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  • Le ransomware LockBit 3.0 revendique cinq attaques sur des sites néo-zélandais, donc Mercury IT

    Le ransomware LockBit 3.0 revendique cinq attaques sur des sites néo-zélandais, donc Mercury IT

    Le célèbre gang et plus prolifique ransomware ne cesse d’attaquer des entreprises. Cette fois c’est en Nouvelle-Zélande que cela se passe. Le fournisseur de services Mercury IT semble être la pièce principale. Mercury IT fournit une large gamme de services informatiques à des clients dans toute la Nouvelle-Zélande. Celui qui prodigue des services pour de nombreuses sociétés semble être la porte d’entrée aux autres publications sur le dark Web, avec plus de 500 TB de données selon LockBit.

    Dans les cibles du cybergang des dommages collatéraux ou non, seule l’enquête le dira. Quoi qu’il en soit l’assureur santé Accuro, le cabinet d’architectes Catalyst Group, le programme de mentorat d’entreprise Business Central et l’entreprise de revêtements de sol commerciaux Polyflor. L’ensemble des données sont en vente à des prix divers et variés, de 99 000 et 999 000 dollars.

    Copie d'écran du décompte pour la divulgation des données du groupe Mercury It
    LockBit 3.0 a révélé dernièrement les données de la mairie de Brunoy, de l’office d’équipement hydraulique de Corse et de Thales. (Crédits : copie d’écran/LockBit)

    Mercury IT avait pris connaissance de l’attaque le 30 novembre. « Nous avons appris que nous étions victimes d’un cyberincident après qu’un acteur malveillant et non autorisé ait eu accès à notre environnement de serveur, a déclaré Corry Tierny, directeur informatique de l’entreprise. Notre réponse pour comprendre comment cela s’est produit, et traiter les impacts est à un stade précoce |…] »

    L’impact pourrait être conséquent. « Nous encourageons tous les clients de Mercury IT qui ont été touchés par cet incident et qui n’ont pas encore été en contact avec nous à contacter le Bureau du Commissaire à la protection de la vie privée », explique le commissaire à la protection de la vie privée.

    Mercury IT a fait appel à une assistance externe après avoir signalé l’incident à la National Cyber Security Center (NCSC), la police néo-zélandaise, le CERT NZ et le commissaire à la protection de la vie privée. Ce dernier « prévoit d’ouvrir une enquête de conformité sur cet incident afin de pouvoir utiliser pleinement ses pouvoirs de collecte d’informations », a-t-il ajouté. Mercury IT a d’ailleurs travaillé avec le ministère néo-zélandais de la Justice et la société de soins de santé Te Whatu Ora, et aurait perdu 14 500 dossiers de coroners et 4 000 rapports d’autopsie.

  • Le Vanuatu lutte toujours après la cyberattaque subie

    Le Vanuatu lutte toujours après la cyberattaque subie

    Plus d’un mois après la cyberattaque dont a été victime le Vanuatu, le 30 octobre 2022, les conséquences de l’incident cybernétique sont toujours présentes. Il faut préciser que les sites gouvernementaux touchés sont nombreux. Il ya celui du parlement, de la police, du Premier ministre et pas des moindres celui chargé des réponses aux cyberattaques. L’État du pacifique qui compte près de 315 000 habitants demandait de l’aide à l’Australie, elle même en proie à l’attaque de Medibank.

    L’ensemble des sites WEB de l’assemblée, de la police et du bureau du Premier ministre de l’île du Pacifique sont désactivés. Les services de courriel, de l’intranet et les bases de données en ligne des écoles, hôpitaux et autres services d’urgence, ainsi que tous les services et départements gouvernementaux sont à l’arrêt. La population répartie sur plusieurs îles a dû se trouver des solutions pour payer les impôts, l’obtention de licences et de visas de voyage entre autres. Les différents individus ont fait face en usant de téléphone portable, d’adresses e-mail privées. Le précédent gouvernement avait reconnu l’attaque cybernétique qui se serait déroulée le 5 novembre 2022.

