Étiquette : Databreach

  • Cortefiel et Alcampo victimes de cyberattaques en Espagne

    Cortefiel et Alcampo victimes de cyberattaques en Espagne

    Les dernières victimes de cyberattaques sur le sol ibérique sont la société Cortefiel (Tendam) et Alcampo (Auchan). L’Espagne fait l’amer constat d’avoir été la cible de 150 cyberattaques de natures importantes en 2023. L’une des plus grandes menaces est l’attaque cyber de type ransomware. L’importance est donc de militer pour l’octroi de moyens dans cette lutte. Pour que cela limite les cyberattaques, les fuites de données personnelles, tel que la compagnie de fourniture d’énergie Iberdrola et ses 850 000 clients ont subi.

    Les cyberattaques sont désormais légion. Le nombre de groupes usant d’un ransomware se multiplie. Certains sont défavorablement connus tel LockBit, Ransomhub, Rhysida, Killsec, Qilin, Circada3301, Cactus, Akira, Bianlian, Play, BlackSuit… Les entreprises luttant contre ce fléau payent très cher cette expérience, certains en mettent la clef sous la porte, poussant le personnel à pointer à France Travail.

    Medusa demande une rançon de 800 000 € à Cortefiel

    La société Tendam qui possède Cortefiel, Hoss Intropia, Womensecret… confirme ce lundi 9 septembre 2024 avoir subi une cyberattaque. Le ransomware Medusa revendique et affiche sur son site de fuite le volume des données exfiltrées, la date butoir et le montant exigé.

    « Au début de la matinée du 5 septembre, nous avons détecté un incident de sécurité sur les systèmes informatiques », communique un porte-parole.

    La quantité colossale des informations, 724,59 GB touche l’Espagne, mais pas seulement. Le groupe a 1800 points de vente, du web au local. Elle possède des bureaux en Europe, au Mexique, mais également centres commerciaux au Bangladesh, Hong Kong et en Inde. L’ultimatum est fixé au 17 septembre 2024.

    Cette société ibérique s’ajoute à la listen déjà longue des victimes de ce ransomware.

    (Crédits : capture d’écran/Medusa)


    À travers les cinq continents, les victimes se comptent. L’italien Pozzi, l’Éhpad Les Hortensias et la commune de Betton en France, mais aussi Banco Santander, Iberdrola. Ici encore, 850 000 clients voient leurs données se répandre sur le WEB.

    Les chaînes d’approvisionnement d’Alcampo malmenées

    C’est arrivé dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 août 2024 que l’incident se déroule. L’attaque se focalise sur les systèmes de commande des entrepôts. De ce fait, de nombreux produits venaient à manquer dans les magasins de la chaîne.

    L’ouverture d’un nouvel entrepôt automatisé à San Fernando de Henares en juin faisait les titres de la presse ibérique en ce début d’année. C’est en période controversée du SARS-CoV-2 et des confinements que la vente en ligne faisait sa révolution. Ainsi, Alcampo signait en 2021 un accord avec la société britannique Ocado.

    Le but est le développement du commerce en ligne. En début d’année le site FoodRetail révèle que le montant équivaut actuellement à 2,5 %. Antonio Valverde, directeur de Proximity Digital chez Alcampo déclarait : « Nous visons à ce que le commerce en ligne représente 13 % de nos ventes en 2027 ». (Crédits : Zarateman/Wikipedia)

    Fin 2023, l’entreprise compte 79 hypermarchés, 323 supermarchés et 129 établissements franchisés, sans oublier les 52 stations-service. C’est pour cela qu’ils ne peuvent négliger l’importance de cette manne financière n’est pas mince. En 2023, la société prépara plus de 500 000 commandes, soit environ 26 millions d’articles. Alcampo a déclaré qu’à ce jour, rien n’indiquait qu’une quelconque fuite de données s’était produite. L’enquête est toujours en cours.

  • Fuite de données de 27 millions de clients Boulanger

    Fuite de données de 27 millions de clients Boulanger

    La fuite des données de clients de l’entreprise Boulanger est une parmi d’autres. Ce sont donc exactement 27 561 592 lignes de la firme Boulanger qui se retrouve à être en vente sur le dark web. Mais c’est le cas pour les transports dijonnais avec DiviaMobilités, sans oublier l’entreprise Cultura. Les fuites de données s’enchaînent. La dernière est suite à une intrusion non autorisée d’un prestataire informatique externe. Comme la fuite de 43 millions d’usagers de France Travail, ex-Pôle Emploi en début d’année 2024.

    En quelques jours, plusieurs enseignes communiquent sur le fait d’être victime de cyberattaques. Cultura annonce par voie de presse qu’un prestataire informatique est victime d’une intrusion non autorisée. Les données divulguées sont conséquentes. Il s’agit des prénoms, noms, identifiants clients, numéro de téléphone mobile, adresse de courriel et postale, et les produits achetés. Mais c’est sans oublier la société de transports Divia à Dijon, qui est elle aussi victime d’une cyberattaque.

    De nombreuses données en vente

    « Les données relatives aux mots de passe et aux données bancaires ne sont pas compromises », assure le communiqué de Cultura. La faille est corrigée, les mesures correctives appliquées. Si vous avez reçu ce type de courriel de la part de Boulanger, alors il est fort à parier que vos données sont parmi les 27 millions de clients.

    Comme pour Cultura, l’enseigne Boulanger se veut rassurante. « Aucune donnée bancaire client n’est concernée. D’ores et déjà, l’incident est circonscrit. »

    Boulanger, pour autant, ne confirme pas le nombre de 27 millions de clients concernés. Next relate la précision de la firme : « Les données récupérées sont uniquement des données de livraison (adresse, mail, téléphone) et concerne uniquement quelques centaines de milliers de clients. […] »

    SaxX explique quant à lui, sur X (Ex-twitter), que de son côté que le 7 septembre 2024 une personne avait mis en vente « une base de données comportant 27 561 592 lignes de #Boulanger ».

