Un Norvégien a reçu par courrier l’amende salée, une somme astronomique pour chacun. Imaginez, elle représente près de 7,5 ans de salaire au SMIC. Les pays nordiques appliquent les amendes proportionnelles ou des jours-amendes. Connaissez-vous les différences qui existent en fonction du temps et de la vitesse mesurée ? Mais surtout quelles sont les conséquences à avoir été pris en excès de vitesse par les forces de l’Ordre ? En voiture…
Imaginez-vous un dimanche matin comme aujourd’hui, 11 juin 2023. Vous êtes préoccupé par la bataille dans la course mythique des 24 h du Mans. Vous avez un peu dormi suite à la petite coupure entre 1 h 30 et 5 h ce matin. La matinée est déjà bien avancée, votre grasse matinée était délicieuse jusqu’à ce que… vous pensez à regarder si la boite aux lettres contient du courrier. Comme dans une slow zone vous remontez le chemin jusqu’à votre poste de télévision en ouvrant la lettre qui a attiré votre regard. Vous décachetez l’enveloppe. Stupeur et effrois parcourent votre corps. Il s’agit d’une amende pour excès de vitesse de 121 000 €.
Chaque pays possède son Code de la route. Il est important de le savoir, d’en connaître les principaux points pour éviter de recevoir des lettres au retour des vacances. Le non-changement d’ampoule sur une voiture peut être verbalisable. Sauf que sur certains véhicules, il faut aller chez son garagiste pour démonter tout l’avant. (Crédits : Alexa/Pixabay)
Logiquement vous ressentez une montée de stress et des gouttes de sueur… jusqu’à ce que vous compreniez qu’il s’agit forcément d’une erreur informatique. Sauf que cette fois c’est vrai. Anders Wiklof a commis l’erreur de rouler, une fois de plus que la vitesse maximale autorisée relate DH. Le montant de l’amende de 121 000 euros pour un excès de vitesse commis dans les îles Åland, en mer Baltique, est conséquente. « Je regrette vraiment cette affaire, a-t-il déclaré au journal Nya Åland. La vitesse était passée de 70 à 50 km/h. Je venais juste de commencer à ralentir, mais je suppose que cela ne s’est pas fait assez vite. »
Rassurez-vous, pas de proportionnelle en France à ce sujet. Que risquerait une personne effectuant un excès compris entre 30 et 40 km/h au-delà de la vitesse maximale autorisée :
Interdiction de conduire certains véhicules à moteur pour 3 ans au plus ;
Accomplissement d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
À l’heure des trottinettes et vélos électriques, à Bordeaux, Poitiers, Angoulême ou n’importe où ailleurs, chaque usager de la route possède des droits et des devoirs. Au même titre que les véhicules terrestres à moteur thermiques ou électriques, le Code de la route existe, comme le partage de la route. (Crédits : Alexa/Pixabay)
En Norvège, comme en Filande le montant des amendes pour les délits routiers est calculé sur base de la gravité de l’infraction et des revenus des automobilistes. Comme en Angleterre, la proportion est sujette aux revenus. Hugo Lloris comme toute personne n’échappe pas aux règles britanniques. En 2018, l’homme était condamné à vingt mois de suspension de permis et 56 200 euros d’amende pour conduite en état d’ivresse. En Belgique il existe un site de simulation des conséquences comme en France. Vous saviez qu’en vélo, si vous changiez de direction sans en avertir les autres usagers, vous encourriez une amende de 35 euros selon l’article R412-10 du Code de la route ? Ou encore le fait de tenir à la main votre smartphone peut vous amender de 135 euros (Article R412-6-1 du Code de la route).
Il existe dans la mémoire collective des Français des réminiscences de braquages spectaculaires. Celui des 16 et 17 juillet 1976, qui après avoir creusé un tunnel de huit mètres de long, accédait à plus de 300 coffres de la Société Générale de Nice. Le gang des égoutiers dévalisait pour un montant de 46 millions de francs. En 1992, c’est la banque de France à Toulon qui se fait délester de 146 millions de francs (22 millions d’euros). La police ne parviendra qu’à arrêter la moitié des voleurs, ainsi qu’une toute petite partie du butin. Maintenant, ils font du « jackpotting ».
