Étiquette : CyberMalveillance

  • Une arnaque au soi-disant tueur à gages

    Une arnaque au soi-disant tueur à gages

    Les limites n’existent pas. Au Luxembourg, une campagne de courriels défraie la chronique en ce début du mois de mars 2024. La police a été informée à plusieurs reprises de tentatives d’escroqueries. Des particuliers sont cordialement invités à verser de l’argent pour échapper à un supposé tueur à gages. En France, le site cybermalveillance alertait la population française déjà en juillet 2023. Qu’est-ce que c’est ? Que faire si vous recevez ledit message ? Quelles conduites à tenir si vous êtes victime ?

    Un prétendument tueur à gages vous annonce avoir été engagé pour vous agresser, ou pire pour vous éliminer. Dans sa grande bonté, il vous propose d’annuler le contrat. Ainsi contre monnaie sonnante et trébuchante, vous connaîtrez le nom du commanditaire et serez sauf. Sauf que c’est une arnaque !

    Qu’est-ce que c’est ?

    Au Luxembourg, un nombre croissant de signalements est arrivé auprès des forces de l’ordre. Votre interlocuteur vous presse, ou tente de le faire. Contre une somme considérable, il abandonne le contrat, et va même jusqu’à révéler le financeur.

    Le message commence par « il ne s’agit pas d’une blague ou d’un canular […] Cette semaine, le client m’a contacté avec toutes vos coordonnées et m’a demandé de vous tuer. »

    Il vous presse en spécifiant vous laisser un délai de 48 heures. Mais avant, il révèle avoir, soi-disant, de nombreuses informations sur vous.

    Ainsi, il indique disposer de données : itinéraires, horaires de déplacement, habitudes…

    La seule vérité est qu’il veut vous soutirer de l’argent en s’efforçant de vous effrayer. Il joue avec vos émotions, c’est une tentative d’extorsion.

    (Crédits : Mohamed_hassan/Pixabay)


    Il précise que la police ne peut pas « résoudre le problème ». Le « kill » ou « Death Angel » scande qu’il « surveille chacun de vos mouvements ». C’est une catastrophe à la lecture d’un tel message. Pas de panique !

    Que faire si vous recevez ledit message ?

    En premier lieu, ne pas paniquer ! Le message est complètement impersonnel. Il est envoyé à des milliers d’individus dont l’adresse mail a pu être trouvée sur Internet. Comme les différentes fuites de données. Que ce soit via les ransomwares, ou des failles autres (Viamedis, Amelys, LDLC, etc.).

    Vous n’êtes pas directement visé. Rassurez, il ne faut pas répondre à un tel message. Sinon, ces individus vont penser avoir suscité de l’intérêt. Cela les encouragerait à continuer de vous importuner.

    Aucune mise à exécution, explique cybermalveillance, « des menaces proférées n’a été démontrée jusqu’alors. Vous alimenteriez donc inutilement ce système criminel. »

    Oui, mais que faire alors ?

    Vous devez le signaler à la plateforme « signal spam », puis sur une autre la signaler. La divulgation de la tentative d’extorsion se réalise sur « Pharos ».

    Une fois ces démarches effectuées, vous êtes rassurés.

    (Crédits : Mohamed_hassan/Pixabay)


    Quelles conduites à tenir si vous êtes victime ?

    Vous avez cédé à la panique et avez payé ? En premier lieu, vous êtes la victime d’une extorsion : vous êtes victime ! Cela au sens de la loi, selon l’article 312-1 du Code pénal.

    La loi dispose que « l’extorsion est le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque. »

    La peine maximale encourue pour l’extorsion est de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

    Si vous êtes victime, conservez les preuves. À savoir les messages, les justificatifs de règlement. Puis il faut déposez une plainte soit au commissariat de police, à la brigade de gendarmerie ou auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire dont vous dépendez. (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)


    Il existe aussi l’association France victimes (116 006), la plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur au 0 805 805 817. Les deux ont les appels et services gratuits. N’oubliez pas de contacter votre banque, pour tenter de faire annuler la transaction.

