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  • Il y a cent ans… quand les réserves d’énergies fossiles questionnaient

    Il y a cent ans… quand les réserves d’énergies fossiles questionnaient

    Les Français seraient-ils, comme les autres pris pour des imbéciles ? C’est une excellente et primordiale interrogation. Le 9 juin 1922, C.-M. Savarit, journaliste à L’Écho de Paris écrivait un article sur « le gaspillage de nos réserves d’énergie ». Dans celui-ci, il indiquait s’être épanché sur la question le 20 mai. Selon les experts de l’époque, il n’y aurait plus de pétrole d’ici quinze à vingt ans. Que penser des gouvernements, des grandes compagnies, experts… au vu des prix des carburants sous couvert du conflit armé russo-ukrainien ?

    Le constat de consommation de l’or noir affolait, sachant que le combustible était devenu l’un des éléments essentiels de l’industrie moderne, en 1922. Ce qui directement ou indirectement n’a guère changé. « L’utilisation mondiale du pétrole, était en 1860 d’environ 355 000 barils — de 189 litres — est devenue, en soixante ans, presque 2 000 fois plus importante, avec 694 850 000 barils en 1920 », affirmait l’écrivain et journaliste. Les États-Unis et le Mexique fournissaient à eux deux 87,5 % de la production internationale. Il ne restait que 12,5 % pour les autres pays, à savoir la Russie (4 %), les Indes britanniques et néerlandaises (2,8 %), la Perse (1,8 %), la Roumanie (1,1 %), la Pologne (1 %) et le reste du monde (1,4 %). Le service géologique, avec les outils qu’il avait à leur disposition en 1920, estimait que « les richesses en pétrole des États-Unis sont épuisées dans la proportion de 40 % et en supposant que la consommation actuelle se maintienne, ce qu’il reste sera épuisé dans seize ans ».

    PaysVenezuelaArabie S.IranCanadaIrakKoweïtÉAURussieLibyeUSA
    Réserves en milliards de barils303,806258,6208,6170,3145,019101,597,88048,36347,107
    Production en millier par jour5959 3133 1104 4394 0852 5273 09110 1121 23811 188
    « Sommes-nous donc menacés de mourir de froid et de misère sur notre globe, par l’effet du gaspillage de nos réserves d’énergies, par la faute de l’imprévoyance de l’être humain, dans un avenir relativement rapproché ? ». (Crédits : Country Economy)

    L’homme constatait déjà qu’ils existaient des énergies bien plus puissantes : « Quel est l’unique fournisseur d’énergie sur notre globe, c’est celui qui nous fournit le pain et le vin chaque année, le Soleil, qui enlève l’eau des mers pour nous la rendre en chutes et rivières, qui continue à faire pousser les forets, comme au temps géologique […] ». Il tirait une conclusion qui quelles que soient les erreurs des experts sur les chiffres livrés, il ne résulte que depuis la seconde partie du XIXe siècle le monde a été un formidable prodigue de ses réserves d’énergies, et qu’il est grand temps qu’il mette de l’ordre dans ses affaires.

    L’écologie semble être au cœur des préoccupations politiques des législatives des 12 et 19 juin 2022 en France. Si bien que le parti récemment créé qu’est la nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) à grand coup de communication nous amène à regarder l’évolution du climat. Ainsi à Poitiers où les élus de la commune et candidats ont marché au milieu de la rivière Le Clain, au niveau du pont Joubert pour démontrer le manque d’eau, et par ricochet l’influence de l’Homme sur la planète.

    « Nous avons un quart des départements en alerte sécheresse et puis bientôt plus pour cet été. Notre intérêt à nous, qui pensons gagner les élections législatives et donc de gouverner le pays, est de lancer l’alerte avant », explique Jean-Luc Mélenchon à la Nouvelle-République.

    En 2021, la production mondiale de lithium s’élevait à environ 100 millions de tonnes, hors USA. L’or blanc a vu sa production mondiale presque quadruplée en une décennie. La Chine en contrôlait déjà en 2018 près de la moitié à l’échelle planétaire. (Crédits : Ivan Alvarado/Reuters)

    Les gaz à effets de serre, la pollution des énergies fossiles, la sécheresse, l’évolution du climat… tout met en exergue les naturelles, dites renouvelables, comme les automobiles électriques, qui sont propres. L’État français veut développer l’automobile propre et les voitures électriques, car « réduire les émissions de gaz à effet de serre, la dépendance énergétique et améliorer la qualité de l’air en milieu urbain : c’est tout l’enjeu du développement des véhicules propres. Cette filière constitue aussi un enjeu industriel majeur pour le secteur automobile. » Or toutes batteries usent du composant qu’est le Lithium (Li sur le tableau périodique de Mendeleïev).

    Pays comptant les plus grandes réserves de lithium dans le monde en 2020. Deux des pays dans le trio de tête sont situés en Amérique latine. (Crédits : Statista)

    Les réserves mondiales, selon l’USGS (Institut d’études géologiques des États-Unis) — exploitables — étaient estimées en 2021 à 21 millions de tonnes, dont près de la moitié au Chili (9,2 Mt). Les ressources (sans tenir compte des conditions d’exploitation) sont évaluées à 86 millions de tonnes au total. Les principaux gisements identifiés sont dans le « triangle ABC » de « l’or blanc » en Amérique latine, généralement sur des lacs d’altitude « salars » : Bolivie (21 Mt estimés), Argentine (19,3 Mt) et Chili (9,6 Mt).

