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  • Mamie, c’est quoi l’attachement ?

    Mamie, c’est quoi l’attachement ?

    Les définitions des mots ont toujours une importance. Que vous soyez simplement un être humain, quelle que soit votre dignité, votre fardeau. Elle est d’autant plus essentielle lorsque votre charge est publique, comme les femmes et hommes politiques, les femmes et hommes journalistes, etc. En plus de la théorie de l’attachement, l’amalgame est usuel entre chérir et être attaché. La distinction tient sur le fil d’une lame de rasoir, telle la différence entre l’amour et la haine, avec les genres et les identités de genres qui viennent complexifier la chose.

    Les actualités ne sont pas réjouissantes lorsque l’on allume le téléviseur, inondations, tremblements de terre, éruptions volcaniques, incestes, viols, meurtres, assassinats, guerres, conflits… entre le capharnaüm de l’Assemblée nationale en France, les tentatives d’assassinat sur la personne de l’ancien président américain et candidat Donald Trump, les cyberattaques, l’affaire dite de Mazan, le meurtre de l’étudiante de 19 ans, Philippine. « Pour une bonne santé mentale, il est préférable de laisser la télé éteinte », me dit toujours mon grand-père. Vous le connaissez sûrement à Berd’huis et tout autour avec sa Renault Gordini, Sépa Phot.

    Préoccupations d’une ado dans un monde d’adultes

    Sauf qu’à 15 ans, j’avoue ne pas tout comprendre de ce monde qui est censé m’attendre. J’ai la chance d’avoir quatre prénoms d’origines complètement explosées, je suis au lycée, j’aime le skate, le surf, et je me pose un tas de questions. J’oubliais, mes prénoms sont Capucine, Teresa, Ouriella et Sanaa, mais toutes mes copines m’appellent « Capu ». Elles me comprennent, je les comprends, mais les adultes ne vivent pas du tout la même vie que nous.

    C’est l’anniversaire de ma grand-mère. Comme je me sens plus à l’aise pour parler avec mes grands-parents que mes parents sur certains sujets, j’en profite. C’est à la dernière bouchée du framboisier que je me lance : « Papy ! » « Oui, Capucine ? »

    « Je comprends pas pourquoi il y a la guerre entre Israël et Gaza ». À peine j’ai prononcé le denier mot, plus personne ne bouge. « Sérieux la tête de mes parents !! J’ai l’impression de leur apprendre que je suis enceinte. »

    « Vaste sujet ! Je vais t’expliquer, te donner des informations, mais il faudra te forger une opinion et vérifier ce que je vais te dire, et surtout ce que tu peux lire, voir et entendre. »

    « Ok ! » Une demi-heure plus tard, tout est fini, même les tasses de café. Je saisis que ma grand-mère commence à faire la vaisselle. Je file dans la cuisine pour essuyer, comme ça on peut discuter tranquillement, entre filles.

    « Mamie, c’est quoi être attaché ? La différence entre l’amour et l’attachement ? » « Tito ne t’a pas expliqué ? » Oui, un diminutif affectueux en espagnol pour le grand-père. (Crédits : Tasty Lens/Pixabay)

    « Mamie, c’est un garçon, il comprend rien. Et puis, quand il explique, ça dure trop longtemps. Tu as vu avec Gaza, Israël, le Liban… »

    « Ah, ah, tu as raison. Les mecs sont compliqués. Je ne connais pas autant de choses que ton grand-père, mais là, comme tu dis “je gère”. »

    Une légère brise souffle à travers la fenêtre entrouverte. Elle soulève les cheveux, de la couleur des blés, de l’adolescente.

    « Tu me diras comment il ou elle s’appelle après, enfin si tu veux », sourit-elle espièglement. Capucine se met à rougir telle une tomate un peu trop mure.

    Amitié Vs Amour

    Comme te dirait ton cher grand-père : « Regarde dans le dictionnaire ! » Capucine d’une moue significative acquiesce et rétorque. « Euh, sérieux », lâche-t-elle. « Non, je te taquine. Je vais t’expliquer avec mes mots. Mais pour une fois, tu seras d’accord avec moi, souffle Séki, c’était plus simple avant ! » Il faut alors définir l’attachement, l’amour, l’interaction dans la société et se plonger dans notre histoire et dans l’Histoire.

