Une tentative d’escroquerie sévit en Espagne depuis le début du mois de mars 2023. Comme partout, l’inflation grimpe. Comme en France, une aide est distribuée à la population sous condition de ressources. Le montant est de 200 euros. Il n’en faut pas plus pour sorte de leurs tanières, les escrocs. À travers des SMS, une campagne de smishing vise à voler les données personnelles et bancaires. Comme la fraude au CPF en France, les malfaiteurs jouent sur la non-possibilité de distribution de l’aide.
Sous couvert de manque d’informations, les escrocs vous demandent de cliquer sur le lien pour confirmer. Vous arrivez sur un faux site, plus ou moins, bien réalisé. Il vous y est demandé de compléter vos informations. De la même façon que par courriel, le smishing usurpe l’identité d’entreprises ou d’institutions. Ils se servent ensuite pour tenter de se connecter à vos différents comptes.
⚠️#ALERTA ‼️ Detectada campaña de #smishing suplantando a la Agencia Tributaria. Solicita actualizar la información de pago para recibir una ayuda económica de 200€ del Gobierno. #NoPiques, el objetivo del fraude es robar datos personales y bancarios.https://t.co/e8hexhXPb5pic.twitter.com/MPcH5rUK6f
Si par méconnaissance, ignorance, inadvertance vous avez visité l’URL et complété les informations, il faut contacter votre banque. Sur plusieurs mois, il faudra surveiller vos comptes et porter plainte auprès des organismes. Les criminels ont effectué une copie de l’organisme visé, la Agencia Tributaria.
Dans le formulaire, il est notifié de remplir votre nom complet, le numéro de téléphone, l’adresse, code postal. Mais également votre numéro de carte bancaire, la date d’expiration de la carte, code de sécurité et code PIN de la carte. En cas de doute, il faut jouer de son bon sens, ou contacter l’organisme directement. (Crédits : Oficina de Seguridad del Internauta)
Les malfaiteurs jouent sur le fait qu’il ne reste que quelques jours, jusqu’au 31 mars 2023, pour compléter sa demande, pour un versement trois mois plus tard.
Une campagne de SMS frauduleux se répand comme une traînée de poudre en France. Des témoignages sur les différents réseaux sociaux indiquent que des individus sont dubitatifs. Ainsi, elles expliquent vouloir appeler leurs propres caisses d’assurance maladie pour en avoir le cœur net. Ces tentatives apparaissent dans différents domaines au même degré que pour le compte personnel de formation. Elle peut exister également par tout autre moyen électronique de communication.
La dépendance à l’ultra-communication tant à montrer des limites, celles des êtres humains ayant accès à cette technologie. Rien à voir avec l’intelligence, les diplômes, mais avec l’incrédulité et la naïveté des individus.
« Quoi ? C’est qui cette Amélie ? », s’étonna Mme Kharéson
« Tu sais l’assurance maladie en ligne, Améli quoi ! »
« Ah », rougit-elle
« Elle me demande de remplir ce formulaire pour renouveler mes droits sur ma carte vitale »
« Quel gros bêta tu fais ! Tu es capable de me coller sur des faits historiques, mais sur un smartphone… », s’esclaffa sa tendre épouse, sans terminer sa pensée pour ne pas froisser le pauvre hère.
« Je t’explique », renchérit-elle.
Les liens peuvent afficher de nombreuses combinaisons avec en vedette « assurance maladie ». Ne cliquez pas dessus ! (Crédits : DR)
Suite aux fuites des différentes attaques informatiques, les opérateurs malveillants usent et abusent des renseignements volés. Ayant accès aux e-mails, adresses, numéros de téléphone… ils envoient des milliers, des centaines de milliers voire des millions de SMS comme celui-ci. Ils comptent sur la probabilité qu’un certain pourcentage de personnes clique sur l’hyperlien et remplisse naïvement leurs données. Ils peuvent aussi le faire par courriel.
J'ai reçu le même SMS, il y a 48 heures . Je vais appeler la sécu demain, car rien d'indiqué sur le site Ameli .
La personne a le bon réflexe, celui de joindre au plus vite l’organisme pour confirmer, et informer le cas échéant l’assurance maladie.