  • Attention aux possibles arnaques au QR code en France, elles sévissent déjà aux États-Unis

    Attention aux possibles arnaques au QR code en France, elles sévissent déjà aux États-Unis

    Tandis que les SMS concernant Ameli continuent d’être envoyés partout sur l’hexagone, une nouvelle menace débarque : le QR code. Depuis les deux années où le SARS-CoV-2 a tenu le haut de l’affiche, ces petits carrés bizarres sont en tous lieux. Sur les tables de restaurant, la devanture d’un magasin, en bas de page de publicité… il est désormais omniprésent sans s’en rendre compte. Machinalement nous voyons ce petit carré ressemblant de manière capillotracté au jeu de Pacman, et nous dégainons le smartphone. Mais que savez-vous de lui ?

    Avant d’effrayer le lecteur, remontons de quelques années en arrière, en 1994. Année du début de l’ère Aimé Jacquet, menant la France à sa première victoire en coupe du monde de football en 1998. Les bleues, quant à elles disputent actuellement l’Euro et sont en quarts de finale, refermons l’aparté. Donc, les codes QR ont été créés en 1994. Une filiale de Toyota, Denso Wave, a développé ce code pour faciliter le processus de fabrication, le suivi des véhicules et des pièces. Il a été conçu pour permettre des vitesses de décodage rapides, son nom est devenu logiquement « code Quick Response ». S’ils possèdent une notoriété digne d’une rock star, leur existence est due au développement et succès des codes à barres. Depuis ils sont extrêmement populaires, et c’est là où le bât blesse.

    Les codes QR peuvent stocker jusqu’à 7 089 caractères numériques, 4 296 caractères alphanumériques, bien au-delà de la capacité du code-barres (une douzaine de caractères). Des lignes de codes pour exécuter une action, par exemple en Bash, n’ont pas besoin d’autant, 1 500 sont amplement suffisante, voire moins, beaucoup moins.

    Que s’est-il passé ? Cet instrument pratique se retrouvait même dans les bibliothèques municipales, et plein d’autres endroits. Le nombre de chiffres dans les codes a donc été augmenté, générant une modification. Leurs tailles, et l’espace d’impression multipliaient les coûts d’impression. En outre, ces évolutions ont entraîné des complications occasionnelles lors de la lecture/du balayage des nouveaux codes. De la poudre de perlimpinpin, beaucoup de recherche et de travail, ont donné naissance aux codes QR 2D (bidimensionnels). Depuis leur avènement, ils ont vu leur population augmenter, les développements de la technologie pour améliorer la capacité de stockage et la fonctionnalité…

    La taille accrue du QR code en fait une arme redoutable. Avec le langage de programmation Python, il est simple d’envoyer un e-mail sans fioriture. Le FBI avertissait ses concitoyens en début d’année 2022 : « ne scannez pas un code QR trouvé au hasard ». Les escrocs utilisent de faux codes QR pour voler vos mots de passe et votre argent.

    Des individus malintentionnés les utilisent dorénavant pour voler des données personnelles ou compromettre un terminal, selon Le Parisien. Les escrocs ont toujours un coup d’avance ! Il suffit désormais de flasher le code avec son appareil photo pour être dirigé vers une URL. Elle peut permettre de lire un menu, télécharger une application ou montrer « patte blanche » dans l’application mise en place par le gouvernement « Tousanticovid ». Il n’est nullement question des RGPD. « Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un “smartphone” à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins de 2 mètres pendant au moins 5 minutes », explique le site dédié.

    Dans un article du quotidien Le Parisien, un « expert » précise que « la cyberattaque passe par l’appareil photo et contourne ainsi les antivirus et les filtres de sécurité ». Vous pouvez en quelques secondes créer le vôtre. « Il est tout aussi facile de modifier une application avec un code malveillant qui transforme le téléphone en mouchard ou siphonne les données », ajoute-il.