    Dans cette base de données à vendre, on retrouve « prénom, nom, numéro de téléphone, adresse postale complète, coordonnées géographiques (latitude et longitude), e-mail… », affirme SaxX. Depuis, le même cybercriminel divulgue 2,6 millions de comptes clients de chez Cultura.

    (Crédits : capture d’écran)

    À Dijon, c’est l’entreprise DiviaMobilités qui, à travers l’un de ses prestataires a essuyé une cyberattaque, à la fin du mois d’août 2024. Le 4 septembre, « nous avons découvert cette action malveillante », stipule Nolwenn Leguillon la directrice de communication de Keolis Dijon Mobilités à Le Bien Public. Les prénoms, noms, dates de naissance, numéros de téléphone et IBAN de certains clients ont fuité. L’utilisation d’infostealer est envisagé au commencement. « La plupart du temps, à l’origine, survient un infostealer », affirme SaxX.

  • Cyberattaque du FAI Lagoon Offratel en Nouvelle-Calédonie

    Cyberattaque du FAI Lagoon Offratel en Nouvelle-Calédonie

    Le fournisseur d’accès à l’Internet Lagoon est victime d’une cyberattaque de type ransomware. L’offensive se serait déroulée dans la nuit de samedi à dimanche 18 août 2024. Le site du FAI est toujours hors service à l’heure actuelle. Les équipes techniques travaillent d’arrache-pied. Cette attaque vient confirmer le niveau des cyberattaques dans le monde. Mais c’est en particulier la somme totale que les victimes ont versée aux cybercriminels qui affolent les compteurs : 459,8 millions de dollars.

    Les cyberattaques sont légion. Durant les JO de Paris2024, l’ANSSI a recensé 141 incidents de cybersécurité. Elles sont principalement des attaques DDoS bien gérées. En Nouvelle-Calédonie, il n’y a plus d’accès au site internet de Lagoon, et des victimes collatérales.

    Lagoon hors service

    Depuis lundi 19 août 2024, c’est le black-out, la panne complète : « Cyberattaque, le FAI Lagoon Offratel victime d’un rançongiciel », titre Radio Cocotier. Sport Eveil attitude explique que « notre opérateur internet LAGOON rencontre des difficultés et malheureusement nous ne sommes pas en mesure d’envoyer ou de recevoir des mails. » C’est le cas de nombreuses victimes collatérales.

    Par un message sur Facebook, l’opérateur annonce à ses clients être victime d’attaque par ransomware. « Nous prenons cette situation très au sérieux et travaillons activement avec les autorités locales et nationales pour traiter cet incident. »

    L’impact sur ses clients est en cours d’investigation. Ils sont à pied d’œuvre pour « rétablir nos services dans les plus brefs délais ». Le nom du gang de cybercriminels n’est pas connu.

    Sur le deuxième point info, les courriels « @laggon.nc » ne sont plus accessibles. Mais il indique qu’il ne faut pas absolument pas débrancher le modem, ni l’éteindre.

    Comme chaque entreprise victime, les lignes téléphoniques sont hors services. (Crédits : Capture d’écran/Lagoon Offratel)

    Lorsque les hôpitaux sont victimes de cyberattaque, ils doivent faire face. Ils fonctionnent avec papier et crayon, pour maintenir l’offre de soins, jusqu’au rétablissement des dives systèmes d’information. Le FAI, Lagoon, indique que petit à petit, les clients recouvrent l’accès à l’Internet.

    Près d’un demi-milliard de rançons

    Comme explique Bill Toulas pour BleepingComputer, les victimes de ransomware ont versé 459 800 000 dollars lors du premier semestre. Si le paiement de rançons se maintient, la somme totale devrait établir un nouveau record. La comparaison avec 2023 s’appuie sur des attaques très médiatisées et préjudiciables. L’exploitation Cl0p du zero-day MoveIT et l’exploitation par le groupe de ransomware ALPHV/BlackCat des propriétés hôtelières de Caesars, pour ne citer qu’eux.

    L’année 2023 affiche un retour des ransomwares, mais c’est en particulier le total des rançons payées qui atteint des records. Selon Chainalysis, le montant des rançons payées passe de 220 millions de dollars en 2019 à 1,1 milliard en 2023.

    Une entreprise du classement fortune 50 a versé 75 millions de dollars en 2024, cela fait suite à la cyberattaque du gang Dark Angels, selon le rapport de Zscaler. « 2024 devrait être l’année la plus lucrative à ce jour pour les paiements de ransomware, en grande partie parce que les souches mènent moins d’attaques très médiatisées, mais perçoivent des paiements importants », explique ChainAnalysis. Le rapport stipule aussi que les souches de ransomware les plus conséquentes ont sous-performé de 50,8 %. Ce qui est dû aux interventions des forces de Police (Alphv/BlackCat, Lockbit), avec une interruption temporaire ou définitive. (Crédits : MichaelWuensch/Pixabay)

    La première partie du rapport continue en relevant que la rançon médiane versée est passée de 198 939 dollars au début de l’année 2023 à 1,5 million en juin 2024. Donc les groupes de cybercriminels « ciblent en priorité les grandes entreprises et les fournisseurs d’infrastructures critiques, qui pourraient être plus enclins à payer des rançons élevées en raison de leurs poches profondes et de leur importance systémique. » Moins d’attaque, mais plus ciblées, la chasse aux gros poissons (big game hunting), plus enclins à payer.

  • Ransomware. Une rançon de 75 millions de dollars

    Ransomware. Une rançon de 75 millions de dollars

    Une somme record pour le paiement d’une rançon. Elle est selon le rapport de Zscaler l’œuvre de l’organisation derrière Dark Angels. Une entreprise du classement Fortune 50 a versé 75 millions de dollars. L’attention de l’actualité se réfère aux groupes prolixes en contenus. Certains sont mis en lumière après les opérations des forces de l’ordre, d’autres en fonction des spécificités. Le ransomware Brain Cipher fait partie de la seconde catégorie. Ils sont crédités de la cyberattaque lors des JO de Paris2024, sur les musées.


