L’administration des services de santé de l’État d’Uruguay (ASSE) est victime d’une cyberattaque. Un groupe de cybercriminels indique avoir eu accès au réseau interne. Ils déclarent, dans le but de prouver la véracité de leurs dires, avoir changé les mots de passe du directeur et du vice-président. Un fichier compressé de près de 100 Mo est disponible sur un célèbre forum, Breach Forums pour ne pas le citer. La ou les personnes derrière cette attaque expliquent que « les citoyens uruguayens ne méritent pas d’être escroqués ni que l’État joue avec leur santé ».
L’administration indique enquêter sur la situation afin d’avoir plus d’informations à ce sujet. De son côté, une entité cybercriminelle déclare, dimanche 9 mars 2025 avoir eu accès au réseau interne de l’ASSE. « Depuis quelque temps, notre groupe a accès au réseau interne de l’ASSE, ce qui nous permet d’accéder à de nombreuses bases de données. » La fuite de données exposent professionnels et patients.
Le fichier mis à disposition est de 95,6 Mo compressé pour un total de 282 documents pour un poids de 150 Mo. La base SQL affiche près de 6200 lignes de données des personnels soignants. De nombreux documents sous formats de tableurs indiquent les identités de personnes ayant effectué des tests PCR en rapport au Covid-19. Ainsi les prénoms, noms et résultats des tests sont affichés, comme le détail des facturations des personnes vaccinées ou non. (Crédits : Capture d’écran)
Concernant les tests d’autres données sont affichées : institution, professionnel, ID, lieu, numéro d’identité, date, date de réception, médecin prescripteur, type de patient, date de naissance, prénom, nom, âge, secteur, test composite, test simple, statut, résultat, unité, plage normale, libération, date de validation… L’ASSE, quant à elle, enquête sur des allégations de piratage impliquant la possibilité de retirer ou d’ajouter des prescriptions médicales au système.
C’est en grande pompe que le ministre des Solidarités et de la Santé, OlivierVéran annonçait le jeudi 3 février 2022 « Mon Espace Santé ». Il s’envisage comme son prédécesseur BernardKouchner l’instigateur d’une évolution des moyens numérique de la santé. Il y a 25 ans (avril 1998) naissait la carte vitale. Elle se voulait inviolable avec la seconde génération, en mars2007… mais la méthode pour la « pirater » prenait de vitesse la sortie de cette fameuse carte verte française. Que penser de « Mon Espace Santé » ?
Me direz-vous, il faut vivre avec son temps ! Après tout, tout un chacun possède un terminal de téléphonie, communément appelé « smartphone », mais que savez-vous de l’usage de vos données partagées, avec votre consentement éclairé ? Quelques secondes de réflexion… rien pour la plupart d’entre vous ? Cela est logique, car, pour user de l’application, ou du jeu à la mode, vous devez accepter les conditions générales d’utilisation (nous sommes nombreux à ne pas les lire). Pour vos données de santé, c’est quasiment du même acabit. « Mon espace santé est un service numérique individuel et personnalisable, pour tout usager du système de santé. Il permet à chacun de stocker et partager ses documents et ses données de santé en toute sécurité. Les données sont hébergées en France, sous la protection de l’État et de l’Assurance maladie », explique le site en question.
Cash Investigation
Il y a près d’une année, ÉliseLucet et son équipe enquêtaient sur un (nouveau) scandale. Le 20 mai 2021, Cash révélait « comment vos téléphones vous espionnent et collectent des données très personnelles sur votre religion, votre moral ou votre grossesse sans votre consentement. […] lorsque vous vous connectez sur des sites de santé, vous transmettez des informations qui vont être envoyées à votre insu à des entreprises appelées des data brokers. […] Un marché colossal, estimé à 400 milliards d’euros en Europe. » Juste avant la future émission sur le scandale retentissant des Ehpad privés, gérées par Korian et Orpea, faisant écho au livre « LesFossoyeurs » de VictorCastanet, Élise Lucet promet de nouvelles révélations.