    Pour effectuer une attaque ou un vol de données, il suffit de faire « Man-in-the-middle ». Pour cela ils peuvent remplacer un QR Code par le leur en apposant un autocollant. En le scannant, les utilisateurs sont renvoyés vers une copie ou l’original du site, avec exfiltration de leurs données, sans s’en apercevoir. (Crédits : Panda Security)

    Selon des sources bien informées « le QR est une belle invention qui ne représente que peu de “menace” ». Les problèmes indiqués se situent que dans les différents traitements associés, pas dans le code QR, lui-même. L’usage des outils « informatiques » par tout un chacun « facilite » la vie quotidienne. « Les entreprises utilisent légitimement les codes QR pour fournir un accès sans contact pratique et les ont utilisés plus fréquemment pendant la pandémie de COVID-19. Cependant, les cybercriminels tirent parti de cette technologie en dirigeant les scans de codes QR vers des sites malveillants pour voler les données des victimes, en intégrant des logiciels malveillants pour accéder à l’appareil de la victime et en redirigeant le paiement à des fins cybercriminelles », expliquait le FBI dans son alerte. Pour toutes les questions sur les possibles fraudes , un site Cybermalveillance.

    Qu’est-ce qui va différencier un « vrai » d’un « faux » QR code ? Humainement, c’est très compliqué.

    Ars Technica rapportait que des malfaiteurs avaient placé des autocollants de codes QR frauduleux sur des parcmètres, dans les grandes villes du Texas. Ces autocollants visaient à inciter les gens à payer leur stationnement, mais sur un site Web frauduleux. Les agents de stationnement avaient trouvé des autocollants avec des codes QR frauduleux sur les bornes de paiement à Austin, Houston et San Antonio. Les autorités avaient dans un communiqué de presse, que des fraudes sur des parcmètres étaient constatées. Au final 29 des 900 avaient un autocollant recouvrant le code QR. En cas de doute, rapprochez-vous des forces de l’ordre, de votre banque et du site Cybermalveillance.

  • L’opérateur La Poste Mobile victime du ransomware LockBit

    L’opérateur La Poste Mobile victime du ransomware LockBit

    Les opérateurs derrière le Ransomware-as-a-Service multiplient les cyberattaques. Après des poids lourds, tels Idex, Syredis, ou « Les bureaux de l’épargne », c’est au tour de l’opérateur de téléphonie La Poste Mobile d’en faire les frais. L’entité appartenant au groupe La Poste et à SFR, annonçait le 8 juillet que « ses services administratifs et de gestion » ont été victimes d’un ransomware le lundi 4 juillet 2022. C’est l’organisation LockBit 3.0 qui a revendiqué l’attaque sur son mur de fuite.

    La période est extrêmement sensible aux différentes sortes d’attaques informatiques. Qu’elles soient par ransomware, phishing, DDoS, Brute-force… elles sont légions. La dernière victime en date sur le sol français est l’opérateur mobile « La Poste Mobile ». Les opérateurs derrière le ransomware LockBit promettent au groupe la publication des données exfiltrées lundi 11 juillet 2022 à 19 h 18. Le but se faire verser une somme pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains en fonction des ressources à disposition.

    La Poste Mobile a été victime, ce lundi 4 juillet, d’une attaque informatique par codes malveillants de type ransomware. « Dès que nous avons eu connaissance de cet incident, nous avons pris les mesures de protection nécessaires en suspendant immédiatement les systèmes informatiques concernés. » (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)

    Sur le site, l’opérateur assure que « nos équipes informatiques procèdent actuellement au diagnostic de la situation. Nos premières analyses établissent que nos serveurs essentiels au fonctionnement de votre ligne mobile ont bien été protégés. En revanche, il est possible que des fichiers présents dans des ordinateurs de salariés de La Poste Mobile aient été affectés. Certains d’entre eux pourraient contenir des données à caractère personnel. » C’est en effet la vérité, d’après les preuves présentées par LockBit 3.0.

    https://twitter.com/_lilseven_/status/1545544766615592961
    Une remarque à juste titre, c’est pour cela qu’il est préférable de changer l’intégralité des mots de passe par mesure de sécurité, pour les personnes susceptibles d’être impactées.

    Trois captures d’écran à disposition fournissent prénom, nom, adresse postale complète, numéros de téléphone portable et fixe, ainsi que les adresses de courriel. « La Poste Mobile invite ses clients à être vigilants, notamment en surveillant toute tentative de phishing et/ou d’usurpation d’identité, et les tiendra bien évidemment informés des enseignements apportés par les expertises en cours », poursuit le groupe.