    Comme tu vois, je suis attaché à ma maison. J’ai d’excellents souvenirs, de moins bons. Je suis attaché à ma liberté, à pouvoir marcher, à penser ce que je veux, m’habiller comme je veux, aimer qui je veux… je ne suis pas obligé d’aimer les gens pour les côtoyer, mais juste un respect qui doit être réciproque. C’est comme les goûts et les couleurs, tu n’es pas obligé d’aimer le fromage, le chou-fleur… bref chaque individu est différent.

    Être attaché à quelqu’un vient au début d’une relation, amicale ou amoureuse. La seule variation entre l’amitié et l’amour, c’est le rôle qui est donné à la sexualité, sans compter les identités de genre. Parce que l’amitié, affirme Sigmund Freud, repose sur une inhibition de la libido, l’énergie psychique de nos pulsions de vie. Mais il faut faire une différence entre l’amour d’un couple et l’amour de parents vers des enfants et vice-versa. (Crédits : Mabel Amber/Pixabay)

    « Là où ils aiment, ils ne désirent pas, et là où ils désirent, ils ne peuvent aimer. » Celle-là je l’ai piqué dans un livre de ton grand-père me souffle ma mamie. « Mais Mamie, j’ai des copines qui sont “pan” comme Angèle. » Simple ! Pour citer ta chanteuse préférée, elle explique dans Le Point que « le sentiment amoureux, avoir des palpitations dans le ventre, fille ou garçon, pour moi, c’est la même chose. » Mais une chose est sûre : « […] Quels que soient nos échafaudages éthiques et technologiques il faudra toujours, sub specie aeternitatis, de l’homme et de la femme pour engendrer de l’humain. La nature est têtue, rempart à notre fantasme de toute-puissance qui ne peut nous mener qu’à la mort, symbolique, sociale, réelle et imaginaire. »

    Attachement, le véritable concept

    L’attachement est un concept fondamental en psychologie du développement. Cette idée façonne la manière dont nous interagissons tout au long de notre vie. La théorie, initialement développée par John Bowlby, aide à comprendre ces dynamiques relationnelles. Les individus questionnant ou affirmant leur identité de genre affrontent des défis supplémentaires et enrichissant ainsi leur complexité.

    « Accroche-toi Capucine ! » Que l’on soit concerné ou pas… Que l’on trouve ça normal ou non… Que l’on trouve ça grotesque ou pas… certaines personnes sur Terre trouvent nécessaire d’appartenir à un groupe (associations sportives, groupes politiques, amateurs d’andouillettes, religions, famille de cœur comme de sang…).

    Ton doudou Fimble est très spécial pour toi ? Tu te ressens de la protection avec, n’est-ce pas ? C’est un peu comme ça que John Bowlby explique l’attachement, mais version très simplifiée. Les enfants, quand ils sont près de leurs parents, ils se sentent bien, comme avec leur doudou.

    C’est comme ça qu’ils s’épanouissent, en sécurité et aimés. « C’est ainsi que tous les enfants devraient grandir. Sans subir les maltraitances de quelque façon que ce soit », s’émeut Sépa Phot qui passe comme la brise d’automne, avant de s’éclipser, discussion de filles oblige.

    John Bowlby, le pionnier de la théorie de l’attachement, a identifié l’importance des premières relations pour le développement psychologique. Les styles d’attachement — sécurisé, anxieux, évitant et désorganisé — influencent nos comportements dans les relations adultes.

    Ces styles évoluent en réponse aux premières interactions avec les figures parentales et continuent de colorer la manière dont les individus interagissent dans leurs relations amoureuses. Sauf que l’identité de genre peut complexifier les relations d’attachement.