    Les différentes analyses et rapports montrent que l’année 2023 affiche un retour des ransomwares. C’est également le total des paiements qui atteint lui aussi des records. Selon Chainalysis, le montant des rançons payées passe de 220 millions de dollars en 2019 à 1,1 milliard en 2023. Après une hausse en 2020 (905 M$) et 2021 (983 M$), une chute significative est visible en 2022 (567 M$).

    Le dernier et pas le moindre : Dark Angels


    Le ransomware Dark Angels établit un nouveau record. Ils touchent une rançon de 75 millions de dollars (68,4 millions d’euros) en ce début d’année 2024. Ce groupe actif depuis mai 2022, a essuyé une tentative avortée sur la perception d’une rançon de 51 millions de dollars, en septembre 2023. Les différentes entités taisent le nom de l’entreprise victime. BleepingComputer rapporte que la société anonyme influente fait partie du classement Fortune 50. Bien que les différentes entités restent muettes, la multinationale pharmaceutique américaine Cencora est la seule compromise lors d’une cyberattaque, aux alentours du 21 février 2024.

    Dans un article de Reuters, l’ampleur de la cyberattaque est revue à la hausse. La vente et la distribution de produits pharmaceutiques sur le sol des États-Unis représentent 20 % via Cencora.

    Les clients de Cencora et sa filiale du groupe Lash, informent les procureurs généraux de la violation de données. Le 10 avril 2024, Cencora a confirmé que les données volées comportaient prénoms, noms, adresses, dates de naissance, diagnostics de santé et/ou des médicaments, des prescriptions. Sans la confirmation de l’entreprise, plus de deux douzaines de sociétés sont touchées (Abbot, Acadia pharmaceuticals Inc., Bayer Corporation, Pfizer Inc., Tolmar…).

    Cyble Research Labs a identifié un nouveau ransomware en mai 2022. Des similitudes sont affichées avec le rançongiciel Babuk. À la différence des autres, Dark Angels semble créer une seule page par victime, qui est accessible à partir d’une adresse URL unique.

    Leur évolution est considérable depuis leur émergence. L’attaque contre l’entreprise Johnson Controls « démontre leur approche sophistiquée, y compris l’utilisation du chiffrement AES-256, des mécanismes d’enregistrement détaillés et des arguments spécifiques pour la personnalisation », explique Avertium. (Crédits : capture d’écran/SentinelOne)


    La similitude avec Ragnar Locker se base sur le code utilisé. Dark Angels emploie un algorithme de chiffrement symétrique. AES avec une clé de 256 bits pour chiffrer les fichiers. « Johnson Controls International PLC a subi des perturbations dans certaines parties de son infrastructure et de ses applications informatiques internes à la suite d’un incident de cybersécurité. » Ce chiffreur Linux fut utilisé lors de l’attaque contre Johnson Controls pour chiffrer les serveurs VMware ESXi de l’entreprise. Le ransomware Dark Angels déclarait avoir volé 27 To de données, avec l’exigence d’une rançon de 51 millions de dollars.

    La cyberattaque du Grand Palais RMN attribué au ransomware Brain Cipher


    L’offensive menée contre le Grand Palais Réunion des musées nationaux (RMN) touche une quarantaine d’établissements. Ce qui représente 36 boutiques-librairies d’autres musées et grands sites touristiques gérées par cet établissement, dont Versailles. Une enquête judiciaire est ouverte par le parquet de Paris pour « atteintes à un système de traitement automatisé de données ». Les investigations sont en cours.

    Comme son confrère Dark Angels, Brain Cipher use d’un builder. Il utilise celui du ransomware LockBit 3.0, sans pour autant travailler pour la franchise. Il a depuis l’apparition de son site vitrine revendiqué la cyberattaque contre l’entreprise Caennaise Cyceron. Basé sur le campus EPOPEA, le centre de recherche abrite de nombreux laboratoires et équipements.

    Plus au sud, c’est l’entreprise Fabamaq située au Portugal qui devrait voir ses données publiées sur le site vitrine de Brain Cipher. Le compte à rebours affiche un délai expirant le 31 août à 13 h, identiquement pour le groupe français Cyceron. L’entreprise portugaise est spécialisée dans le développement de jeux pour les casinos, tout comme les jeux de casinos en ligne. (Crédits : capture d’écran/BrainCipher)

  • Digitalstress fermé par la NCA

    Digitalstress fermé par la NCA

    Les attaques par déni de service distribué (DDoS) ne sont pas les attaques informatiques les plus sophistiquées. Elles sont pourtant une offensive régulière. Elles sont le fait de nombreux acteurs. L’afflux de messages entrants, de requêtes, de paquets mal formés… ont un seul but : ralentir, bloquer, voire arrêter un ou plusieurs systèmes. Ceux qui usent de ce type sont des pirates informatiques individuels, des réseaux criminels organisés, jusqu’aux agences gouvernementales.

    Le plus grand hub de DDoS-for-Hire est désormais sous le contrôle de la NCA depuis le 2 juillet 2024. Ils sont 61 sites démantelés par les forces de l’ordre sans le denier et troisième volet de l’opération PowerOFF. D’après une étude menée par Cloudflare, au cours du premier trimestre de 2024, 4,5 millions d’attaques DDoS sont menées. Une augmentation de 50 % en rapport à l’année 2023, cite le rapport vantant ses infrastructures.

    L’opération PowerOFF met Digitalstress hors ligne

    La National Crime Agency (NCA) au Royaume-Uni annonce que le site DDoS-for-hire www[.]digitalstress[.]su est sous le contrôle de l’entité britannique. Le 2 juillet 2024 une opération conjointe de la NCA, du PNSI (Service de police d’Irlande du Nord) et du FBI. La révélation de cette opération s’effectue seulement le 22 juillet, 20 jours après.

    Et pour cause, le PNSI conduit à l’arrestation d’un présumé responsable en ce début du mois de juillet 2024. L’individu est connu sous le pseudonyme de Skiop.

