Étiquette : Fait-divers

  • Il y a cent ans… jalousie, tentative d’assassinat et suicide

    Il y a cent ans… jalousie, tentative d’assassinat et suicide

    Les faits-divers s’enchaînent à Paris comme ailleurs. Mais c’est le drame d’un jeune homme éconduit qui transforme la passion en haine. Charles, compagnon déchu et déçu s’ôte la vie d’un coup de revolver, croyant avoir atteint mortellement, celle qui hantait ses rêves, avant le retour de l’amoureux prodigue, Robert. Une tragédie où trois personnages prennent place : Juliette Eblé, Robert Charbonneau et Charles Saint-Saëns. La scène se déroulait au 19 rue Gide à LevalloisLouis Rouqier était maire le 18 avril 1922.

    Juliette Eblé, née Delmont 28 ans, demeurait dans un hôtel meublé au 19 de la rue Gide, depuis deux ans. À un autre étage vivait un ouvrier cordonnier de 24 ans, Charles Saint-Saëns. Les deux voisins finirent forcément par se croiser, se saluer, se prendre d’amitié avant de devenir amants. Mais un grain de sable venait enrayer le rouage du couple en devenir. Le retour de son précédent amour, le mois précédent, du Mexique où il fut cuisinier durant cinq années. Robert Charbonneau aussitôt rentré, revint trouver sa chère Juliette pour lui conter fleurette. Ce qui devrait arriver se produisit, les deux hommes se rencontrèrent et devinrent jaloux l’un de l’autre. Juliette retomba sous le charme du cuisinier, ce qui poussa la jeune femme à rompre de Charles Saint-Saëns.

    Le célèbre livre de John Gray, « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » aurait pu, peut-être, de lui éviter de tels actes. (Crédits : Manu Carrillo/Pixabay)

    L’éconduit passa une dernière journée, un dimanche avec son ancienne amie, croyant certainement pouvoir recouvrer son amour. Sauf que lorsqu’une femme prend une décision, elle est très souvent ferme et définitive, faisant suite aux différents avertissements préalables. Vers 10 h 30, Charbonneau se présenta dans le même débit de boissons. Une discussion violente éclate. Puis l’ouvrier cordonnier laissa le jeune couple. Après avoir passé la soirée en compagnie de nouvel amant, et sortants du cinéma, elle rentra seule dans sa chambre.

    La jeune femme semble déchaîner les gestes désespérés des anciens amoureux, souligne le journaliste. Déjà en 1920, elle vivait une semblable expérience, lorsque son ami corse, Henri Perretti, 28 ans s’ôtait la vie, car elle voulait le quitter. (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)

    Elle enleva son chapeau, son manteau, avant de pousser un cri d’épouvante, l’éconduit se tenait caché au pied du lit, un revolver pointé vers elle. « Ah ! enfin, je te tiens ! vociférait le cordonnier. Tu vas me payer de la vie le chagrin que tu m’as fait par ton abandon, à moins que tu ne veuilles reprendre la vie commune », racontait le journaliste. Tétanisée, elle ne put répondre si bien qu’il tira par trois fois, la touchant à deux reprises à la cuisse gauche. Elle se traîna sur la plier, où fort heureusement, Robert Charbonneau discutait encore avec l’hôtelier. L’ego le fit grimper jusqu’à la chambre de sa dulcinée, semble-t-il, pour se venger, il tomba sur porte close, avant de redescendre s’occuper de sa douce. Deux agents de police furent prévenus tandis que le cuisinier amenait la blessée à l’hôpital Lariboisière. Croyant son crime commis, l’éconduit s’ôta la vie d’une balle de revolver dans la tête. Les inspecteurs le retrouvèrent, avec une respirante, mais dans une mare de sang, il mourut lors de son transport vers Beaujon. L’état des blessures de Juliette Eblé fut déclaré non grave par les services d’urgence.

  • Il y a cent ans… un asile d’aliénés anglais devient fou

    Il y a cent ans… un asile d’aliénés anglais devient fou

    Une scène tragique se déroulait à Nottinghman relate L’Homme Libre le 17 avril 1922. Les infirmières et infirmiers de l’asile demandèrent aux autorités administratives d’améliorer le régime alimentaire. Suite au rejet de la requête, les personnels soignants prirent la décision ferme de priver de soins et de nourriture les pensionnaires de l’asile, jusqu’à ce que satisfaction leurs soient donnée. Comme il fallait s’y attendre, les résidents perdirent complètement la boule.

    Ils devinrent furieux et commencèrent à détruire le matériel de l’établissement. La direction, désemparée appela la police en renfort. La stupeur et surprise des agents des forces de l’Ordre furent absolues. Toutes issues barricadées, les policiers reçurent différentes sortes de projectiles lancés depuis les fenêtres du premier étage, par les soignants. Sauf qu’un détail important leurs échappa, les pensionnaires se trouvèrent au rez-de-chaussée, et au complet. Les policiers arrivèrent à entrer, et furent assaillis par les aliénés libérés de toute entrave.

