L’administration des services de santé de l’État d’Uruguay (ASSE) est victime d’une cyberattaque. Un groupe de cybercriminels indique avoir eu accès au réseau interne. Ils déclarent, dans le but de prouver la véracité de leurs dires, avoir changé les mots de passe du directeur et du vice-président. Un fichier compressé de près de 100 Mo est disponible sur un célèbre forum, Breach Forums pour ne pas le citer. La ou les personnes derrière cette attaque expliquent que « les citoyens uruguayens ne méritent pas d’être escroqués ni que l’État joue avec leur santé ».
L’administration indique enquêter sur la situation afin d’avoir plus d’informations à ce sujet. De son côté, une entité cybercriminelle déclare, dimanche 9 mars 2025 avoir eu accès au réseau interne de l’ASSE. « Depuis quelque temps, notre groupe a accès au réseau interne de l’ASSE, ce qui nous permet d’accéder à de nombreuses bases de données. » La fuite de données exposent professionnels et patients.
Le fichier mis à disposition est de 95,6 Mo compressé pour un total de 282 documents pour un poids de 150 Mo. La base SQL affiche près de 6200 lignes de données des personnels soignants. De nombreux documents sous formats de tableurs indiquent les identités de personnes ayant effectué des tests PCR en rapport au Covid-19. Ainsi les prénoms, noms et résultats des tests sont affichés, comme le détail des facturations des personnes vaccinées ou non. (Crédits : Capture d’écran)
Concernant les tests d’autres données sont affichées : institution, professionnel, ID, lieu, numéro d’identité, date, date de réception, médecin prescripteur, type de patient, date de naissance, prénom, nom, âge, secteur, test composite, test simple, statut, résultat, unité, plage normale, libération, date de validation… L’ASSE, quant à elle, enquête sur des allégations de piratage impliquant la possibilité de retirer ou d’ajouter des prescriptions médicales au système.
Les entreprises municipales de Cali sont confrontées depuis ce dimanche 9 juin 2024 à une « grave cyberattaque ». Vers 9 h 30, une offensive menace d’affecter les services de facturations, d’informations ainsi que les systèmes commerciaux. La menace selon la direction est contenue. Emcali gère les télécommunications, l’eau potable, les eaux usées, l’électricité et le gaz de 600 000 clients. L’entreprise dont l’État de Colombie est actionnaire à 100 % depuis 2002 n’est pas à sa première cyberattaque subie.
L’enquête, en cours, doit lever les doutes et les améliorations dans la sécurité des systèmes d’information, suite à la cyberattaque du 9 juin 2024. Les services dédiés ont contenu l’attaque en moins de deux heures selon le communiqué. Pour autant le site n’est toujours pas accessible.
Nouvelle cyberattaque pour l’entreprise colombienne Emcali
Il semble qu’elle soit déjà coutumière du fait. La compagnie en subissait une le 16 octobre 2021. Un ransomware se propageait dans les différents systèmes de l’entreprise. Ce que confirme Jaime Osorio pour Emcali en 2021. Un montant est demandé pour obtenir la clé de déchiffrement. Le SARS-CoV-2 facilitait cette transmission. Le télétravail avec la moindre efficacité sur la sécurisation serait à l’origine cette contamination.
Les informations chiffrées pouvaient être récupérées contre monnaie sonnante et trébuchante. Rien n’indique qu’une somme avait été payée ou non aux cybercriminels. Selon le rapport de Rodrigo Mariano Díaz et de Georgina Núñez « Ciberataques a la logística y la infraestructura crítica en América Latina y el Caribe » le coût serait de 100 000 dollars. « Nous réinitialisons la sauvegarde et il n’y a pas eu de perte d’informations, en plus de mettre rapidement en place les serveurs. Ils n’ont infecté que 6 % des serveurs avec 402 actifs, les bases de données sont saines », a déclaré Osorio.
Contenue en moins de deux heures
Le communiqué indique que depuis « ce dimanche, l’équipe de gestion des technologies de l’information d’EMCALI a détecté l’indisponibilité de différents services offerts par cette unité. Différents services offerts par cette unité. » Ils travaillent d’arrache-pied pour remettre en cours l’ensemble des services. « L’équipe de gestion des technologies de l’information de l’EMCALI a détecté l’indisponibilité de différents services offerts par cette unité. »
Roger Mina, directeur actuel d’Emcali, a déclaré que « l’attaque visait apparemment les systèmes d’information associés à la fonction commerciale ». Les suppositions du directeur seront confirmées ou non par l’enquête. « Ce que nous avons fait, c’est isoler les systèmes d’information de la société […] nous devons reconnecter ces systèmes et les allumer ». La procédure de vérification s’effectue unité par unité.
Les cyberattaques et vols de données se produisent en raison du manque d’éducation de la population (liens malveillants, mots de passe, wifi public…). L’éducation aux bons gestes ne souffre d’aucune frontière. Mais parfois entre l’infection et les contre-mesures, un laps de temps certain s’écoule.
La Colombie a connu en 2021 de nombreux événements et incidents relate Jeimy Cano directeur du magazine SISTEMAS. La fuite d’informations stratégiques de l’armée, celle de l’universitéEl Bosque (28 juin), de l’aéronautique civile (31 août), EMCALI (22 octobre), du département administratif national des statistiques (DANE) (9 novembre) et de la Pontificia Universidad Javeriana (22 novembre).
Jeimy Cano explique l’attaque contre Empresas Públicas de Cali. « Elle est une attaque typique visant une infrastructure critique afin d’affecter ses serveurs et ses clients». (Crédits : Luis Fernando Munoz Roldan)
La gestion et gouvernance de la sécurité/cybersécurité sont à reconnaître comme surmonter cinq défis systémiques. À savoir : absence de pensée systémique, biais cognitifs, technologie inadéquate, peu de preuves empiriques, et ignorance de l’adversaire. Dans son dernier article publié sur LinkedIn, le 10 juin 2024, Jeimy Cano conclut que « La cybersécurité n’est plus un problème technique à résoudre par la technologie, mais une composante fondamentale de l’essence et de la mission de l’organisation. Dans un environnement de plus en plus numérique et technologiquement modifié, la protection de la promesse de valeur de l’entreprise passe par le développement de la confiance numérique comme fondement de la relation symétrique, transparente et équivalente qui doit être établie entre l’entreprise et ses clients. » Les cyberattaques ne concernent pas seulement les grandes entreprises.
Après avoir payé ses nuitées, salué Léo et les Portugais dans la field Station, c’est ce samedi 2 décembre 2023 que Flavien doit s’envoler, enfin en théorie. Une personne d’un âge certain, Anita doit voyager en compagnie de Flavien. Sauf qu’elle a une aversion envers le SARS-CoV-2. Bien sûr, Flavien possède tous les symptômes, comme celui de la grippe et autre maladie hivernale. Mieux vaut prévenir que guérir dit l’adage, ainsi il sera affublé d’un masque durant le périple.
Anita complètement effrayée obligera Flavien à porter un masque FFP2 sur l’ensemble du trajet, vol compris. Mais avant d’accéder à la piste, il faut parcourir quarante minutes en 4X4 sur un chemin « défoncé », fenêtres ouvertes, pour arriver à la piste d’envol. Le ciel est balayé par les vents. Tous restent tous à l’abri dans la voiture en attente des nouvelles du FIGAS (NDLR Service aérien du gouvernement des îles Falkland), hormis Flavien. « Je brave les éléments pour pouvoir ôter mon masque. Je m’allonge sur deux, trois bouts de géotextile qui traînent derrière la barricade de fortune qui protège la remorque anti-incendie », se confie-t-il.