    Sur les captures d’écran mises à disposition, des informations laissent à croire que des coordonnées bancaires soient aussi dans le lot. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)

    Suite à la cyberattaque le service client de La Poste Telecom est joignable à l’adresse suivante : mesdonneespersonnelles@lapostemobile.fr, mais également par téléphone 904 (905 pour les clients professionnels) depuis votre ligne « La Poste Mobile » ou au 0 970 808 660 (prix d’un appel local). Le site gouvernemental français luttant contre la cybermalveillance publie à l’attention des élus locaux et agents territoriaux un guide sur les obligations et responsabilités des collectivités locales et de leurs établissements publics en matière de cybersécurité.

  • Ransomware: la faïence de Gien ralentie

    Ransomware: la faïence de Gien ralentie

    Tandis que la liste d’établissements de santé ciblés par des cybercriminels n’a cessé de s’allonger en 2021, passant de 730 signalements au CERT contre 369 en 2020, c’est au tour de la ville de Gien et sa manufacture d’être au centre de l’attention. L’institution qui vient de fêter don deuxième siècle d’existence en 2021, commence l’année sous l’emprise d’un ransomware avec une demande de rançon. Sur son site web, la faïencerie évoque une panne informatique depuis le 10 février 2022, une enquête est en cours.

    Depuis le jeudi 10 février, l’entreprise est sous le joug d’un opérateur malveillant. « Nous avons découvert l’attaque le matin, car nos postes se sont retrouvés bloqués », racontait Yves de Talhouët, président-directeur général (PDG) de la Faïencerie. Depuis une plainte a été déposée à la gendarmerie de Gien, l’investigation est en cours.

    Yves de Talhouët, répondait que des négociations, des discussions et d’analyses techniques sont en cours. Des experts en cybersécurité sont à pied d’œuvre. Ils tentent de limiter les dégâts en comprenant les failles utilisées pour corriger et reconstruire le système d’information avec un minimum de perte. (Crédits : capture d’écran)

    Le ransomware a infecté le système d’information, de ce fait une partie de l’entreprise se trouve à l’arrêt depuis une semaine. La direction admet ne plus avoir accès aux fichiers clients ni aux commandes, et se veut rassurante déclarant qu’il n’y aura pas d’impact sur la production à court terme. « Nous avons bon espoir que le système puisse repartir dans le courant de la semaine prochaine », confiait Yves de Talhouët.

  • Ransomware: Prudence et rigueur

    Ransomware: Prudence et rigueur

    Un début d’année de moindre envergure, semble-t-il, sur les attaques par ransomware à travers le monde, sauf en France. La tendance dans l’hexagone est sensiblement équivalente. Le Groupement d’Intérêt Public Action contre la Cybermalveillance (GIP ACYMA) dénombre 167 demande d’assistance en janvier 2022, contre 169 le mois précédent. Cela dit, ce n’est pas parce que les actions des malfaiteurs ne sont pas publiques, que leurs offensives n’existent pas. La prudence comme la rigueur sont les maîtres mots.

    Le site « Cybermalveillance » du gouvernement a vu sa notoriété croître depuis sa création. En 2021, la fréquentation compte plus de 2 000 000 visiteurs uniques, contre 1 235 545 visiteurs en 2020. Ce qui va de pair est que plus de 135 000 victimes sont venues chercher de l’assistance depuis le 1er janvier, contre 105 000 l’année précédente, soit une augmentation de 28.57 %. Les victimes en ce début d’années sont nombreuses :

    • Hardisk, Qlocker, 5 janvier 2022
    • Paul Beuscher, Grief, 6 janvier 2022
    • Pôle Santé Léonard de Vinci, 7 janvier 2022
    • Stimm, Grief, 10 janvier 2022
    • Torann France, LockBit, 10 janvier 2022
    • KastorMedia, 15 janvier 2022
    • 3CMA, BlackCat, 16 janvier 2022
    • Saint-Cloud, LockBit, 21 janvier 2022
    • Cabinet d’avocats CDMF, 22 janvier 2022
    • Egis, 23 janvier 2022
    • Cabinet d’avocats de Caen DL2M, LockBit, 27 janvier 2022
    • ESTPM, LockBit, 27 janvier 2022
    • Corsica Linea, 28 janvier 2022
    • CIG de la Grande Couronne, Haron, 28 janvier 2022
    • L’Hotellerie Restauration, LV, 29 janvier 2022

