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  • Cyberattaque : Astral foods perd des plumes

    Cyberattaque : Astral foods perd des plumes

    La cyberattaque dont le géant sud-africain est victime le 16 mars 2025 a des effets immédiats. L’entreprise annonce, dans un communiqué officiel, le 24 mars qu’elle s’attend à voir son bénéfice semestriel chuter de 60 %. Cette attaque modifie et perturbe la production et les livraisons de ses produits. La firme se veut rassurante en indiquant « qu’aucune information confidentielle ou sensible n’a été compromise ». Cette histoire remémore la cyberattaque de la ferme états-unienne qui avait perdu 9 millions de dollars au final en 2021.

    Le 16 mars 2025, la section avicole de la compagnie sud-africaine Astral Foods est à l’arrêt complet suite à une cyberattaque. En toute bonne foi, la compagnie assure avoir réagi « rapidement en mettant en œuvre tous les protocoles de reprise après sinistre et les plans de préparation. Cependant, notre division Volaille a été affectée par des temps d’arrêt dans la transformation et les livraisons aux clients. »

    Conséquences diverses suite aux cyberattaques

    Les cyberattaques touchent de très nombreuses sociétés à travers le monde. Certaines sont des TPE, PME mais aussi des multinationales. L’impact d’un tel traumatismes est différent d’une société à une autre, le tout en fonction de la conjoncture. Quelques unes s’en sortent sans trop de dommages, quand d’autres peuvent , en France , passe en redressement judiciaire, voire en liquidation. Ces cyberattaques font subir à leurs victimes une accélération avec des conséquences désastreuses parfois.

    L’industrie avicole sud-africaine vit des moments particuliers. Les causes sont : la hausse des coûts de production, les conditions économiques compliquées et la baisse du prix du poulet. Cet incident cybernétique provoque la perte de 20 millions de rands (environ un million d’euros). Ainsi, Astral Foods estime que le bénéfice net par action ne devrait pas diminuer de plus de 60 %.

    Selon le marché international le prix de la volaille a diminué de 0,01 BRL/kg, ou 0,12 % depuis le début de 2025 (l’unité de mesure le BRL est le Réal brésilien par kilogramme, NDLR).

    En 2023, Les États-Unis représentent 17,5 % de la production mondiale devant la Chine (13,3 %) et le Brésil (12,3 %). Les producteurs de céréales utilisées dans l’alimentation de la volaille sont la Chine (20,4 %), États-Unis (18,4 %) et Brésil (6,5 %). (Crédits : Quang Nguyen/Pexels)

    Le prix record est de 8,60 BRL/kg en septembre 2021, il affiche 8,29 BRL/kg à l’écriture de cet article (31/03/2025. La production mondiale de viande de volaille devrait atteindre plus de 141,3 millions de tonnes. La croissance affichée, selon les données de l’OCDE et la FAO est de 11 %. Elle devrait atteindre près de 160 millions de tonnes, lors de la prochaine décennie. Quant au traitement des volailles lors de leurs élevages : rien n’indique l’augmentation des bons traitements, comme l’accroissement de l’espace de vie, la vue de la lumière naturelle et le fait de manger de l’herbe.

    Une perte de 9 millions de dollars suite à une cyberattaque

    Une affaire similaire touche une ferme états-unienne en janvier 2021. La raison une attaque cybernétique de type ransomware qui bloque temporairement les activités agricoles d’une ferme. Elle entraîne des pertes d’environ 9 millions de dollars. De nombreuses entreprises à travers le monde ne se relèvent pas des suites des cyberattaques. Un exemple en France avec la société Octave : une cyberattaque survenue le 16 août 2024, liquidation judiciaire le 19 mars 2025.

    Des sociétés de production de viande sont régulièrement la cible de cyberattaque. La compagnie JBS USA est la victime en mai 2021, du groupe Sodinokibi/REvil indique le FBI. Les conséquences sont multiples. L’interruption complète de ses activités, qui affecte durablement l’approvisionnement des supermarchés. « Il va sans dire que le bœuf a disparu des rayons de nombreux magasins aux États-Unis. »

    L’entreprise a fait le choix de payer une rançon aux criminels. Le montant réglé est de 11 millions de dollars. Le but est d’éviter la perte des données de l’entreprise, des clients et des employés.

    La note du département de la justice américaine indique une hausse du prix de gros jusqu’à 25 %. (Crédits : Tom Fisk/Pexels)

    Le 14 janvier 2022, le FSB annonce le démantèlement du groupe Sodinokibi/REvil. Au total, quatorze personnes sont arrêtées. 426 millions de roubles, soit environ 4,8 millions d’euros et 20 voitures de luxe sont saisis.