    (Crédits : Fia50/Pixabay)

    Ce qui est déstabilisant est de voir que la société s’attache à différencier les personnes en fonction de leur sexualité. Or, semble-t-il, comme pour le vote lors d’élections, le fait de glisser un bulletin dans l’enveloppe s’effectue en secret. En quoi est-il nécessaire de connaître la sexualité de telle personne ou autre ? Surtout que la construction de l’adulte est un passage de l’enfance par l’adolescence. Moment critique de notre évolution, l’âge de la puberté est.

    Sauf que l’identité de genre peut complexifier les relations d’attachement. Ce qui est déstabilisant est de voir que la société s’attache à différencier les personnes en fonction de leur sexualité. Or, semble-t-il, comme pour le vote lors d’élections, le fait de glisser un bulletin dans l’enveloppe s’effectue en secret. En quoi est-il nécessaire de connaître la sexualité de telle personne ou autre ? Quoi qu’il en soit, d’être né garçon ou fille, l’âge ménarchique nous enseigne l’évolution de notre corps, à nous les femmes avec l’apparition des menstruations.

    Identité de Genre

    Sauf que « l’identité de genre » peut complexifier les relations d’attachement, surtout à l’âge de l’adolescence. Ce qui est déstabilisant est de voir que la société s’attache à différencier les personnes en fonction de leur sexualité. Or, semble-t-il, comme pour le vote lors d’élections, le fait de glisser un bulletin dans l’enveloppe s’effectue en secret. En quoi est-il nécessaire de connaître la sexualité de telle personne ou autre ?

    Marie-Estelle Dupont explique que « le père étant le premier homme de la vie d’une fille, son regard est-il assez chaleureux, sain, protecteur, encourageant et porteur pour lui renvoyer sans intrusion les contours et l’avenir de sa féminité […] »

    Dans les relations amoureuses, les styles d’attachement influencent la communication, la confiance et la proximité. Pour les personnes explorant leur identité de genre, c’est souvent exacerbé en rapport à la norme, à une norme. « Un seul mot ne pourra jamais te définir entièrement. Ton voisin de classe est un garçon hétéro ? Ça ne te dit pas qu’il adore aussi les petits chiens roux et fait une super mousse au chocolat ! », relate le site gouvernemental.

    La société nous indique que le jugement serait la norme, mais la diversité fait la richesse d’un peuple, alors pour quoi juger une personne sans même savoir si elle fait une super mousse au chocolat, ou un sublime gâteau à la patate douce ?

    La société évolue. Les médias, les politiques publiques, et les normes culturelles impactent la manière façon dont les questions d’attachement et de genre sont perçues et traitées. Comprendre l’interaction entre l’attachement et l’identité de genre est crucial. Alors que les mouvements comme #MeToo et #BalanceTonPorc ont catalysé des discussions sur le respect et le consentement, il est impératif d’aborder les nuances de l’attachement dans chaque relation.

    Au final, l’attachement se produit entre deux êtres, animal ou végétal tout simplement. « Alors pourquoi c’est compliqué », lance Capucine. « Ah, c’est une excellente question ! Tout semble nous conduire sur l’individualisme, tandis que l’altruisme devrait être la norme », souffle Séki. « Ce qui n’est pas entrepris pour le bien d’autrui ne mérite pas d’être accompli », souligne un texte bouddhiste. (Crédits : IA générative/Vilkasss/Pixabay)

    « Alors l’attachement, c’est plus simple maintenant ? » Un léger flottement entour Capucine, tandis qu’à la radio passe un des tubes de Vianney « Dumbo ». Le poste à galène fredonne le refrain : « Un éléphant roi se trompe parfois, et danse aussi mal que vous et moi. En éléphant moi, je ne me trompe pas quand je me dis qu’il faut qu’on s’aime, soi. » C’est alors que l’ado lâche un « jusqu’à la prochaine, sourit Capucine. Merci, Mamie… au fait, il s’appelle Leandro. »

  • De quel genre êtes-vous ?

    De quel genre êtes-vous ?

    Le « genre », deux voyelles et trois consonnes composent un simple mot, qui à lui seul peut déclencher envolées lyriques et vastes polémiques à chaque coin de rue. Mais, au-delà de ses cinq lettres, qu’est-il réellement ? Depuis son apparition outre-Atlantique dans les années 70, il débarque avec les années eighties en France. Il provoque un tsunami dont les vagues perdurent encore aujourd’hui. Si de nombreuses questions subsistent, le questionnement permet éclaircissement.

