 100 serveurs à travers le monde.

  • Une rentrée sous les cyberattaques en France

    Une rentrée sous les cyberattaques en France

    Diverses cibles françaises sont la cible d’attaques par déni de service. Le but est de surcharger les serveurs pour rendre inopérant ledit site WEB. Si, certains affirment ne pas avoir subi de vol de données, elles sont souvent comme le magicien, une diversion. De Reims à Nantes, jusqu’à Marseille, de nombreuses infrastructures sont touchées. Les services compétents sont à pied d’œuvre pour rétablir les services. Des cyberattaques pour obtenir de l’argent, perturber une entité ou un pays en représailles des actions ou soutiens.

    La rentrée des classes s’effectue à peine, que les cyberattaques de tout type n’ont pas pris de vacances. En premier lieu, le groupe NoName057(16) affiche de nombreuses attaques de type DDoS sur des cibles françaises.

    La France ciblée par NoName057(16)

    Une fois de plus, les différentes entités sur l’hexagone sont victimes de cyberattaques. Les revendications vont bon train. Le site de la ville et de l’agglomération de la ville de Reims est le denier exemple en date. Elle est la réponse au soutien à l’Ukraine de la France.

    Le centre régional Centre-Val-de-Loire, les sites de l’open data de Marseille et sortir à Marseille, la ville de Nice ainsi que la métropole de Nantes sont visés le lundi 2 septembre 2024 via des attaques par déni de service (DDoS). Selon la collectivité, aucune donnée n’aurait été volée. Le site est à nouveau consultable le lundi à 21 h 30.

    C’est également le cas de la Préfecture de Police selon les revendications.

    Un seul des sites affichés admet des difficultés encore. Le site bien pratique de la circulation en temps réel sur l’île de la Réunion.

    Le lendemain, 3 septembre 2024, la ville de Reims et son agglomération sont touchés. Ils saturent le trafic pour empêcher son fonctionnement.

    Le jour de la rentrée des classes, l’université de Reims Champagne-Ardenne subissait une « attaque massive de Bots ». Mais les villes de Strasbourg, Bordeaux, Le Havre, Montpellier et Lille sont épinglées.

    (Crédits : capture d’écran/NoName057(16))

    Aujourd’hui, le 4 septembre le groupe affilié à la Russie rends momentanément les sites des villes de Nîmes et Angers hors ligne. Celles concernant l’Autorité de régulation des transports, du ministère de la Justice, de l’ONAC semblent contenues. Seuls les sites de la direction interministérielle du numérique et de l’alerte sur les réseaux sont en dysfonctionnement.

  • Cinq hackers présumés arrêtés en Europe

    Cinq hackers présumés arrêtés en Europe

    Les jeux Olympiques de Paris 2024 mettent la capitale française sous les lumières des projecteurs. C’est l’événement sportif mondial attendu des dernières années. Il pourrait être aussi le plus exposé aux cyberattaques. Bien qu’il n’y ait pas besoin d’un tel événement pour que la France et ses entreprises soient ciblées. Des arrestations ont lieu en Espagne, avec trois personnes liées au groupe NoName057(16), un jeune de 17 ans qui échangeait données personnelles contre cryptomonnaie et au Royaume-Uni, un autre de 17 ans pour appartenance à Scattered Spider.

    Alors que les jeux Olympiques de Paris 2024 ont commencé, malgré la densité des forces de l’ordre sur la capitale française, ils œuvrent encore partout ailleurs. En Espagne, comme en Angleterre ont eu lieu des arrestations.

    Trois hacktivistes présumés de NoName057(16) arrêtés


    La Guardia Civil arrête trois personnes en Andalousie à Séville, Huelva et au sein des îles Baléares à Manacor. Leurs domiciles perquisitionnés, du matériel informatique et divers documents d’intérêt ont été saisis.

    Le trio d’individus est soupçonné d’avoir exercé des cyberattaques par déni de service distribué (DDoS). Les cibles sont des institutions stratégiques espagnoles, comme d’autres pays membres de l’OTAN.