    Le GIP ACYMA est mal connu du grand public, pourtant il est nécessaire d’en prendre connaissance avant d’avoir besoin de leurs services. Il en est de même lorsque vous êtes victime d’un accident, qu’il soit domestique, professionnel, ou sur la voie publique… des gestes, des réflexes, des conduites à tenir, souvent issues de retour d’expérience (RETEX) regroupe des acteurs étatiques impliqués tels que l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

    La commune de Saint-Cloud a été victime d’une attaque par ransomware des opérateurs derrière LockBit. Ils ont divulguées toute ou partie des données exfiltrées des différents systèmes d’information de la ville, exposant des civilités, des coordonnées… (Crédits : capture d’écran)

    Le mois de février dénombre les offensives malveillantes contre SVA Jean Rozé (Alphv, 01/02/2022), Air Calédonie, Ametis (LockBit, 04/02/2022), l’Hôtel des Cèdres (LockBit, 04/02/2022), Progereal (LockBit, 04/02/2022). Les attaques lorsqu’elles sont détectées font l’objet de procédure, mais les personnes derrières tout ceci sont à même de conserver les données sans demander de rançon, ni divulgation. Les informations glanées pourraient être le point de départ d’un conflit économique, politique, voire armé.

  • LDLC dans la tourmente

    LDLC dans la tourmente

    C’est par un communiqué de presse du lundi 29 novembre 2021 que le groupe LDLC relatait avoir « détecté un incident de cybersécurité dans ses systèmes informatiques, ayant entraîné un accès non autorisé aux données de l’entreprise », mais « n’a pas eu d’impact sur les opérations commerciales du Groupe ». Les opérateurs derrière Ragnar_Locker ont publié un échantillon de renseignements dérobés sur le système d’information de la firme, ainsi que plusieurs captures d’écran.

    Les assaillants derrière le ransomware sont clairs dans le message « Si le Groupe LDLC souhaite arrêter le processus de fuite et éviter d’autres publications, il en a déjà été informé et sait comment nous contacter ». Ils ajoutent avec une pointe sarcastique « n’oubliez pas de vérifier vos e-mails ». « Aujourd’hui, nous publions le premier lot de données, mais si le Groupe LDLC ne nous contacte pas, nous continuerons à télécharger des données jusqu’à ce que toutes les informations soient divulguées », préviennent-ils, depuis les premiers dévoilements sur le site de fuites.

    Les opérateurs par cette preuve de fuite montrent qu’ils étaient en mesure de suivre les échanges de l’équipe de réponse à incident. Les cyberdélinquants démontrent qu’ils ont encore un plus large accès à son système d’information, ainsi qu’à ses postes de travail. Par cette preuve, la compromission est possiblement. (Crédits : capture d’écran)

    LDLC précisait néanmoins que les données clients n’étaient pas concernées et que ses équipes de sécurité s’affairaient à une « analyse approfondie » afin de renforcer les mesures de protection mises en œuvre. Comme rappelle Le MagIT ce que soulignait Jérôme Saiz, du cabinet Opfor Intelligence : « dans une crise cyber, il faut considérer que l’on n’a plus confiance en ses moyens de communication ».

    Outre les captures d’écran, Ragnar_Locker relaie également deux archives en téléchargement. Elles sont respectivement pour l’une de 8,5 Go et pour l’autre de 21 Go compressées, que le groupe affirme avoir volées. Le groupe indique avoir « notifié » le groupe LDLC de l’attaque et du vol de données, mais n’avoir reçu aucune réponse de sa part, ce qui l’a poussé à commencer la diffusion de ces dernières.

    Des investigations se poursuivent. « Même si certaines données à caractère personnel ont pu être consultées, cela ne concerne en aucun cas les informations sensibles relatives aux clients des sites internet marchands du Groupe », assure LDLC. (Crédits : capture d’écran)

    Ce qui doit être lu entre les lignes est que LDLC refuse de payer la rançon réclamée par le groupe d’assaillants, d’autres fichiers seront répandus. Ragnar Locker est connu pour lancer des attaques de codes malveillants de type ransomware, doublé souvent d’un chantage à la diffusion de datas volées sur leur site dédié. Ragnar_Locker a également publié trois captures d’écran suggérant que le groupe s’est intéressé de près à l’infrastructure virtualisée de LDLC.