    L’agence s’est introduite tel un ver dans la pomme. Ayant pris le contrôle, de nombreuses données et informations sur les utilisateurs ont été glanées.

    Puis via la confection d’une splash page, les autorités avertissaient les utilisateurs de la récupération de leurs données, par le service compétent.

    (Crédits : NCA)

    Désormais, les services épluchent l’ensemble des informations ainsi glanées. « L’activité […] a toutefois montré que ces domaines sont vulnérables et peuvent être exploités pour mettre fin aux activités criminelles et identifier les responsables », explique la NCA.

    « Les services de “booter” sont une forme attrayante de cybercriminalité d’entrée de gamme, qui permet à des individus ayant peu de compétences techniques de commettre facilement des cyberdélits », a déclaré Paul Foster, chef de l’unité nationale de lutte contre la cybercriminalité.

    Opération PowerOFF

    L’opération PowerOFF débute en 2018. Elle est une opération conjointe en cours depuis six années. Le FBI avec la police néerlandaise se saisit de 15 sites WEB. Le Département de la justice américaine a inculpé le 19 décembre 2018 Matthew Gatrel, 30 ans, de St. Charles (Illinois), et Juan Martinez, 25 ans, de Pasadena (Californie).

    Le procès se tient en 2022. Matthew Gatrel et Juan « Severon » Martinez ont créé deux services, qui se trouvent être au cœur de ce procès. Le premier est un « booter », le second un « stresser », soit une attaque DDoS à la demande.

    Le volet se décomposait en deux volets. Downthem permettait de lancer des attaques DDoS, via des abonnements. L’autre AmpNode fournissait aux clients des serveurs « usurpateurs » (spoofing).

    Matthew Gratel est reconnu coupable de violations du Computer Fraud and Abuse Act (CFAA) au regard de trois chefs d’accusation. Le premier est la « conspiration en vue de commettre une atteinte non autorisée à un ordinateur protégé », le deuxième est la « conspiration en vue de commettre une fraude électronique », enfin celle « d’atteinte non autorisée à un ordinateur protégé ». (Crédits : Fokuza/Pixabay)

    Il est condamné à deux ans de prison. Lors de l’opération, les canaux de communication sont saisis. Les services de police analysent les données. Ce qui pourrait aboutir à de nouvelles enquêtes. L’année passée au mois de mai 2023, treize autres sites sont tombés via la même opération PowerOFF.

  • Cyberattaque de Total en Espagne, 210 715 clients touchés

    Cyberattaque de Total en Espagne, 210 715 clients touchés

    La firme française est touchée par une intrusion non autorisée. Le fournisseur d’électricité et de gaz dépose plainte. Les données personnelles de plus de deux cent mille clients sont ainsi entre d’autres mains. Elle suit les fuites de données ou/et cyberattaques d’entreprises sur le sol ibérique. L’entreprise française Orange, la ville de Calvià (Mallorca), parfums Douglas, Teo Concello en janvier 2024. Puis l’assureur FIATC, la DGT (Dirección General de Tráfico), les forces armées espagnoles, l’université Complutense, Banco Santander, Telefónica, et Iberdrola subissent une fuite de données.

    Selon le journal La Nueva España, l’entreprise Total Energies a subi une cyberattaque. Elle touche les informations et données personnelles de 210 715 personnes. Elles sont le prénom, le nom, l’identifiant, le ou les numéros de téléphone, le courrier électronique, les CUPS (le PDL en France), l’adresse de livraison et les coordonnées bancaires. Pour autant, la société communique que les cartes bancaires et les informations d’accès en ligne ne seraient pas affectées.

    Recrudescence d’attaques « informatique »

    « Nous nous excusons et condamnons ce type d’actes criminels qui mettent en péril le bon fonctionnement du marché et nuisent à la fois aux clients et aux entreprises […] », déclare Total Energies SAU.

    « La protection et la confidentialité des données de nos clients est une priorité absolue », communique publiquement la firme. Elle collabore avec l’agence de protection des données ibérique pour « prendre les mesures légales appropriées contre les responsables ».

    Il est fort probable que la société va également renforcer la sécurité de ses systèmes d’information pour éviter que cela ne se reproduise.

    Les clients concernés sont déjà informés par courrier postal ou électronique relate El Economista.

    En mai l’AEPD, équivalent de la CNIL en France lance sa nouvelle version de gestion du règlement de protection des données personnelles (RGPD). (Crédits : Europawire)

    La cyberattaque contre la multinationale est la dernière en date. De grandes entreprises ont subi sur le sol espagnol des attaques ciblées depuis le début de l’année. Elles sont Orange, la ville de Calvià, les parfums Douglas, Teo Concello, l’assureur FIATC, les forces armées espagnoles, l’université Complutense à Madrid, Banco Santander, Telefónica, et Iberdrola.

    Cyberattaques en Espagne

    Elles ne sont pas autant dévastatrices que celles subies par l’hôpital Clinique de Barcelone ou celle qui avait paralysé le Service public de l’Emploi (SEPE). Mais elles sont bien présentes. Les fuites de données mettent en péril la sécurité des clients, patients et entreprises. En ce début d’année, c’est les clients d’Orange qui se trouvait privée de l’usage d’internet durant quelques heures.

    La commune de Calvia à Majorque subissait en janvier une cyberattaque de type ransomware. La rançon exigée était de 10 millions de dollars, rien ne sera versé. La commune Concelo de Teo en Galice en fait aussi l’expérience, avec de moindres maux, tout comme les parfums Douglas.

    Les fuites de données sont problématiques. Elles peuvent être la porte d’entrée à de nouvelles attaques. L’une d’entre elles a dévoilé les données personnelles et sanitaires de dizaines de milliers d’agents et de membres des forces armées espagnoles. Il en est de même pour l’université madrilène Complutense. Puis c’est au tour de la banque Santander. Les prénoms, noms, adresses, dates de naissance de l’ensemble des employés, ainsi que de clients au Chili, en Espagne et en Uruguay sont compromis.