    Quelles sont les méthodes de production et risques pour environnement ? Elles sont de trois types :

    • Pompage de saumures chargées de lithium et évaporation pour isoler les cristaux. La méthode, largement utilisée en Amérique latine, est critiquée par les ONG pour l’assèchement des ressources hydriques qu’elle provoque dans le milieu
    • L’utilisation du procédé à base de spodumène en Europe pour isoler et purifier l’Or blanc permet d’économiser l’eau
    • Recyclage des batteries pour récupérer les métaux. Selon la Commission européenne, cela devrait permettre « de réduire les besoins en matières premières de 10 % d’ici 2040 »
    Au beau milieu du désert d’Atacama au Chili, des piscines de saumures d’une mine de lithium, le métal devenu incontournable pour fabriquer toutes les batteries des voitures électriques, des smartphones et autres appareils high-tech contemporains. L’endroit est le plus aride du monde, avec un taux d’humidité ne dépassant jamais 3 %. (Crédits : Ivan Alvarado/Reuters)

    Chaque candidat se saisit du sujet du manque d’eau et de la sécheresse à des fins politiques, vantant les mérites des véhicules à carburant électrique. Si les réserves de lithium nécessaire aux batteries, les méthodes d’extraction sont, semble-t-il, gourmandes en eau. Le pompage de saumures réclame de grandes quantités d’eau, et provoquent, selon les ONG l’assèchement des ressources hydriques comme au Chili.

    La production mondial du Lithium croît sans cesse depuis dix ans. (Crédits : Statista)

    « Environ 2 millions de litres d’eau sont évaporés pour produire une tonne de lithium. » La seconde est la fabrication de carbonate de lithium à partir de spodumène, elle est énergivore. Les concentrés de spodumène doivent être chauffés à environ 1100 °C pour le rendre plus réactif. Puis, ils sont broyés finement, mélangés à de l’acide sulfurique, chauffés à 250 °C pour produire le sulfate de lithium et, ensuite, lavés à l’eau pour dissoudre le sulfate de lithium.

  • Il y a cent ans… une brève histoire de sports

    Il y a cent ans… une brève histoire de sports

    Le sport évolue sans cesse, tant pour sa pratique elle-même que pour l’ouverture de l’équité. Les pistes en tartan voient leurs athlètes au sol pour récupérer des efforts effectués. Or, plusieurs femmes s’effondraient à la fin de l’épreuve de 800 m en 1928, déclarée trop dangereuse pour le sexe faible, elle est interdite jusqu’en 1960. C’est en 1922 au stade Pershing de Paris que se produisent les jeux mondiaux féminins, et à Monte-Carlo les Olympiades féminines… du chemin a été parcouru depuis.

    Le 24 avril 1922 se déroulait une rencontre internationale de hockey. L’équipe de France dominait la Suisse par 3 buts à rien. Le noble art produit deux matchs, l’un en Angleterre mettant aux prises Charles Ledoux et Tommy Harrison, puis pour le titre de champion de France des poids moyens entre Maurice Prunier et Balzac. La Coupe de Paris verra s’affronter sur terrain vert les équipes du Club athlétique des sports généraux face à l’Union sportive suisse qui ont battus respectivement, le Red Star 2 à 0 et le Club Français 3 à 1.

    Dépasser les 30 kilomètres par heure au volant d’une quadrilette était une prouesse, en 1922. Ici, une Peugeot Quadrilette type 161 de 1922. Pour 9900 francs vous pouviez acquérir une Cyclecar avec capote phare et roue de rechange, une usure des pneus presque nulle, quatre cylindres, trois vitesses, deux places et une marche arrière. (Crédits : Thomas Bersy)

    Le sport automobile pensait déjà faible consommation. Le troisième concours du bidon de cinq litres organisé par Auto-Médica et Vélo-Sport fertois remportait un véritable succès. Imaginez que votre véhicule terrestre à moteur doit parcourir à une moyenne supérieure de 30 km/h la plus grande distance avec en tout et pour tout 5 litres de carburant. La vitesse n’a pas de comparaison avec celle atteinte par la Bugatti Chiron ni sa consommation moyenne de 22, 5 litres aux 100 kilomètres, le résultat de l’épreuve est pour les 750 cm3 :

    • 1. Marcel Grémillon sur Peugeot 198, 360 km
    • 2. Henri Petit sur Peugeot 185, 578 km
    • 3. Mme Lavie sur Peugeot 153, 260 km

    En 1100 cm3, le podium est composé de :

    • 1. M Neuilly sur Mathis 93, 520 km
    • 2. M Godard sur Mathis 86, 140 km

    Pour les voitures légères à quatre places, M Remoncol sur Peugeot parcourt 45, 200 lm et sur les cinq places et plus, M Lavie sur Renault affiche 76, 250 km. Il met en exergue les quadrilettes pour un triple succès. L’évolution de l’économie de carburants est impressionnante en une seule année, car l’année 1921 M Petit parcourait 117, 1 km. Cette année la distance arpentée augmente de 81, 260 km.