    Depuis le début du conflit armé entre l’Ukraine et la Russie, le groupe admet qu’il « répondra de manière proportionnée aux actions hostiles et ouvertement anti-russes des russophobes occidentaux », relate le manifeste fondateur.

    L’entité mène des attaques DDoS contre des sites web d’organisations publiques comme privées. Ils visent notamment les secteurs gouvernementaux et infrastructures dites critiques. Tout ce qui est donc essentiel. (Crédits : interior.gob.es)


    Ils usent de leur propre conception, DDoSia, pour les cyberattaques effectuées par le groupe NoName057 (16). Ainsi cet hacktivisme est dirigé vers les différents pays adoptant une position pro-Ukrainienne dans le contexte de ce conflit armé. Malgré l’arrestation des trois affidés présumés, les cyberattaque et revendication ne s’interrompent pas. « Another of our friends hacked the Spanish website of the Spanish company MONTAJES COFIVENT and mined the data😈 ». Avec à la clé 21 fichiers téléchargeables, dont treize semblent vides de la société ibérique Cofivent..

    Les Mossos d’Esquadra arrêtent Alcasec à Madrid


    Les Mossos d’Esquadra avec la Guardia Civil détiennent Alcasec, l’auteur présumé de cyberattaque de la compagnie Hola Luz en 2022. Son arrestation date du 18 juin 2024. L’intrusion non autorisée a eu lieu les 26 et 27 octobre 2022.

    Le jeune homme est libéré il y a un an (2023), grâce à sa collaboration avec la justice. Il est l’auteur présumé du vol des données de 37 000 clients de l’entreprise Hola Luz. Données qu’il aurait ensuite vendues en échange de cryptomonnaies.

    José Luis Huertas, 20 ans connu sous le pseudonyme d’Alcasec, est une troisième fois arrêté depuis ses seize ans en 2020.

    Selon les forces de l’ordre, le suivi des paiements en cryptomonnaies a permis de découvrir son implication présumée dans la cyberattaque contre Hola Luz. Alcasec est d’ailleurs considéré comme un expert en cryptomonnaies. (Crédits : Mossos d’Esquadra)


    Mis à la disposition de la justice espagnole le 19 juin 2024, le jeune homme est en détention provisoire dans l’attente de son procès. Il est soupçonné d’être derrière le moteur de recherche Udyat, l’Oeil d’Horus. Il permet d’obtenir des données personnelles et sensibles,

    Scattered Spider, BlackCat et Quilin


    Il y a presque un an, les casinos Caesar Palace et MGM Resorts aux États-Unis subissaient une cyberattaque. L’enquête a permis d’arrêter un suspect, en Angleterre. La police des West Midlands en collaboration avec le FBI détient un adolescent de 17 ans. « […] les chercheurs pensent que le groupe de pirates est composé d’adolescents et de jeunes adultes anglophones âgés de 16 à 22 ans », écrivait très justement Bleeping Computer.

    « Nous avons arrêté un jeune homme de 17 ans originaire de Walsall en relation avec un groupe mondial de cybercriminalité en ligne, qui a ciblé de grandes organisations avec des ransomwares et a accédé à des réseaux informatiques », communique la police de West Midlands.

    Microsoft affirme que Scattered Spider use du ransomware Qilin dans ses cyberattaques. En premier lieu, ils auraient utilisé le ransomware BlackCat avant Qilin. Ce dernier émerge la première fois en août 2022, sous le nom d’Agenda, puis rebaptisé un mois plus tard.

    Le suspect a été placé en garde à vue. Il est soupçonné de chantage et d’infraction à la loi sur l’utilisation abusive de l’informatique (Computer Misuse Act). (Crédits : Linda78/Pixabay)


    Le groupe cybercriminel Scattered Spider a ajouté le ransomware Qilin à ses outils et en use lors de ses attaques. « Au cours du deuxième trimestre de 2024, acteur de la menace motivé par des raisons financières, Octo Tempest, notre acteur de la menace de rançongiciel le plus étroitement suivi, a ajouté RansomHub et Qilin à leurs charges utiles de rançongiciel dans des campagnes », déclare Microsoft lundi 15 juillet 2024.