Pire qu’une traînée de poudre
Les oies ont envahi la piste, Flavien est chargé par Tim de la libérer. « À peine ai-je effarouché les oiseaux, que j’entends le vrombissement du moteur. Ça y est je vais pouvoir continuer mon voyage, enfin… il n’est pas encore atterrit. » La direction du vent est à la limite de l’acceptable pour décoller, car l’atterrissage comme le décollage se font face au vent. Le départ est précipité, « j’ai juste eu le temps de dire au revoir que je suis positionné à l’arrière de l’avion. La pilote qui porte un masque placera Anita au milieu, avec une rangée de sièges d’écart. Je commence à comprendre que mon Covid est connu de tous désormais, j’espère ne pas être fiché et qu’ils vont vouloir m’accueillir sur toutes les îles… »
Dix secondes suffisent pour notre décollage. Après l’avoir découverte sous un soleil radieux « je lui fais mes adieux sous un beau temps ou presque. » Ces quelques minutes remémorent les heures passées à chercher la perle rare ou à observer le débarquement des papous, la parade des albatros ou bien encore le jeu des dauphins, raconte Flavien.
Après 25 min de vol, et presque aucune turbulence « me voilà sur l’île de Saunders ». Elle est à 85 km au nord-est de NewIsland. Ici, plusieurs pistes permettent aux pilotes d’atterrir, peu importe la direction du vent. À peine le temps de souffler que Louise me récupère avec son 4X4. « Amandine m’avait dit que c’était elle qui faisait régulièrement le tour des colonies pour guetter la potentielle arrivée de la grippe aviaire. D’ailleurs, il y a 1 semaine de ça, elle a découvert un cas chez un albatros à sourcil noir, mais depuis rien, on croise les doigts… » (Crédits : 165106/Pixabay)
L’île de Saunders a été achetée par la famille Pole-Evans en 1987, mais elle est exploitée depuis 1948. L’île fonctionne principalement comme une ferme d’élevage de moutons et en possède 6 000. L’île est ouverte aux touristes du 15 septembre au 30 avril. Ces dates coïncident avec les périodes où la faune et la flore visitent Saunders. Un bateau arrive, « il passe toutes les six semaines, et vient récupérer la laine récoltée. »
L’Île de Saunders : une terre d’élevage
Louise me laisse quelques instants. « Je m’imprègne de cette ambiance complètement différente. Ici le ton n’est pas à la conservation, mais à l’agriculture, bien que les propriétaires y soient sensibles. » Louise revient chargée d’une bouteille de gaz et d’une carte d’accès à la WIFI. Ce qui permettra à Flavien de se connecter au bâtiment de la Neck, à 1 km de son futur bivouac. Le tarif est de 10 £ les 100 min, un prix qui effraierait la génération Z en France.
Dans la bâtisse près duquel je patiente Louise, une personne guettait le « taxi », un anglophone d’une cinquantaine d’années. « Je ne comprends pas tout ce qu’il me raconte, il parle vite, mais une chose est sûre, il connaît Poitiers. Alleluia ! Le Poitou est connu jusqu’à l’autre bout du monde. »
Durant les quarante minutes de trajet qui nous attendent, nous devrons, ouvrir et fermer la multitude de barrières qui clôturent les différents troupeaux de moutons.
Après 16 km de montagnes russes « nous arrivons entiers, mais secoués » au Neck, les chambres d’hôtes. Louise montre où se servir en eau potable et où capter l’Internet. Le trio reprend le 4X4, pour que Louise pointe le Swiss Hôtel. « C’est ce fameux rocher qui va me protéger du vent durant mes prochaines nuits de bivouac », explique Flavien C’est d’ailleurs à partir de cet endroit que le gentleman anglais continuera seul son chemin vers Elephant Point.
(Crédits : Flavien Saboureau)
Louise s’en va. Flavien la remercie et la salue. Puis les priorités s’affichent. Il est 12 h 30 quand il commence à monter sa tente. Puis s’empresse de manger pour descendre observer la ribambelle de manchots dispersés sur la plage. Une après-midi entière avec son appareil photo en main. « Manchots royaux, papous, de Magellan, sauteurs, impériaux… ». Le soir venu, il est temps de donner des nouvelles à tout le monde via le WiFi.
Bercé par les vocalises des manchots
Cela fait plus d’une semaine qu’il n’a pas établi de connexion avec le monde digital. « Voilà neuf jours que je n’ai pas activé Internet ! C’est la dégringolade de mails… je n’ai répondu qu’aux plus urgents. J’avais préparé une réponse automatique pour prévenir de mon absence. » Le SAS de retour à la société, Flavien profite de cette cabane pour faire le plein d’eau et entamer le kilomètre qui le sépare du Swiss Hôtel en quelques minutes, le ventre criant famine. « Il fait faim », s’écrit-il. La soirée, entrecoupée d’averses et d’éclaircies laisse place aux arcs-en-ciel.
« Ma tente est entourée de terriers de manchots de Magellan. Quel émerveillement ! J’ai le temps de les observer pendant que je cuisine la tente ouverte. Petit détail, c’est le soir qu’ils poussent le plus de vocalises, mais ce n’est pas aujourd’hui que ça m’empêchera de dormir », confie l’aventurier.
Les manchots de Magellan n’ont à priori pas été dérangés par les potentiels ronflements de Flavien, ni Flavien par leurs vocalises. Car la nuit s’est prolongée un plus plus qu’à l’habitude. « Je profite du soleil matinal pour me réchauffer et me concocter des flocons d’avoine avec du chocolat fondu… »
Il part plein Nord-Ouest en direction d’Elephant Point. « Je suis censé y découvrir plein d’éléphants de mer, que je n’ai pas vus depuis Amsterdam. » Au rendez-vous sont présents une centaine à vue de nez, remarque-t-il, mais que des femelles et des immatures, pas un seul mâle reproducteur. (Crédits : Flavien Saboureau)
Sur la lancée, Flavien s’attaque au sommet de l’Île, le Mount Harston avec ses 430 m (434 pour être précis). Au début de l’ascension, la marche s’effectue au sein de prairies défoncées par les moutons, puis chemin faisant, dans des milieux mieux préservés. Plus il grimpe, plus le vent souffle. « Là-haut, le vent est assourdissant et il fait pas chaud », grelotte-t-il. Pour le motiver, rien de tel que de découvrir des plantes qui lui sont inconnues : Viola tridentata, Lycopodium albofii, Cardamine glacialis, Lobelia pratiana, Chevreulia lycopodioides, Hydrocotyle chamaemorus. Satisfait, il redescend vers la cabane pour récupérer de l’eau avant de rallier sa tente « qui heureusement, n’a pas bougé. Je n’étais pas serein avec le vent qui règne sur cette île. Ce soir la pluie se fera entendre sur la toile de ma tente, quel plaisir d’être dessous ! » À suivre…
Après le congé menstruel, le continent ibérique a le vent en poupe. C’est une assiette jetée dans l’évier ou plutôt le non-vidage du lave-vaisselle qui fait polémique. La période du Covid-19 a passé au révélateur les pratiques des ménages à travers le monde. Tant et si bien que les hommes japonais découvraient les tâches domestiques durant la pandémie. Une application mobile devrait voir le jour en Espagne courant de l’été. Elle devrait permettre une meilleure répartition des corvées.
