Étiquette : Cyberattaque

  • RamsomHub s’attaque au gouvernement du Mexique

    RamsomHub s’attaque au gouvernement du Mexique

    Le délai laissé au Gouvernement du Mexique par les opérateurs derrière le ransomware russophone RansomHub expire lundi 25 novembre 2024. Le groupe revendique avoir dérobé 313 GB de donnée. Les informations seraient de nature confidentielle, financière, assurantielle et contractuelle. Le site est d’ailleurs en maintenance. Ce n’est pas la première fois que le Mexique est la victime de cyberattaques. Déjà en 2022, les six téraoctets volés par les pirates informatiques, Guacamaya faisaient grand bruit.

    Ce mercredi 20 novembre 2024 lors d’une conférence de presse, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum déclare que l’institution enquête sur une cyberattaque présumée contre le bureau des affaires juridiques de son administration. De son côté, le ransomware RansomHub publie des documents sur son site de fuite.

    La publication comme preuve de la cyberattaque est représentée par quatre fichiers sous format JPEG. Deux représentent une même liste de personnes avec prénom, nom du père et de la mère, l’adresse de courriel du Consejería Jurídica del Ejecutivo Federal (CJEF), le numéro de référence fiscale, le RFC (numéro d’imposition), une photo ainsi que leurs lieux de travail.

    Le rôle du Consejería Jurídica del Ejecutivo Federal est l’examen et la validation des instruments juridiques qui sont soumis au Président des États-Unis mexicains, comme les arrêtés, les accords…

    Deux autres documents sont joints. L’un est un accusé de réception de courrier daté du 2 janvier 2023. L’autre est une page de signature sur la fourniture de carburant pour les véhicules à moteur sur le territoire national au moyen d’un service de paiement électronique.

    (Crédits : capture d’écran/RansomHub)

    Le Mexique a déjà fait l’objet de fuite en 2022 par le groupe Guacamay. L’accès non autorisé sur un serveur du ministère de la Défense nationale (Sedena), à travers lequel sont extraits six téraoctets d’informations internes et confidentielles. Soit trois fois plus que les documents des Pandora Papers. Le ou les hackers auraient eu accès à des informations sur des personnalités criminelles, des transcriptions de communications, la surveillance de l’ambassadeur des États-Unis au Mexique, Ken Salazar mais aussi les problèmes de santé de l’ancien président, Andrés Manuel López Obrador.

  • Ransoware : attaques multiples en Argentine

    Ransoware : attaques multiples en Argentine

    Tandis que l’Argentine s’imposait 3 à 0 face à l’Italie, mercredi 1er juin 2022, dans un match de gala disputé à Wembley, deux entités sud-américaines se confrontaient à des cyberattaques rendues publiques. En premier, l’hôpital Julio Cecilio Perrando situé à Resistencia et la société Artear à Buenos Aires essuyait chacun une attaque informatique. Ces incidents des systèmes d’information rappellent celui subit par le Sénat argentin au mois de janvier 2022.

    La province de Chaco voyait son Tribunal supérieur de Justice (TSJ) annoncer que tous les services numériques étaient suspendus jusqu’au dimanche 16 janvier 2022, en raison de lignes de codes malveillantes qui avaient infecté les serveurs. Le 1er juin 2022, l’hôpital Perrando aurait selon les médias eu un message indiquant que pour récupérer leurs données chiffrées, l’organisme de santé devait acquitter une certaine somme.

    Les autorités n’affirment ni ne confirme s’il s’agit d’un ransomware, cependant les données seraient rendues illisibles, et pour pouvoir obtenir la clé de déchiffrement, il serait demandé une rançon, ce qui ressemble trait pour trait à la méthode d’un ransomware. (Crédits : DiarioNorte)

    La directrice, Nancy Trejo, a confirmé l’information au quotidien argentin « Diario Norte » ce qui s’était passé. Elle a toutefois assuré que cette mésaventure « n’affecte pas » les traitements aux bénéficiaires de soins et que les services sont assurés. « Toutes les procédures administratives et judiciaires ont été effectuées. […] les soins ambulatoires et hospitaliers sont totalement garantis. La seule chose à laquelle nous ne pouvons pas accéder est l’historique médical du patient, mais les soins ne sont pas entravés », confirme Nancy Trejo dans une interview accordée à Ciudad Television. Ce qui vient en contradiction à la déclaration d’un professionnel de santé ajustant que « vous ne pouvez pas accéder aux dossiers médicaux ou aux rendez-vous et il est difficile de visualiser des études telles que les tomodensitogrammes ou les radiographies ».