  • Cyberattaques d’entreprises portuaire et de transports aux Pays-Bas, du fournisseur Internet de 72 communes en Allemagne

    Cyberattaques d’entreprises portuaire et de transports aux Pays-Bas, du fournisseur Internet de 72 communes en Allemagne

    Les conflits ne se déroulent pas seulement par des forces armées. Ils se produisent également sur le WEB. Ainsi la politique, la géopolitique ont un lien étroit avec l’actualité sur la toile. Si le ou les auteurs de l’attaque par ransomware des municipalités allemandes ne sont pas encore connus, l’identité de l’attaquant des entreprises aux Pays-Bas l’est : NoName057(16). Les attaques cybernétiques sont aussi des offensives contre un pays en fonction de la conjoncture, des conflits ou des divergences d’opinions.

    Les Pays-Bas vont débloquer une enveloppe d’un demi-milliard d’euros pour acheter et livrer des munitions à l’Ukraine, a annoncé Kajsa Ollongren, la ministre de la Défense des Pays-Bas, lors de sa visite en Ukraine. Elle indique que les Pays-Bas souhaitent continuer à fournir « un flux constant de munitions » à Kiev, car les combats ne peuvent continuer que dans le cas où leurs besoins en munition perdurent assure la ministre. La réponse des organisations pro-russes ne s’est pas fait attendre. Suite au conflit armé entre l’Ukraine et la Russie, des attaques des systèmes d’information sont perpétrées. L’annonce effectuée par la ministre néerlandaise de la Défense, jeudi 2 novembre 2023, ne déroge pas à la règle.

    Le groupe revendique les attaques des sites néerlandais, mais pas seulement. Des entreprises allemandes, italiennes suédoises ou tchèques. Si les Pays-Bas ont contribué à hauteur de 2 milliards d’euros, un article de Le Monde stipule que la France aurait participé pour 3,2 milliards d’euros. (Crédits : Capture d’écran/NoName057(16))

    Par des attaques de déni de services (DDoS), les opérateurs derrière NoName057(16) revendiquent et affichent leurs méfaits. Ainsi les attaques étaient dirigées vers le port de Den Helder, Allgobus et Arrival. Si le site WEB du port est de nouveau opérationnel, ce n’est pas le cas pour les deux autres victimes.

    Impossible d’accéder aux différents sites. Le groupe NoName057(16) avait attaqué l’administration suisse ainsi que l’Assemblée nationale en 2023.(Crédits : capture d’écran/Arriva)

    En plus la compagnie ferroviaire Arriva Netherlands, filiale de la Deutsche Bahn, a eu quelques sueurs froides dernièrement. Un hacker éthique a contacté l’entreprise pour leur dévoiler une faille. Celle-ci se trouve dans le formulaire de contact explique Wilbert Elting sur le site de Leeuwarder Courant. Les personnes malveillantes pouvaient accéder aux prénoms, noms, aux adresses électroniques, aux numéros de téléphone et dates de naissance des voyageurs ayant utilisé le formulaire dernièrement. Le formulaire a été mis hors ligne. « Une fois que nous aurons rétabli la sécurité, elle sera de retour en ligne », assure Tineke Witteveen pour la compagnie.

    72 municipalités allemandes attaquées par ransomware

    Une attaque massive durant la nuit du 29 au 30 octobre 2023, a paralysé les administrations dans plusieurs villes et districts de l’ouest de l’Allemagne. Pas moins de 72 municipalités sont ainsi limitées dans leurs mouvements des systèmes d’information. Un groupe de hackers inconnu a chiffré les serveurs du fournisseur de services municipaux local, Sodwestfalen. Les communes sont principalement dans l’État de Rhénanie du Nord-Westphalie, dans l’ouest de l’Allemagne. Le communiqué s’efforce d’être transparent sur l’actualité de Southwestphalia.

