Étiquette : SMS

  • Attention aux arnaques par e-mail

    Attention aux arnaques par e-mail

    Suite aux cyberattaques, des fuites de données sont régulièrement possibles. C’est le cas après celle concernant France Travail (ex-Pôle Emploi). Ce sont 43 millions de personnes qui sont touchées. Et tout autant de cibles potentielles. Des liens arrivent dans votre boite. Ils sont bienveillants. Vous êtes invité à payer une somme dérisoire avant le retour de votre colis. Vous avez un nouveau document des impôts. Tous les moyens sont bons pour vous soutirer de l’argent et vous escroquer.

    Rien de les arrêtent. Ils utilisent toutes les fuites pour s’enrichir. Que vous receviez par SMS, par courriel, la méthode est la même : jouer sur vos sentiments. Vous êtes surpris. Machinalement vous appuyez là où ça fait mal. De la fausse commande sur Amazon, la contravention pour stationnement, de nouveaux documents de la part des impôts, solutions écologiques venant d’Engie… autant il existe de vecteurs, autant vous risquez, en toute bonne foi de tomber dans le piège. Le nombre de quarante semble élever, c’est l’ensemble des cas que révèle CaniPhish.

    Les techniques les plus fréquentes

    Il existe sept techniques régulières utilisées. L’escroquerie à la fausse commande, aux impôts, à la livraison de colis, la vignette Crit’Air, bancaire, à la loterie et à la contravention. L’arnaqueur emprunte alors l’identité de l’agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI). Puis exige le règlement d’une contravention mentionnant un retard de paiement.

    Pour vous convaincre d’effectuer le versement, l’e-mail frauduleux rappelle, les risques et pénalités encourus. Dans la capture d’écran, la majoration est de 130 €. En France il existe le stationnement abusif, gênant, très gênant et dangereux. Les majorations sont de 75 et de 575 € en cas de dépassement. La seule amende s’approchant est celle de 135 € pour stationnement très gênant.

    En survolant le bouton, « Régler » l’URL « httxx://moulinauloin [.] com » s’affiche. En cliquant, une redirection s’opère en un peu plus de 500 ms. Un beau site à l’image de l’ANTAI apparaît. Avec « antai.gouv.fr » dans la barre d’adresse, mais ce n’est pas le site du gouvernement.

    « Les victimes qui donnent suite se voient redirigées vers un site frauduleux d’apparence officielle où leur sera demandé leurs informations personnelles et de carte bancaire », explique la plateforme du Gouvernement.

    En cas de doute, choisissez votre moteur de recherche et renseignez ANTAI. Il suffit de vous rendre sur infraction au paiement pour comprendre que le numéro de dossier est un faux.

    (Crédits : capture d’écran)


    Encore un doute ? Après de légères recherches, le nom de domaine est enregistré au Canada, à Toronto. Pour être sûr, il suffit de se rentre dans votre commissariat le plus proche, ou la caserne de gendarmerie pour demander conseil.

    L’escroquerie bancaire, aux impôts

    Cette technique cible principalement les particuliers. Elle consiste à usurper l’identité de l’administration fiscale pour que la victime divulgue ses données personnelles. En règle générale, le courriel frauduleux l’informe qu’elle peut bénéficier d’un remboursement. Pour crédibiliser l’objet de l’e-mail, les escrocs « exploitent parfois des thèmes d’actualité », rappelle Cybermalveillance.

    De la même manière, juste en survolant le bouton « Accéder à mon espace » l’URL « capusrdv [.] com » apparaît. En cas de doute, prudence. Il suffit avec son moteur de recherche d’accéder auxdits services, par le lien fourni.

    Côté bancaire, même combat. En dépit des nombreuses campagnes de prévention, le phishing bancaire fonctionne encore.

    Un message frauduleux vous incite à effectuer une mise à jour de vos informations personnelles. Le but « activer une sécurité supplémentaire ».

    Sur une réplique du site de votre banque, vous êtes invité à communiquer vos données bancaires, vos civilités, comme vos identifiants.

    « Une fois l’hameçonnage terminé, la victime est généralement redirigée vers le véritable site Internet de sa banque, ce qui peut la laisser croire qu’il y a eu un dysfonctionnement ou une déconnexion imprévue » détaille le site du gouvernement. Depuis ledit site n’existe plus. (Crédits : capture d’écran)


    Cette escroquerie constitue 16,9 % du total de fraudes chaque année. Lors du premier semestre 2023, le coût est de 628 millions d’euros. Ce qui représente une goutte d’eau parmi les 16,1 milliards de transactions effectuées. La carte symbolise 93 % des fraudes. Elle est le moyen préféré des Français (61,9 %), vu que dans de nombreux endroits le paiement par chèque est refusé. Ils sont à l’origine de 29 % des montants fraudés, quand les virements représentent eux 24 %.