    Le même jour de juin, Artear, a subi une attaque informatique touchant certains de ses systèmes et son réseau de données, selon les médias de la société. Arte Radiotelevisivo Argentino (Artear) est une société appartenant au Grupo Clarín qui se consacre à la production et à la diffusion de diverses chaînes de télévision telles que eltrece, TN, Magazine, Quiero, Volver, Canal á.

    Le quotidien Télam mentionne qu’un gazouillis (ci-dessus) sur le compte de Telenoche, supprimé peu après sa publication, indiquait que « la société, qui possède les principales chaînes de télévision, a subi un piratage apparemment par un groupe russe et pour lequel ils demandaient de l’argent en échange » et en a attribué la responsabilité à un « groupe russe ».

    Bien que la teneur de l’attaque ne soit pas encore connue, une note publiée dans Clarín souligne qu’à l’instant les opérateurs malveillants « n’ont pas demandé de rançon, mais il n’est pas exclu que cela se produise dans les prochaines heures […] ».

  • Cyberattaque chez DIM

    Cyberattaque chez DIM

    Les usines en France sont les victimes collatérales des attaques informatiques. Celle de Massey Ferguson à Beauvais dans l’Oise, maintenant celle de Dim à Autun en Saône-et-Loire vint de placer ses salariés en chômage partiel, ce pour une durée indéterminée. D’après les informations, près de la moitié de l’effectif, qui compte 800 personnes, aurait été contrainte d’arrêter de travailler. Aujourd’hui 31 mai 2022, l’activité de l’usine Autunoise a considérablement ralentie.

    Selon le Journal de Saône-et-Loire, Dim Brands international a été victime d’une cyberattaque le 24 mai 2022, sur les serveurs américains. « Depuis le milieu de la semaine dernière, DBI est confronté à un sérieux incident impactant notre réseau informatique », indiquait le service communication du groupe en ajoutant que « nous avons pris toutes les mesures nécessaires et travaillons activement pour rétablir nos services le plus rapidement possible. En conséquence de cet incident, une partie de nos effectifs a été mise en chômage partiel en attendant de pouvoir redémarrer notre activité. Notre réseau de boutiques continue de fonctionner normalement. »

    Racheté par un fonds d’investissement américain, Regent LP, Dim abandonne le nom qui le rattachait à son précédent groupe, Hanesbrand. Depuis fin février ainsi, Hanes Europe Innerwear s’appellera désormais Dim Brands International (DBI). (Crédits : capture d’écran/DBI)

    Le problème semble toutefois en passe d’être réglé indique France 3. « Une partie des salariés revient sur site cet après-midi », a affirmé DIM à travers son service de communication. Il semblerait que tous les services n’étaient pas encore opérationnels, comme la vente en ligne. « Nous sommes désolés de vous informer que nous devons suspendre momentanément l’expédition de nos commandes. Bien évidemment, tous vos autres points de vente DIM restent à votre disposition. À très vite, l’équipe ecommerce DIM », indique sur son bandeau la marque.

  • Cyberattaque d’écoles publiques au Canada

    Cyberattaque d’écoles publiques au Canada

    Ce qui était décrit comme un « incident à l’échelle du réseau » plus tôt cette semaine est en fait une attaque informatique. La nature de l’attaque n’a pas encore été précisée, mais le district a confirmé qu’elle a touché un grand nombre de ses systèmes informatiques. Par prudence, l’entité pédagogique affirmait que tous les systèmes basés sur Internet, tels que le courrier électronique et d’autres outils éducatifs, étaient hors ligne.

    Les comptes des différents médias sociaux, Facebook, Twitter des écoles publiques canadiennes de Regina serviront pour les communications officielles. Peu avant 11 h, jeudi 26 mai 2022, elles affirmaient qu’« après plusieurs jours d’enquête, il est apparu clairement que la division scolaire a été victime d’une attaque de cybersécurité le 22 mai 2022. » Les informations destinées aux familles des élèves seront communiquées par l’intermédiaire des écoles, affirment les autorités.