Le braquage avec armes est celui le plus fantasmé au cinéma. Plusieurs noms d’œuvres du septième art surviennent, « Reservoir Dogs », « Inside Man », « Le Clan des Siciliens », « Point Break », « … et pour quelques dollars de plus », « Le Cerveau », sans oublier « La Casa de Papel ». Mais, selon le ministère de l’Intérieur les vols avec armes, c’est-à-dire armes à feu, armes blanches ou par destination, ont diminué sur le territoire, en 2018 et 2019 7 500 sont constatés, pour 6 900 en 2020. Mais l’image d’une personne portant un collant sur le visage, n’est plus. Désormais, celui qui arrache un distributeur de billets (DAB) à l’aide d’une voiture bélier est de l’histoire ancienne.
Une photo du tunnel creusé pour accéder à la salle des coffres de la Société Générale à Nice par le gang des égoutiers, qui cambriola la banque, en juillet 1976, avec à leur tête Albert Spaggiari. Avant d’être un criminel, il s’engagea à 17 ans chez les parachutistes, et part pour l’Indochine française. Il y est blessé deux fois et décoré. (Crédits : STF/AFP)
L’attaque par boîte noire d’un DAB, en anglais « ATM black box attack », est également appelée jackpotting. Cette opération consiste à percer un trou pour accéder à son infrastructure intérieure. Les malfaiteurs déconnectent ensuite le DAB et le relient à un équipement électronique externe, nommé boîte noire. Celle-ci utilise les commandes natives du DAB pour que la machine délivre des billets sans qu’une carte ou une autorisation de transaction soit nécessaire. C’est ce que le distributeur la Banque postale de Simorre, dans le Gers à subit. « Le 2 novembre dernier à 3 heures du matin, deux hommes filmés par la caméra qui surplombe le DAB ont découpé au chalumeau la façade de l’appareil avant d’en prendre le contrôle à distance. La gendarmerie la plus proche étant à une quinzaine de kilomètres et la route départementale traversant Simorre très peu fréquentée la nuit, les hommes cagoulés ont pris tout leur temps pour dévaliser le distributeur », relate Vincent Gautronneau dans Le Parisien. La commune gersoise n’est pas un cas isolé. Les Policiers et gendarmes en ont relevé pas moins de 34 au cours des six derniers mois. « Depuis le début de l’année, 21 enquêtes concernant des attaques par jackpotting ont été ouvertes », spécifie le parquet de Paris.
Le 16 novembre 2021, une tentative de jackpotting a eu lieu dans une succursale d’Argenta à Dessel (province d’Anvers). « Lors d’un jackpotting, des criminels tentent de manipuler l’ordinateur du distributeur automatique de billets pour qu’il libère tout l’argent », a précisé Christine Vermylen, porte-parole d’Argenta. (Crédits : Liese Demeulenaere/HLN)
Déjà en juin 2014, les attaques de type « cash out » ou « jackpotting » survenaient. Europol expliquait que les premiers incidents reliés aux logiciels malveillants de guichet automatique bancaire (GAB) se signalaient en Europe occidentale. Selon les statistiques de l’EAST (Association européenne pour les transactions sécurisées), 51 évènements de ce type avaient été notifiés en 2014. D’après le rapport de European ATM Security, les attaques de boites noires augmentaient en 2016. Europol arrêtait en 2017, 27 individus liés à des attaques dites de boites noires de guichet automatique à travers toute l’Europe. Elles ont eu lieu en République tchèque, en Estonie, en France, aux Pays-Bas, en Roumanie, en Espagne et en Norvège. Les auteurs impliqués proviennent principalement de pays tels que la Roumanie, la Moldavie, la Russie et l’Ukraine.