    Des fonctionnaires utilisent des ordinateurs portables personnels, des stylos et du papier, sans oublier des machines à écrire. Le but faire tourner malgré tout le gouvernement du Premier ministre, Ishmael Kalsakau, entré en fonction quelques jours seulement après l’attaque du 30 octobre 2022. (Crédits : valerioerrani/Pixabay)

    Hameçonnage via e-mails

    Les problèmes auraient commencé peu de temps avant le 30 octobre 2022. « Des activités suspectes ont été remarquées dans des courriels adressés au ministère des Finances », explique un analyste financier au journal The Guardian. L’homme travaille en étroite collaboration avec les équipes de cybersécurité du ministère.

    « C’était le chaos pendant les premiers jours, mais l’ensemble du gouvernement a créé des comptes Gmail alternatifs ou utilisé ses e-mails privés. Nous utilisons tous des téléphones et des téléphones portables pour communiquer. Mais nous sommes résilients au Vanuatu, qui est un petit pays, et nous pouvons gérer cela », a déclaré Olivia Finau, chargée de communication au ministère du changement climatique.

    Des experts australiens ont aidé le Vanuatu à reconstruire l’ensemble de ses systèmes d’information afin qu’il soit plus sûr dans le futur. (Crédits : David Mark/Pixabay)

    Pourquoi le Vanuatu serait visé par un ransomware ?

    Les tractations vont bon train. « Nous ne savons pas encore qui est derrière cette attaque, mais un porte-parole du gouvernement a suggéré qu’il s’agissait d’une attaque extérieure, probablement de la région Asie. » Le Vanuatu est une nation clé qui entretient des relations avec les États-Unis, la Chine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

    Les positions de la République Populaire de Chine et les États-Unis d’Amérique sur différents sujets pourraient être à l’origine de cette attaque. L’île est devenue l’une des îles du Pacifique les plus proches de Pékin. Des investissements chinois ont permis de construire son parlement, son stade et son centre de convention. L’Australie, alliée des États-Unis, est depuis plus de quarante ans le principal bailleur de fonds et le plus proche partenaire de sécurité du Vanuatu, explique la BBC.

  • Blob fish, le charmeur des profondeurs

    Blob fish, le charmeur des profondeurs

    Quel est le critère de la beauté et de la laideur ? C’est une excellente question. Ce qui est sûr, le Blob Fish a terminé premier lors du concours mondial de beauté en 2013. Mais connaissez-vous ce poisson ? Il a été découvert au large des côtes australiennes et tasmaniennes. Cette espèce qui mesure près de 30 cm de long est en danger. La pêche où les filets raclent le fond des océans, dit à chalutage pourrait causer sa perte. Identifié au début des années 80 petit tour d’horizon auprès poisson pas du tout comme les autres.

    Il est joufflu, des traits qui le laissent pour paresseux, un brin taciturne… bref un vrai tombeur. Lors d’une sortie en mer, un navire au large des côtes de Nouvelle-Zélande pêche le premier spécimen en 1983. Son patronyme est issu d’une description de son espèce, la famille étendue des Psychrolutidae. C’est un genre de poisson téléostéen abyssal. Il a fallu une décennie supplémentaire pour que cette créature marine ne soit formellement identifiée et décrite.

    Pour la plupart d’entre nous, le blob fish est une espèce particulière de poisson, psychrolutes microporos. Membre de la famille des Psychrolutidae, il est parfois appelé chabot ou pour des raisons qui semblent évidentes, tête-de-boule. (Crédits : Patrick Webster)

    Son habitat se situe entre 600 et 1200 mètres de profondeur. La pression est telle à cette distance, que pour survivre, il a adapté son corps. Elle peut être supérieure à 100 fois la pression que nous subissons sur l’écorce terrestre. Donc ses os sont mous, il possède un corps spongieux et n’a que peu de muscle. Il se déplace donc avec la loi du moindre effort. Si son corps est spongieux, il n’est pas aussi célèbre que Bob l’Éponge, mais semble être une espèce endémique.

    Étant donné leur léthargie inhérente, les scientifiques pensent que le blob fish mange tout ce qui passe devant eux. L’eau les entraîne grâce à leur flottabilité, lorsque de petits crustacés, des escargots de mer ou autres matières comestibles s’approchent de trop près, ils les croquent. (Crédits : DR)

    « L’image que tout le monde connaît est vraiment hideuse parce qu’il s’agit d’un animal mort », explique Simon Watt, biologiste, comédien et communicateur scientifique qui a créé la Ugly Animal Preservation Society. « Dans la nature, ce ne sont pas exactement des rois ou des reines de beauté, mais ils n’ont pas un air aussi déprimé ».