    Au niveau des investigations, le district n’est pas en capacité de préciser si des données privées, élèves, enseignants, établissements… ont été exposées. Les parents et tuteurs doivent également s’attendre à recevoir des nouvelles par l’intermédiaire des écoles de leurs enfants. Le ministère de l’Éducation a déclaré qu’il était au courant de la cyberattaque et qu’il comprenait que la division des écoles publiques de Regina « prenait les mesures appropriées pour remettre le système informatique en ligne. » Tout signalement d’absence s’effectuera par voie téléphonique encouragent les écoles. « Les écoles publiques de Regina s’engagent à maintenir l’intégrité de leur infrastructure informatique et à protéger les renseignements concernant les élèves, les familles, les employés et les partenaires. »

  • LV divulguent des données de la banque centrale du Brésil

    LV divulguent des données de la banque centrale du Brésil

    Un tsunami a peut-être eu lieu au pays du pain de sucre. Les opérateurs derrière le ransomware LV divulguent des renseignements appartenant au Centre de recherche et de développement des télécommunications brésilien (CPqD), avec semble-t-il tout ou partie de la base de données de reconnaissance faciale de la Banque centrale. Les attaquants revendiquent avoir volé 1,8 To, et ont divulgué des preuves ce lundi 2 mai 2022, à minuit heure locale.

    Le groupe cybercriminel a publié deux adresses, en guise de preuves, sur leur site de fuite domicilié sur le dark web. Les deux URL donnent accès à plusieurs répertoires. L’un contenant uniquement le sous-répertoire QA, où se retrouve des tests logiciels et processus, puis un autre comportant les sous-répertoires clients, procédures et projets de la banque centrale.

    La banque centrale du Brésil n’a pas encore communiqué sur le sujet. (Crédits : capture d’écran)

    Ils ont également effectué une capture d’écran de VSphere prétendument de CPqD, y compris la carte qui pointe vers toutes les machines virtuelles gérées par cette instance. L’un des écrans publiés montre le stockage d’informations de ladite machine supposée, dans le cas d’un poste de travail sur lequel se trouvent deux périphériques de stockage locaux : un disque de 1,03 To et un disque de 109 Go, en plus d’un stockage réseau de 349 Go.

    Les suppositions vont bon train outre-atlantique, mais l’enquête déterminera l’étendue des dégâts. (Crédits : capture d’écran)

    Selon Renan Peixoto, journaliste au GloboNews, le CPqD serait un système de données blockchain, chargé de stocker les informations d’identité numérique. Le Centre de recherche et de développement des télécommunications est chargé des projets d’identité numérique décentralisés, comme FinID, présenté en mars 2020. L’identité a été présentée à LIFT, un programme coordonné par Bacen, il y a deux ans.

  • L’université américaine de Stratford attaquée

    L’université américaine de Stratford attaquée

    La ville de Stratford avait subi une attaque informatique, quasiment trois années jour pour jour. Les premiers problèmes survenaient le 14 avril 2019. La ville américaine avait choisi de payer 75 091 $ pour mettre fin à une récente cyberattaque. Cette fois c’est l’université qui vient d’être visée par le Ransomware Revil. Ils affirment détenir environ 60 Go de fichiers, passeports, rapports financiers et de nombreuses informations sur le personnel de l’établissement…

    La municipalité avait cédé devant les exigences de l’opérateur, trois jours après avoir été infecté. L’attaquant avait installé un logiciel malveillant sur six des serveurs physiques de la ville ainsi que sur deux de ses serveurs virtuels, puis avait crypté tous les systèmes afin que les membres du personnel ne puissent accéder à aucune donnée. Il réclamait un total de 10 bitcoins qui, à l’époque, étaient évalués à 7 509,13 dollars chacun. Quelques jours plus tard, le 25 avril, les clés de décryptage ont été reçues de l’attaquant, aucune donnée n’avait été compromise assurait les autorités.

    Les opérateurs derrière le ransomware Revil postent sur le site de fuite environ 60 Go. Sur la première partie se trouve l’accès aux budgets, finance, comptabilité confidentielle, des lettres de créance… (Crédits : Capture d’écran)

  • Les centres hospitaliers du GHT victimes d’une cyberattaque

    Les centres hospitaliers du GHT victimes d’une cyberattaque

    Le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Cœur Grand Est subit une attaque informatique. Il comprend 9 établissements, 287 000 habitants, 12 pôles territoriaux, et 450 millions d’euros de budget consolidés. Les GHT ont été créés par la loi de modernisation du système de santé en 2016. La cyberattaque découverte ce mardi 19 avril 2022 touche l’ensemble des établissements. Une rançon de 1,3 million de dollars américains est demandée, par le groupe d’opérateurs américains Spy industrial.