La mallette du parfait cambrioleur. L’opération conjointe des services de Police de Pologne, d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse, de République Tchèque, et Slovaquie ont permis l’arrestation de deux criminels en juillet 2021. (Crédits : Europol)
En France, durant l’année 2020, après un mois de traque, la police judiciaire et la gendarmerie interpellaient simultanément à Colombes, Laval et Nice, plusieurs cybercambrioleurs originaires d’Europe de l’Est. Deux d’entre eux étaient mis en examen et placés en détention provisoire, attendant le procès. Conformément à l’enquête, une filière internationale procédant sur l’ensemble de l’Europe « ciblait des DAB qu’elle dégradait de nuit pour y connecter un dispositif numérique. Elle laissait à un hacker agissant depuis l’étranger la prise de contrôle du logiciel de distribution de billets », précisait le procureur de Paris, Rémy Heitz. Les attaques qui ont eu lieu en Allemagne ainsi que dans d’autres pays à travers l’Europe semblent être produites « par le biais d’un logiciel russe appelé Cutlet Maker », qui, selon Motherboard, peut être acheté pour 1000 dollars (USD). Aux États-Unis, un programme dénommé Ploutus. D serait plus populaire, explique Trust My Science. Une vidéo, réalisée par l’entreprise de sécurité informatique Kaspersky, montre comment s’effectue un jackpotting sur un DAB standard. La chaine You Tube « Tomorrow Unlockeb », by Kasperky propose un documentaire sur ce fléau, avec en vedette Barnaby Jack.
À distance, grâce à des lignes de code, les criminels prennent le contrôle du DAB. Le reste de l’équipe attend devant que ce dernier s’ouvre, et déverse son contenu, sans se vider entièrement, pour ne pas déclencher l’alarme. Une capture d’écran du panneau de commande du logiciel Cutlet Maker. (Crédits : Cryptoinsane/Twitter)
En plein été 2021, les autorités polonaises interpelaient deux individus qui commettaient des attaques de type « boîte noire » contre des DAB. Les malfaiteurs connectaient des appareils électroniques à un distributeur et le forçaient à distance à cracher tout son argent. Les deux suspects, tous deux de nationalité biélorusse, ont été arrêtés à Varsovie le 17 juillet. Les criminels ciblaient en général l’identique marque et le même modèle de DAB. Leurs méthodes étaient toujours la même. Ils accédaient aux fils du DAB en perçant des trous, ou en faisant fondre des parties de celui-ci. Cela leur permettait de connecter la machine à un ordinateur portable qui était ensuite utilisé pour envoyer des commandes de relais qui faisaient que la machine distribuait tout son argent. L’enquête a révélé des dizaines d’attaques dans au moins sept pays européens, pour un montant estimé à 230 000 euros en espèces.
Pour les remporter, il ne faut pas acheter un jeu de grattage, ni même un billet de tombola, ou encore participer à la Lotería de Navidad en Espagne. Comme dans les westerns spaghettis, répondre à un avis de recherche contre des malfaiteurs, par des renseignements. En effet, le Département d’État américain annonce une gratification numéraire pouvant croître jusqu’à 10 000 000 $, pour toute information menant à l’identification, ou à la localisation de toute personne occupant un poste clé au sein du groupe criminel, usant du RaaS connu sous le nom de « DarkSide ».
Une récompense pouvant aller jusques et y compris à 10 000 000 $, en outre, le ministère en octroie une autre jusqu’à 5 000 000 $, cette fois pour toute indication conduisant à l’arrestation, comme à la condamnation, ce dans n’importe quel pays, de tout individu ayant ou tenté participer à un incident lié au RaaS (Ransomware as a Service) DarkSide. L’affaire dite de Colonial Pipeline en mai 2021 a mis le feu aux poudres. L’infection par codes malveillants a abouti à la décision de la société de fermer de manière proactive et temporaire le pipeline de 5 500 miles qui transporte 45 % du carburant utilisé sur la côte est des États-Unis.
Le Département qui gère le programme de récompenses pour la criminalité transnationale organisée (TOCRP) est en étroite coordination avec ses partenaires fédéraux chargés de l’application de la loi. Dans le communiqué de presse, l’institution clame haut et fort que plus de 75 hors-la-loi transnationaux et grands trafiquants de stupéfiants ont été traduits en justice depuis 1986 grâce aux efforts conjoints avec le NRP (Programme de récompense des narcotiques). Le ministère se targue d’avoir versé plus de 135 millions de dollars à ce jour.