    La fausse commande, la livraison, l’offre exceptionnelle

    Dans la suite logique les escroqueries aux fausses commandes et la livraison des faux colis. À des moments choisis, ils piquent. La première est somme toute bienveillante. Elle consiste à persuader une victime qu’une commande a été effectuée en son nom. Mais par grand bonheur il est encore envisageable de l’annuler. L’escroc vient de jouer sur vos sentiments.

    Une autre possibilité, l’idée immanquable, qui défie toute concurrence. 25 ampoules au prix modique de 1,95 €. Sauf que si vous exercez votre œil, l’offre spécifie « nous vous proposons de recevez 25 ampoule ECO+… »

    Étrangement des fautes grossières, même pour quelqu’un qui éprouve des difficultés en orthographe.

    Mais aussi les courriels qui vous alertent que votre compte va être bloqué. C’est en sorte ce que le courriel à l’entête d’Amazon Prime m’indique. « Si cette action n’est pas effectuée immédiatement des frais d’un montant de 46.99EU vous seront facturés », assurent-ils. Pris de panique je clique.

    (Crédits : capture d’écran)


    Aussitôt une page WEB s’affiche. Elle est entièrement rouge. Elle indique que cette page est trompeuse : « elle pourrait vous amener à réaliser des actions dangereuses comme installer un logiciel ou révéler des informations personnelles telles que vos mots de passe ou votre numéro de carte bancaire. » En résumé, prenez le temps, relisez le courriel, ne répondez pas. En cas de doute, ouvrez une page WEB, rendez-vous sur le véritable site et vérifiez. La même prudence est à respecter sur votre smartphone, quand vous recevez un SMS.

  • Phishing : deux jeunes de 19 ans interpellés par la police

    Phishing : deux jeunes de 19 ans interpellés par la police

    Une campagne de phishing basée sur de faux procès-verbaux d’infraction routière avait eu lieu en 2023. Après cette attaqué à l’assurance maladie, au compte personnel de formation (CPF), aux vignettes Crit’air les malfaiteurs s’en prenaient aux amendes. Les deux personnes sont soupçonnées d’avoir envoyé des SMS, en se faisant passer pour l’ANTAI, l’agence nationale des traitements automatisés des infractions. Les systèmes anti-phishing sur les smartphones ne vous empêchent pas d’être vigilant.

    La confiance n’exclut pas le contrôle. Cette formule est portée au crédit de Vladimir Ilitch Lénine. Elle valable surtout lorsque vous surfez sur l’internet, quelque soit l’outil que vous utilisez. Entre 2022 et 2023, une campagne massive de SMS vous demandait de payer en toute urgence votre infraction au Code de la route. Ledit message affichait la signature de l’Antai, en apparence.

    Le lien fourni vous renvoie vers un site vitrine qui copie le vrai site. S’il semble être comme le vrai, c’est juste du maquillage, de la poudre aux yeux pour tromper son monde.

    Quitte à ajouter un lien hypertexte, ou plusieurs en direction d’un véritable site du gouvernement français dont la terminaison de l’url est gouv.fr.

    Le but d’une telle opération est de collecter les données de vos cartes bancaires, en vue de pouvoir effectuer des achats sur l’Internet.

    (Crédits : Raphaelle Baut/Numerama)

    Les enquêteurs, de la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire de Paris, se sont saisis de l’affaire en septembre 2023. Les traces numériques ont été fatales aux deux jeunes hommes. Ces derniers ont été arrêtés et placés en garde à vue. Ils ont avoué les faits qui leur sont reprochés, et remis en liberté.

    Convoqués au palais de justice en avril

    Les deux jeunes demeurent innocents des faits qui leur sont reprochés, jusqu’à une condamnation par un tribunal compétent. Selon l’enquête, ils auraient sévi entre octobre 2022 et juillet 2023.

    Selon Le Parisien ils auraient ainsi récupéré plus de 1 700 numéros de cartes bancaires, sans oublier les informations comme la date d’expiration et le CVV. Il est à trois chiffres au dos pour les cartes Visa et Master, ou devant et à quatre chiffres sur les Amex.

    Le préjudice s’élève à 19 000 €. Les données volées ont été utilisées 78 fois pour effectuer des règlements en ligne. Ils auraient revendu les données restantes à d’autres individus. L’Antai martèle sur son site WEB « pour information, l’ANTAI n’envoie jamais de SMS ».