Selon l’étude, trois quarts des Français seraient intéressés. Or, d’après Médiamétrie, la France comptait 53,8 millions d’internautes en avril 2021, soit 85,2 % des Français de deux ans et plus. Au final seuls 64 % le sont véritablement. La cohorte est de 1510 Français de plus de 18 ans, dont 497 patients ayant répondu au questionnaire… en ligne. (Crédits : DR)
De plus, cet espace numérique personnel, expliquent-ils, a pour vocation de devenir le futur carnet de santé des patients, accordant à demi-mots le fiasco du dossier médical partagé (DMP). Il contiendrait un coffre-fort « sécurisé » où seront classés tous les documents de santé, et serait alimenté de manière automatique par les médecins, laboratoires, cliniques, hôpitaux…
Est-il nécessaire de rappeler les différents attaques subies par les hôpitaux français, ou encore les données de 500 000 dossiers médicaux exfiltrées ? (Crédits : capture d’écran)
L’aspect pratique, pour chacun, est l’utilisation et l’accès aux données par les professionnels de santé afin de mieux vous soigner. Ce qui vous évite d’avoir avec vous lesdits documents, alors très bien, soyons modernes et allons-y. Cela dit, est-ce que les systèmes d’information qu’utilisent les différents professionnels de santé sont véritablement sécurisés, et transmettent dans un tunnel chiffré vos données de santé ? Usent-ils des clés de chiffrement ?
À l’insu de mon plein gré
L’ouverture de chaque espace de santé sera automatique pour chacun des 68 millions d’assurés que compte l’hexagone, dont les enfants dans le courant de l’été. Les assurés recevront un code d’activation pour ouvrir leur espace par courrier ou courriel. « Vous pouvez vous opposer si vous ne souhaitez pas avoir d’espace santé. Sans action de votre part, votre espace santé sera automatiquement créé. Vous pourrez à tout moment changer d’avis », déclarait lors de la conférence de presse, le jeudi 3 février 2022, ThomasFatôme, le directeur général de l’Assurance maladie. Pour vous y opposer, il faudra donc utiliser le code provisoire reçu, se connecter sur « Monespacesante.fr », ou appeler le 3422. Six semaines après l’inscription, il sera toujours possible de clôturer son « espacesanté », mais les données présentes resteront archivées dix ans par l’Assurancemaladie. À vos claviers, prêts ?
L’attaque a compromis les données personnelles et les informations confidentielles de plus de 515 000 personnes. Celles-ci sont extrêmement vulnérables, car ils ou elles sont des individus séparés de leur fratrie en raison d’un conflit, d’une migration ou d’une catastrophe, mais encore les êtres humains disparus et leur famille, ainsi que les femmes et hommes en détention. Les renseignements proviennent, selon le communiqué, d’au moins 60 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), basé à Genève en Suisse, a annoncé mercredi 19janvier2022 avoir été victime d’une vaste cyberattaque. Les opérateurs malveillants se sont emparés des données de plus de 515 000 personnes extrêmement vulnérables. Certaines ont fui des conflits de guerre et d’autres étaient en détention. « Cette cyberattaque met encore plus en danger les personnes vulnérables, celles qui ont déjà besoin de services humanitaires », a déclaré le directeur général du CICR, RobertMardini, dans un communiqué. Rien n’indique pour l’instant que les informations compromises aient été divulguées ou partagées publiquement, affirme l’entité mondialement connue.
Vos actions pourraient potentiellement causer encore plus de mal et de douleur à ceux qui ont déjà enduré des souffrances indicibles.
Robert Mardini, directeur général du CICR
Le réseau plus large de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge gère conjointement un programme appelé « Rétablissement des liens familiaux ». Ce dernier vise à réunir les membres des familles séparées par un conflit, une catastrophe ou une migration. En raison de l’infection par codes malveillants, « nous avons été obligés de fermer les systèmes qui sous-tendent notre travail de rétablissement des liens familiaux, ce qui affecte la capacité du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à réunir les membres des familles séparées ».
Le CICR, à travers son directeur général Robert Mardini, n’a pas d’indications immédiates sur les auteurs de cette cyberattaque. Rien ne suggère à l’instant que les données aient été divulguées ou partagées. (Crédits : Martial Trezzini/Keystone)
Les organismes œuvrent aussi rapidement que possible pour identifier des solutions de contournement afin de poursuivre cette action vitale. « Chaque jour, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge aide à réunir en moyenne 12 personnes disparues avec leurs familles. Cela représente une douzaine de réunifications familiales joyeuses chaque jour. Des cyberattaques comme celle-ci mettent en péril ce travail essentiel », martèle Robert Mardini.