    Rappelons-nous, en préambule que dans le domaine de l’être vivant, il y a deux espèces, l’animal et le végétal. Au sein de l’espèce animale, le genre humain est l’ensemble des êtres humains sans distinction. Un ensemble composé de personnes avec des sexes différents, un féminin, l’autre masculin. Le terme « Gender » est apparu dans les années soixante-dix, après un des plus grands moments, de l’histoire de la musique populaire, classé par le magazine Rolling Stone parmi les 50 qui ont changé l’histoire du rock’n’roll, apothéose du mouvement hippie, le festival de Woodstock. Il fut et reste un des plus grands moments à divers points, il a contribué à la libération sexuelle.

    Le guide de la bonne épouse décrivait en 1955 les bonnes attitudes selon les auteurs. Suivi par Fascinating Womanhood, d’Helen Andelin, en 1963, est un best-seller, en réaction à la seconde vague féministe. Un manuel de protection pour surfer sereinement sur le net existe. (Crédits : DR)

    Le guide de la bonne épouse

    En 1955, aux États-Unis d’Amérique, un article intitulé « le guide de la bonne épouse » est paru dans le mensuel « The housekeeping Monthly » (ci-dessus) provoquant un scandale retentissant. Le mouvement féministe américain venait de naître. Il prend de l’ampleur, avec la libération sexuelle et cherche à faire entendre sa voix. Robert Stoller popularise en 1968 une idée dans laquelle il n’y a pas de réelle correspondance entre le genre, féminin ou masculin, et le sexe, femme ou homme.

    « De l’enfance à l’adolescence, tout semble disposé pour creuser davantage le fossé naturel qui la sépare de l’homme […] », résumait Simone de Beauvoir sur le tome II de « Le deuxième sexe ». (Crédits : Alexandra Galakof)

    Le deuxième sexe

    Dans le tome 1 intitulé « Les faits et les mythes » de l’ouvrage « le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir, l’auteure débute par deux citations antinomiques, écrites par leurs auteurs avec un écart de plus de deux millénaires. La première de Pythagore (-580 -495) : « Il y a un principe bon qui a créé l’ordre, la lumière et l’homme et un principe mauvais qui a créé le chaos, les ténèbres et la femme ». Puis la seconde, aux antipodes du réformateur religieux et philosophe présocratique grec : « Tout ce qui a été écrit par les hommes sur les femmes doit être suspect, car ils sont à la fois juge et partie », écrit François Poulain de la Barre (1647-1725), écrivain, philosophe cartésien et féministe français.

    L’hyperandrogénie

    Il est nécessaire de différencier le genre de la « sexualité ». L’appareil génital confère notre identité, femme ou homme, mais pas seulement. Il permet de déterminer biologiquement et physiologiquement les différences entre le genre humain. Malgré que cela pose dans le sport des romans-fleuves, tel le cas de l’athlète sud-africaine Caster Semenya.

    Caster Semenya, lors des championnats d’Afrique d’athlétisme à Durban, le 26 juin 2016. (Crédits : AFP)

    La chose qui lui est reprochée est que son corps produise un taux de testostérone supérieure de 5 nmol/l que la norme définit, à 10 nmol/l par la fédération internationale d’athlétisme, la World Athletics (IAAF jusqu’en octobre 2019). Fédération qui impose un traitement médical aux sportives hyperandrogènes pour abaisser leur taux d’hormones masculines racontent Isabelle Mougere et Liliane Charrier. Le 19 février 2021, l’athlète décide de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH).

    Naître dans le mauvais corps

    Être né garçon avec une personnalité de fille et inversement n’est pas une maladie. L’association ORTrans estimait en 2018 que la France comptait 15 000 personnes transgenres, selon la question que posait le député (LFI) Bastien Lachaud au ministre de l’Intérieur en avril 2018. Isaac, 14 ans est née Taila. Très tôt, l’adolescent se posait des questions. « Je ne comprenais pas pourquoi je n’avais pas un corps comme les autres garçons », évoquait-il dans une partie du programme qui lui était consacrée dans Zone Interdite, en 2017.