L’affiche délivrée par le bureau fédéral d’investigation, et le département de la justice américaine est sans ambiguïté. (Crédits : DR)
Une autre somme du même acabit est offerte envers un ressortissant colombien pour un système de corruption présumé. D’après l’acte d’accusation de dix-neuf pages, les cinq hommes auraient reçu 1,6 milliard de dollars du Venezuela et auraient transféré 180 millions de dollars par ou vers des comptes bancaires aux États-Unis. Les trois Colombiens et les deux Vénézuéliens font face à un chef d’accusation de conspiration en vue de commettre un blanchiment d’argent et à quatre de blanchiment d’argent. « À partir de 2015, Pulido et d’autres individus ont commencé à travailler pour obtenir ou conserver des contrats pour fournir de la nourriture au peuple vénézuélien. Pulido et ses co-conspirateurs auraient majoré le coût de production des boîtes de nourriture afin de réaliser un profit personnel sur leur production », peut-on lire dans le communiqué.
De DarkSide à REvil
REvil, connu également sous le nom de Sodinokibi, a été détecté pour la première fois en avril 2019. Il exploitait la vulnérabilité O-Day Oracle WebLogic. Les opérateurs développant et commercialisant ce ransomware ont déclaré « être d’anciens affiliés de GrandCrab ayant acheté le code source ». REvil est vendu en tant que RaaS sur les forums cybercriminels russophones par l’identité numérique « UNKN » depuis mai 2019, explique L’Usine Digitale. L’association avait disparu la veille de la fête nationale française avant de réapparaître début septembre. Il semble que cette fois, REvil n’est plus. Un acteur lié à REvil connu sous « 0_neday » annonçait la fin des activités. La motivation est extrêmement simple et compréhensible. Un un tiers non identifié dispose d’une copie de l’infrastructure du groupe, jusqu’aux clés privées des sites accessibles via Tor.
Gazouillé par Dmitry Smilyanets, de Recorded Future, et selon le cybermalfaiteur : « Le serveur était compromis et ils me cherchaient. Pour être précis, ils ont supprimé le chemin vers mon service caché dans le fichier torcc, et ont augmenté le leur pour que j’y aille. J’ai vérifié sur d’autres – ce n’était pas le cas. Bonne chance à tous, je m’en vais. » (Crédits : DR)
Selon le département américain du Trésor, les opérateurs derrière les ransomware ont capté à minima la cagnotte de cinq milliards de dollars en quelques années. Le conglomérat REvil était connu pour exiger des sommes très élevées afin de déchiffrer les données cryptées. Le record est de 70 millions de dollars américains. En juin 2021, le président américain Joe Biden menaçait son homologue russe Vladimir Poutine de conséquences s’il ne prenait pas de mesures contre les groupes de cybercriminels usant de codes malveillants depuis la Russie. Le gouvernement allemand d’Angela Merkel abordait aussi régulièrement cette même menace avec l’administration russe, selon le ministère des Affaires étrangères. Mais l’identification concrète de suspects est considérée comme extrêmement difficile.
Des sommes très importantes ont été saisies, avec du matériel informatique. Les auteurs « siphonnaient » de l’argent pour des pirates informatiques internationaux et, au cours de leur activité, ils ont « légalisé » ainsi des dizaines de millions de dollars. (Crédits : Police ukrainienne)
Pourtant et depuis plusieurs mois, l’Office fédéral de la police criminelle (BKA) et le Baden-Württemberg LKA (police de proximité) enquêtent sur le groupe REvil. Les forces de l’ordre allemandes auraient identifié l’un des opérateurs principaux, révèlent Die Zeit et BR24 dans deux articles publiés le 28 octobre 2021. Sur les réseaux sociaux, Nikolay K. (nom modifié) se présente comme un trader de cryptomonnaies, dont sa devise est « In Crypto we trust ». L’investigation permet de se faire une idée précise du comportement de l’homme en question : maison avec piscine près d’une grande ville du sud de la Russie, vacances de luxe à Dubaï et aux Maldives, un yacht à 1 300 euros par jour. Les enquêteurs pensent que cet homme serait l’un des cerveaux du célèbre logiciel malveillant REvil et de son prédécesseur présumé Gandcrab. Car « son train de vie luxueux est vraisemblablement financé par l’argent des extorsions – versé par les entreprises et les autorités victimes d’attaques de pirates informatiques ».