Jamais l’assurance maladie en ligne, la fameuse Ameli, ne te contactera directement par SMS. Tu pourras recevoir une notification t’invitant à te connecter à ton compte par courriel sur l’adresse e-mail que tu as complétée dans le formulaire de contact. Mais sans afficher un hyperlien.
Il existe de nombreuses méthodes et façons de gagner de l’argent. Le vol de données en est une, fraude au compte personnel de formation (ci-dessus) la création de vrai faux papier d’identité, de carte d’assurance maladie, de permis de conduire, sont autant de moyens pour des personnes malveillantes d’amasser illégalement de l’argent, à vos dépens. (Crédits : DR)
Les banques, les mutuelles, en fait tous les organismes qui ont un accès à vos données n’ont aucunement besoin de vous contacter par SMS, par courriel, pour que vous puissiez confirmer votre code de carte bancaire, votre mot de passe, etc. Toutes ces choses doivent rester secrètes.
Plus d’un demi-million de Françaises et Français affectées. Après la divulgation détectée en Bretagne, il y a quelques mois de cela, c’est encore une fois une fuite des données de santé qui potentiellement se retrouve sur la toile. Le secteur de la santé reste une cible de choix pour les cybercriminels, à l’instar de Lapsus$ et l’attaque du ministère de la Santé brésilienne, en 2021. Hasard du calendrier, quand en France, le gouvernement vient de lancer sa campagne pour « Monespacesanté », et que les premiers mails et courriers parviennent aux assurés de l’hexagone.
L’organisme annonce dans un communiqué avoir détecté une fuite de données affectant 510 000 de ses affiliés. Elle spécifie également que parmi les données dérobées se trouvaient « des données d’identités (nom, prénom, date de naissance, sexe) ainsi que des données relatives aux droits (déclaration d’un médecin traitant, attribution de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale d’État, éventuelle prise en charge à 100 %) ».
En l’état des investigations, qui se poursuivent, 510 000 assurés sont concernés par cette fuite de données. Ceux-ci seront informés individuellement de cet incident et sensibilisés au risque accru d’hameçonnage dont ils pourraient faire l’objet. (Crédits : capture d’écran/Assurance maladie)
L’Assurance Maladie précise avoir détecté le phénomène aux alentours du 11 mars 2022, et explique que les adresses IP utilisées pour réaliser cette collecte d’informations ont été immédiatement bannies et les comptes compromis réinitialisés. Il ressort des premières analyses que les opérateurs ont pu se connecter à 19 comptes de professionnels de santé dont les adresses e-mail avaient été compromises. Elle indique que les personnes concernées par cette fuite de données seront prévenues individuellement et « sensibilisées au risque accru d’hameçonnage dont ils pourraient faire l’objet ». L’Assurance Maladie a adressé une notification à la CNIL le 16 mars 2022 et dépose ce jour une plainte pénale.
Mon espace Santé
Hasard du calendrier, les premier courriels concernant « Mon espace santé » sont arrivés sur les boites mail cette semaine, en fonction de l’échéancier préétabli. Il contient « un Dossier médical partagé (DMP), ou espace de stockage et de partage d’informations médicales, une messagerie sécurisée, un agenda ainsi qu’un catalogue de services numériques de santé. » Selon le Ségur du numérique en santé, son ambition affichée est de « généraliser le partage fluide et sécurisé de données de santé entre professionnels et usagers pour mieux soigner et accompagner. » À l’instant même où des comptes de professionnels de santé viennent d’être « piratés ». Sera-t-il protégé à 100 % ? Rien de plus simple, la réponse est non. Je suis catégorique, car, je me suis amusée à effectuer le MOOC l’ANSSI. Vous y trouverez l’ensemble des informations pour « vous initier à la cybersécurité, approfondir vos connaissances, et ainsi agir efficacement sur la protection de vos outils numériques. Ce dispositif est accessible gratuitement. Le suivi intégral de ce dispositif vous fera bénéficier d’une attestation de réussite. » Il n’a pas vocation à déterminer votre choix sur « Mon espace santé », mais de voir plus clair sur ce qu’est l’Internet.