    Les tensions existaient déjà entre les États-Unis et le Mexique en 1922. En cause des levées de séquestres sur des terres pétrolifères. Elle devrait augmenter la production d’or noir et baisser le coût des carburants, comme quoi la vie est un éternel recommencement. (Crédits : L’Homme Libre/BnF/Gallica)

    Ne pouvant faire usage de leurs armes à feu, un combat corps à corps s’engagea. Un fou mordu l’un d’entre eux à la gorge et décéda par étranglement, un autre eu les yeux crevés. Il fallut attendre les pompiers avec les pompes pour extirper les malheureux. Arrêter le personnel soignant fut transporté de l’asile à la prison municipale. Les policiers durent cette fois-ci affronter le courroux de la population, car ces derniers voulurent lapider les infirmiers et infirmières sur le trajet, montrant l’indignation populaire.

  • Il y a cent ans… François le Tatoué était exécuté

    Il y a cent ans… François le Tatoué était exécuté

    Un fait-divers à l’image des westerns, ou lors d’une partie de cartes, un des protagonistes se lève sors son revolver et accusant son partenaire de jeu de tricheur, l’abattait de plusieurs balles. Il n’est pas rare d’entendre, ici et là, évoquer par les médias des règlements de compte, sous fond de trafic de drogue. Il serait, selon le ministère de l’Intérieur, responsable de 60 morts et 250 blessés en 2020. Le nombre d’homicides étant de 1026 en 2021 soit une augmentation de 4,3 % sur une année malgré les deux périodes de confinements.

    Replongeons, dans le Paris du début du XXe siècle, le 14 avril 1922. Ce fait-divers tient place dans le XVIIIe arrondissement de la capitale française, au numéro 9 de la rue Germain Pilon. La tocante s’approchant de vingt-deux heures, deux clients d’un débit de vins étaient accaparés par une partie de cartes, quand la porte s’ouvrit. Un bras muni d’un revolver parut, et avant que quiconque ait pu prendre conscience de la dangerosité de la personne, sept détonations retentissaient. L’un des joueurs, touché mortellement, glissait de la banquette sous la table.

    Le suspect, dit l’homme au revolver était aussi bon tireur que l’individu « Dudule » remis à la police pour un meurtre identique. (Crédits : Tom und Nicki Löschner/Pixabay)

    Les témoins qu’étaient les clients présents disparurent tels des moineaux affolés par un péril. Les dirigeants de l’établissement accoururent et ne purent que constater qu’un cadavre gisait dans leur bar. Il s’agissait de François Jodice, dit le tatoué, âgé de 26 ans, et selon les fores de l’ordre un dangereux repris de justice. L’homme jouant avec le défunt, connu que par son prénom, René âgé de 30 à 35 ans avait également pris la poudre d’escampette. Transporté à la morgue, le défunt portait sur la peau des œuvres représentants des étoiles, revolvers, signes cabalistiques et même des chaussettes. Le médecin légiste affirmait dans son rapport que seules deux balles avaient joint l’épaule droite, les autres atteignaient le visage.

  • Il y a cent ans… il tue une femme et se suicide

    Il y a cent ans… il tue une femme et se suicide

    Le titre pourrait être récent, pourtant il est contemporain, et arbore une centaine d’années. C’est le quotidien Le Matin qui relatait les faits le 10 avril 1922. Si le terme de féminicide est apparu dernièrement, au XXIe siècle, certains individus souhaiteraient ardemment qu’il rentre pour distinguer l’homicide volontaire d’une personne, à celui d’une femme à l’instant où ce crime est odieusement dirigé vers une femme, qui plus est lorsqu’elle est conjointe, concubine, épouse…

    Tout le drame se déroulait au sein de la ville balnéaire de Biarritz. Le traditionnel week-end de Pâques offrait à chacun qui le pouvait un avant-goût de libertés. C’est ainsi qu’un jeune parisien de 23 ans, comptable de profession, retenait une chambre dans un hôtel. Louis Déjardin était rejoint par une femme, Mme Simonet, née Émilie Baillat âgée de 22 ans. Elle était infirmière au sanatorium d’Hendaye et mariée depuis tout juste deux mois.

    A la 143e heure, bouclée avec 3649,65 kilomètres, les sprints bonificateurs commençaient. Mais la messe était dite, le duo Georges Sérès et Émile Aerts remportaient la course des six jours au vélodrome d’hiver de Paris. Un doublé en deux années pour Sérès, qui l’emportait en 1921 avec Oscar Egg, et à nouveau en 1924 avec Aerts. (Crédits : Le Matin/BnF Gallica)

    Dans la soirée le couple s’enfermait dans la chambre retenue. Peu après des coups de revolver se firent entendre. La police dépêchée sur place ne put constater le décès des deux personnes. Louis Déjardin aurait tué la jeune infirmière avant de retourner l’arme contre lui. Ce 10 avril 1922, M. Simonet venait reconnaître le cadavre de sa jeune épouse.