11 personnes arrêtées en Ukraine
La police ukrainienne a révélé l’arrestation d’un groupe usant de ransomware. Ces derniers auraient attaqué une cinquantaine d’entreprises en Europe comme en Amérique. La réclusion encourue est au maximum de douze années. « Les infractions pénales ont été découvertes par des officiers du département de cyberpolice, en collaboration avec la direction des enquêtes de la police nationale, des représentants du bureau du procureur général, avec la participation de collègues de l’Union européenne, de l’Union européenne, des forces de l’ordre de France, des États-Unis, des Pays-Bas et de Norvège », explique le communiqué en date du 29 octobre 2021.
Les individus ont produit et vendu des clés USB avec des virus, qui ont cassé les portefeuilles numériques des victimes et leur ont volé des cryptomonnaies. (Crédits : Police Ukrainienne)
Le groupe était composé de 11 membres. Deux d’entre eux distribuaient directement le logiciel malveillant, tandis que les autres assuraient le support des serveurs et aidaient à retirer l’argent obtenu par des moyens illégaux. Le cumul des sommes avoisinerait les 120 millions de dollars. Les pertes subies par les proies s’élèvent à 120 millions de dollars. Parmi les victimes figurent des entreprises de France, de Norvège, d’Allemagne, de Suisse, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et des États-Unis. Ce sont vingt-huit perquisitions qui ont été effectuées dans la ville de Kiev, les régions de Volyn, Ternopil, Kharkiv, Zaporizhia et de Donetsk.
Le FSB à l’origine d’attaque contre des agences gouvernementales ukrainienne
L’information va faire grand bruit. Les experts en cybersécurité du SBU « ont identifié les pirates informatiques du célèbre groupe ARMAGEDON, responsables de plus de 5 000 cyberattaques contre des organismes gouvernementaux ukrainiens et des infrastructures critiques », indique le site Ukrinform. Il a été établi que ledit groupe fait partie du FSB, et que ce dernier « opérant depuis la Crimée occupée, ainsi que des traîtres qui ont pris le parti de l’ennemi lors de l’occupation de la péninsule en 2014 », rapportait le communiqué de presse de la SBU.
L’agence de sécurité ukrainienne a révélé l’identité des présumés coupables, ayant obtenu des preuves irréfutables de leur activité illégale, notamment des appels téléphoniques interceptés, « malgré le fait que le réseau utilisait des logiciels malveillants produits par le FSB, ainsi que des moyens d’anonymisation en ligne ». (Crédits : SBU)
Depuis l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014, l’éclatement du conflit armé dans l’est de l’Ukraine, entre forces ukrainiennes et séparatistes pro-russes, a fait depuis plus de 13 000 morts. Depuis sept années, les auteurs supposés, ci-dessus (demeurant innocent avant d’être reconnus responsables) auraient mené plus de 5 000 cyberattaques et poursuivi les tentatives d’infection de plus de 1 500 systèmes informatiques gouvernementaux. Les principaux objectifs du groupe dirigé par le FSB étaient les suivants :
Prendre le contrôle d’infrastructures critiques (centrales électriques, systèmes de chauffage et d’approvisionnement en eau)
Collecte de renseignements sur la sécurité, la défense et les opérations des agences gouvernementales
Mener des opérations psychologiques
Bloquer les systèmes d’information
Actuellement, cinq membres de l’organisation criminelle ont été accusés de haute trahison en vertu de l’art. 111 du Code pénal ukrainien. Selon les renseignements dont dispose le SBU, le groupe de hackers ARMAGEDON est un projet spécial du FSB, dont la cible principale était l’Ukraine. « Son travail était coordonné par le 18e centre (centre de sécurité de l’information) du FSB, basé à Moscou ». Une enquête plus approfondie, comprenant des examens médico-légaux, est en cours. Elle a pour finalité de traduire en justice les agents du FSB accusés d’espionnage, d’interférence non autorisée avec les systèmes informatiques et de création de logiciels ou de matériels malveillants.