    Heureusement, les réseaux sociaux permettent de prévenir les usagers de l’indisponibilité des services en ligne. Les remises en marche des différents ordinateurs révèlent leurs lots de problèmes. Les autorités assurent les citoyens de mettre tout en œuvre pour le rétablissement, mais qu’il peut prendre un certain temps.

    L’Office fédéral allemand pour la sécurité de l’information (Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik ou BSI) est au fait de l’incident, et une enquête est en cours. The Record explique que les procureurs allemands ont déclaré aux médias locaux qu’ils s’employaient actuellement à déterminer l’ampleur des dommages, quels services étaient touchés et qui étaient responsables de l’attaque. Ils s’attendent à une « enquête complexe et longue ».

  • BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    Lundi 27 mars 2023, le site de l’Assemblée nationale a été mis hors ligne quelques heures. Une attaque par déni de service distribué (DDoS) est à l’origine du dysfonctionnement. L’attaque cybernétique serait l’œuvre du groupe #NoName057 (16). L’entité qui se revendique prorusse affiche sur le réseau Telegram ses attaques. La réforme des retraites engagée par le gouvernement français, n’est en rien l’élément déclencheur. Le soutien de la France à l’Ukraine serait le grief.

    Durant la majeure partie de la journée de lundi, le site WEB de l’Assemblée nationale affichait « Le site est actuellement en maintenance ». L’attaque serait due au soutien de la France à l’Ukraine. Ce, dans le conflit qui l’oppose à la Russie depuis plus d’un an. Le groupe pro-Kremlin est à l’origine d’une série d’attaques DDoS au cours des derniers mois. Ses victimes sont notamment des aéroports polonais et des sites WEB administratifs après que Varsovie ait livré des chars Leopard à l’Ukraine. Des cibles existent au Danemark, en République tchèque, Finlande et en Lituanie relate Politico.

    Le message affiché par le site de l’Assemblée nationale à la suite de l’attaque DDoS revendiquée par le collectif NoName057 (16), ce lundi 27 mars 2023. (Crédits : Capture d’écran)

    L’accès au site de la chambre basse a été rétabli aux alentours de 17 heures, le 27 mars. L’attaque « est restée circonscrite à l’accès au site et n’a pas eu de conséquences sur son fonctionnement […] ni sur les données des parlementaires et des agents », relate l’Assemblée dans un communiqué de presse.

    Le groupe d’opérateurs derrière NoName057 (16) ciblait plusieurs banques danoises lors d’une attaque par DDoS mardi 10 janvier 2023. Parmi elles figuraient certaines des plus grandes institutions financières, dont la Jyske Bank et la Sydbank. (Crédits : Johan Wessman/CC BY 3.0)

    Selon le dernier rapport publié par l’ENISA, la crise russo-ukrainienne définit une nouvelle ère pour la cyberguerre et l’hacktivisme. « Le paysage des attaques DDoS, à l’instar de ce qui s’est passé pour COVID-19 après 2019, a été affecté par les changements géopolitiques introduits par la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a débuté le 24 février 2022 lorsqu’une série d’attaques coordonnées a été lancée contre le gouvernement ukrainien et les institutions financières. »

    Le ransomware Play News revendique l’attaque de BMW France. Selon toute vraisemblance, les opérateurs laissent jusqu’au 9 avril 2023 à l’entité pour négocier. Passé ce délai, les données seront probablement publiées comme c’est le cas pour La Cave Beblenheim ou le cabinet d’expertise comptable Paillet & associés par LockBit 3.0. (Crédits : capture d’écran)

    Lundi 27 mars 2023, c’est également le système informatique de l’entreprise Séché Environnement qui était victime d’une cyberattaque. L’origine de cette attaque n’est pas encore identifiée, mais Séché Environnement a déposé plainte explique France Bleu.