    Ragnar_Locker serait actif depuis au moins avril 2020. Il avait notamment visé l’avionneur Dassault Falcon Jet, avec près de 87 Go d’informations compressées, ou encore l’éditeur de jeu vidéo Capcom lors du mois d’août 2020 pour un total de 196, 58 Go de données compressées.

    « L’attaque pourrait d’ailleurs avoir commencé avec l’exploitation de la vulnérabilité CVE-2021-21985 », informe Le MagIT. En effet, cette faille permet à attaquant non authentifié d’exécuter du code arbitraire à distance, avec qui plus est un haut niveau de privilèges. De plus, des codes d’attaques sont disponibles publiquement pour la vulnérabilité CVE-2021-21985 et le CERT-FR a connaissance d’exploitations actives de celle-ci. Cette dernière est connue pour être exploitée dans le cadre de cyberattaques avec déploiement de ransomware. Cette vulnérabilité état documentée par l’ANSSI le 7 juin 2021, avec des recommandations de sécurité pour les architectures basées sur VMware vSphere ESXI.

  • Les informations sensibles de millions de Brésiliens fuitent

    Les informations sensibles de millions de Brésiliens fuitent

    Au commencement, le Bucket Amazon S3 de WSpot, mal configuré, a été laissé en accès libre. Il fournit une solution de gestion Wi-Fi qui permet aux entreprises de contrôler diverses fonctions de leur réseau et de leur routeur sur site. La violation des infos de WSpot a compromis plus de 226 000 fichiers totalisants 10 GB de données. Parmi les journaux de ces fichiers de journalisation figure un ensemble d’indications sensibles et personnelles relatives aux clients de WSpot et à leurs visiteurs.

    L’incident est révélé par Safety Detectives. Amazon n’administre pas le serveur de WSpot et n’est pas responsable de sa configuration. L’entreprise fournit uniquement la plateforme pour le stockage des données et le serveur Amazon S3 Bucket a été laissé sans aucune procédure d’authentification en place. « Nous avons découvert deux types de fichiers différents exposés sur la base de données ouverte — les journaux SMS et les rapports des invités. Il peut y avoir plus d’informations exposées qui n’étaient pas visibles dans notre échantillon de données », assure Safety Detectives. Ainsi, 84 Mo de documents contenant des journaux de SMS ont été trouvés. L’estimation octroie un nombre total d’entrées de ce type à 280 000.

    WSpot est basé à Campinas, au Brésil, et compte quelques clients de renom, dont Sicredi, Unimed et Pizza Hut. (Crédits : Safety Detectives)

    Un minimum de 550 Mo de rapports au format « .csv » a également été exposé lors de cette violation de données, indique le site. Ce qui représenterait un total estimé à 2,5 millions d’entrées de journal. Les rapports des visiteurs exhibés révèlent plusieurs types différents de DPI des visiteurs. Les informations contiennent des renseignements telles que :

    • Noms complets
    • Adresses e-mail
    • Numéros de téléphone
    • Genre
    • Dates de naissance
    • Adresses et codes postaux
    • Numéros de CPF

    L’équipement incriminé était actif, et en cours de mise à jour au moment de la découverte. L’équipe de SafetyDetectives avait trouvé le serveur le 2 septembre 2021. Après avoir découvert la base de données de WSpot, une divulgation responsable de la violation de données leur a été envoyée cinq jours plus tard. Une réponse de l’organisme renseignait de la sécurisation de la violation le 8 septembre 2021. Là où le bat blesse est que la base de données a laissé échapper les adresses électroniques et les numéros de téléphone de Brésiliens. Des acteurs malveillants pourraient contacter des personnes pour les cibler avec des escroqueries et des fraudes. Les attaquants pourraient lancer des malversations populaires en utilisant les informations glanées pour paraître dignes de confiance.