Dorénavant tout semble se résoudre grâce aux smartphones, ces outils sont tellement intelligents qu’ils supplantent l’être humain. Comment résoudre un problème d’éducation, faites une application ! Comment résoudre un problème de discussion, faites une application ! Donc le gouvernement espagnol se penche pour une réalisation avant l’été d’une « application » pour mesurer le partage des tâches ménagères.
Le confinement a eu du bon au Japon. Les hommes japonais en temps normal, « ne voient généralement leur famille que brièvement le matin et le soir », ont passé les jours de semaine à la maison en raison de l’état d’urgence déclaré par le gouvernement. « Ce qui leur permet de constater le nombre de tâches à accomplir ». (Crédits : Simon Kadula/Pixabay)
L’OCDE estime, dans son rapport 2022 que les femmes effectuent deux fois plus de corvées que la gent masculine. Selon l’OCDE « Les femmes continuent de consacrer une part disproportionnée de leur temps aux tâches familiales et domestiques non rémunérées, ce qui compromet leur présence sur le marché du travail, surtout lorsqu’elles ont des enfants. » Le 16 mai 2023, la secrétaire d’État à l’Égalité et contre la Violence de genre, Ángela Rodríguez Martínez, a annoncé l’élaboration de cet outil devant le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, à Genève, en Suisse.
Statistiques et répartition des tâches
La secrétaire d’État a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas encore égales. « Les femmes consacrent plus de temps aux tâches domestiques que les hommes », a-t-elle ajouté. De son côté Abestit explique que les femmes travaillent huit semaines de plus que les hommes. « Elles consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus », évoque Eurofound. Ainsi selon le rapport Eurofound 2022, nous sommes 41 % à nous occuper des enfants contre 30 % de nos conjoints. Concernant les tâches ménagères, elles sont 74 % à effectuer des tâches ménagères quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003.
Chaque semaine, elles y consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus, rappelle Eurofound. Elles sont ainsi 41 % à s’occuper des enfants tous les jours, contre 30 % des hommes, et 74 % à réaliser des corvées quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003. Certes, les hommes effectuent davantage de travail à l’extérieur que les femmes : 42 heures par semaine en moyenne en Europe, contre 37 heures pour les femmes. Ce qui explique d’ailleurs qu’ils soient plus nombreux (46 %) que les femmes (43 %) à souhaiter réduire leur temps de travail, note Eurofound.
Inégalité dans l’exécution des tâches
Faire les courses, la vaisselle, le petit déjeuner, le ménage, enlever le rouleau de papier toilette vide… régulièrement, pour ne pas dire tout le temps, c’est l’apanage des femmes. « Dans un avenir proche, nous présenterons une application permettant de comptabiliser les tâches ménagères effectuées par les différents membres de la famille, afin de connaître les heures de travail que nous nous devons les uns aux autres à la maison et de pouvoir ainsi réorganiser notre temps de travail à la maison », annonçait Irene Montero à Genève.
Tous les journaux s’en donnent à cœur joie. Les dernières données de l’INE, l’INSEE espagnol, « 76,5 % des femmes effectuent la majeure partie des tâches ménagères, contre 23,5 % des hommes ». Le côté amusant est qu’Ana Iris Simón explique, pour El País, que dans les villes de plus de 50 000 habitants (El Ejido, Ceuta, Marbella et Melilla) les hommes ne cuisent même pas les œufs. « Il serait curieux de croiser ces données avec celles relatives à la consommation de jambon. »
Il est incorrect semble-t-il de dire « j’aide ma compagne, mes colocs, ma femme… » dans les tâches ménagères, elles doivent être réalisées tout simplement. Alors peu importe la personne qui s’en occupe. Le but est de remettre en question les usages, mais pas besoin d’application pour ça, juste du bon sens, enfin j’espère.
La Cour suprême des États-Unis vient de rendre le 24 juin 2022, une décision lourde de conséquences. Dans un verdict, pris à 6 voix pour et 3 contre, elle a annulé l’arrêt historique Roe v. Wade de 1973 qui reconnaissait le droit constitutionnel des femmes à l’avortement et l’avait légalisé dans tout le pays. Vingt-deux États sont d’ores et déjà maintenant prêts à interdire la procédure en vertu de lois existantes ou d’amendements constitutionnels qui en restreignent fortement l’accès.
Alors que tous se réfèrent à la Cour suprême, la plus haute juridiction américaine vient de botter en touche sur un sujet hautement symbolique. Elle est composée de trois femmes et six hommes. En ne prenant pas la décision d’unifier la loi, par l’arrêt du 24 juin, elle remet à chacun des 50 États, le fait de légiférer sur le droit à l’avortement à travers un document de 213 pages. Vient-elle d’ouvrir la boite de Pandore ? La veille, elle annulait la loi de l’État de New York limitant le droit des Américains, à sortir armés de leur domicile. Alors que le pays est toujours sous le choc d’une série de fusillades meurtrières, dont celle du 24 mai, dans une école primaire du Texas, qui a fait 21 morts, dont 19 enfants.
La National Rifle Association (NRA) déclarait que le projet « laisse trop de latitude aux représentants de l’État et contient également des dispositions indéfinies et trop générales, invitant à une ingérence dans nos libertés constitutionnelles ». Le lobby des armes faisant référence au deuxième amendement de la constitution américaine protégeant le droit de posséder une arme. Il date de 1788. « Je ne crois pas que les Pères fondateurs pensaient que les chargeurs à grande capacité de nos fusils d’assauts d’aujourd’hui soient couverts par cette disposition », a confié Kathy Hoscul, gouverneure de New York.
Des manifestants anti-avortement célèbrent la décision de la Cour suprême, vendredi 24 juin 2022 à Washington. Certaines interdictions prendront effet immédiatement, d’autres dans les heures, jours et les semaines à venir. (Crédits : Olivier Douliery/AFP)
La révocation de cet arrêt historique Roe v. Wade, replonge la situation des femmes aux États-Unis avant l’année du premier choc pétrolier 1973. La conclusion de cet arrêt donne plein pouvoir aux différents États sur ce sujet. Si l’avortement « n’est pas interdit aux États-Unis, la pratique va être remise aux États. Il y aura donc cinquante législations différentes. Et ce qui est également remis en cause, c’est le rôle protecteur de l’État quant aux droits individuels », explique NicolasBacharan, spécialiste des États-Unis dans le JDD. Ainsi si un gouvernement autorise l’I.V.G., ou un autre le proscrit, la Cour Suprême n’aura pas son mot à dire.
Une décision surprenante ?