Un watergate électronique comme le fut le scandale de Cambridge Analytica semble se profiler en Albanie, ou comme l’Affaire des écoutes illégales de l’Élysée sous François Mitterrand, en France. Deux bases de données circulent sur la toile. L’une contient des informations privées sur les salaires de citoyens albanais, et l’autre des renseignements confidentiels ainsi que des commentaires sur les préférences politiques qui a circulé en avril. Elles suscitent des inquiétudes quant à la sécurité publique dans le pays.
C’est un camouflet politique, car il s’agit de la seconde fuite selon le journal luxembourgeois, L’Essentiel. En effet, juste avant les élections législatives, près d’un million de données d’Albanais avaient fuité. En avril 2021, les informations privées d’environ 910 000 électeurs de Tirana ont été divulguées aux médias. Personne suite à l’enquête n’a jusqu’à présent été mis en cause. La base constituée serait la propriété du parti socialiste albanais.
Le 23 décembre 2021, le Premier ministre Edi Rama qualifiait cette fuite de « tentative de créer la confusion et de favoriser l’instabilité », laissant transparaître que les efforts de déstabilisation proviendraient de l’opposition divisée du pays. (Crédits : AFP)
Les procureurs de Tirana ont entamé des vérifications quelques heures après qu’une violation massive d’informations contenant des infos privées de citoyens a amorcé une circulation en ligne, initialement via « Whatsapp ». Les données contiennent les salaires, les postes, les noms des employeurs et les numéros d’identification de quelque 630 000 citoyens, issus des secteurs public et privé. Le fichier Excel qui a fait l’objet de la fuite contenait les salaires des citoyens pour le mois de janvier, tandis qu’un autre qui a commencé à circuler jeudi 23 décembre 2021 contenait les salaires d’avril.
Enri Hide, expert en sécurité et professeur à l’Université européenne de Tirana, qualifiait de « menace ouverte pour la sécurité nationale » ajoutant que « la réaction institutionnelle n’est pas du tout sérieuse et proportionnée au degré de risque ». « La cybersécurité doit être prise au sérieux. Nous avons besoin d’une stratégie basée non pas sur des lettres, mais sur un modus operandi. Nous avons besoin d’un protocole clair sur ce qui doit se passer si nous avons de telles fuites. Il n’y en a pas et c’est honteux », déclarait-il. Les employés des services secrets, des services de renseignement, des unités de renseignement militaire et des unités antiterroristes seraient particulièrement exposés, écrit Fjori Sinoruka dans Le Balkaninsight.
Voici ce que disent tous les politiques, lorsque le dépouillement les nomme vainqueurs de l’élection. Or, lire le résultat d’une étude, d’un sondage, d’une élection est toujours assujetti à votre point de vue, mais pas seulement. Chaque lecture dépend des choix que vous avez effectués au préalable, de vos hypothèses de départ, des questions ouvertes ou fermées… Lorsque vous biaisez volontairement ou fortuitement les bases, votre maison ne peut être stable. Ainsi lorsque les études visent un produit, lucratif potentiellement, il est si simple d’ajouter un grain de sable…
« J’ai été élu à une large majorité. » Combien de fois avons-nous entendu cette formule ? sans jamais en interroger la mécanique ? Derrière les chiffres officiels se cachent des réalités moins flatteuses, des votes minoritaires érigés en plébiscites. Entre abstentions massives, votes blancs et usages stratégiques des données, les prestidigitateurs ont plus d’un tour dans leurs chapeaux. Car parfois, tout se joue à une virgule près.
Résultat électif ou réel ?
Prenons pour commencer le résultat des élections municipales de 2020 dans quatre villes de moins de 100 000 habitants, Avignon, Créteil, Poitiers et Fort-de-France. Elles affichent respectivement une population de 93 434, 92 737, 88 291 et 80 041 âmes, selon l’INSEE. En Avignon, Mme Cécile Helle (LDVG) est élue au 2e tour avec 45,62 % des voix, à Créteil, M. Laurent Cathala (LSOC) est élu avec 69,82 % des voix, sur Poitiers, Mme Léonore Moncond’huy (LDVG) devient l’édile poitevin avec 42,83 %, puis sur l’île de la Martinique à Fort-de-France, M. Didier Laguerre (LDVG) s’impose avec 67,44 % des voix. Réellement, combien de citoyens, inscrits sur les listes électorales, ont finalement voté pour eux ?