    WSpot conteste les informations révélées

    Dans une note officielle, la société reconnaît la fuite, mais affirme qu’il a affecté une petite partie des utilisateurs de réseaux Wi-Fi. Le groupe conteste les informations sur la fuite de données. Tout d’abord, il est expliqué que l’entreprise ne saisit pas les données relatives aux mouvements financiers. Il précise également qu’aucun mot de passe d’enregistrement, aucune carte de crédit ou autre renseignement de paiement n’étaient non protégés, de même que l’accès à des plateformes tierces et l’utilisation personnelle.

    « Il convient de noter que le problème n’a touché que 5 % de notre clientèle totale, dont aucune information commerciale et/ou sensible n’a été compromise », relate WSpot dans SempreUpdate. (Crédits : Safety Detectives)

    WSpot informe qu’il est conscient et reconnaît l’existence d’un incident d’exposition irrégulière des données d’enregistrement d’une petite partie des utilisateurs des réseaux Wi-Fi de certains de nos clients. La finalisation des processus de correction ayant eu lieu le 18 novembre, WSpot a engagé des spécialistes de la sécurité de l’information spécialement pour une enquête complète sur les données. En outre, « il n’a pas été confirmé que celles-ci données exposées ont, en fait, atteint le domaine des personnes et des groupes malveillants, ajuste la firme. […] les serveurs de WSpot restent intacts et n’ont pas été piratés par des agents tiers malveillants. En ce sens, notre plateforme reste conforme aux normes de sécurité les plus strictes. » Plus simplement, s’agissant d’une fuite et non d’une intrusion les serveurs de la plateforme WSpot restent, par conséquent en conformité aux normes de sécurité les plus strictes.

    Comme au Brésil, chaque entreprise a l’obligation de respecter les normes en vigueur dans le pays, en faisant notamment référence à la Loi générale de protection des données personnelles (RGPD en France), ainsi que le devoir de transparence envers nos clients et nos partenaires. (Crédits : LhcCoutinho/Pixabay)

    Piqûre de rappel

    Il est des réflexes que tout un chacun devrait respecter :

    • Ne fournissez pas vos informations personnelles à tout va. Votre jardin secret doit le rester, même si vous êtes un personnage public
    • Attention à votre surf, même si le site affiche HTTPS comme le symbole de verrou fermé
    • Soyez méfiant lorsque vous recevez un courriel vous demandant de fournir des informations personnelles (numéro de sécurité sociale, CNI, etc.). Le services des impôts ont déjà vos coordonnées. Il ne vous enverra pas de courriel pour soit disant vous rembourser. Il le fera, un point c’est tout.
    • Créez des passphrases uniques (ex : J’aime_les-5Licornes+lait-£), et mettez les à jour régulièrement. Un mot de passe par site, comme une brosse à dents par personne (logique, non ?!?). Le gestionnaire de mots de passe peut vous aider
    • Ne cliquez pas aveuglément sur des liens dans des courriels, SMS comme n’importe où sur Internet. Une modification malveillante de police de caractère, sur un site, peut faire passer un « i » pour un « l », par exemple.
    • Modifiez les paramètres de confidentialité de vos médias sociaux, comme celui de vos espaces numériques, et de configurez vos logiciels. Les outils, comme les smartphones, consoles de jeu… sont bavards. Personne n’est obligé de connaître votre secret, à savoir que vous adorez les licornes bleues
    • Attention au Wi-Fi public, comme son nom l’indique il n’est pas privé. Aucune authentification nécessaire pour établir une connexion réseau. Les pirates informatiques peuvent utiliser une connexion wifi non sécurisée pour diffuser des programmes malveillants. Ils ont aussi la possibilité de se placer entre vous et le point de connexion. Au lieu de communiquer directement avec le point d’accès, vous envoyez vos informations (e-mails importants, données de carte bancaire, voire données d’identification permettant d’accéder à votre réseau d’entreprise) aux pirates, qui, ensuite, les relaient. Une fois que les pirates disposent de ces renseignements, ils peuvent, à leur gré, accéder à vos systèmes en votre nom.
    • Informez-vous sur la protection des données et les mesures à prendre pour éviter les attaques de phishing et logiciels malveillants, comme ici