    Ce nouveau groupe de malfaiteurs réclame 1,3 million de dollars américains au groupe hospitalier s’il ne souhaite pas voir les fichiers volés diffusés sur Internet. De plus, ils ne réclament pas l’argent directement aux sociétés victimes de leurs actes malveillants, mais propose de vendre le butin du vol à tout un chacun, pour tout savoir sur leurs adversaires commerciaux.

    Avant tout les victimes représentent 3 370 lits et places d’hospitalisation, 5 831 agents, 287 000 habitants sur le territoire du Groupe Hospitalier Cœur Grand Est. Au sein du GHT, les centres hospitaliers de Verdun Saint-Mihiel (établissement support qui a le rôle de « pilote »), de Bar-le-Duc, de Haute-Marne, de Saint-Dizier, de Vitry-le-François, de Montier-en-Der, de Wassy, de Joinville et le Centre Hospitalier Spécialisé de Fains-Véel. Si la prise en charge des patients n’a pas été affectée, des données administratives ont été volées, indiquait le groupement sur France-Bleu.

    Au total 28,7 GB d’informations sensibles tels numéros de sécurité sociale, coordonnées bancaires… ou encore, dossiers médicaux. L’entreprise touchée par l’offensive informatique, n’est pas maître de son destin. Puisqu’ils ne demandent par de rançon aux victimes, mais s’adressent aux potentiels acheteurs… (Crédits : capture d’écran)

    « La cellule de cyberveille du ministère de la Santé, l’ARS Grand Est et les services de police spécialisés sont en soutien du GHT Cœur Grand Est ». Une plainte va être déposée. Le Service Veille ZATAZ a pu constater dans les propos des pirates plusieurs faits inquiétants. « Ils expliquent permettre aux “concurrents” de tout savoir, et le cas échéant, de couler/ruiner la victime », explique Damien Bancal.

    « Grâce à nos informations, vous pouvez refuser de vous associer à un partenaire sans scrupules, révéler les secrets de vos concurrents et de vos ennemis et gagner des millions de dollars en utilisant des informations privilégiées », revendique Industrial Spy. Ils affichent également une citation qui serait de Nathan Mayer Rothschild : « Celui qui possède l’information, possède le monde ».

    Il existe trois types de vente sur le site d’Industrial Spy. Le Premium, accessible sept jours, avant, s’il n’est pas acheté, déplacé dans la section général. Mis à un prix bas et plus accessible. La dernière étape est dans le domaine libre, diffuser gratuitement sans être effacée des bases de données du site de fuite. (Crédits : capture d’écran)

    Sur leur site de fuite sur le Darknet, il explique que « vous pouvez y acheter ou télécharger gratuitement des données privées et compromettantes de vos concurrents. Nous publions des plans, des dessins, des technologies, des secrets politiques et militaires, des rapports comptables et des bases de données de clients. Toutes ces données ont été recueillies auprès des plus grands sociétés, conglomérats et entreprises du monde entier, quelle que soit leur activité. Nous recueillons des données en utilisant la vulnérabilité de leur infrastructure informatique. »

  • L’entreprise Dedalus condamnée à 1,5 million d’euros d’amende

    L’entreprise Dedalus condamnée à 1,5 million d’euros d’amende

    Une fuite de données médicales qui avait fait grand bruit dans la presse et les chaumières. Le 23 février 2021, une divulgation d’informations massive concernant près de 500 000 personnes a été révélée dans les médias, qui mettait en cause la société Dedalus. La CNIL avait annoncé dès le lendemain mercredi 24 février 2021 qu’elle avait lancé une enquête pour savoir si les établissements (dont les données ont été volées) ont manqué à leurs obligations. Elle vient d’aboutir à la délibération le 15 avril 2022 à 1,5 million d’euros d’amende.

    Une sanction qui ramène le sujet peu abordé lors du débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle entre Marine Le Pen (RN) et Emmanuel Macron (LaREM) candidat à sa succession, de la sécurité réelle de nos données. Le règlement général de protections des données (RGPD), en plus de prodiguer des consignes de sécurisation des données, impose aux entreprises ayant subi une violation de leurs données de le signaler. Or la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) déclarait ne pas en avoir été avertie. Plus inquiétant, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) avait communiqué mercredi 24 février 2021, avoir identifié l’origine de cette fuite de données dès le mois de novembre 2020, et prévenu le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran.