Pas vraiment, si la divulgation, début mai 2022, du document de 98 pages sur la position majoritaire des juges (rédigé par Samuel Alito) est prise en compte. L’article de Politico avait fait l’effet d’une bombe révélant une fuite, intentionnelle ou non, sur la future décision de la Cour Suprême : « Nous considérons que Roe et Casey doivent être annulés », écrivit le juge Alito. D’autant que Elena Kagan, Sonia Sotomayor et Stephen Breyer (bientôt remplacé par Ketanji Brown Jackson) ont signé une opinion dissidente contre le texte dans laquelle ils disent : « La loi du Mississippi interdit les avortements après la quinzième semaine, mais d’autres États pourraient le faire après 10 semaines, ou 5, ou 3, ou 1, ou, encore, à partir du moment de la fécondation (…) Certains ont promulgué des lois qui s’étendent à toute forme d’avortement, y compris la prise de médicaments à domicile ».
Des partisans du droit à l’I.V.G. réagissent, avec émotion, à l’annulation de la décision Roe v Wade, datant de 1973 devant la Cour suprême des États-Unis à Washington, aux États-Unis, le 24 juin 2022. (Crédits : Mary F. Calvert/Reuters)
Ils ont adopté des règles sans aucune exception pour les cas où une femme est victime de viol, ou de viol incestueux martèle El País. Le juge Roberts a annoncé l’ouverture d’une enquête visant à déterminer les responsabilités d’une fuite d’informations sans précédent, au cours des 233 années d’existence de la Cour Suprême. Ce choix devrait impacter plus de 40 millions de femmes dans au moins vingt-six États. Le Missouri fait la course en tête. « Mon bureau a effectivement mis fin à l’avortement dans le Missouri, devenant le premier État du pays à le faire suite à la décision de la Cour », a déclaré le procureur général Eric Schmitt.
Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, il n’existe que celui de la femme concernée. Il n’y a pas non plus à émettre un jugement envers celle qui fait ce choix, celui de volontairement mettre un terme à une grossesse, car personne à part elle ne connaît son histoire. (Crédits : DR)
Dorénavant toute personne qui fournirait ou tenterait de proposer un processus permettant directement ou indirectement l’avortement sera désormais accusée d’un crime. Les peines encourues seraient passibles d’emprisonnement ou d’une forte amende pouvant atteindre 100 000 dollars, selon le lieu. Les lois en vigueur interdisent toute interruption de grossesse volontaire qui n’est pas requise par une « urgence médicale », à discrétion des autorités « compétentes ». Les vingt-deux États susceptibles d’appliquer des restrictions totales ou quasi à l’avortement sont l’Alabama, l’Arizona, l’Arkansas, la Géorgie, l’Idaho, l’Iowa, le Kentucky, la Louisiane, le Michigan, le Mississippi, le Missouri, le Dakota du Nord, l’Ohio, l’Oklahoma, la Caroline du Sud, le Dakota du Sud, le Tennessee, le Texas, l’Utah, la Virginie occidentale, le Wisconsin et le Wyoming.
Le jour même où la Cour suprême a invalidé le droit constitutionnel à l’avortement, les États anti-avortement ont promulgué des lois et autres interdictions antérieures à l’arrêt Roe v. Wade. Le Missouri a été le premier à proscrire suite à l’arrêt de la Cour l’avortement, avec effet immédiat. (Crédits : Reuters)
Le Missouri et le Texas ont été les deux premiers États à interdire rapidement l’avortement à la suite de l’arrêt. En Louisiane, au Dakota du Sud et au Kentucky, les interdictions de déclenchement sont entrées en vigueur immédiatement après le jugement. Après que des fonctionnaires de l’État ont certifié l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, les interdictions sont entrées en vigueur en Arkansas, en Alabama, en Utah et en Oklahoma. Désormais, une autre bataille juridique commence : la pilule abortive. Elle la méthode majoritairement choisie par les femmes aux États-Unis. Bien qu’elle soit interdite dans les États qui proscrivent l’avortement, la FDA a rendu permanentes en 2021 les autorisations de l’ère dite Covid-19 permettant sa livraison par courrier. Il reste à voir si les États interdiront ces livraisons à la suite de la décision de vendredi, et si oui, comme procéderont-ils.
La Suisse est définitivement un pays pas comme les autres. Entre une guerre de voisinage pour avoir nourri un chat qui finissait par une condamnation via en ordonnance pénale à une amende de 700 francs, et un concours de fellation, auprès duquel chaque participant, après avoir réglé le ticket d’entrée à 90 francs, pourra tester gratuitement les talents de huit grandes spécialistes. Heureusement, cela fait dix ans que la Fête du Slip propose à Lausanne une moisson culturelle orientée sur les genres et les sexualités.
Une affaire particulière était jugée au Tribunal de district de Bülach, en Suisse. Une femme de 59 ans était accusée d’avoir laissé Mici, le chat tigré roux de sa voisine, passer la nuit chez elle durant environ cinq mois. Mais également de l’avoir nourri contre la volonté de sa propriétaire. Condamnée à une amende de 700 francs pour appropriation illégitime, la quinquagénaire avait interjeté appel du jugement. Raison pour laquelle l’affaire a été traitée une nouvelle fois ce mercredi 18 mai 2022 par la justice zurichoise. « Je n’ai jamais enfermé le chat et je n’ai jamais voulu le posséder. […] Par compassion, je lui ai donné à manger pendant environ deux mois », se défendait-elle. L’accusatrice aurait demandé selon son avocat, raconte 20min, d’arrêter de le nourrir, en vain.
Il y a des informations qui défriseraient les moustaches des lapins. (Crédits : Alexas Fotos/Pixabay)
Le conseil rappelait que le chat a dû être ramené au refuge, car il ne mangeait plus la nourriture de ladite propriétaire avait acheté. L’avocate de la défense qui demandait l’acquittement affirmait que « le chat, qui était en liberté, errait dans tout le quartier et allait et venait également dans d’autres appartements. » Le tribunal disculpait la quinquagénaire, puisque selon le juge, la preuve des faits reprochés n’a pu être établie. « Je suis soulagée de l’acquittement, toute la procédure a été très éprouvante. » La propriétaire de l’animal devra assumer les frais de justice d’environ 800 francs, précise « Blick ».
Un concours de Pipe
L’affiche publicitaire du sauna-club « Sex-Park » à Oberentfelden, clame en grosses lettres que le 21 mai 2022 à partir de 15 heures se déroulera le « championnat de la pipe ». Vous ne rêvez pas, c’est selon l’organisateur le plus grand concours de fellation de Suisse. « Nous gérons le Sex-Park depuis douze ans et il n’y a jamais eu de réclamation de la part des riverains ou de la commune. Il n’y a jamais eu d’incident », affirme le copropriétaire. Sur le flyer, les participants potentiels sont directement interpellés : « Teste nos 8 meilleures tailleuses de pipe gratuitement ! » Il est ensuite possible de donner son évaluation pour élire « Miss Fellation 2022 ».
Chaque année en mai est programmé le désormais légendaire concours de fellation, ce qui n’est pas au goût de Christina Bachmann. (Crédits : Alexas Fotos/Pixabay)
« Ce championnat est une honte ! Un scandale. Une humiliation publique des femmes», déclarait à Blick Christina Bachmann-Roth, présidente du Centre Femmes. « Il est scandaleux qu’un tel événement soit organisé depuis plus de dix ans ». Le dernier date de 2019, dû aux restrictions survenues depuis l’apparition du SARS-CoV-2, où environ 50 hommes étaient venus. « Les femmes sont inscrites normalement comme travailleuses et sont également testées en ce qui concerne les maladies ». Pour participer, elles règlent l’entrée, comme les clients, et si elles vont dans la chambre d’un homme, « ce qu’elles demandent ensuite en argent, c’est leur affaire ». Elles toucheraient en plus une partie des recettes sur les entrées totales.
