Étiquette : Indonésie

  • Tremblements de terre aux Philippines avec plus de 650 répliques

    Tremblements de terre aux Philippines avec plus de 650 répliques

    Peu avant minuit, un tremblement de terre de magnitude 7,7 sur l’échelle ouverte de Richter s’est produit au large des côtes de l’île de Mindanao, aux Philippines. L’alerte au Japon est lancée vers 23 h 37 (heure locale) samedi 2 décembre 2023 par l’Agence météorologique japonaise (JMA). À la suite du tremblement de terre un avis de tsunami pour la côte pacifique du Japon par la JMA. Elle s’étend pour les territoires allant de la préfecture d’Okinawa à la préfecture de Chiba.

    L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (Phivolcs) a relevé un tremblement de terre de magnitude 7,4 samedi. Phivolcs traçait l’épicentre du tremblement de terre à 30 kilomètres au nord-est de Hinatuan, province de Surigao del Sur. Ce dernier est situé à une faible profondeur de 25 km sous l’épicentre ajoutait-elle. Il sera revu à la hausse avec une magnitude de 7,7 et d’une profondeur de 45 km.

    Le voisin japonais a émis une alerte au tsunami. Des vagues d’un mètre maximum devraient atteindre Miyakojima et les îles Yaeyama, dans la préfecture d’Okinawa, d’ici 1 h 30 du matin soulignaient les autorités samedi soir.

    Le tsunami devrait atteindre une grande partie de la côte Pacifique des îles principales du Japon au sud de Chiba entre 2 h 30 et 3 h 30, avec des vagues allant jusqu’à 1 mètre. Il est conseillé à la population de s’éloigner de la côte et des embouchures des rivières.

    Des tsunamis d’une hauteur de 0,6 mètre sont mesurés à Hachijo et sur d’autres îles d’Izu, ainsi que sur une île de la chaîne d’Ogasawara dans l’océan Pacifique, au sud de Tokyo explique JapanTimes. Des vagues de 30 cm ont été enregistrées à Tateyama, et de 40 cm à Tosashimizu.

    Tous les avis ont été levés à midi.

    (Crédits : API Séisme)

    Un tremblement tectonique

    Le tremblement de magnitude 7,7 a été ressenti de différentes manières aux Philippines. D’une intensité destructive à Tandag City, Surigao del Sur, soit supérieur à 7, très fort à Bislig City, toujours Surigao del Sur. Puis fortement (intensité de 5) dans les villes de Cagayan de Oro City, dans la province de Misamis Oriental, de Nabunturan, province de Davao de Oro et Davao City, Davao del Sur. L’épicentre situé à plus de cent kilomètres se situait à 45 km de profondeur (8°35’60” 126°24’00”).

    Le tremblement de terre de 7,7 d’origine tectonique laisse à penser que le volcan actif le plus proche, Leonard Kniaseff, à environ 110 kilomètres au sud de Hinatuan, pourrait s’activer.

    Dans le cadre de la procédure DOST-PHIVOLCS, « l’Institut surveillera de près les événements sismiques qui pourraient être associés au volcan Leonard Kniaseff et à d’autres volcans actifs à proximité ».

    L’Institut a continué de détecter les répliques à la suite du tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a frappé Hinatuan, hier à 15 h 37 (heure française). Pas moins de 659 répliques ont eu lieu, sept d’entre eux ont été ressentis, avec la plus forte magnitude de mesure 6,2.

    (Crédits : Google Maps)

    Le directeur Teresito Bacolcol a déclaré que le tremblement de terre était très probablement généré par le mouvement le long de la faille philippine. Avertissant par la même occasion la population que les répliques pourraient se poursuivre pendant les prochains « quelques jours à quelques semaines », mais au fil du temps, leur nombre et leur ampleur diminueront. L’alerte au tsunami est levée : « la dernière arrivée de la vague aux Philippines s’est produite à 2 h 52 à la gare de la baie de Hinatuan-Bislig sur l’île de Mawes. Cela signifie que la menace du tsunami associée à ce tremblement de terre est maintenant largement passée par les Philippines ».

  • Les attaques par ransomware se multiplient

    Les attaques par ransomware se multiplient

    Le site du ministère de la Santé israélien a récupéré ses fonctions rapidement. Les compagnies derrière les ransomware tels que Clop, BlackCat, LockBit 3.0, Everest, Ragnar, Industrial Spy pour ne citer qu’elles revendiquent de très nombreuses attaques par ransomwares. En France, la poste mobile, les bureaux de l’Épargne, les cabinets PLR Avocats, et Bosco-Avocats ont vu la menace de divulgation des données volées mise à exécution par les opérateurs derrière le rançongiciel LockBit 3.0.

    Sur le site de fuite, les opérateurs indiquent détenir 73.5 GB de données compressées sensibles et confidentielles du cabinet d’avocats parisiens PLR. Concernant le second cabinet, ils affirment avoir en leur possession 101 GB de documents tout aussi sensible et confidentiel. La compagnie Les bureaux de l’épargne situés dans le 1er arrondissement de Paris aurait plus de 57 GB de données compressées volées.