    L’un des deux hommes réside pour l’un à Roubaix, et pour le second dans le onzième arrondissement à Paris.

    (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)

    Ils sont convoqués au palais de justice de Paris le 3 avril 2024, pour y répondre de leurs actes. Cela s’effectuera lors d’une audience avec reconnaissance préalable de culpabilité.

  • Smishing : fraude et usurpation d’identité en Espagne

    Smishing : fraude et usurpation d’identité en Espagne

    Une tentative d’escroquerie sévit en Espagne depuis le début du mois de mars 2023. Comme partout, l’inflation grimpe. Comme en France, une aide est distribuée à la population sous condition de ressources. Le montant est de 200 euros. Il n’en faut pas plus pour sorte de leurs tanières, les escrocs. À travers des SMS, une campagne de smishing vise à voler les données personnelles et bancaires. Comme la fraude au CPF en France, les malfaiteurs jouent sur la non-possibilité de distribution de l’aide.

    Sous couvert de manque d’informations, les escrocs vous demandent de cliquer sur le lien pour confirmer. Vous arrivez sur un faux site, plus ou moins, bien réalisé. Il vous y est demandé de compléter vos informations. De la même façon que par courriel, le smishing usurpe l’identité d’entreprises ou d’institutions. Ils se servent ensuite pour tenter de se connecter à vos différents comptes.

    Si par méconnaissance, ignorance, inadvertance vous avez visité l’URL et complété les informations, il faut contacter votre banque. Sur plusieurs mois, il faudra surveiller vos comptes et porter plainte auprès des organismes. Les criminels ont effectué une copie de l’organisme visé, la Agencia Tributaria.

    Dans le formulaire, il est notifié de remplir votre nom complet, le numéro de téléphone, l’adresse, code postal. Mais également votre numéro de carte bancaire, la date d’expiration de la carte, code de sécurité et code PIN de la carte. En cas de doute, il faut jouer de son bon sens, ou contacter l’organisme directement. (Crédits : Oficina de Seguridad del Internauta)

    Les malfaiteurs jouent sur le fait qu’il ne reste que quelques jours, jusqu’au 31 mars 2023, pour compléter sa demande, pour un versement trois mois plus tard.

  • Arnaque à l’assurance maladie en France

    Arnaque à l’assurance maladie en France

    Une campagne de SMS frauduleux se répand comme une traînée de poudre en France. Des témoignages sur les différents réseaux sociaux indiquent que des individus sont dubitatifs. Ainsi, elles expliquent vouloir appeler leurs propres caisses d’assurance maladie pour en avoir le cœur net. Ces tentatives apparaissent dans différents domaines au même degré que pour le compte personnel de formation. Elle peut exister également par tout autre moyen électronique de communication.

    La dépendance à l’ultra-communication tant à montrer des limites, celles des êtres humains ayant accès à cette technologie. Rien à voir avec l’intelligence, les diplômes, mais avec l’incrédulité et la naïveté des individus.

    « J’ai reçu un SMS d’Ameli » s’écria M Phot

    « Quoi ? C’est qui cette Amélie ? », s’étonna Mme Kharéson

    « Tu sais l’assurance maladie en ligne, Améli quoi ! »

    « Ah », rougit-elle

    « Elle me demande de remplir ce formulaire pour renouveler mes droits sur ma carte vitale »

    « Quel gros bêta tu fais ! Tu es capable de me coller sur des faits historiques, mais sur un smartphone… », s’esclaffa sa tendre épouse, sans terminer sa pensée pour ne pas froisser le pauvre hère.

    « Je t’explique », renchérit-elle.

    Les liens peuvent afficher de nombreuses combinaisons avec en vedette « assurance maladie ». Ne cliquez pas dessus ! (Crédits : DR)

    Suite aux fuites des différentes attaques informatiques, les opérateurs malveillants usent et abusent des renseignements volés. Ayant accès aux e-mails, adresses, numéros de téléphone… ils envoient des milliers, des centaines de milliers voire des millions de SMS comme celui-ci. Ils comptent sur la probabilité qu’un certain pourcentage de personnes clique sur l’hyperlien et remplisse naïvement leurs données. Ils peuvent aussi le faire par courriel.

    La personne a le bon réflexe, celui de joindre au plus vite l’organisme pour confirmer, et informer le cas échéant l’assurance maladie.