    (Crédits : Zarateman/Wikipedia)

    Elle compte plus de 211 000 employés à travers le monde. Les entreprises du Ibex35 (équivalent du CAC40) sont dans le viseur des cybercriminels. Une fuite de 120 000 clients chez Telefónica, mais c’est Iberdrola qui enregistre la plus grosse fuite : 850 000 clients exposés. Mais également la plus grosse amende. Une goutte d’eau en comparaison des 11 millions de clients en Espagne (10,4 millions pour l’électricité, 1,3 million pour le gaz).

    Revente, escroqueries, phishing…

    Le but est en majorité de récupérer de l’argent. Soit directement par la revente des données sur des réseaux particuliers, soit sous la forme de rançon (ransomware), soit via le phishing, ou autre escroquerie… Il peut être aussi pour déstabiliser, nuire à une entreprise, une multinationale, un État…

    L’exemple du « Piratage de la DGT » est révélateur. Fin mai 2024, la direction générale de la circulation subit une intrusion non autorisée. Elle la révèle après la découverte d’une mise en vente d’un fichier contenant des informations sur plus de 40 millions de conducteurs espagnols.

    Les informations divulguées sont les prénoms, noms, adresses, numéros de téléphone, mais pas seulement. Les données sur le véhicule telles que le modèle, son âge, le numéro d’immatriculation, le numéro de châssis ou VIN, jusqu’aux informations sur l’assurance du véhicule.

    « Nous pouvons consulter n’importe quel enregistrement ou document des conducteurs. Nous vendons également l’ensemble de la base de données avec 34,5 millions de lignes », explique le vendeur.

    Même sur des sites web et des plateformes apparemment sûrs et fiables, il existe des vulnérabilités. Exploitées, elles mettent en danger la sécurité et la vie privée des utilisateurs. (Crédits : Mohamed Hassan/Pixabay)

    Le jeune homme de 27, originaire de Murcie le découvre. En quatre années, à travers un processus minutieux et lent, il s’infiltre dans les bases de données de la DGT en Murcie, en Andalousie, aux îles Canaries et aux îles Baléares. Le vendeur gourmand et confiant a dérobé 80 000 fiches en une seule fois en mai 2024. Ce qui a déclenché une alerte auprès des autorités. La Guardia Civil est remontée jusqu’à chez lui via son IP. Le procès n’a pas encore eu lieu.

  • Une loi interdit les mauvais mots de passe

    Une loi interdit les mauvais mots de passe

    Il faut le lire pour le croire. Le flegme britannique est légendaire. Ainsi les sujets de Sa Majesté Charles III possèdent une nouvelle loi. Elle interdit d’utiliser certains mots de passe. Son but prévenir les fuites de données, les cyberattaques. Du moins, ne pas faciliter la tâche des « hackers » sur le WEB. Si la bienséance n’est pas de mise, la logique l’est. La multiplicité des objets connectés, les utilisateurs qui par facilité usent du même mot de passe… sont des vecteurs par lesquels les personnes mal intentionnées passent.

    Il est des raisonnements qui pourraient traverser la Manche. Sans effet de manche, le mot de passe est un sujet majeur, pas un simple tour de passe-passe. Les moyens mnémotechniques pour se remémorer le précieux sésame existent. Pour autant, plus ou moins facile selon l’âge de l’utilisateur.

    Une loi pour interdire les mots de passe par défaut

    Une nouvelle loi outre-Manche interdit les mots de passe par défaut sur les appareils dits « intelligents ». C’est le Centre national de cybersécurité (NCSC) qui en est l’origine. Il appelle les fabricants à se conformer dès le 29 avril 2024 à une nouvelle loi. Elle proscrit l’utilisation des mots de passe par défaut.

    phishing-password-scam

    « La loi, connue sous le nom de Product Security and Telecommunications Infrastructure act (ou PSTI act), aidera les consommateurs à choisir des appareils intelligents qui ont été conçus pour fournir une protection continue contre les cyberattaques », déclare le NCSC.

    Les mots de passe « 123456 » ou « password » sont utilisés en France par plus de 6 millions d’individus. D’ailleurs, les mêmes mots de passe tels que « admin » ou « 12345 » sont désormais interdits au Royaume-Uni.

    Les cyberattaques, quelles qu’elles soient, font l’objet d’une lutte internationale. Puisqu’ils courants et faciles à deviner, la loi prohibe l’usage de ces mots de passe. C’est une première mondiale.

    (Crédits : Mohamed Hassan/Pixabay)


    « Une maison remplie d’appareils intelligents pourrait être exposée à plus de 12 000 attaques de piratage provenant du monde entier en une seule semaine, avec 2 684 tentatives de deviner des mots de passe faibles sur cinq appareils », relate News Sky.

    Une recrudescence d’appareils connectés

    Au Royaume-Uni, 99 % des adultes ont à minima un appareil « intelligent ». De plus les foyers britanniques détiennent neuf équipements connectés en moyenne. Les chiffres sont éloquents outre-Manche : 57 % des ménages possèdent une télévision, 53 % un assistant vocal et un sur deux arbore une montre ou un bracelet de fitness, l’ensemble dit « smart ».

    Cette loi semble être à l’heure anglaise. Les dix mots de passe les plus utilisés en 2023 sont : 123456, password, qwerty, liverpool, 123456789, arsenal, 12345678, 12345, abc123, chelsea.

    Cette loi tend à mettre en œuvre un ensemble de normes de sécurité minimales. L’exemple cité par les journaux anglais est le réseau de zombies DDoS tel que Mirai.

    Mirai, explique Cloudflare « c’est un logiciel malveillant qui infecte les appareils intelligents qui fonctionnent grâce à des processeurs ARC ». Ce qui les transforme en un réseau de « zombies » contrôlés à distance. L’ensemble compose un réseau de botnet, utilisé pour lancer des attaques DDoS.