  • L’Espagne à la pointe de l’égalité entre Femmes et Hommes ?

    L’Espagne à la pointe de l’égalité entre Femmes et Hommes ?

    Après le congé menstruel, le continent ibérique a le vent en poupe. C’est une assiette jetée dans l’évier ou plutôt le non-vidage du lave-vaisselle qui fait polémique. La période du Covid-19 a passé au révélateur les pratiques des ménages à travers le monde. Tant et si bien que les hommes japonais découvraient les tâches domestiques durant la pandémie. Une application mobile devrait voir le jour en Espagne courant de l’été. Elle devrait permettre une meilleure répartition des corvées.

    Dorénavant tout semble se résoudre grâce aux smartphones, ces outils sont tellement intelligents qu’ils supplantent l’être humain. Comment résoudre un problème d’éducation, faites une application ! Comment résoudre un problème de discussion, faites une application ! Donc le gouvernement espagnol se penche pour une réalisation avant l’été d’une « application » pour mesurer le partage des tâches ménagères.

    Le confinement a eu du bon au Japon. Les hommes japonais en temps normal, « ne voient généralement leur famille que brièvement le matin et le soir », ont passé les jours de semaine à la maison en raison de l’état d’urgence déclaré par le gouvernement. « Ce qui leur permet de constater le nombre de tâches à accomplir ». (Crédits : Simon Kadula/Pixabay)

    L’OCDE estime, dans son rapport 2022 que les femmes effectuent deux fois plus de corvées que la gent masculine. Selon l’OCDE « Les femmes continuent de consacrer une part disproportionnée de leur temps aux tâches familiales et domestiques non rémunérées, ce qui compromet leur présence sur le marché du travail, surtout lorsqu’elles ont des enfants. » Le 16 mai 2023, la secrétaire d’État à l’Égalité et contre la Violence de genre, Ángela Rodríguez Martínez, a annoncé l’élaboration de cet outil devant le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, à Genève, en Suisse.

    Statistiques et répartition des tâches

    La secrétaire d’État a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas encore égales. « Les femmes consacrent plus de temps aux tâches domestiques que les hommes », a-t-elle ajouté. De son côté Abestit explique que les femmes travaillent huit semaines de plus que les hommes. « Elles consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus », évoque Eurofound. Ainsi selon le rapport Eurofound 2022, nous sommes 41 % à nous occuper des enfants contre 30 % de nos conjoints. Concernant les tâches ménagères, elles sont 74 % à effectuer des tâches ménagères quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003.

    La secrétaire d’État espagnole a rappelé que « la coresponsabilité en matière de soins et la répartition effective au sein du foyer » ne sont pas égales. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    Chaque semaine, elles y consacrent 31 heures, contre 18 pour les hommes, soit 13 heures de plus, rappelle Eurofound. Elles sont ainsi 41 % à s’occuper des enfants tous les jours, contre 30 % des hommes, et 74 % à réaliser des corvées quotidiennes, contre 42 % des hommes. Des pourcentages qui n’ont que très peu évolué depuis 2003. Certes, les hommes effectuent davantage de travail à l’extérieur que les femmes : 42 heures par semaine en moyenne en Europe, contre 37 heures pour les femmes. Ce qui explique d’ailleurs qu’ils soient plus nombreux (46 %) que les femmes (43 %) à souhaiter réduire leur temps de travail, note Eurofound.

    Inégalité dans l’exécution des tâches

    Faire les courses, la vaisselle, le petit déjeuner, le ménage, enlever le rouleau de papier toilette vide… régulièrement, pour ne pas dire tout le temps, c’est l’apanage des femmes. « Dans un avenir proche, nous présenterons une application permettant de comptabiliser les tâches ménagères effectuées par les différents membres de la famille, afin de connaître les heures de travail que nous nous devons les uns aux autres à la maison et de pouvoir ainsi réorganiser notre temps de travail à la maison », annonçait Irene Montero à Genève.