Selon le numéro 587 de mars 2021 de l’Institut national d’études démographiques (INED), la France métropolitaine a enregistré 654 000 décès en 2020. Soit 55 000 décès de plus que les 599 000 de 2019. Pour être exact, les données de l’INSEE indiquent 668 516 morts en 2020 pour 613 456 en 2019, soit un écart de 55 060, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020.
C’est une hausse de 9,2 %, justifie le rapport (8,97 % avec les derniers chiffres). Mais parmi ces 55 000 décès supplémentaires, environ 13 000 sont statistiquement imputables au vieillissement de la population. Celui-ci « s’observe chaque année en l’absence de gain d’espérance de vie», ce qui entraîne mécaniquement une hausse annuelle du nombre de décès, indépendamment de tout contexte épidémique, détaille l’étude.
Restent donc 42 000 décès supplémentaires en 2020, liés à la pandémie de Covid-19. Ces 23 000 décès de moins que les 65 000 imputés à la Covid-19 en 2020 par Santé publique France soulignent les auteurs Gilles Pison et France Meslé. Plusieurs phénomènes, mais un en particulier a influé : « la comorbidité ». Les décès par Covid-19 ont frappé en partie des personnes fragiles souffrant d’autres maladies (diabète, maladie cardiovasculaire, insuffisance respiratoire chronique…). « Une fraction d’entre elles serait de toute façon décédée en 2020, même en l’absence d’épidémie de Covid-19 », martèlent les auteurs. Seule une incertitude est certaine : le solde naturel, qui est la différence entre le nombre annuel des décès et des naissances, ne cesse de décroître depuis 2015 (197,1) pour atteindre 73 aujourd’hui.
Les deux graphiques montrent un taux de décès très important pour les plus de 60 ans. La pandémie de Covid-19 est supérieure de 9,1 % au taux de mortalité de la grippe de Hong Kong entre 1968 et 1970. (Crédits : INED/Creative Commons)
« Et si on mangeait, les enfants ? »
La ponctuation est importante dans un texte, voire vitale. Sur la seule phrase : « Et si on mangeait, les enfants ?! », cela permet de faire la lumière sur sa fonction linguistique. Avec la présence de la virgule placée juste derrière le verbe, elle indique l’invitation aux enfants à venir se restaurer. Omettre cette ponctuation propose aux convives de littéralement manger les enfants, comme un met.
Une autre phrase célèbre propose une compréhension, sur la simple présence de ladite virgule.
Il s’agit d’une phrase dont le sens change selon la façon dont elle est ponctuée (rapportée par Beauzée dans son article « Ponctuation » de l’Encyclopédie de Diderot) : « On rapporte que le général Fairfax, au lieu de signer simplement la sentence de mort du roi d’Angleterre Charles 1er songea à se ménager un moyen pour se disculper dans le besoin, de ce qu’il y avoit d’odieux dans cette démarche, & qu’il prit un détour, qui, bien apprécié, n’étoit qu’un crime de plus. » (Crédits : DR)
Il écrivit sans ponctuation, au bas de la sentence : « Si omnes consentiunt ego non dissentio » ce qui se traduit par « Si tous sont d’accord, je ne diverge pas », mais avec la virgule dans : « Si omnes consentiunt ego non, dissentio » la traduction est tout autre : « Si tous sont d’accord, moi non, je diverge ». Ce qui en laissait le sens ouvert, à charge pour les récipiendaires de l’interpréter.
Non, ce n’est pas un poisson d’avril qui s’extirpe d’un chapeau de magicien tardivement, la fuite est réelle. Les données de plus d’un demi-milliard d’utilisateurs du réseau social Facebook voient leurs données diffusées. Exfiltrées en 2019 par le biais d’une fonctionnalité non sécurisée, résolue depuis, elle circule depuis dans les méandres de l’Internet, pour apparaître samedi aux yeux de tous. 533 millions de profils du réseau social de Mark Zuckerberg ainsi exposés à la vue de tous.