    (Crédits : freestocks-photos/Pixabay)


    La mutation, tel un virus, de Mirai inquiète. The Hacker News relate la déclaration d’Omer Yoachimik et Jorge Pacheco : « Quatre attaques DDoS HTTP sur 100, et deux attaques DDoS L3/4 sur 100 sont lancées par un botnet variante de Mirai« ». Le code source a été rendu public, tel un open source, au fil des ans, de nombreuses mutations ont eu lieu.

    Des amendes records

    Dorénavant les fabricants sont tenus de fournir des appareils n’utilisant pas des mots de passe par défaut devinables, ou simples. Le Royaume-Uni devient ainsi le premier pays au monde à interdire les noms d’utilisateur et les mots de passe par défaut sur les appareils IoT. Le rapport de Cloudflare sur les menaces DDoS pour le premier trimestre 2024, indique que les attaques basées sur Mirai continuent.

    Ces attaques perdurent huit années après que le botnet original ait été démantelé. Paras Jha, Josiah White et Dalton Norman, âgés de 20 à 21 ans plaident coupable lors de leurs procès.

    Les objets connectés concernés sont les sonnettes de porte intelligentes, les baby-phones et caméras de sécurité, tablettes cellulaires, smartphones, consoles de jeux.

    Mais aussi les appareils électroménagers intelligents. C’est à dire les ampoules, les prises, bouilloires, thermostats, fours, réfrigérateurs, nettoyeurs jusqu’aux machines à laver.

    Cette loi vise à instruire ou éduquer. Cet ensemble de normes de sécurité minimales vise à empêcher les appareils vulnérables d’être intégrés dans un réseau de zombies DDoS tel que Mirai.

    (Crédits : urish/Pixabay)


    Au Royaume-Uni on ne plaisante pas avec les amendes. Les entreprises qui ne respectent pas les dispositions de la loi PSTI s’exposent à des rappels et à des sanctions pécuniaires, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 10 millions de livres sterling (11,64 millions euros) ou 4 % de leur chiffre d’affaires annuel global, selon le montant le plus élevé.

  • Cyberattaque de l’hôpital de Cannes

    Cyberattaque de l’hôpital de Cannes

    Le 16 avril 2024, le centre hospitalier Cannes Simone-Veil subit une cyberattaque. Elle est de type ransomware. Le groupe d’opérateur à la base est le célèbre LockBit. Sur leur site de fuite, depuis hier le 1er mai peu après 22 h, 61,7 GB de donnée sont donc accessibles. Des données de bilans de santé, des évaluations psychologiques, des informations provenant du personnel soignant, des photos et pleins de documents internes. « La direction du centre hospitalier condamne cette publication et regrette les dommages éventuellement occasionnés […] »

    Deux semaines après la cyberattaque, le centre hospitalier (CH) confirme par communiqué de presse que les données publiées dans la soirée du 1er mai lui appartiennent. Le CH Simone-Veil s’ajoute à la longue liste d’établissements de santé touchés.

    Une énième cyberattaque d’un hôpital en France

    La cyberattaque touchant l’hôpital cannois avait contraint à annuler toutes les opérations chirurgicales non urgentes. Mais aussi à reporter toutes les consultations jusqu’au retour à la normale. Depuis, l’activité de l’hôpital a repris son cours.



    Comme à chaque fois le rétablissement du fonctionnement des systèmes d’information se fait au plus vite. Les informations sont directement accessibles après le décompte macabre de la mise en ligne, suite au non-paiement de la rançon.

    L’établissement précise que « la qualification des données exfiltrées se poursuit et un retour dans les prochains jours, circonstancié et personnalisé sera réalisé auprès des personnes et institutions concernées. »

    Le directeur du centre hospitalier, Yves Servant, assurait durant les premières minutes ne pas avoir « eu de demande de rançon ni de vol de données identifiés à ce stade. »

    (Crédits : Capture d’écran/LockBit)


    Des informations de patients, mais aussi de salariés, des cartes d’identité, bilans médicaux, des bulletins de salaire, des relevés d’identité bancaires, des relevées de comptes bancaires, des tableaux d’amortissement de prêts… sont désormais en ligne. Les très nombreux documents sont d’autant plus de possibilités d’usurpation d’identité, de phishing, spearphishing

    L’opération Cronos de février

    L’opération conjointe des différents services de Police sur les cinq continents affaiblissait les affidés. Trente-quatre serveurs tombaient ainsi que le compte principal. Le CEO reconnaissait avoir laissé la sécurité de côté sans effectuer une mise à jour PHP. Depuis les victimes de LockBit sont à nouveau nombreuses.

    Depuis de très nombreuses sociétés sont affichées. Les personnes mal intentionnées peuvent alors se saisir de documents. Le but est de lancer de campagnes de phishing ciblé.

    Entre les pièces d’identité, des numéros de sécurité sociale, des relevées d’imposition aux relevées d’examens médicaux…

    « J’ai regardé la quantité de données et il n’y a pas les 60 gigaoctets. Le reste sera revendu sur le darkweb à d’autres arnaqueurs pour essayer d’extorquer de l’argent aux gens », indique SaxX sur France Bleu.

    (Crédits : Capture d’écran/LockBit)

    Le centre hospitalier a porté plainte, et avoir alerté la CNIL et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Elle précise qu’un « retour circonstancié » sera réalisé dans les prochains jours, avec des « conseils en cybersécurité à tenir ».

    Une première au CH de Cannes

    Le centre hospitalier n’avait jamais été victime de cyberattaque de type ransomware. « Nous sommes préparés depuis les dernières crises, notamment Covid à ces situations. Nous faisons régulièrement des exercices », précise le Docteur Gard.

    « La direction du centre hospitalier condamne cette publication et regrette les dommages éventuellement occasionnés auprès de certains de ces patients, professionnels et partenaires. »

    Ce qui est certain est que suite aux fuites de France Travail, des organismes de tiers payants Almedis et Viamedis, il faut redoubler d’attention.