    Tous les journaux s’en donnent à cœur joie. Les dernières données de l’INE, l’INSEE espagnol, « 76,5 % des femmes effectuent la majeure partie des tâches ménagères, contre 23,5 % des hommes ». Le côté amusant est qu’Ana Iris Simón explique, pour El País, que dans les villes de plus de 50 000 habitants (El Ejido, Ceuta, Marbella et Melilla) les hommes ne cuisent même pas les œufs. « Il serait curieux de croiser ces données avec celles relatives à la consommation de jambon. »

    Il est incorrect semble-t-il de dire « j’aide ma compagne, mes colocs, ma femme… » dans les tâches ménagères, elles doivent être réalisées tout simplement. Alors peu importe la personne qui s’en occupe. Le but est de remettre en question les usages, mais pas besoin d’application pour ça, juste du bon sens, enfin j’espère.

  • Quand le réchauffement climatique affecte le prix des protections périodiques …

    Quand le réchauffement climatique affecte le prix des protections périodiques …

    Une information périodique que les femmes seules peuvent comprendre. Entre les tampons avec applicateur, les serviettes hygiéniques, les cups, les culottes menstruelles… le budget mensuel est non négligeable. Tous usent du coton, comme les cotons-tiges, les tissus, la bonneterie, la passementerie. Mais c’était sans compter la hausse des températures sur terre. Que vous croyiez ou non au réchauffement climatique, peu importe, les faits sont là. La sécheresse fait chuter la production du coton, donc sa rareté fait grimper les prix.

    Troisième pays producteur derrière la Chine et l’Inde, les États-Unis ont vu la production du coton upland chuté. « Les cultivateurs de coton du Texas ont subi des pertes record en raison de la chaleur et de la sécheresse l’année dernière », explique un article du New York Times. À lui seul l’état du Texas produit la moitié des USA en coton. L’enquête poursuit en soulignant que « les agriculteurs texans ont abandonné 74 % de leurs cultures, soit près de six millions d’acres, en raison de la chaleur et de la sécheresse du sol, caractéristiques d’une méga-sécheresse aggravée par le changement climatique. »

    La sécheresse affecte la production agricole, dans n’importe quel pays sur terre. (Crédits : Sven Lachmann/Pixabay)

    En septembre 2022, un article de La Presse au Canada évoquait déjà le problème de sécheresse. Les estimations étaient catastrophiques. La production américaine atteint le niveau le plus bas depuis 2015, en baisse de 21 % sur un an, et le Texas subit une chute de 58 %, selon les dernières estimations du ministère américain de l’Agriculture.

    La production en milliers d’acres de coton upland entre 1970 et 2013. L’acre est une unité de mesure de superficie utilisée en Grande-Bretagne et en Irlande. En France elle l’était particulièrement en Normandie. Elle est toujours utilisée aux États-Unis comme au Canada, elle vaut environ 40,46 ares, soit 4 046 m2. (Crédits : ICTSD)

    Dans le nord-ouest de l’État, où « le coton est roi » et l’eau rare, la récolte 2022 « pourrait être l’une des pires de ces 30 dernières années », s’inquiète Darren Hudson, professeur d’économie agricole à l’université Texas Tech. Sur la tendance de 2022 à 2031, le prix du coton devrait retrouver le prix de 2001. Pour plus de données sur l’agriculture de l’OCDE, c’est ici.

    Avant d’afficher, capsule ouverte, le coton prêt à être récolter, il existe un processus complet qui dure de cinq à six mois. (Crédits : Jim Black/Pixabay)

    Les dernières données des économistes du National Cotton Council indiquent que la superficie de culture de coton aux USA devrait baisser. Une chute de 170 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 11,4 millions d’acres (1 acre vaut 0,405 Ha). Moins de surface, autant de demande, conclut à faire grimper le prix des tampons et serviettes hygiéniques aux États-Unis de 13 %, celui des couches lavables de 21 %. Quant aux boules de coton et les bandages de gaze leur augmentation est respectivement de 9 et 8 %.

    Sera-t-il possible d’acheter les denrées en cas d’augmentation des prix de manière exponentielle ? Car, mêmes présents dans les rayons si les prix des produits explosent, personne ne pourra les acheter. Comme durant la période de l’après 2ne Guerre mondiale, période où les tickets de rationnement étaient présents. (Crédits : France inflation)

    Tous les médias évoquent une augmentation des prix des biens de consommation, pour le mois de mars, donc les produits d’hygiène féminine aussi. « Nous allons rester à des niveaux de prix qui sont très élevés […] il n’y a aucune raison que les prix s’enflamment à partir du mois de mars », rétorque le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur BFMTV. Comme Libération l’explique, l’application des nouveaux tarifs pourrait engendrer une explosion des prix en grandes surfaces, malgré les déclarations optimistes de Bruno Le Maire. D’autant que les négociations annuelles entre fournisseurs et distributeurs prennent fin le 28 février 2023.