Lorsqu’un réseau social, a plus de deux milliards d’utilisateurs, est attaqué, des quantités énormes de données fuitent. Les cyberattaques ne donnent pas toutes des publications. Certaines passent sous le radar, pour n’apparaître que bien plus tard.
Fuite massive de données
Les cloches ont sonné en plein week-end pascal, c’est samedi 3 avril 2021, qu’Alon Gal tire la sonnette d’alarme, sur twitter. Les données de plus de 500 millions de personnes s’affichent sur un site, elles sont classées par pays en ordre alphabétique. De l’Afghanistan, l’Allemagne, du Bahrain, le Bostwana, la Bulgarie, le Burundi, le Canada, Chypre, la Croatie, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Espagne, les États-Unis, l’Éthiopie, la France, la Grèce, L’Islande, l’Inde, l’Irak, la Libye, le Luxembourg, le Mexique, la Namibie, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Syrie… Ils sont cent six pays sur la liste.
Les données ayant fait l’objet d’une fuite ne sont pas valables que pour les années 2018 et 2019. Elles ne sont apparues qu’en 2021. Comment est-ce possible ?
En réalité, des cybercriminels exploitent la vulnérabilité en 2019, et Facebook l’a corrige immédiatement. Mais, la firme a oublié d’informer ses utilisateurs, de l’incident. En conséquence, Meta a été confrontée à des critiques sévères, ainsi qu’à une lourde amende de 265 millions d’euros (environ 276 millions de dollars américains).
Le tableau recense, selon son concepteur, les pays dont les utilisateurs ont été le plus touchés. (Crédits : Twitter/zlatanvano)
Ces données comportent en premier le numéro de téléphone, puis l’identifiant Facebook, votre civilité, la ville de résidence, l’ancien lieu de villégiature, la date de naissance, votre statut de relation (en couple, célibataire, compliqué, etc.), la date de création du compte, la biographie, et rarement l’adresse mail. Sur les 40 millions d’utilisateurs en France (en mars 2021), la moitié est concernée.
Qui est concerné ?
Maintenant, une question se pose : « Comment puis-je savoir si mes données ont fuité ? » Premièrement, ne pas surfer n’importe où. Le site Have I Been Pwned affiche depuis plusieurs années une sécurité des informations, et dans cette optique, son fondateur Troy Hunt, a décidé de débloquer la recherche par numéro de téléphone. Pour effectuer cette recherche, il faut se rendre sur le site « Have I Been Pwned » puis indiquer ledit numéro avec l’indicatif, +33 pour la France, en omettant le premier chiffre, le « 0 ».
Le site vous indique si le numéro recherché fait partie des 533 millions de données. Prenez garde aux différents messages que vous pourriez recevoir, des cybercriminels s’en servent via du phishing, ou hameçonnage pour collecter d’autres données encore plus sensibles. Ainsi des sites sont apparus, permettant, selon eux, de vérifier que votre numéro de téléphone apparaissait parmi la liste. Les données que vous indiquez sur le site « Have I Been Pwned » subissent un hachage, garantissant votre sécurité.
Rappelez-vous de cette maxime, littéralement, d’un certain Vladimir Lénine : « La confiance n’exclut pas le contrôle ».
(Crédits : Capture d’écran)
Quiconque entre en possession de données provenant de la violation, pour une éventuelle utilisation, même à des fins positives, est interdit par la législation sur la vie privée, ces informations étant le résultat d’un traitement illicite, et pénalement répréhensible. Le site « https://haveibeenfacebooked.com » permettant, selon les indications, de vérifier si votre numéro de téléphone est l’un des 533 millions, est suspendu pour une durée indéterminée. La fuite comprend également les numéros de téléphone du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, et des cofondateurs Chris Hughes et Dustin Moskovitz.
De plus, il apparaît que le même numéro de téléphone est également enregistré à son nom sur l’application de messagerie Signal, axée sur la protection de la vie privée, relate « The Hacker News ». « Mark Zuckerberg respecte également sa propre vie privée en utilisant une application de chat qui dispose d’un cryptage de bout en bout et qui n’est pas détenue par Facebook », a tweeté Dave Walker, chercheur à SynackRedTeam.
L’arroseur arrosé, car les données du fondateur de Facebook se trouvent parmi celles exfiltrées (Crédits : Dave Walker)