    (Crédits : Capture d’écran/LockBit)

  • Attention aux arnaques par e-mail

    Attention aux arnaques par e-mail

    Suite aux cyberattaques, des fuites de données sont régulièrement possibles. C’est le cas après celle concernant France Travail (ex-Pôle Emploi). Ce sont 43 millions de personnes qui sont touchées. Et tout autant de cibles potentielles. Des liens arrivent dans votre boite. Ils sont bienveillants. Vous êtes invité à payer une somme dérisoire avant le retour de votre colis. Vous avez un nouveau document des impôts. Tous les moyens sont bons pour vous soutirer de l’argent et vous escroquer.

    Rien de les arrêtent. Ils utilisent toutes les fuites pour s’enrichir. Que vous receviez par SMS, par courriel, la méthode est la même : jouer sur vos sentiments. Vous êtes surpris. Machinalement vous appuyez là où ça fait mal. De la fausse commande sur Amazon, la contravention pour stationnement, de nouveaux documents de la part des impôts, solutions écologiques venant d’Engie… autant il existe de vecteurs, autant vous risquez, en toute bonne foi de tomber dans le piège. Le nombre de quarante semble élever, c’est l’ensemble des cas que révèle CaniPhish.

    Les techniques les plus fréquentes

    Il existe sept techniques régulières utilisées. L’escroquerie à la fausse commande, aux impôts, à la livraison de colis, la vignette Crit’Air, bancaire, à la loterie et à la contravention. L’arnaqueur emprunte alors l’identité de l’agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI). Puis exige le règlement d’une contravention mentionnant un retard de paiement.

    Pour vous convaincre d’effectuer le versement, l’e-mail frauduleux rappelle, les risques et pénalités encourus. Dans la capture d’écran, la majoration est de 130 €. En France il existe le stationnement abusif, gênant, très gênant et dangereux. Les majorations sont de 75 et de 575 € en cas de dépassement. La seule amende s’approchant est celle de 135 € pour stationnement très gênant.

    En survolant le bouton, « Régler » l’URL « httxx://moulinauloin [.] com » s’affiche. En cliquant, une redirection s’opère en un peu plus de 500 ms. Un beau site à l’image de l’ANTAI apparaît. Avec « antai.gouv.fr » dans la barre d’adresse, mais ce n’est pas le site du gouvernement.

    « Les victimes qui donnent suite se voient redirigées vers un site frauduleux d’apparence officielle où leur sera demandé leurs informations personnelles et de carte bancaire », explique la plateforme du Gouvernement.

    En cas de doute, choisissez votre moteur de recherche et renseignez ANTAI. Il suffit de vous rendre sur infraction au paiement pour comprendre que le numéro de dossier est un faux.

    (Crédits : capture d’écran)


    Encore un doute ? Après de légères recherches, le nom de domaine est enregistré au Canada, à Toronto. Pour être sûr, il suffit de se rentre dans votre commissariat le plus proche, ou la caserne de gendarmerie pour demander conseil.

    L’escroquerie bancaire, aux impôts

    Cette technique cible principalement les particuliers. Elle consiste à usurper l’identité de l’administration fiscale pour que la victime divulgue ses données personnelles. En règle générale, le courriel frauduleux l’informe qu’elle peut bénéficier d’un remboursement. Pour crédibiliser l’objet de l’e-mail, les escrocs « exploitent parfois des thèmes d’actualité », rappelle Cybermalveillance.

    De la même manière, juste en survolant le bouton « Accéder à mon espace » l’URL « capusrdv [.] com » apparaît. En cas de doute, prudence. Il suffit avec son moteur de recherche d’accéder auxdits services, par le lien fourni.

    Côté bancaire, même combat. En dépit des nombreuses campagnes de prévention, le phishing bancaire fonctionne encore.

    Un message frauduleux vous incite à effectuer une mise à jour de vos informations personnelles. Le but « activer une sécurité supplémentaire ».

    Sur une réplique du site de votre banque, vous êtes invité à communiquer vos données bancaires, vos civilités, comme vos identifiants.

    « Une fois l’hameçonnage terminé, la victime est généralement redirigée vers le véritable site Internet de sa banque, ce qui peut la laisser croire qu’il y a eu un dysfonctionnement ou une déconnexion imprévue » détaille le site du gouvernement. Depuis ledit site n’existe plus. (Crédits : capture d’écran)


    Cette escroquerie constitue 16,9 % du total de fraudes chaque année. Lors du premier semestre 2023, le coût est de 628 millions d’euros. Ce qui représente une goutte d’eau parmi les 16,1 milliards de transactions effectuées. La carte symbolise 93 % des fraudes. Elle est le moyen préféré des Français (61,9 %), vu que dans de nombreux endroits le paiement par chèque est refusé. Ils sont à l’origine de 29 % des montants fraudés, quand les virements représentent eux 24 %.

    La fausse commande, la livraison, l’offre exceptionnelle

    Dans la suite logique les escroqueries aux fausses commandes et la livraison des faux colis. À des moments choisis, ils piquent. La première est somme toute bienveillante. Elle consiste à persuader une victime qu’une commande a été effectuée en son nom. Mais par grand bonheur il est encore envisageable de l’annuler. L’escroc vient de jouer sur vos sentiments.

    Une autre possibilité, l’idée immanquable, qui défie toute concurrence. 25 ampoules au prix modique de 1,95 €. Sauf que si vous exercez votre œil, l’offre spécifie « nous vous proposons de recevez 25 ampoule ECO+… »

    Étrangement des fautes grossières, même pour quelqu’un qui éprouve des difficultés en orthographe.

    Mais aussi les courriels qui vous alertent que votre compte va être bloqué. C’est en sorte ce que le courriel à l’entête d’Amazon Prime m’indique. « Si cette action n’est pas effectuée immédiatement des frais d’un montant de 46.99EU vous seront facturés », assurent-ils. Pris de panique je clique.