    Il est temps que le monde reconnaisse et célèbre la riche diversité de la nature humaine»

    Victor Madrigal-Borloz et Dainius Pras (OMS)

    L’homosexualité dépénalisée en 1982

    Gisèle Halimi (1927-2020) défendait le 27 juillet 1982, dans l’hémicycle l’abrogation de l’alinéa 2 de l’article 331 du Code pénal. « Comment des députés français, c’est-à-dire par définition même, des femmes et des hommes, ont pu légiférer contre l’homosexualité. » C’est sur une proposition du ministre de la Justice, Robert Badinter, l’Assemblée nationale vote la dépénalisation de l’homosexualité. Avec l’abrogation de l’article 331-2 du Code pénal, l’homosexualité n’est plus considérée comme un délit, depuis bientôt quatre décennies.

    Connaître sa préférence sexuelle

    Selon l’étude effectuée par Statista, plus de quatre personnes sur cinq indiquent une sexualité « conventionnelle », l’hétérosexualité, puis cela se complique. Les personnes attirées par le même sexe sans forcément franchir le pas, les bisexuelles, les homosexuelles… Il n’y a pas de bonnes réponses quant à votre orientation ou préférence sexuelle, seule celle qui vous satisfait est la bonne. D’autant qu’elle fait partie de votre vie intime, personne ne vous oblige à la renseigner. Vous n’êtes pas caractérisé par votre sexualité, mais par votre personnalité. Elle se présente par des caractéristiques émotionnelles, morales ou intellectuelles.

    La répartition de la population française en 2019 selon l’orientation sexuelle. Enquête réalisée auprès de 3013 personnes. (Crédits : Statista 2021)

    L’OMS a supprimé le « trouble de l’identité de genre » de sa liste des maladies le 25 mai 2019 à la suite d’une résolution. « Nous nous attendons à ce que cette reclassification ait un impact très positif sur la perception erronée selon laquelle certaines formes de diversité de genre sont des pathologies, ou une maladie […] », ont déclaré Victor Madrigal-Borloz, Expert indépendant sur la protection contre la violence et discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, et Dainius Pras, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la santé. « Il est temps que le monde reconnaisse et célèbre la riche diversité de la nature humaine », concluaient les deux experts de l’OMS.

    Le tableau comporte des colonnes, où les « identités de genres » apparaissent (Crédits : drapeau-lgbt)

    La communauté LGBTQ+

    Elle peut s’identifier par deux acronymes. Le premier LGBT, puis le second LGBTQIA+, cependant un autre apparaît également somme toute plus complet, LGBTQQI2SAA. Il semblerait que le mouvement LGBT soit apparu au début des années 70 en France. En mars 1971, explique le site « c’est comme ça » : « La création du front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) par Françoise Marie-Thérèse Piston d’Eaubonne, dite Françoise d’Eaubonne (1920-2005). L’association radicale, issue des mouvements étudiants de mai 68, elle rompt avec l’ancien militantisme LGBT+ qui était assimilationniste (le droit à l’indifférence était revendiqué). »

    Puis viennent les différentes identités de genre :

    • Androgyne
    • Asexuel(le)
    • Bisexuel(le)
    • Cisgenre
    • Fluid
    • Gay
    • Hétérosexuel(le)
    • Intersexué(e)
    • Lesbienne
    • Pansexuel(le)

    Les orientations sexuelles méconnues

    Comme l’indique le site, passeport santé, hétérosexualité, homosexualité ou bisexualité ne sont que les trois orientations sexuelles les plus connues. Il en existerait bien d’autres, continu l’article, marqué par des tendances sentimentales diverses ou inexistantes. Le sentiment se définit par le fait de porter de l’intérêt pour quelqu’un ou quelque chose, quant à l’adjectif sentimental, il concerne l’amour. La sexualité est l’ensemble des phénomènes sexuels ou liés au sexe, que l’on peut observer dans le monde des vivants. Ainsi, passeport santé à travers sa journaliste, Marie-Eve Wilson-Jamin ajoute ces dernières :