La Fête du Slip
La manifestation lausannoise ouvre aujourd’hui, jeudi 19 jusqu’au 22 mai 2022. Elle célèbre sa décennie en maintenant son cap artistique de tolérance émancipatrice. Au menu, cinéma, musique, art, performance le tout orienté sur les genres et les sexualités. « Comme notre manifeste le dit, la sexualité concerne tout le monde, les jeunes, les réacs et les LGBTQIA+ », souligne ValentinaD’Avenia, directrice de la Fête du Slip. Lors de l’arrivée des subventions, la question de la liberté totale s’est posée. « Nous ne montrons pas tout et n’importe quoi, il y a un bon nombre de demandes d’autorisation. Nous avons encore de la pornographie alternative, mais il y a aujourd’hui moins de choses explicites. Et puis, surtout, les artistes n’ont pas toujours envie de reprendre l’injonction de se montrer, et les questions de soin, de santé mentale, de bien-être et d’amour montent plus volontiers à la surface », explique-t-elle à Boris Senff du journal 24heures.
Valentina D’Avenia, directrice du Festival du Slip, à l’Arsenic, un des lieux névralgiques de la Fête du Slip. (Crédits : Odile Meylan/24 heures)
Les plus gros changements concernent surtout l’évolution du langage et du vocabulaire. « Les textes d’il y a dix ans ne seraient plus formulés de la même façon. L’écriture inclusive n’est plus négociable. Au début, tout était écrit au masculin ! »
Ce vendredi 13 mai 2022, l’établissement d’enseignement supérieur fermera ses portes de manière définitive après 157 années de bons et loyaux services, tous les employés seront licenciés à cette date. Le Lincoln College (LC), une institution privée à but non lucratif située dans le centre de l’Illinois, s’arrête dans trois jours. Il est invoqué une récente cyberattaque en décembre 2021 et des difficultés liées à une pandémie qui ont aggravé sa situation financière.
Le Lincoln College a survécu à de nombreuses périodes difficiles et éprouvantes, la crise économique de 1887, un incendie sur le campus en 1912, la grippe espagnole de 1918, la Grande Dépression de 1929, la Seconde Guerre mondiale, la crise financière mondiale de 2008… mais c’est l’attaque subie en décembre 2021 par le biais d’un ransomware, qui achevait, semble-t-il, l’institution, elle n’a d’ailleurs pu restaurer ses systèmes informatiques qu’en mars 2022.
Les tensions que l’ensemble des pays sur le globe terrestre subissent depuis deux ans ont mis à rude épreuve les trésoreries de multiples lieux d’enseignement supérieur aux États-Unis. Si certains s’en sortent, d’autres attendent que le bateau sombre faute de secours. Le cas du Bloomfield College, autre établissement privé à but non lucratif du New Jersey était en train de se noyer financièrement. Fort heureusement, la Montclair State University s’est engagée à le soutenir. Chose à préciser, les deux établissements étaient en négociation une fusion. Bloomfield est plus qu’une institution d’enseignement, il se présente comme le seul lieu d’éducation à prédominance noire, hispanique et minoritaire de l’État.
« Le Lincoln College accueille des étudiants du monde entier depuis plus de 157 ans », a déclaré David Gerlach, son président, dans un communiqué. « La perte de l’histoire, des carrières et d’une communauté d’étudiants et d’anciens élèves est immense ». (Crédits : DR)
Pour le Lincoln College, les prévisions laissaient entrevoir un manque cruel d’inscriptions, qui ne pourrait être comblé que par « un don ou un partenariat transformateur » pour maintenir l’institution à flot… leurs attentes fussent vaines. « Les charges économiques initiées par la pandémie ont nécessité d’importants investissements dans la technologie et les mesures de sécurité du campus, ainsi qu’une baisse significative des inscriptions avec des étudiants choisissant de reporter l’université ou de prendre un congé, ce qui a impacté la position financière de l’institution », lit-on sur le site Web de Lincoln.
Lynx un jour, Lynx toujours était la devise des étudiants du Lincoln College, basé dans l’Illinois aux États-Unis. (Crédits : DR)
Outre-Atlantique, plusieurs petites institutions dont leurs survies dépendent des frais de scolarité ont été contraintes de fermer leurs portes ou de fusionner avec d’autres institutions. Les raisons principales sont les difficultés financières exacerbées par la pandémie. Le Mills College en Californie, le Becker College dans le Massachusetts, le Concordia College de New York et le MacMurray College dans l’Illinois en sont des exemples notoires, malheureusement, le Lincoln College va rejoindre cette liste non close… la Lincoln Christian University, établissement privé situé à moins de 3 kilomètres, prend également des dispositions d’austérité. Elle met fin à la quasi-totalité de ses programmes de premier cycle et de ses activités sportives, pourrait réduire la taille de son campus et se concentre sur les programmes d’études supérieures et son séminaire.
Un dernier au revoir
Samedi 7 mai 2022, ils sont plus de 200 étudiants à avoir reçu leur diplôme, lors de l’ultime cérémonie. Les anciens élèves ont été invités à revenir le 30 avril dernier pour ressusciter les moments forts de leurs années. « Vous vous êtes tous battus pour empêcher cette institution de fermer. Je crois, si nous avions eu plus de temps, que nous aurions pu trouver quelqu’un, mais tout cela est hors de notre contrôle. Pendant ces deux semaines, les étudiants ont vécu une expérience incroyable d’apprentissage sur le leadership, la persévérance et la résilience », racontait AnnetteRoter sur le groupe Facebook « Save Lincoln College ».
ArianaTrotter envoie un baiser à la foule avant le début des cérémonies au Lincoln Center, samedi après la dernière remise des diplômes. (Crédits : Clay Jackson/Herald & Review)
La fermeture du LC est une source d’inquiétude pour la ville, car une maison de retraite, un centre de développement et d’autres sociétés ont déposé le bilan au cours des dernières années, explique Stacy Jackson au journal Herald & Review. Tous affichent pudiquement le même ressenti « je peux vous assurer que cette situation me brise le cœur. Je suis reconnaissant que le Lincoln College m’ait permis de grimper une échelle d’entreprise, me permettant d’être payé pour ma passion dans la technologie. Je suis reconnaissant pour l’expérience que j’ai acquise, les collègues que j’ai rencontrés, la faculté que j’ai aidée et les étudiants que j’ai servis », témoigne Lynn Allen sur le groupe Facebook Save Lincoln College.
Ah, notre très chère protection sociale que certains nous envient, mais savez-vous ce que c’est réellement ? Directement vous allez répondre la sécurité sociale, bonne réponse, quoiqu’incomplète. Elle est l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective qui permettent aux individus, aux ménages de faire face financièrement aux conséquences des risques sociaux que nous rencontrons chaque jour.