La fuite ne concernerait pas « les coordonnées de contact (e-mail, adresse, téléphone) et coordonnées bancaires, ainsi que les données relatives aux éventuelles pathologies/maladies et à la consommation de soins, ne sont pas concernées », assure l’organisme. (Crédits : capture d’écran/Assurance Maladie)
Deux points de vue vont alors s’affronter. Le premier est l’individu ultra connecté, qui ne peut pas faire un pas sans son ordiphone, ou smartphone. « Plus besoin de s’embêter à tout apporter à chaque visite médicale. Quand on a des enfants, c’est pratique. Dès que c’est opérationnel, je le ferais », explique une personne interrogée. De l’autre, des voix, comme la Quadrature du Net s’alarme. « Nous avons passé en revue les fonctionnalités de Mon Espace Santé et force est de constater qu’elles présentent des insuffisances alarmantes en matière de respect du consentement et de gestion des données de santé. » Vous avez le choix d’accepter la création, ou de vous y opposer. À défaut de choix, votre espace sera crée automatiquement. Si vous faites machine arrière, et que vous souhaitiez clôturer votre espace santé « vos données seront conservées 10 ans. Vous pouvez demander la suppression de toutes vos données, de celles de votre enfant ou de la personne majeure dont vous assurez la représentation lors de la clôture de Mon espace santé. » Votre choix sera le bon, car il est celui qui vous convient le plus.
Les chercheurs en sécurité informatique de NordVPN ont découvert que plus de 4 millions de cartes bancaires sont en vente sur le dark web, le tout à des prix dérisoires. Si les États-Unis sont les plus touchés, la France n’est pas en reste avec plus de 150 000 unités concernées. Une fois n’est pas coutume, mais la population de l’hexagone ne tiendra rigueur de pas être les premiers. Les Françaises et Français ne sont pas les plus à plaindre, pour autant il est nécessaire de suivre les mouvements sur son compte bancaire.
Malgré l’apparition des cartes « antifraudes » depuis 2018, et la mise en place de l’authentification forte en France depuis le 15 mai 2021, la revente de coordonnées bancaires ne tarit pas d’offres sur l’Internet. Habituellement, les opérateurs obtiennent les informations en attaquant de gigantesques bases de données issues d’e-commerce, ou par hameçonnage comme en septembre 2021, pour les clients le Crédit Agricole relatait Le Parisien. En 2020, « la fraude aux transactions scripturales atteint un montant global de 1,28 milliard d’euros pour près de 7,8 millions de transactions frauduleuses, ce qui représente une hausse sur un an de 8,4 % en valeur et de 4,2 % en volume. Cette progression des montants fraudés est portée principalement par le virement et dans une moindre mesure par les paiements par carte », stipule le rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement 2020.
Sur le sol français, le nombre de cartes a évolué de 60, 6 à 72, 7 millions en moins de dix années. (Crédits : Pete Linforth/Pixabay)
Les chercheurs en cybersécurité de NordVPN relatent que des pirates ont déniché un autre moyen de trouver des numéros de cartes bancaires, et sans avoir à pénétrer dans lesdites bases. Il s’avère que les individus malveillants procèdent à des attaques par force brute pour deviner les numéros des cartes bleues. Cette technique consiste à tester chaque combinaison possible d’un mot de passe, d’une clé, d’un identifiant ou ici des numéros d’une carte bleue, pour en prendre le contrôle. Ils y parviennent grâce à la norme de ces cartes. Les chiffres suivent un modèle prédéfini, facilement déductible. Par exemple, les deux premiers indiquent le fournisseur du service financier, tels que VISA ou Mastercard, tandis que le dernier chiffre est une somme de vérification.