    Une année après la fuite, c’est 510 000 Françaises et Français qui sont à nouveau impactés par le même type d’incident informatique. Cette fois issue directement l’Assurance Maladie. Elle adressait une notification à la CNIL le 16 mars 2022 et déposait une plainte au pénal. (Crédits : capture d’écran)

    Lesdites informations étaient les nom, prénom, numéro de sécurité sociale, nom du médecin prescripteur, date de l’examen, mais pas seulement. Plus dommageables pour les personnes elles-mêmes, des informations médicales à savoir si les patients sont atteints par le VIH, cancer, maladies génétiques, en situation de grossesses, les traitements médicamenteux suivis par le patient, ou encore des données génétiques ont ainsi été diffusées sur internet.

    De nombreux manquements techniques et organisationnels en matière de sécurité ont été retenus à l’encontre de la société Dedalus Biologie dans le cadre des opérations de migration du logiciel vers un autre :

    • absence de procédure spécifique pour les opérations de migration de données
    • absence de chiffrement des données personnelles stockées sur le serveur problématique
    • absence d’effacement automatique des données après migration vers l’autre logiciel
    • absence d’authentification requise depuis internet pour accéder à la zone publique du serveur
    • utilisation de comptes utilisateurs partagés entre plusieurs salariés sur la zone privée du serveur
    • absence de procédure de supervision et de remontée d’alertes de sécurité sur le serveur

    « Cette absence de mesures de sécurité satisfaisantes est l’une des causes de la violation de données qui a compromis les données médico-administratives de près de 500 000 personnes. Un manquement à l’obligation d’encadrer par un acte juridique formalisé les traitements effectués pour le compte du responsable de traitement (article 28 du RGPD) », martèle la CNIL. Les articles 29 et 32 font également partie des manquements. Quand les opérateurs utilisant les Ransomware-a-as-Service attaquent des entreprises, tel Conti avec la cyberattaque subie par le Costa Rica, il faut souhaiter que l’exemple de Dedalus servent aux entités privées et publiques pour protégé, à défaut de retarder voire décourager les opérateurs malveillants de voler vos données comme les miennes.

  • Ransomware: le Costa Rica dans la tourmente

    Ransomware: le Costa Rica dans la tourmente

    Depuis maintenant quelques jours, les opérateurs derrière le ransomware Conti affichent des menaces si la rançon de 10 millions de dollars américains n’est pas réglée. « Nous avons téléchargé 1 TB des bases de données de votre portail […] ainsi que des documents internes, nous commencerons à publier ces données le 23 avril ». Le ministère des Finances publiques infiltré et crypté… le scénario du Costa Rica est une version bêta d’une cyberattaque mondiale contre un pays entier, revendiquent-ils.

    Les instances gouvernementales costariciennes sont confrontées à une cyberattaque depuis le dimanche 17 avril 2022. Elle affecte le ministère des Finances, touchant l’outil de déclaration des impôts, de leur règlement et la plateforme de paiement des salaires des fonctionnaires. « Au cours des dernières heures, l’exposition de certaines des données appartenant à la Direction générale des douanes a été détectée, qui est en train de réaliser les processus d’investigation de l’information, comme établi dans le plan de réponse. Les données identifiées jusqu’à présent sont de nature historique et sont utilisées par le Service national des douanes. »

    Le numéro d’identification, prénom, nom, adresse, coordonnées GPS, profession, courriel… sont des renseignements à la disposition des opérateurs usants de Conti. Ils menacent de révéler 1 TB d’informations. (Crédits : capture d’écran)

    Si ces hackers publient des indications sensibles sur les contribuables, les criminels costariciens pourraient en profiter pour commettre d’autres délits dans le pays, prévient l’expert. « Nous avons pénétré leur infrastructure critique, obtenu l’accès à environ 800 serveurs, pompé environ 900 Go de bases de données et environ 100 Go de documents internes, bases de données au format MSSQL, mdf, ndf », expliquent les cybercriminels.

    La rançon exigée pour ne pas divulguer les informations est de 10 millions de dollars, mais s’il n’y a pas de versement, les autorités doivent être conscientes que les données et les informations obtenues par les pirates seront en danger. Ce matin, 21 avril 2022 plus de 15 GB de données compressées sont disponibles. (Crédits : capture d’écran)

    Le site web du ministère des Sciences, des technologies et des télécommunications a également été infecté. Ils ont mis à disposition 736 Mo de fichier EML, qui sont des courriels en données brutes, accessibles par un éditeur de texte. « Le pays ne peut pas s’exposer à payer de l’argent aux criminels, car il sera considéré comme un territoire vulnérable et exploitable pour d’autres organisations criminelles sur Internet », explique Adalid Medrano, avocat spécialisé dans le droit informatique et formateur en cybercriminalité.