    Jamais l’assurance maladie en ligne, la fameuse Ameli, ne te contactera directement par SMS. Tu pourras recevoir une notification t’invitant à te connecter à ton compte par courriel sur l’adresse e-mail que tu as complétée dans le formulaire de contact. Mais sans afficher un hyperlien.

    Il existe de nombreuses méthodes et façons de gagner de l’argent. Le vol de données en est une, fraude au compte personnel de formation (ci-dessus) la création de vrai faux papier d’identité, de carte d’assurance maladie, de permis de conduire, sont autant de moyens pour des personnes malveillantes d’amasser illégalement de l’argent, à vos dépens. (Crédits : DR)

    Les banques, les mutuelles, en fait tous les organismes qui ont un accès à vos données n’ont aucunement besoin de vous contacter par SMS, par courriel, pour que vous puissiez confirmer votre code de carte bancaire, votre mot de passe, etc. Toutes ces choses doivent rester secrètes.

  • Attention aux arnaques à la Canicule

    Attention aux arnaques à la Canicule

    Les tentatives d’arnaques par courriels, sur des crimes de pédophilie, à l’assurance, aux comptes bancaires, compte personnel de formation… sont de plus en plus fréquentes, mais pas seulement. Nous sommes des dizaines, des centaines voire plusieurs milliers en France à recevoir des SMS pour nous vanter, ceci ou cela… La plupart du temps, pour ne pas dire, à chaque instant, c’est une arnaque. Donc, ne cliquez pas sur un lien parce que vous l’avez tout simplement reçu sur votre smartphone, prenez un temps de réflexion.

    Alors que Météo France annonce le passage en vigilance rouge de 12 départements à savoir la Charente (16), Charente-Maritime (17), Deux-Sèvres (79), Gers (32), Gironde (33), Haute-Garonne (31), Landes (40), Lot-et-Garonne (47), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82), Vendée (85) et la Vienne (86), il existe une autre alerte à prendre en considération. Les messages que vous recevez sur votre précieux, celui qui ne vous quitte pas, même aux cabinets d’aisances, que sont les toilettes. Les nombreuses fuites (Facebook, Hôpitaux…) suites à des attaques de sites, qu’elles soient par DDoS, brute force, hameçonnage… affichent vos données personnelles sur le DarkWeb où elles peuvent être vendues. Le but faire tout simplement du profit et gagner de l’argent.

    Le lien joint au SMS pointe en définitive sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé. Avec des outils, vous pourriez décortiquer son trajet, ainsi voir s’il passe par un tiers, pour vous voler vos informations privées (lieu de bornage, répertoire, type d’appareil, opérateur…) par exemple. (Crédits : capture d’écran)

    Souvent, comme sur l’exemple ci-dessus, et selon des sources, « le lien pointe d’abord sur une régie publicitaire et par conséquent, le petit malin se rémunère au passage. » Pour preuve, il suffit de se renseigner sur le site officiel (en faisant attention), ou en sur les réseaux sociaux ou encore en téléphonant. Car il n’existe pas de communication officielle ou de messages sur les réseaux sociaux expliquant la mise en place d’éventuels envois de SMS aux citoyens.

    L’entité étatique possède un dispositif digital de ciblage à savoir « des messages géolocalisés — via les réseaux sociaux, et des SMS — envoyés aux personnes les plus vulnérables dès qu’un département passera en vigilance jaune. » Au préalable chaque mairie aura collecté les numéros de téléphone des personnes dites fragiles, pour envoyer des recommandations à ce sujet (s’hydrater, fermer les volets…). Les personnes qui reçoivent donc les SMS sont connues des municipalités et inscrites à leur demande. Comme le dirait le sage, qui sans cesse s’époumone et rabâche de ne pas « cliquer » sur des liens suspects, prenz un temps de réflexion. Comme lorsque vous devez prendre la parole vous prenez une gorgée d’eau avant de commencer, retenez un temps votre doigt avant de cliquer sans réfléchir.

    C’est impressionnant d’entendre la nouvelle personne en charge du ministère de la Santé et des Préventions, Mme Brigitte Bourguignon, sur un point conférence indiquer, avec une certaine hésitation, que ses services ont envoyé plus de dix millions de SMS, le jeudi 16 juin 2022, sans que quiconque ne soit averti. D’autant que règne une certaine opacité, sur le fonctionnement, les règles de communication, surtout après ce que soulignait Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI lors du forum international de la #cybersécurité : « La pire des menaces est celle dont on parle le moins : la pression d’un espionnage étatique d’un niveau incroyable ». Non sans redouter que le jour où cette capacité deviendra offensive, au sens de destruction massive. « Ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux »