Cela pourrait prêter à sourire, si la vie d’une personne n’avait été mise en jeu par le geste des deux policiers. L’affaire s’est déroulée dans le comté d’Okaloosa en novembre 2023. Les conclusions de l’enquête sont tombées la veille de la Saint-Valentin. Peu de temps avant, un suspect est arrêté, menotté et placé à l’arrière du véhicule de police. L’homme des forces de l’ordre semble sécuriser les alentours. Un bruit lui faire volte-face. Lorsqu’il se retourne, il vide son chargeur en direction du suspect, installé dans la voiture.
En Floride, dans le comté d’Okaloosa, un policier vidait son chargeur sur un suspect menotté et placé à l’arrière du véhicule de police. La cause de cette violence est le bruit que faisait un gland en tombant sur la voiture. Jesse Hernandez, au moment où il s’apprêtait à regagner son véhicule, entend ce qui sera qualifié de tir étouffé. Lui et une collègue videront respectivement leur chargeur sur la voiture de police, heureusement sans toucher Marquis Jackson. Jesse Hernandez a démissionné le 4 décembre 2023.
Un policier ouvre le feu sur un suspect à cause d’un gland
Le document disponible en ligne évoque l’affaire sur 44 pages. Le 12 novembre 2023, vers 8 h 42, un appel atterrit au service de police. Un véhicule roulait sur McLaren Circle, au sud de Green Acres à Fort Walton Beach, klaxonnait et troublait le sommeil des habitants depuis 3 heures du matin. Le suspect a été décrit comme comme un homme noir d’une vingtaine d’années. Vers 8 h 55, un appel de service a été reçu de Mme Celestiana Lopez. Celestiana Lopez, indiquant que son petit ami, M. Marquis Jackson, refusait de lui rendre son véhicule et qu’il l’appelait et lui envoyait des SMS. et qu’il l’avait menacée par téléphone et par SMS. Elle se trouvait chez une amie à McLaren Circle.
L’enquête a duré huit semaines, audition des policiers, étude des vidéos captées par leurs caméras respectives… Pour un gland tombé sur une voiture. (Crédits : NewYorkPost/YouTube)
L’homme âgé de 24 ans, est assis à l’arrière du véhicule, menotté. Jesse Hernandez, le policier sort son arme de service. Il tire à de nombreuses reprises. « Coups de feu ! Coups de feu ! », s’écriait-il. Tout juste avant de crier : « Je suis touché ! Je suis touché ! » Entend-on dans la vidéo, alors que personne ne le visait.
New bodycam footage shows Okaloosa County, FL Deputy Jesse Hernandez declaring "shots fired!" and "I'm hit!" and shooting at the handcuffed, unarmed suspect inside of his police car.
He had not been shot, rather, it was determined that he heard an acorn drop onto the car. pic.twitter.com/D71fddl5V7
L’impensable arrive. Une collègue de l’ex-policier dégaine son arme, et vide également son chargeur en direction du suspect. Marquis Jackson, soupçonné d’un banal vol, est fort heureusement passé au travers de l’ensemble des tirs. Des excuses publiques ont été présentées à l’homme de 24 ans. « J’admets que ce fut un moment vraiment dramatique et traumatisant pour Marquis Jackson et nous sommes tellement soulagés et reconnaissants qu’il n’ait pas été blessé », a conclut le shérif Éric Aden.
Vendredi 14 avril 2023, le conseil des sages se portera sur la constitutionnalité de la loi sur lé réforme des retraites. Ce projet endossé par le gouvernement de la Première ministre Élisabeth Borne et du président Emmanuel Macron sera-t-il adoubé ? Quoi qu’il en soit, savez-vous d’où est issue l’expression « faire grève » ? Sans être de mèche pour ne pas me faire alpaguer, il est de bon aloi de vous expliquer. Quatre expressions françaises en une seule fois, de quoi faire parler ce cher M Sépa Phot, une fois de plus.
L’actualité française ne vit qu’à travers les réformes et surtout celle de la « Retraite ». Jeune pensionné le Berd’huisien vit paisiblement dans cette commune de l’Orne. Sauf qu’il ne se passe pas un jour sans que le sujet des grèves ne fasse la Une de la presse. Tandis que les nouvelles fraîches arrivent avec la baguette moulée toute chaude, Mme Kharéson s’épanche sur la presse.
« Tu as vu les derniers sondages sur la réforme », questionne-t-elle
« Oui, c’est de plus en plus difficile pour le gouvernement »
Mais les heurts en France sont légion. Depuis le 13 mai 1958 jusqu’à aujourd’hui, chaque époque son combat.
Beaucoup de choses viennent de la capitale française, Paris. L’expression « les poulets » dont sont surnommés les policiers naît du fait que sur l’île de la Cité se trouvait le marché aux volailles. Suite à l’incendie de la préfecture de police lors de la Commune de Paris, en 1871 la police judiciaire déménage. Elle s’installera en 1913 dans ses nouveaux locaux au 36 quai des Orfèvres sur les lieux mêmes du marché aux volailles. C’est d’ailleurs là-bas que Jules Bonnot de la bande du même nom se fait alpaguer.
La bande à Bonnot dont le cerveau Jules Bonnot dit le Bourgeois mourut en 1912. Sa bande multipliait vols, braquages et meurtres sur tout Paris. Les survivants à l’assaut de la police furent condamnés pour la plupart à mort, d’autre aux travaux forcés à perpétuité les derniers à la prison. (Crédits : DR)
Se faire alpaguer est associé aux manteaux en alpaga. Particulièrement coûteux, ils attiraient les convoitises de tous les voleurs. Parfois, ils se faisaient alpaguer en flagrant délit de vol. Mais souvent, ce n’est pas un, mais deux malfaiteurs qui tombaient dans les filets de policiers. Ces personnes étaient de mèches. Étymologiquement de l’italien mezzo, qui veut dire moitié, les bandits liés par des intentions généralement mauvaises, écopaient de la même sanction.
Manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 9 janvier. (Crédits : Le Monde)
Remontons au XIIIe siècle. Être de bon aloi est souvent confondue avec de bon augure. La qualité est liée à l’aloi, mais rien à voir avec nos forces de l’ordre. L’aloi était la quantité d’or et d’argent présent dans les pièces de monnaie. Si la qualité de l’alliage n’était pas au rendez-vous, la monnaie était de bas aloi. Mais revenons à nos moutons. Au tout départ faire grève fait référence à la place de Grève à Paris.
L’île de la Cité à Paris. (Crédits : Dezalb/Pixabay)
La Place de l’hôtel de ville se nommait place de Grève pour une bonne raison. La grève est le terrain uni et sablonneux le long de la mer ou d’une grande rivière, ici la Seine. La Grève à côté de l’hôtel de ville fut le lieu où se faisaient les exécutions durant cinq siècles. Les ouvriers sans travail se réunissaient sur cette même place pour en trouver un. Au XIXe siècle, les mêmes ouvriers, en colère, commençaient à se réunir pour réclamer de meilleurs salaires et des conditions de travail plus humaines. Les patrons ne cédant pas, les ouvriers décidaient de stopper tout travail. Voici l’origine de l’expression « faire grève ».
Qui ne rêve pas à l’heure actuelle d’aller danser sous une boule à facette. Puis, sortant à l’aube du club, grâce à Vénus, déesse de l’amour, vous grimpez, accompagné dans votre Twingo direction l’océan… quand vous tombez nez à nez avec les « Poulets » ! Savez-vous d’où leur provient ce sobriquet ? Venez, je vous emmène en périple, à travers l’histoire des noms et des objets qui nous entourent !
La boule à facette est pour les moins de vingt ans une chose inconnue que les vieux se remémorent. Elle est évoquée lors des soirées trépidantes, en y allant du « C’était mieux avant ! ». Sérieusement, vous avez juste perdu une partie de votre insouciance qui caractérise les jeunes années. Tandis que les 2003 vous invectiveraient de la sorte : « Y a que des schlags et des dalleux dans cette boite ! – Mais grave ! On se natchave ! ». Bref… « Ne vous en déplaise, éployer vos ailes ! Nous partons au début du siècle dernier. » Alors que l’ampoule électrique fut l’invention de Thomas Edison, en 1879, peu de temps est nécessaire pour en tirer parti. Une demande de brevet est déposée par un ingénieur américain, Louis Woeste en 1917. L’homme vivant à Cincinnati promeut l’innovation sous le nom de « Myriad Reflector ».
La plus grosse boule à facettes fut installée en 2014 lors du festival de l’île de Wight, son diamètre mesurait 10, 33 m. (Crédits : Justin Vogt/Pixabay)
Deux décennies plus tôt, la « mirror ball » (à ne pas confondre avec le 5e album de Neil Young) est mentionnée dans « The Electrical Worker ». La publication d’un syndicat d’électriciens du Massachusetts raconte le « dispositif lumineux spectaculaire » du bal annuel organisé au Roughaus Hall, à Charlestown. « Les initiales du groupe, N.B.E.W, étaient illuminées par des lampes incandescentes […] et une autre lampe clignotait vers une mirror ball. » Le premier avènement d’une boule à facette s’effectue au cinéma, grâce au film « Berlin, symphonie d’une grande ville » en 1927. Puis à la fin des années 50, elle apparaît dans le film américain « Certains l’aiment chaud ». Elle s’impose en incontournable du disco, allant jusqu’à faire partie des éléments notables de ce mode de vie, au même titre que les pantalons « pattes d’éléphant ». Elle connaît son heure de gloire dans les années 70 et 80 avec ABBA (Dancing Queen), Barry White (Let The Music Play), Boney-M (Rasputin), Boys Town Gang (Can’t take my eyes off you). Puis remise au goût du jour avec Donna Summer (Hot Stuff) et la version de KygoMusic (la boule à facettes arrive à 1 m 41 secondes), quand au tube de Gloria Gaynor, il est devenu un symbole depuis un certain 12 juillet 1998…
Vénus ou la lumière
La planète Vénus est connue de tous, et pourtant. Elle est la deuxième du Système solaire par ordre d’éloignement, et sixième plus grosse (tant par sa masse que son diamètre). Si la plupart d’entre nous le désignent « Étoile du berger », Vénus est la déesse de l’amour, de la séduction, et de la beauté féminine dans la mythologie romaine. Néanmoins, saviez-vous qu’elle possédait également la dénomination de « Lucifer » ? Surprenant, en effet ! Lucifer signifie en latin « qui apporte la lumière » de « lux » (lumière) » et « ferre » (porter). Car dans l’astre du matin, qui n’est autre que Vénus précède le soleil. Elle annonce la venue de la splendeur de l’aurore, permettant au pâtre de trouver et guider son troupeau. Différents outils proposent une vision, plus ou moins abordable, de la voie lactée et complémentaire des observations traditionnelles. Ainsi, plusieurs logiciels ou applications sont accessibles tels SkyView, Stellarium, Celestia…
Vénus est au plus près de la constellation du Taureau. Cette dernière est traversée par le soleil entre le 14 mai et le 22 juin. Au-dessus se positionne Mercure, la Lune quant à elle est située, sur l’instantanée, entre les cornes, tandis que le soleil est l’étoile la plus prégnante et brillante. (Crédits : SkyView)
À bord de la twingo
La production de la twingo, reconnaissable à son avant et ses phares en forme de tête de grenouille, est stoppée le 27 janvier 2021. Du projet X-06 à sa première commercialisation, un accouchement de 33 mois, pour succéder sa grande sœur, la « 4 L ». La fabrication effectuait sur une chaîne de robot automatisé à 86 % raconte Génération Twingo sur leur site. En effet, Renault cherchait à trouver une remplaçante à sa célèbre Renault 4. Cette dernière, construite des années 1961 à 1992, voyait le nombre de véhicules vendu à plus de 8 millions d’exemplaires. Elle est la trente-quatrième voiture la plus distribuée au monde, et quatrième Française. Le classement des automobiles les plus commercialisées de l’Histoire s’affiche sur le site Auto-Moto, dont quatre Françaises sur trente-quatre :
19e, Renault Clio, 15, 5 immatriculations depuis 1991
32e, Citroën 2CV, 9 millions d’immatriculations entre 1948 et 1990
33e, Peugeot 206, 8, 4 millions d’immatriculations entre 1998 et 2013
34e, Renault 4, 8, 2 millions d’immatriculations entre 1961 et 1992
Génération Twingo, organise des rassemblements annuels entre passionnés, raconte Ouest-France. (Crédits : DR)
Rappelez-vous du slogan : « Twingo, à vous d’inventer la vie qui va avec ». Sa production s’est arrêtée après 28 années de bons et loyaux services, la twingo n’est plus. Un peu plus de 2, 6 millions d’immatriculations au compteur, mais connaissez-vous l’origine de son nom ? Décomposons pour mieux comprendre. Trois groupes de deux lettres pris à travers des pas de danse, à savoir, le TWist, le swINg et le tanGO constituent son patronyme. Elle figure treizième des voitures les plus volées en France en 2020.
Eh bien mon cochon !
Cette formule tend à souligner un constat réprobateur, voire laudateur, qui s’adresse à l’être humain. Cochon était aussi le surnom des policiers américains dans les années 70, décennies où le titre phare « Y.M.C.A. » des Village People sortait. Ainsi dans diverses contrées, femmes et hommes en uniforme portent des sobriquets divers et variés. Au Royaume-Uni, ils sont les sauterelles ou en anglais « grasshopper ». Cela fait référence au « squealer » à la personne qui communiquait des informations, communément « indic » comme Huggy-les-bons-tuyaux dans « Starsky et Hutch ». Ce terme provient de l’argot pour signifier « Grass » une herbe qui donne un tuyau au « copper », cuivre ou « flic ». Cela suffit à déclencher un surnom. Au pays d’Angela Merkel, ils sont appelés des taureaux. Au XVIIIe siècle, la force policière assurant l’ordre public était baptisée « Bohler », « Landbohwler » ou « Landpuller ». Les différentes formules trouvent leur origine dans le mot« Bol ». Cette locution est néerlandaise et signifie « tête » ou « personne intelligente ». Donc un « bohler », ou taureau est quelqu’un qui a un cerveau et agit avec sagesse, CQFD.
Le 1er mai 1929 à Paris, un homme fouillé par un policier. (Crédits : Agence Meurisse/Gallica/BNF)
En France, le terme « Poulet » est issu en partie de l’histoire de France. L’épisode de la commune en 1871, détruit de nombreux édifices publics dont la préfecture de Police, fondée sous Napoléon 1er. Le maire de Paris, Jules Ferry, met à disposition la caserne de l’île de la citée. Sauf qu’à cet emplacement se trouvait un ancien marché aux volailles. Il n’en faut pas plus pour que les Parisiens s’emparent et affublent les personnes en bleu dudit sobriquet. Une phrase passée à la postérité fut celle d’Yvonne de Gaulle, épouse du président et général. Suite à l’attentat du petit Clamart, elle s’exprimait « J’espère que les poulets n’ont rien eu ! » La première dame de France ne parlait en rien des forces de l’ordre chargé de la protection présidentielle, mais des volailles achetées chez Fauchon et placées dans le coffre, criblé de balles.