  • Pédophilie: 146 enfants protégés

    Pédophilie: 146 enfants protégés

    Europol a conclu, le 2 mars 2022 une vaste opération internationale contre la possession et la distribution de matériel pédophile en ligne, qui a été menée en parallèle dans 13 pays. Le processus lancé en octobre 2019 après qu’un fournisseur a appris qu’une plate-forme était utilisée pour partager en ligne des images d’abus sexuels sur des enfants a permis de détecter plus de 90 000 comptes en ligne et d’identifier plus de 100 suspects dans différents États de l’Union européenne. L’opération « Heketara » assure en outre, la protection de 146 enfants dans le monde.

    Europol a soutenu une enquête internationale portant sur des dizaines de milliers de comptes possédant, et partageant du matériel pédopornographique en ligne. L’opération, dirigée le département des affaires intérieures (Te Tari Taiwhenua en Maori), situé à Wellington en Nouvelle-Zélande a jusqu’à présent « impliqué les autorités répressives d’Australie, d’Autriche, du Canada, de Croatie, d’Espagne, de Grèce, de Hongrie, de Slovénie, de la République tchèque, du Royaume-Uni et des États-Unis ».

    Tout commençait après qu’un fournisseur de services en ligne tombait sur des visions insoutenables. Un grand nombre de délinquants utilisaient ladite plateforme en Cloud pour échanger des images d’abus d’enfants particulièrement dérangeantes. Notamment des images abominables montrant des actes sadiques d’abus sexuels sur des nourrissons et des enfants. « L’examen des informations a conduit à la découverte de 32 Go de fichiers, ce qui équivaut approximativement à 90 minutes de données de flux vidéo », appuie l’agence européenne. À ce jour, l’enquête internationale a conduit à l’ouverture de 836 dossiers au niveau international, à l’arrestation de 46 personnes en Nouvelle-Zélande, à l’identification de plus de 100 suspects dans l’Union Européenne et à la protection de 136 enfants dans le monde.

    Lorsque les agents néo-zélandais ont eu connaissance des faits, ils ont commencé leurs investigations et ont recoupé les renseignements. Ils ont immédiatement détecté que l’un des prévenus avait téléchargé une vidéo particulièrement dure dans laquelle ils torturaient un bébé de quelques mois seulement. (Crédits : capture d’écran/Policía Nacional/Europol)

    Dans deux des cas, en Autriche et en Hongrie, les suspects étaient des délinquants qui abusaient de leurs propres enfants, de six et huit ans. En Autriche, la distribution de pédopornographie est passible d’une peine de prison jusques et y compris dix ans, et l’acquisition comme la possession d’une condamnation de deux ans maximum. « Chaque production de pédopornographie est précédée par l’abus sexuel d’un enfant. Celui-ci est menacé d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans », expliquait l’Office fédéral de la police criminelle autrichien.

    Trois arrestations en Espagne

    La police nationale espagnole a arrêté trois personnes, deux à Madrid et une à Tenerife. L’une des personnes arrêtées à Madrid, hors mis la possession de matériel pédopornographique conséquent, possédait des enregistrements vidéos de femmes dans des poses sexuelles, sans leur consentement. Il les aurait transmises à des tiers. Un autre des personnes interpellé a remis un téléphone portable cassé, comptant sur la crédulité des forces de l’ordre. Le second individu arrêté à Madrid avait déjà un casier pour des actes similaires en 2015 et 2016. Il avait été signalé pour avoir utilisé une application de messagerie instantanée pour diffuser de la pédopornographie.

    Les services de Police de différents pays et continents ont participé à la réussite de cette opération d’envergure internationale. (Crédits : capture d’écran/Policía Nacional/Europol)

    Le troisième essayait de détruite le terminal téléphonique, alors que les policiers entraient chez lui. De plus, l’individu dont le domicile a fait l’objet d’une perquisition a été mis en détention préventive. Les agents ont découvert des enregistrements d’inconnus dans la rue, ainsi que de voisins dans l’immeuble d’en face, sans leur consentement. Ils ont également trouvé des images dénudées d’une femme qui s’est avérée être son ex-partenaire, laquelle a déclaré par la suite qu’elle n’avait jamais su qu’elle avait été enregistrée. Un grand nombre d’enquêtes sont toujours en cours dans l’Union Européenne.