Les six premiers chiffres désignent l’émetteur de la carte. Cette suite commence par un 4 pour Visa, 5 pour Mastercard et 3 pour American Express. Les neuf suivants sont ceux identifiant la carte. Ils représentent jusqu’à 1 milliard de combinaisons. Le dernier chiffre est celui appelé « le code d’authenticité ». (Crédits : Kevin Phillips/Pixabay)
Le dernier chiffre, et pas le moindre est « obtenu en appliquant une équation aux 15 premiers chiffres, et, il est uniquement utilisé pour déterminer si des erreurs ont été commises lors de la saisie du numéro de la carte bancaire », détaillent les chercheurs dans un schéma. Quand au code CCV, ou cryptogramme visuel, celui qui se trouve à l’arrière de votre carte bleue, il n’est composé que de trois chiffres. Les personnes les plus expérimentées sont capables de réduire drastiquement le nombre de chiffres qu’ils doivent deviner, puis vérifier pour trouver votre numéro. Des chercheurs de l’université de Newcastle précisent « qu’une attaque par force brute pourrait ne prendre que six secondes pour trouver la bonne combinaison ».
Depuis près de six mois, pour régler ses achats en ligne, et la plupart du temps, vous êtes soumis à une authentification forte. (Crédits : Kredite/Pixabay)
Les chercheurs ont découvert à minima 4 481 379 de cartes bancaires en vente sur le dark web, à un prix moyen de 17 dollars chacune. En analysant les données disponibles, NordVPN ajuste que sur les cartes volées, les États-Unis arrivent premier, avec 1 561 739 unités. Les anciens membres de l’Union européenne ne comptent que 134 607 cartes pour des résidents britanniques. Les Français ne sont pas en reste avec 154 016 cartes bancaires devinées proposées à la vente. Ces dernières sont pour 78 441 d’entre elles des Visa, 49 549 des Mastercard, et 2 353 des American Express. « Les utilisateurs ne peuvent pas faire grand-chose pour se protéger de cette menace, à moins de s’abstenir complètement d’utiliser leur carte », stipulent les chercheurs, qui suggèrent aux usages d’avoir l’œil sur les mouvements suspects dans leurs relevés.
C’est une sensation désagréable, voire vexante. « Non, pas moi ?!? » Pourtant, s’il est une chose, hors mis devant la mort et au sein des cabinets d’aisances, où nous sommes tous égaux, c’est bien devant devant la malveillance, la malhonnêteté de tout un chacun. Elles sont multiples, car les canaux le sont avec. Courriel, SMS, impôts, signalement de contenu pédophile sur votre ordinateur, loterie…Comment déjouer les tentatives d’escroqueries ? Quelle conduite à tenir ? Que faire ?
Je viens vous conter une histoire qui m’est arrivée, il n’y a pas plus d’une huitaine. Créant une annonce pour la vente d’un véhicule d’occasion sur un site bien connu en France, Le Bon Coin pour ne pas le citer, des coordonnées sont visibles et consultables par n’importe quel quidam. Ce qui est plus que logique pour que les potentiels acquéreurs contactent le vendeur. Rien de choquant de prime abord, et pourtant. Une personne s’adresse au propriétaire dudit véhicule par message, une discussion s’engage, où l’individu demandant la confirmation du prix fixe de la voiture, il se décide de l’acheter sans même l’avoir vu. Dès cet instant, il faut mettre l’alerte en vigilance (première méfiance). Puis sous prétexte d’« être en déplacement durant deux semaines » l’homme se propose de régler la moitié de la somme par transfert (deuxième méfiance). Alors que le site le Bon Coin suggère un paiement sécurisé, afin d’éviter les arnaques.
La Poste n’autorise pas l’envoi d’argent en liquide par le biais de ses services. Les billets de banque et les pièces métalliques de monnaie font même partie des objets interdits par l’entreprise au même titre que les produits stupéfiants ou encore les articles de contrefaçon. (Crédits : capture d’écran)
Comme convenu, il transmet des documents par voie électronique avec un message. Puis en ces termes, tente de prouver sa, soi-disant, bonne foi :
Les malfaiteurs présumés fonctionnent à l’identique, jouant sur la corde sensible. Mais pour autant, il faut garder la tête froide, jamais la Banque Postale ne vous demandera de confirmer sur un numéro de téléphone mobile une transaction qui plus est pour renvoyer de l’argent. (Crédits : capture d’écran)
Soyons diligents, et naïfs. Je vérifie sur l’application d’une société de transferts de fonds de Western Union, via suivi de transfert. Tout me parait correct, car validé par la couleur verte de l’espoir. De ce fait, par un beau samedi matin, je me rends, tout guilleret, aux bureaux de la poste de Chauvigny, profitant par la même du marché qui s’y tient. Après avoir rempli en bonne et due forme les documents nécessaires au retrait d’argent, je les propose à la préposée.