Sous l’Empire romain, les compagnons d’esclavage se cotisaient pour aider la famille du défunt à supporter le risque du décès. L’Église en France prend en charge l’assistance aux plus démunis (vivre, habits…). À la fin du XIIe, Aliénor d’Aquitaine au crépuscule de sa vie fait rédiger des mesures pour la prévoyance des accidents et des morts de marins en service. Au XIIIe siècle, les Hôtels-Dieu sont les premiers établissements dédiés à l’accueil des indigents. Le 14 mai 1604, un fonds est créé pour la prise en charge des soins aux ouvriers mineurs blessés durant leur travail. Plus proche de nous, selon les écrits, à la date du 22 septembre 1673, par l’Édit de Nancy à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d’État à la Marine du roi Louis XIV en 1668. Il instaure ainsi une récompense et fidélise les meilleurs dans la Marine royale, et le lendemain une taxation de six deniers (monnaie française d’argent, créée à l’époque carolingienne et valant 1/12e de sous ou 1/240e de livre), l’équivalent de 2,5 % de la solde pour financer.
En 1793, l’article 21 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reconnaît le droit pour chaque citoyen à l’assistance et à la protection sociale.
Au XIXe siècle, chez nos voisins allemands, Otto von Bismarck, chancelier de son état mets en place le premier système complet d’assurances sociales. Puis sous la présidence de Félix Faure, la loi promulguée le 9 avril 1898, sur les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, tisse un peu plus le lien social. Pourtant, il fallut attendre encore près de cinquante ans, avec la fin de la seconde Guerre mondiale pour l’ordonnance du 4 octobre 1945. Il s’inspire des modèles allemand et anglais.
Un dessin vaut plus que mille explications. (Crédits : Dessine-moi l’éco)
L’article premier définit les dispositions générales : « Il est institué une organisation, de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptible de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent […] Des ordonnances ultérieures procéderont à l’harmonisation desdites législations et pourront étendre le champ d’application de l’organisation de la sécurité sociale à des catégories nouvelles de bénéficiaires et à des risques ou prestations non prévues par les textes en vigueur. »
Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires. On ne peut pas déduire, plus de 2 € par jour pour les actes paramédicaux et plus de 4 € par jour pour les transports sanitaires. Avec un plafond annuel, de 50 € pour l’ensemble des actes ou prestations concernés.
L’article 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 pose les fondements de la sécurité sociale telle que nous al connaissons : « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »
Depuis, elle ne cesse d’évoluer comme change la société :
Le 21 août 1967, quatre ordonnances réorganisent le régime général de la Sécurité sociale. Elle garantit la séparation financière des risques dans trois « branches » distinctes (santé, vieillesse, famille). Cette séparation est consacrée par la réalisation de trois entités, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS), la caisse nationale des allocations familiales (CNAF). La gestion de la trésorerie des différentes branches est confiée à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS).
Le 25 octobre 1972, loi instituant la protection obligatoire des salariés agricoles contre les accidents du travail.
Le 1er décembre 1988, loi créant le Revenu minimum d’insertion (RMI), prestation financée par le budget de l’État mais versée par les caisses d’allocations familiales.
En 1997, mise en place la carte vitale, puis 2007 l’arrivée de la seconde génération de la carte vitale
Le 27 juillet 1999, promulgation de la loi créant la Couverture Maladie Universelle (CMU)
En 2016, la Protection Universelle Maladie (PUMA) est un dispositif garantissant à toute personne qui travaille ou réside en France de façon stable et régulière la prise en charge de ses frais de santé
En 2017, la loi de modernisation de notre système de santé tend à rendre notre système de santé plus juste et efficace
Les médicaments remboursés à 15% correspondent à la prestation PH2, à 30% PH4 et 65% PH7. Le montant de la franchise est de 0,50 € par boîte de médicaments, 0,50 € par acte paramédical, 2 € par transport sanitaire.
Depuis que je me souviens, j’ai toujours entendu parler du « trou de la sécu ». Puis de la mise en place de la CRDS, CSG, sans oublier la fameuse participation forfaitaire (FRT) d’un euro, elle est plafonnée à 50 € par an et par personne comme la franchise médicale. Si je suis sûr que vous avez déjà eu cette ligne sur les documents de remboursement. Regardez bien, les 0,5 € pris par boîte de médicaments, et 1 euros par visite chez votre médecin traitant.
Évolution du solde du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 1999 à 2021. La période traversée due au SARS-CoV-2 et l’instauration de Mon Espace Santé sont une évolution de la société. (Crédits : DR)
Revenons en arrière, en 1991, c’est l’année d’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, mais aussi la création de la contribution sociale généralisée ou CSG est un impôt destiné à participer au financement de la protection sociale. En 2017, elle rapporte quatre-vingt-dix-neuf milliards, les impôts quant à eux soixante- dix-sept milliards. Sa petite sœur, la CRDS naquit en 1996. Pour ses sept ans, un point de CSG rapportait, en 2013, 12,3 milliards d’euros, tandis qu’un point de CRDS en rapportait 13,3.Pour autant, il semblerait que le régime drastique porte ses fruits. En effet, la Tribune écrivait en juin 2018 : « Presque sortie du rouge, la Sécu reprend des couleurs. […] Du jamais-vu depuis 2001. » Pourquoi l’État français se priverait d’une telle manne financière, autant proroger et diversifier la CSG. Le rendement de la CSG brute s’est élevé à 121,7 Md€ en 2020 pour l’ensemble de ses attributaires (branches famille, autonomie et maladie du régime général, FSV, Cades et Unédic), indique le rapport en 2022.
Impressionnant, monumental, incroyable… les superlatifs manquent tellement la fraude, révélée, qui émeut les États-Unis est gigantesque. Le plan d’aide du au SARS-CoV-2 sur le sol américain connu sous l’acronyme PPP a été détourné de sa vocation, épauler les personnes en maintenant leurs rémunérations, sauf que… pourquoi uniquement les Américains auraient été victimes de ce genre de malversation, pourquoi elle n’aurait touché que le seul sol américain, et pourquoi pas les autres pays que compte notre globe terrestre.
À défaut de jouer à la loterie nationale, il est plus facile, semble-t-il, de dérober, l’argent destiné à la survie financière des individus que de tenter régulièrement sa chance. Le fonctionnaire en charge de l’aide dite « Covid » déclarait à LesterHolt de NBCNews, que les programmes comme le « PPP » (Programme de protection des salaires) étaient structurés d’une manière qui était « une invitation » aux fraudeurs, mis en place par le gouvernement du président Biden. Que penseriez-vous, d’une personne qui passant devant un achalandage de commerçant en fruits et légumes prendrait une pomme, parce que l’étal n’est pas surveillé, est-ce une invitation ? Que penseriez-vous, d’une personne qui voyant une jeune femme en jupe, balayée pudiquement pas le vent d’été se permettrait une agression sexuelle au prétexte que sa tenue serait une invitation ? Que penseriez-vous, d’une personne qui… bref vous avez compris.