    (Crédits : capture d’écran)


    Aussitôt une page WEB s’affiche. Elle est entièrement rouge. Elle indique que cette page est trompeuse : « elle pourrait vous amener à réaliser des actions dangereuses comme installer un logiciel ou révéler des informations personnelles telles que vos mots de passe ou votre numéro de carte bancaire. » En résumé, prenez le temps, relisez le courriel, ne répondez pas. En cas de doute, ouvrez une page WEB, rendez-vous sur le véritable site et vérifiez. La même prudence est à respecter sur votre smartphone, quand vous recevez un SMS.

  • Iberdrola condamnée à 6,5 millions d’euros d’amende

    Iberdrola condamnée à 6,5 millions d’euros d’amende

    Il y a deux ans, la société ibérique I-DE Redes Eléctricas Inteligentes, distributeur d’électricité du groupe Iberdrola subit une cyberattaque. Les données de 1,3 million de clients étaient exposées. Le 15 mars 2022, l’incident se déroulait, le lendemain il est clos. La police affirmait que les responsables de cette attaque n’ont pas eu accès à des données sensibles. Le vol concerne au total 1,5 million de clients de I-De et Curenergia. La fuite a permis de télécharger pendant 7 jours les informations personnelles de millions de consommateurs à partir de son service de gestion des dossiers de raccordement.

    Le prénom, nom, le numéro d’identification, l’adresse de domicile, le téléphone et le courriel sont divulgués. L’Agence espagnole de protection des données (AEPD) vient d’infliger une amende de 6,5 millions d’euros en ce mois d’avril 2024.

    Grosse amende contre grosse fuite

    Ainsi, durant une semaine, les personnes à l’origine du vol copient les informations de plus d’un million de clients. La société compte plus de 20 millions d’utilisateurs. Mais cette opération affecte d’autres spécialistes du marketing comme Curenergy. L’entreprise, Iberdrola paye pour apprendre.

    Plusieurs procédures la concernant viennent de se clôturer. Pour violation de l’article 5.1.f du RGPD à l’article 83, paragraphe 5, du RGPD, une amende de 2,5 millions d’euros est infligée.

    Auquel s’ajoute un autre million d’euros pour la violation de l’article 32 du RGPD, défini à l’article 83, paragraphe 4, du RGPD.

    Mais le géant de l’électricité voit s’additionner 3 nouveaux millions d’euros après la résolution de procédures supplémentaires.

    Dans ce dernier cas, les amendes sont d’un million (contrevenant à l’article 32 du RGPD, à l’article 83.5 du RGPD) et de 2 millions d’euros (une violation de l’article 5.1.f) du RGPD, définis à l’article 83.5 du RGPD).

    La société avait déjà fait les frais d’amende au sujet du non-respect du règlement de protection des données.

    À hauteur de 80 000 € le 14 février 2020, et 100 000 € le 3 février 2021. (Crédits : Erik Mclean/Pexels)


    Il est également prévu une amende maximale de 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’année précédente, le montant le plus élevé étant retenu. Sauf que pour des entreprises qui ne communiquent pas leurs chiffres d’affaires, cela se complique.

    Endesa s’offre la plus grosse amende

    Si son concurrent espagnol Iderbrola voit une amende de 6,5 millions d’euros, elle correspond à plusieurs affaires. Endesa quant à elle se voit infliger la plus grosse amende pour une compagnie d’électricité. En une seule amende, Endesa est mis en demeure de régler 6,1 millions d’euros. Cela après la validation que quelqu’un vendait sur Facebook des codes d’accès à sa plateforme SalesFolder, explique Bandaancha.

    Cette plateforme, ou base de données permet de consulter les données personnelles des clients. Mais également les points de livraison (PDL, CUPS en Espagne).

    Les données personnelles de 4,8 millions de clients en électricité et de 1,2 million en gaz de la société Endesa ont pu être consultées par des tiers extérieurs à la société. L’AEPD explique l’ensemble sur 214 pages.

    Ce qui occasionne des campagnes frauduleuses et malversations en tout genre.

    Les propositions commerciales montrent patte blanche. Les données en leur possession permettent de connaître vos prénom et nom, et le fameux CUPS unique. Ainsi ils peuvent effectuer une migration de votre fournisseur d’électricité vers le leur.

    (Crédits : bandaancha.eu)


    Les données accessibles sont le prénom, le nom, le numéro de la carte d’identité, le numéro de téléphone, l’adresse électronique, l’adresse postale, le numéro de compte bancaire, le CUPS, la consommation, la facturation et l’en-cours. Encore mieux, l’obtention de données techniques sur 30,6 millions de points de fourniture en électricité et 8,6 millions pour le gaz auprès de n’importe quelle compagnie est possible.

    La backdoor XZ et Andres Freund

    Deux petites lettres qui ont un potentiel de destruction conséquent. Le 29 mars 2024, Andres Freund renifle un truc qui ne tourne pas rond, explique LeMagIT. Cette chose est capable de passer outre l’authentification SSH. Une backdoor installée par un certain JiaT75. « La backdoor se planque dans les fichiers de test bad-3-corrupt_lzma2.xz et good-large_compressed.lzma, et utilise un script appelé par build-to-host.m4 pour s’incruster dans le processus de build », relate Korben.

    Ce qui est complètement ahurissant, c’est la méthode utilisée par cet individu. Depuis 2021, il s’intéresse et contribue à la bibliothèque XZ. Il finit par force de travail à obtenir la confiance, ce qui lui octroie des privilèges.

    Par pression successive, Jia Tan accède à un degré de confiance qui lui permet de fusionner son propre code en janvier 2023. Il fait pression pour ajouter un autre mainteneur. En janvier 2024, la backdoor est finalisée, puis découverte en mars.

    La réflexion posée sur l’open source est que des personnes donnent de leurs temps et de leurs talents pour aider, et résoudre des problèmes. Mais que comme toute équation, il tend avoir une limite mathématique.

    (Crédits : Mantas Sinkevičius/Pexels)


    Quand est-il du projet XZ ? Des questions se posent, beaucoup s’interrogent. Des retombées potentielles sur les projets open source ? Ce qui est sûr est que désormais la phrase de Vladimir Illicth Lénine prend encore plus de sens : « La confiance n’évite pas le contrôle ».