    Le gang LockBit 3.0 revendique les attaques contre le cabinet médical américain Cristiana Spine Center, le fabricant de charcuterie italienne Rovagnati, le Chinois Cpic qui manufacture et vend des produits en fibre de verre ou encore l’entreprise pétrolière nationale indonésienne, MedcoEnergi. (Crédits : capture d’écran/LockBit)

    Les opérateurs derrière les ransomwares monnayent leurs vols de données, en proposant d’acheter les renseignements, ou carrément de les détruire concernant les données sensibles voire critique. Pour la société Genuspic, productrice ce viande de porc en Angleterre, les données sont directement téléchargeables.

  • Universités ciblées en Ukraine, l’ENT en France

    Universités ciblées en Ukraine, l’ENT en France

    Selon l’équipe derrière Wordfence, une attaque massive contre des facultés ukrainiennes coïncide avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et a entraîné la compromission d’au moins 30 sites Web d’entre elles. Tout comme la région Île-de-France annonçait le 2 mars 2022, que l’espace numérique de travail (ENT) des lycées franciliens avait subi une agression informatique, ce malgré les mesures de sécurité engagées. Les différentes entités se placent et prennent position sur le conflit Russo-Ukrainien.

    Wordfence protège plus de 8 000 sites Web en Ukraine, hors mis trois cents universités, la société indique s’occuper de sites Web privés, gouvernementaux, militaires et policiers. « Nous avons identifié l’acteur de la menace à l’origine de l’attaque, qui fait partie d’un groupe appelé le groupe Monday, que les membres appellent “theMx0nday” », précisent-ils en s’appuyant sur des données, explications et images. Toujours selon le travail de Wordfence « la majorité des attaques ont transité par un fournisseur de services Internet appelé Njalla ». Cette société permettant l’anonymat, jusqu’à une certaine mesure, est l’œuvre de Peter Sunde. Il a été condamné dans le cadre du procès The Pirate Bay, et a depuis monté plusieurs projets, avec plus ou moins de succès.

    « Le groupe Monday a historiquement ciblé un grand nombre de sites brésiliens. Ils intègrent une vidéo de rap brésilien dans le code HTML des sites qu’ils dégradent », relate Wordfence. Ce qui a pour effet le conditionnement de Pavlov, avertissant d’un danger, ou d’une attaque lors de la prochaine écoute du morceau. (Crédits : Capture d’écran/Twitter)

    Trois pseudonymes (son1x, bky992 et xtdin66) associés à des comptes Twitter, dont les deux derniers sont définitivement clos, pourraient être les opérateurs derrière l’organisation « The MxOnday ». L’entité n’en est pas à son coup d’essai, fin 2021 des renseignements sensibles de la police indonésienne avaient été dérobés. De qui s’agissait-il ? « Un pirate brésilien nommé son1x a affirmé avoir réussi à s’introduire dans les données personnelles des policiers et des membres de leur famille la plus proche », écrivait le journal The Indonesia, le 22 novembre 2021. Environ 28 ko de données fournissaient le nom, le grade, le lieu et la date de naissance, l’unité de travail, l’état civil, le numéro de registre principal et plusieurs autres personnelles étaient en libre accès. De plus, il apparaîtrait que l’acteur de la menace est basé au Brésil.

    « The Mx0nday » a déclaré publiquement qu’il « soutenait » la Russie. Il ressort être identifié pour la première fois par Zone-H le 4 juillet 2019, suite à un incident. (Crédits : Zone-H)

    La nouvelle société de Peter Sunde propose à ses clients de réserver pour eux les noms de domaines qu’ils souhaitent acquérir, tout en leur laissant les droits d’utilisation. Cela leur procure un niveau d’anonymat supplémentaire, car le service Whois ne permet pas facilement de retrouver ledit détenteur. Njalla sera par conséquent bureau d’enregistrement, le client et détenteur du fameux nom de domaine, les bureaux ne disposeront pas d’information sur l’identité de l’utilisateur final. Le nom proviendrait d’une coutume du peuple Sami, qui a pour tradition de construire des huttes sur pilotis pour y conserver ses biens.

    Pic d’attaques

    Comme tout endroit sur Terre, des tentatives d’infections par diverses attaques (brute-force, DDoS…) se produisent à chaque instant. La majeure partie du mois a été marquée comme à l’accoutumée de quelques centaines d’attaques quotidiennes sur tous les sites de l’enseignement ukrainien (.EDU.UA). « À partir du 25 février, nous avons assisté à un pic de plus de 104 000 attaques en une seule journée visant ces sites universitaires », indique Wordfence. Tous sites confondus, le 25 février 2022, c’est un peu plus de 144 000 attaques. « Ce pic représente environ trois fois le nombre d’attaques quotidiennes du début du mois sur les sites ukrainiens que nous protégeons. »

    Sur les sites éducatifs, 479 attaques ont eu lieu le 24 février, 37 974 attaques le 25 février, 104 098 attaques le 26 février et 67 552 attaques le 27 février. (Crédits : Wordfence)

    Les lycées franciliens

    À moins de deux jours de la rentrée scolaire en Corse, Montpellier, Toulouse, et la région Île-de-France, la dernière annonçait mercredi 2 mars 2022 que l’espace numérique de travail (ENT) des lycées franciliens avait subi une cyberattaque. La collectivité territoriale, en lien avec les autorités académiques, « a immédiatement réagi et d’ores et déjà pris les mesures techniques et juridiques qui s’imposaient ». Le compte identifié comme étant à l’origine de l’accès frauduleux a été bloqué, une plainte a été déposée auprès du procureur de la République. « Un plan de protection a été mis en œuvre avec Orange Cyber Défense sur la base des recommandations de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) », alerte la région Île-de-France.