« Faites une demande, signez et dites-nous que vous avez vraiment droit à l’argent, indiquait Michael Horowitz, président du Comité de responsabilité de la réponse à la pandémie. Et, bien sûr, pour les fraudeurs, c’est une invitation. … Ce qui n’a pas été fait, c’est qu’il n’y a pas eu de contrôles minimaux pour s’assurer que l’argent parvenait aux bonnes personnes au bon moment. »
« Les procureurs ont déclaré que Mustafa Qadiri, 38 ans, d’Irvine, en Californie, a utilisé le fonds du programme de protection des salaires pour acheter trois voitures coûtant six chiffres chacune, dont cette Ferrari 458 Italia 2011. » (Crédits : Bureau du procureur des États-Unis, Los Angeles)
Les procureurs outre-Atlantique s’offusquent de ce qu’ils désignent comme la plus grande fraude de toute l’histoire des États-Unis. KevinChambers, qui a été nommé procureur en chef, a affirmé qu’il mettait en place des équipes pour analyser « une quantité presque choquante de données ». « Les gens ont acheté des maisons de vacances, des Bentley et des Rolex. Il se peut que nous ne récupérions pas tout l’argent, mais ce n’est pas le seul intérêt d’intenter ces procès », poursuivait-il. Sans oublier des manoirs, des vols en jet privé, des vacances de luxe…
TONIGHT: @LesterHoltNBC speaks with Michael Horowitz, the chair of the Pandemic Response Accountability Committee, about how the government is tracking down fraudsters who took advantage of Covid relief funds.
— NBC Nightly News with Tom Llamas (@NBCNightlyNews) March 28, 2022
L’escroquerie épique a été effectuée, d’après les procureurs, par des criminels individuels ou des groupes organisés utilisant des identitésvolées pour réclamer des allocations de chômage aux agences de main-d’œuvre des États qui versent les fonds fédéraux. « Chaque identité peut valoir jusqu’à 30 000 dollars de prestations », selon Horowitz.
Un exemple parmi tant d’autre passé comme à venir, le ministère de la Justice accusait une star de la télé-réalité d’Atlanta de fraude bancaire après avoir obtenu un prêt PPP de 3,7 millions de dollars. Elle aurait utilisé le produit de ce prêt pour acheter 85 000 dollars de bijoux (une montre Rolex présidentielle, un bracelet en diamants et une bague en diamants de 5,73 carats), pour louer une Rolls-Royce Wraith 2019, pour effectuer des paiements de prêt et pour payer 40 000 $ de pension alimentaire pour enfants. Au final, MauriceFayne écope de 17,5 ans de prison.
Maurice Fayne, qui a joué dans Love & Hip Hop, a été condamné par la justice de son pays à 17 années de réclusion criminelle pour conspiration et fraude électronique, fraude bancaire et fausse déclaration dans le cadre du fameux programme de protection des salaires (PPP). (Crédits : Gettyimages)
Une spoliation de l’aide aux personnes dans un besoin vital de survie dans un lieu où le rêve peut se transformer en cauchemar américain, et sans, à priori, aucun scrupule, jusqu’à preuve du contraire. Certains, indiquent les médias au pays de l’oncle Sam, auraient acquis leur richesse en participant à ce que les experts considèrent comme un vol de 80 milliards de dollars. Le montant présumé du préjudice, tant qu’un jugement ne déclare pas les prévenus coupables des crimes dont ils seraient accusés, s’ajouterait aux 90 à 400 milliards de dollars supplémentaires. Pour rappel la somme complète du PPP était de 900 milliards de dollars du programme d’aide. L’escroquerie totale, même si les estimations sont gonflées, pourrait rivaliser avec les 579 milliards de dollars. À ce jour, 178 ont été condamnées à dans des affaires dites de fraude au PPP, de nombreuses enquête sont encore en cours.
Après avoir été encensé, la communauté scientifique à depuis dévoilé, voire pâlie son étoile et sa renommée internationale. Libération résume parfaitement les faits, car plusieurs désaveux lui ont été signifiés. L’affaire de la papaye fermentée comme traitement de la maladie de Parkinson. En 2009, un bon système immunitaire permet de se débarrasser du VIH « en quelques semaines »… Mais en avançant toutes ces théories, le professeur Luc Montagnier avait-il tort ou raison ?
Pléthores de reproches lui sont faites, à partir de l’année 2000. De nombreux journaux qualifient de « dérive » les propos de cet éminent scientifique. En 2009, il soutenait l’idée selon laquelle l’ADN pourrait imprimer une empreinte électromagnétique aux molécules d’eau, propriété qu’il prétendra pouvoir être mis à profit pour des tests diagnostiques du sida, ou encore de la maladie de Lyme. Puis, il défendait que les troubles du spectre autistique soient d’origine bactérienne et puissent se traiter par antibiotiques. Durant d’une conférence à Paris en 2017 racontée par Libération. « Je voudrais alerter sur la mort subite du nourrisson. C’est quelque chose d’épouvantable, la cause est inconnue, mais il existe des faits scientifiques, montrant qu’un grand nombre de ces morts intervient après une vaccination », affirmait alors M. Montagnier.
L’ultracrépidarianisme est en chaque être humain
Un collectif de 106 académiciens de médecine et sciences lui avait alors reproché de « diffuser, hors du champ de ses compétences, des messages dangereux pour la santé, au mépris de l’éthique qui doit présider à la science et à la médecine ». Enfin, le dernier et pas des moindres, le SARS-CoV-2. Quiconque émet une pensée, une idée ou une théorie à contre-courant de la doxa politique d’un gouvernement, ici français est étiqueté « complotiste ». C’est ainsi qu’opposé à l’injection de solution, délivré par les laboratoires Pfizer-BioNtech, Jonhson-Jonhson, Moderna ou Jansen, qu’il jugeait dommageable, il fut à de nombreuses reprises invité par le site France Soir. L’ultracrépidarianisme est le fait de s’exprimer en dehors de son domaine de compétences, en donnant son avis sur un thème pour lequel on n’a pas ou trop peu d’expertises légitimes ou avérées. C’est aussi les points de vue qui font l’interaction sociale sur les zincs ou ailleurs. C’est souvent en approfondissant notre connaissance d’un sujet que nous prenons conscience de notre propre ignorance.
Approche scientifique
Les deux dernières années ont permis la mise en scène de la science sans parler de la Science. « On va être sur une courbe exponentielle », exprimait le mardi 5 janvier 2021, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran. Si le fond importe peu, pas la forme. Avez-vous vu, entendu, lu une personne durant ce laps de temps vous expliquer ce qu’est une courbe exponentielle ? Il ne faut pas confondre la fonction mathématique exponentielle de la croissance exponentielle. La première est utile aux calculs en série de Fourier, équation différentielle…La croissance exponentielle est un processus qui augmente une quantité au fil du temps, votre âge, et surtout le poids des années, en est un exemple. Décrite comme une fonction, une quantité subissant une croissance exponentielle est une fonction exponentielle du temps, c’est-à-dire que la variable représentant le temps est l’exposant.
Voici la comparaison entre une croissance linéaire (en rouge), cubique (en bleu) et exponentielle (en vert). La croissance exponentielle est simple à comprendre. Soit la fonction F(x)=2x alors pour 2 le résultat est 4, 8 donne 256… donc pour 20, cela est 1 048 576, plus l’hypothèse x augmente, plus la valeur sera énorme, sans avoir à se mouiller. (Crédits : DR)
Recherche Versus Science
Il existe une confusion relayée par certain, quel qu’il soient, célèbre inconnu des réseaux sociaux, politiques, journalistes… La Science (du latin scientia, de scire, savoir) est l’ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales. « La terre est ronde, je ne suis pas dogmatique, cela peut être démontré, pas besoin de remettre en cause cette vérité scientifique », appuie ÉtienneKlein. La recherche possède un rapport étroit avec l’incertitude. L’amalgame journalistique admet la confusion entre Science et Recherche, alors l’idée même du doute est inhérente à la recherche, et vient coloniser sur les plateaux télévisuels la science. « On ne demande pas au chercheur d’avoir individuellement l’objectivité de la science, c’est-à-dire de se débarrasser de leurs préjugés, de leurs croyances, aucune personne n’est objective, on peut être soumis à des pressions […] On lui demande d’être honnête », souligne le philosophe des sciences. Un chercheur se pose des questions. Il cherche alors des réponses, qui ne sont pas forcément les « bonnes ».