Après avoir appâté le poisson, le pêcheur resserre petit à petit l’étau autour du coup de sa potentielle victime. (Crédits : capture d’écran)
Celle-ci après avoir vérifié les données, elle me tient ces propos : « Comment dire, il n’y a rien sur ce transfert, par un seul centime ». Une discussion s’instaure, expliquant le pourquoi du comment. Quelques dizaines de secondes plus tard, nous nous retrouvâmes tels des chalands à déambuler entre les fumets, criés et autres plaisirs, au milieu du marché. À cet instant, je me fais plus naïf que je ne suis, bien que l’humilité est un sentiment et un état d’esprit à user chaque jour. Je me permets d’envoyer une réponse pour connaître la réaction du soi-disant acquéreur.
Le message qui mit le feu aux poudres. (Crédits : capture d’écran)
C’est après l’avoir reçu que l’individu m’appelle avec un autre numéro de portable, sûrement un téléphone prépayé comme dans les films d’espionnage. Les échanges qui suivirent furent hauts en couleur. En premier lieu, il m’ordonna à mots couverts de le mettre en relation avec la personne propriétaire de ladite voiture. Je refusais catégoriquement, il commence à s’énerver, devenir désobligeant. Lorsque je lui explique que la préposée confirme l’absence de l’argent, il répond « vous n’avez pas suivi les instructions, et vous me traitez de voyou ? » Durant onze minutes, le monologue non du vagin, mais de la vente s’éternisa. « Puisque c’est comme ça, je vais retirer l’argent, tant pis pour vous », me dit-il pour me faire paniquer. N’étant pas dupe, je fis mime d’abonder dans son sens, et de respecter à la lettre lesdites instructions… que je ne fis pas, bien entendu. Désappointés, mais heureux d’avoir débusqué tels des furets, les malhonnêtes gens, ils ne nous restent qu’à regagner nos pénates, forts de cette expérience.
Tout semble normal. Le service client de Western Union, agréable au demeurant, me confirme que ce transfert n’est pas destiné à la France. Me laissant à demi-mot comprendre que cette méthode d’hameçonnage est fréquente et que la société en souffre, tous comme les consommateurs. (Capture d’écran)
L’après-midi, je me rends à Poitiers au tabac-presse Le Diplomate, situé à l’angle de la rue Carnot et celle du Petit Bonneveau, sachant que ces derniers proposent des transferts tels que celui cité. Sur l’application du commerçant, tout parait valide également. Il me conseille très justement de contacter le service client, et m’invite à l’informer des suites lorsque j’aurais plus de renseignements. Le dimanche, trépasse, après avoir dégusté pendant le dîner, un petit salé et ses légumes, suivis par une tarte aux pommes maison. Ce qui me conduisit à un lundi plein d’enthousiasme. Je décide donc de me rendre à la grande poste, tout près du commissariat de Police de la cité pictave, rue de la Marne. Je suis au fait que le transfert ne contient pas un kopeck, ou du moins pas un qui me soit destiné. Patientant au sein du hall, un préposé me reçoit. Comme tout un chacun, l’employé de la Banque Postale m’indique qu’il ne saisit pas comment cela est possible de voir la supposée transaction validée, et invalidée au même instant. Je quitte la personne et l’ouvrage architectural. J’apprendrais que la transaction existe réellement, mais pas vers un pays situé à côté de la France.
L’attestation d’envoi qui n’est qu’un faux grossier. Une personne de confiance m’invite à observer l’impression entre le Oui et le Non, le fameux numéro de téléphone pour valider le transfert, les frais comme la loi inexistante, qui se veut être une pâle imitation de la Loi n° 2012-354 du 14 mars 2012, bref… (Crédits : capture d’écran)
Comment déjouer les arnaques ?