  • Ransomware: cyberattaques de société italienne

    Ransomware: cyberattaques de société italienne

    Si le calme du printemps apaise les tensions, sur la toile il n’y a pas de saisons. Les offensives informatiques ne s’arrêtent pas. Au sein de l’Italie, de multiples infections font étalage de données variées et diverses. Ainsi après celle perpétrée chez le groupe Ferrovie dello Stato, le ransomware Hive ayant infiltré l’infrastructure informatique de la grande entreprise italienne. Sans oublier la maison Armani et aujourd’hui 19 avril 2022, les renseignements de Martinelli Ginetto par le ransomware Conti.

    Le transport italien et les informations de ses passagers semblent intéresser de nombreux opérateurs. Le 23 mars 2022, un incident informatique avait lieu. Les pirates auraient d’abord introduit un cryptolocker dans les systèmes pour bloquer des données, puis ont exigé une rançon de 5 millions de dollars pour les déchiffrer, obligeant la société à « suspendre la vente de billets dans les gares de toute l’Italie ». Précaution afin d’éviter d’autres risques de compromission qui pourraient mettre en crise d’autres systèmes informatiques, y compris ceux qui gèrent l’infrastructure. Une somme demandée sous un délai de trois jours faute de quoi elle doublait.

    Capture d’écran de la discussion entre des individus et les opérateurs du ransomware Hive. « On ne sait pas qui a pris contact avec le cybergang […] puisque les identifiants pour accéder au backend ont été divulgués en ligne sur Twitch », souligne Redhotcyber. (Crédits : RHC)

    Redhotcyber révèle que l’entreprise publique, équivalente à la SNCF en France, Ferrovie dello Stato adressait elle-même un message pour les usagers de Trenitalia : « Bonjour, en raison de problèmes de sécurité du réseau de l’entreprise, veuillez éteindre les ordinateurs même s’ils sont présents en mode de travail intelligent. Merci. »

    Il semblerait que les cybercriminels auraient pénétré les infrastructures du groupe, à minima deux semaines auparavant, soulève Redhotcyber, mais le ransomware aurait été activé dans la nuit du 23 mars 2022. « Depuis ce matin, des éléments pouvant être liés à une infection par cryptolocker ont été détectés sur le réseau informatique de l’entreprise. Les activités de vérification sur le réseau sont en cours. Par mesure de précaution, certains utilisateurs des systèmes de vente physique de Trenitalia ont été désactivés. Par conséquent, il est temporairement impossible d’acheter des billets aux guichets et aux stations en libre-service, tandis que la vente en ligne est opérationnelle », communiquait la société.

    La création textile touchée

    Le 16 avril 2022, « il semble que la célèbre société de mode italienne Armani ait également été visée par les cybercriminels. L’attaque a été confirmée par la maison de mode milanaise », souligne Redhotcyber. Les systèmes d’information ont été placés hors d’usage par des cybercriminels mettant hors service certaines usines. Les spécialistes mandatés par la maison de couture auraient été occupés à repousser la menace, bien que limitée, qui a effectivement bloqué les systèmes informatiques du siège de Milan. Les usines de Mattarello-Trento et l’usine Antinea de Trissino, dans la vallée d’Agno, située dans la province de Vicence, ont rapidement repris leurs activités.

    De nombreuses indications telles les taxes, photos de l’intérieur de certains lieux, des plans, des photocopies de pièces d’identité sont publiés. (Crédits : capture d’écran)

    Le groupe de fabrication Martinelli Ginetto couvre la chaîne d’approvisionnement en textiles de maison haut de gamme et occupe une position de premier ordre au niveau mondial a été touché par le ransomware de Conti le 11 avril, et les opérateurs révèlent sur le site de fuite le 19 avril 2022 plus de 22 GB de données compressées. Le fichier Balazs contient 260 Mo d’informations et Pubblica Scan 163 Mo. Le dernier dispose de pièces d’identité, de factures dans douze dossiers différents classés par prénom. L’autre exemple affiche des plans de diverses usines, de photos, de cartes grises…