    • Aromantique
    • Demisexuel
    • Demiromantique
    • Graysexuel
    • Lithromantique
    • Polysexuel
    • Sapiosexuel
    • Skoliosexuel

    Christianisme, Islam, Judaïsme

    Il faut effectuer une différence entre le physique d’une personne et sa volonté de s’habiller avec les vêtements qui lui sied. Ainsi, les Écossais portent des kilts, les pratiquants de l’Aïkido portent un pantalon ample pouvant être apparenté à « une jupe-culotte », le Hakama. Les marins avaient des boucles d’oreilles pour aiguiser leur vue, et les différentes sommités religieuses des trois religions monothéistes portent des « robes ». Si elles ne sont pas au sens général des robes de femmes, elles sont un costume traditionnel. En quoi être un homme vêtu de vêtement typiquement dit féminin est un problème, comme son contraire ? Pascale Gorguet, conservatrice au musée de la mode de la ville de Paris stipule que cette robe des religieux « remonte aux origines ».

    Brian Molko, au centre, chanteur du groupe Placebo à l’aise avec son apparence, aime à jouer sur son image androgyne et la confusion qu’elle crée dans l’esprit des gens. (Crédits : DR)

    Jusqu’au XIVe siècle, les hommes étaient en robe

    « Dans l’Ancien Testament, le pantalon n’existait pas, et jusqu’au XIVe siècle, les hommes étaient en robe. Le religieux est comme l’homme en général. » La soutane intérieure, appelée ordinairement soutane est une robe portée par tous les clercs, moines, et souvent par des séminaristes, pour la confession catholique. Les personnes de confession musulmane portent une Djellaba, robe longue avec un capuchon, enfin ceux de confession juive portent un Kittel. Dans les trois religions monothéistes qu’est le Christianisme, Islam, Judaïsme, les personnes portent des tenues assimilées à une robe. Il ne faut pas assimiler la tenue que porte un être humain avec son identité de genre ni sa sexualité.

    Androgyne, ou l’art de troubler

    L’androgynie est involontaire, cependant « C’est comme ça » justifie et définit qu’elle peut aussi être affirmée, comme revendiquée par l’apparence vestimentaire et l’attitude. Hermaphrodite est un synonyme, une personne qui tient des deux sexes. David Bowie, Tilda Swinton, Cillian Murphy ou encore Brian Molko (Placebo) qui indiquait « Je suis très à l’aise avec mon apparence et avec la confusion que cela crée dans l’esprit des gens. » Ce qui est cocasse est le fait de vouloir se différencier de la norme sociétale dite « hétéronormée », pour ne pas être « genré » tout en déterminant et catégorisant les populations non hétérosexuelles, l’arroseur arrosé.

    Le 11 octobre 1972 à Bobigny, Gisèle Halimi et Delphine Seyrig pendant le procès de Marie-Claire Chevalier, âgée de 16 ans, poursuivie à cause d’un avortement consécutif à un viol. (Crédits : Michel Clément)

    Qui suis-je ?

    Le coming-out serait nécessaire pour le bien-être de la personne selon les témoignages. L’amour, c’est aimer quelqu’un tout en connaissant ses défauts. Que ce soit un homme qui aime un autre homme, une femme avec une femme… Plutôt que de vouloir entrer dans la norme, se fondre dans la masse insipide, être dans l’ordinaire… Soyez extraordinaire ! La mode n’est pas définie par ce que vous portez, mais par la manière de le vêtir. En quoi, la société comme les individus, comme mes voisins, mes collègues de travail, etc. ont besoin de connaître ma préférence sexuelle, en quoi doit on connaître mes préférences culinaires, comme mes préférences politiques. « Car s’il est un choix individuel par essence et devant échapper à toute codification, c’est bien celui de la sexualité », exhortait en 1982 l’avocate, la militante féministe et femme politique franco-tunisienne, Gisèle Halimi.