Existe-t-il une vie extraterrestre, on en sait rien, donc on fait des recherches !
Vient le temps de la confrontation, où les résultats obtenus sont présentés à d’autres confrères dont les interrogations sont analogues, voire proches. Il ne reste plus qu’à en discuter, et de la manière dont ils sont recueillis (méthodologie scientifique, protocoles, essai randomisé…). Un propos primordial, ne pas confondre causalité et corrélation. La première est le lien qui unit la cause à l’effet, tandis que l’autre est la relation existant entre deux notions dont l’une ne peut être pensée sans l’autre, entre deux faits liés par une dépendance nécessaire. Tout comme le mensonge est lié à la perte définitive de la confiance, par exemple le fameux nuage de Tchernobyl qui ne serait jamais passé au dessus de la France…
Publication d’Études
Ne dit-on pas lorsque plusieurs réitérations d’un même processus, dans divers lieux, ambiances… donnent un identique résultat, il serait fort à propos de croire qu’une once de vérité se soit glissée dans les conclusions. Il faut raison garder, et douter, telle est la recherche. « Quand il y a une dizaine d’études qui disent quelque chose, c’est que c’est vrai », interroge IdrisseAberkane, qualifié par différents individus de complotiste, car il se pose des questions. MartinBlachier, docteur en santé publique, répond : « c’est signifiant, c’est significatif en tout cas ». Puis Idrisse Aberkane rétorque « d’accord il y a 242 des études qui disent que l’hydroxyde chloroquine a un effet, c’est vrai aussi du coup ? » Nulle question de verser dans une théorie complotiste, ou son antonyme qui en langue française n’existe pas. Le professeur LucMontagnier évoquait une possible création du SARS-CoV-2 par l’être humain, puis une hypothèse quant à la manipulation génétique, vivement décrié par ses pairs. « Cet article met en évidence une transformation de l’ARN du vaccin Pfizer en ADN dans des cultures de cellules hépatiques, posant la question de leur intégration dans le génome », twittait le professeur Raoult. Le sujet de l’article est « Intracellular Reverse Transcription of Pfizer BioNTech COVID-19 mRNA Vaccine BNT162b2 In Vitro in Human Liver Cell Line », un document de douze pages dont seules les personnes ayant compétence peuvent en saisir l’entièreté de la moelle.
« Voici notre première photographie en microscopie électronique du SARS-COV-2 recombinant Delta-Omicron », annonçait DidierRaoult sur Twitter. (Crédits : DR)
D’autres sont septiques « Aujourd’hui est sortie cette étude. Montrant la transcription inverse du vaccin Pfizer dans les cellules hépatiques humaines. J’ai plusieurs réserves sur leurs résultats », explique NansFlorens néphrologue et postdoctorant en biologie moléculaire au Cincinnati Children’s Hospital Medical Center. Cela quelque temps avant de répondre à des journalistes pour la revue Sciences et Avenir. Avec la Dr Nathalie Grandvaux, directrice du laboratoire de recherche sur les interactions hôte/virus au centre de Recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et MathieuRebeaud, doctorant en biochimie des protéines à l’Université de Lausanne. Le titre de l’article est sans appel : « Covid-19 : non, le vaccin Pfizer ne peut pas s’intégrer dans notre génome ». Les chercheurs posent des questions, émettent des hypothèses, parfois abracadabrantes, auxquelles ils travaillent à apporter une réponse, eussent-ils raisons ou torts. Sujets de thèses étranges pour tout un chacun, Obélix pouvait-il s’intoxiquer ? La reconnaissance coloniale du couvain et du champignon chez la fourmi champignonniste, ou, la Spectroscopie tunnel à très basse température de graphène sur rhénium supraconducteur. L’idée de cette dernière est de comprendre ce qui se passe quand le rhénium rencontre le graphène, ce qui d’après l’auteur donne « des couples d’électrons schizophrènes ».
Le procès de Galilée ou l’affaire Galilée est l’enquête, et condamnation du savant astronome Galilée par l’Inquisition pour avoir dénigré le géocentrisme et soutenu l’héliocentrisme. L’œuvre s’intitule Galilée devant le Saint-Office, une peinture de Joseph-Nicolas Robert-Fleury. (Crédits : DR)
Galilée dans sa publication du « Dialogue sur les deux grands systèmes du monde » en 1632 entraîne son procès. Le savant est condamné en 1633 à un emprisonnement indéfini et demeure en résidence surveillée jusqu’à sa mort en 1642. Un certain « J’accuse » devenu célèbre porté par ÉmileZola concernant l’affaire Dreyfus. « […] il faut apprendre à distinguer la science de la recherche. La science, c’est des connaissances établies, prouvées jusqu’à preuve du contraire, et il n’y a pas lieu de le remettre en cause tous les quatre matins temps. Vous n’avez pas besoin quand vous êtes un chercheur de reposer la question de la forme de la terre, c’est acquis, et sauf surprise incroyable c’est bon quoi, on a tranché la question. Alors que la recherche, c’est des questions dont nous connaissons pas les réponses. […] Dans les mêmes canaux circulent et se contaminent des connaissances, des croyances, des commentaires, des fake news, des bobards…», souligne Étienne Klein dans MatriochK.
« Si je doute, ce doute ne vise pas tant les faits eux-mêmes que l’extrême degré de croyance qu’on a en eux. » ThéodorFontane / LeStehlin (Crédits : John Hain/Pixabay)
Le laps de temps de deux années a permis de voir beaucoup de chose et de comprendre en partie l’Humanité, comme l’avais écrit Gustave Le Bon dans « Psychologie des foules ». Car pendant la crise du covid-19, il a été demandé à la science de se ranger sous la coupe de l’opinion. ÉtienneKlein invité de DavidPujadas sur LCI expliquait l’origine de « Le goût du vrai ». Le philosophe des sciences explique que « c’est un sondage paru le 5 avril (2020) dans Le Parisien, on demande aux français est-ce que tel médicament (hydroxychloroquine) est efficace ou non ? À un moment où aucune enquête épidémiologique n’avait conclu, autrement dit personne ne connaissait la réponse à cette question : 59 % des Français ont répondu oui, 20 % ont répondu non, et, seulement 21 % ont répondu je ne sais pas. Autrement dit, 79 % des Français connaissaient la réponse à une question dont personne ne connaissait la réponse. » Souvent les paroles dépassent la pensée, car la croyance en un Dieu ne veut en aucun cas dire que nous savons si ce Dieu existe ou non. Le professeur Luc Montagnier était un scientifique, mais avant tout un chercheur qui émettait sans cesse des hypothèses, qui chaque instant de sa vie s’est interrogé, questionné, remis en question, trompé, car c’est le propre de tout être humain, ou presque. BertrandRussel se penchait philosophiquement sur le sujet et disait que « L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. »