Attention, tout ce qui est trop beau, est vraisemblablement une imposture, une escroquerie ou une tentative. Un I-Phone 13 Pro Max à 500 euros est un exemple, tout comme le Galaxy Z Fold3 5G à 800 €, ou encore l’OPPO Find X3 Pro 5G à 600 €, fuyez si cela est une annonce d’un vendeur en ligne ! Soyez sur vos gardes ! Demandez à quelqu’un de confiance, ou sur l’Internet dans un moteur de recherche mentionnez les coordonnées fournies, tel le numéro de téléphone. S’il vous apparaît de nombreuses occurrences pour une imposture, c’est sûrement le cas. Des sites référencent les arnaques par le biais des personnes à travers la France, comme par exemple Signal Arnaques. Pareil, lorsque vous recevez un courriel des impôts pour un remboursement, taxe d’habitation, règlement d’impayé… contactez-les… vous serez fixé et rassuré. « Si effectivement une action est requise de votre part vis-à-vis de l’administration fiscale, vous retrouverez cette information dans votre espace privé sur le site www.impots.gouv.fr. De plus, si vous aviez à bénéficier d’un remboursement, celui-ci se ferait automatiquement. Il ne transiterait jamais par votre carte bancaire, mais serait directement versé sur le compte que vous avez enregistré auprès des services fiscaux », assure la DGFIP. Il existe aussi l’arnaque à la loterie, au colis, à l’amour, au signalement de contenu pédophile sur votre ordinateur, au logement, à l’emploi, du scamming.
ATTENTION , grosse arnaque , j’ai reçu mon pli par la poste comme indiqué. J’ai payé la modique somme de 755 € oui vous avez bien compris !!!!! Je me suis connecter avec le code de la carte, voila et maintenant j’attends, j’ai tous simplement perdu 755 € alors faite gaffe
Une victime
Comprenant sans coup férir que cette démarche est de l’arnaque, ou plus véritablement de la tentative d’escroquerie, j’ai contacté Western Union. La personne du service client m’a confirmé que sans transfert d’argent, il ne portait pas les faits à la connaissance de la justice. Que « pour les transferts sans problème, mais qu’il ne faut jamais régler ou se faire payer une somme par ce moyen ». Là où le bat blesse est la somme supplémentaire au montant attendu. Après avoir joint son complice présumé (le directeur fictif d’une Banque Postale) par téléphone, il demande pour assurer la transaction, et la sécuriser de reverser les 180 €. Gaussons-nous, car notre bonhomie entre en jeu. Une fois que vous avez réalisé, en toute bonne foi, le « remboursement » du trop-perçu, vous êtes victime d’une escroquerie. Il est déjà trop tard. Demandez un chèque de banque en horaires d’ouverture, cela vous permettra de vérifier la véracité et solvabilité auprès de la banque concernée.
Quelle conduite à tenir ?
J’ai effectué un signalement sur le portail dédié, et cela va de soi, sur le site marchand. Vous souhaitez déposer plainte ? Plusieurs possibilités, rendez-vous au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez, ou adressez votre plainte par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire de votre domicile.Vous pouvez également déposer une pré-plainte sur le site du ministère de l’Intérieur. Dans les faits que l’on peut signaler, il existe les catégories suivantes :
Pédophilie ou corruption de mineur sur Internet
Incitation à la haine raciale ou provocation à la discrimination de personnes en raison de leurs origines, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap
Menaces ou incitation à la violence
Trafic illicite (stupéfiants, armes, etc.)
Mise en danger des personnes
Incitation à commettre des infractions
Spam
Injure ou diffamation
Escroquerie
Terrorisme : menace ou apologie
« Si vous êtes témoin ou victime de faits nécessitant une intervention immédiate de services de police ou de secours, par exemple : ne agression, un accident, un incendie, vous ne devez pas utiliser ce site, mais composer le 17 sur votre téléphone », rappellent-ils. (Crédits : Gouv.fr)
Pour rappel l’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. L’escroquerie, comme la tentative est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 1 000 000 euros d’amende lorsque l’escroquerie est commise en bande organisée. « Prenez soin de vous, et faites très attention, les malfaiteurs n’ont aucun scrupule. »