    « La maintenance sans cesse prolongée depuis trois jours de l’ENT île-de-France et donc le non accès à Pronote alors qu’on doit remplir les bulletins, c’est normal ? », questionnait une professeure d’Histoire et Géographie. (Crédits : capture d’écran)

    La région Île-de-France et les services du ministère de l’Éducation nationale ont informé les personnes concernées par cette cyberattaque, les invitant à modifier leurs mots de passe. Mais également de prendre des initiatives à prendre en cas d’utilisation illicite de données permettant de les identifier. Si les combats en Ukraine sont principalement conventionnels, rappelle l’ANSSI, elle constate l’usage de cyberattaques dans le cadre du conflit. Afin de réduire au maximum la probabilité de tels événements et d’en limiter les effets, l’agence incite les entreprises et les administrations à prendre les devants.

  • Cyberattaque à la banque indonésienne

    Cyberattaque à la banque indonésienne

    Conti fait des siennes, une fois encore. Le Ransomware-as-a-Service a, d’après le communiqué de la Bank Indonesia, infecté l’organisme bancaire durant le mois de décembre. Selon CNN Indonesia, un porte-parole de la BSSN a déclaré qu’aucune donnée critique n’avait été divulguée et que les attaques avaient eu lieu dans un bureau de la Bank Indonesia sur l’île de Sumatra. Déjà en 2016, la banque centrale d’Indonésie avait fait l’objet d’une attaque par déni de service (DDoS) parmi d’autres à travers le monde.

    La banque centrale d’Indonésie affirmait jeudi 20 janvier 2022 avoir subi une infection par codes malveillants de type ransomware. « Nous avons été attaqués, mais jusqu’à présent tout va bien, car nous avons pris des mesures d’anticipation et surtout les services publics de la Bank Indonesia n’ont pas été perturbés du tout », a répondu Erwin Haryono, directeur exécutif du département de la communication de la Banque d’Indonésie, aux journalistes, ajoutant que des opérations de récupération avaient été menées. Les logiciels de rançon fonctionnent en chiffrant les données des victimes et généralement, les pirates offrent une clé en échange de paiements en crypto-monnaies qui peuvent atteindre des centaines de milliers, voire des millions de dollars. Colonial Pipeline avait réglé la somme de 4, 4 millions de dollars, soit 75 bitcoins. Les autorités américaines affirmaient en juin 2021 en avoir récupéré la majeure partie.

    Il y a six jours les informations accessibles affichaient 13, 88 GB, puis 74, 89 (240 SI) pour enfin faire étalage de plus de 144 GB, mercredi 26 janvier 2022. Les opérateurs derrière le ransomware Conti font peser dans la négociation la divulgation des données, et mettent en œuvre leurs actions. (Crédits : capture d’écran)

    Si la victime résiste, les opérateurs menacent de dévoiler des renseignements confidentiels accroissant la pression sur la personne ou l’institution. Cela semble être le cas. Malgré le ton rassurant de l’organisme fiduciaire, Miftah Fadhli, expert en cybersécurité à l’ONG Institute of Policy Research and Advocacy (ELSAM), affirmait que Bank Indonesia devrait enquêter sur la gravité de l’attaque, car elle pourrait « comporter un gros risque » et avoir un impact sur ses transactions.

    « Nous avons renforcé le cadre, y compris au niveau des employés, car le ransomware a été inclus dans le maillon le plus faible plus tôt. Ensuite, nous développons une infrastructure plus étroite et développons également une coopération plus étroite », déclarait Erwin Haryono. (Crédits : DR)

    Wahyudi Djafar, directeur exécutif d’ELSAM, a affirmé que l’Agence nationale de cybersécurité et de mots de passe devrait conduire une investigation plus fouillée sur l’incident de fuite de données. « BSSN mène un processus d’enquête de suivi en profondeur pour la survenue de cet incident de cyberattaque, afin d’être ensuite en mesure de fournir des recommandations pour des systèmes de sécurité fiables dans la gestion des systèmes connexes », a annoncé Wahyudi dans un communiqué écrit mardi 25 janvier 2022. En 2016, Bank Indonesia a fait partie de plusieurs banques centrales touchées par des cyberattaques, bien que les responsables aient déclaré qu’aucun argent n’avait été perdu. Les infections étaient principalement des tentatives de déni de service distribué (DDoS).