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  • Plus de trente établissements de la Fondation Saint-Vincent de Paul à Strasbourg touchés par une cyberattaque

    Plus de trente établissements de la Fondation Saint-Vincent de Paul à Strasbourg touchés par une cyberattaque

    Mercredi 6 septembre 2023 à 22 h, le système informatique du Groupe hospitalier Saint-Vincent subissait une cyberattaque. C’est à travers une note interne communiquée à l’ensemble de son personnel que la fondation Saint-Vincent-de-Paul précise sa décision « de déconnecter toutes les applications et de basculer dans un mode dégradé ». La prise en charge des patients est toujours d’actualité, les activités également. Les salariés ont recours aux dossiers papier pour le suivi des patients.

    L’attaque cybernétique a été découverte le mercredi 6 septembre 2023 à 22 h. Cécile Lelieur, chargée de communication de la Fondation précise que « c’est l’ensemble du groupe qui a été touché, et non seulement les cliniques strasbourgeoises ». Les cliniques Sainte-Barbe, de la Toussaint et Sainte-Anne à Strasbourg, la clinique Saint-Luc à Schirmeck, comme une quinzaine d’établissements du secteur enfant et de quinze Ehpad en Alsace et Lorraine sont au cœur de la cyberattaque.

    Cécile Lelieur explique que les équipes « ont dû arrêter l’ensemble des systèmes informatiques pour empêcher le pirate de s’introduire dans nos réseaux ». La charge de travail pour les équipes de soignants augmente sans l’aide des outils informatiques, mais les soins des patients sont assurés. (Crédits : Cor Gaasbeek/Pixabay)

    Suite à l’absence d’outils informatique, l’ensemble des personnels fait face. « Il faut partir de la dernière sauvegarde de données et tout imprimer. Les blocs opératoires continuent de fonctionner normalement », ponctue Cécile Lelieur. Selon la note consultée par Rue89 Strasbourg, il n’y aurait « aucune exfiltration de donnée ». Une cellule d’investigation est mise en place pour enquêter. La Fondation estime que les données de santé des patients ont été « a priori préservées de l’attaque », et qu’à ce stade aucune exfiltration n’a été affirmée.

  • L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    Alors que tous se remémorent l’année écoulée en se jurant que la nouvelle débutée ce matin ne pourra être pire que la précédente. Rappelez-vous qu’ « Hier est derrière, demain est mystère, et aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela qu’on l’appelle le présent », expliquait le sage Maître Oogway dans Kung-Fu Panda. C’est une référence qui chante aux oreilles des enfants que tout adulte est encore au fond de lui. Un premier janvier 1923 sous les feux des projecteurs.

    Les faits-divers sont généralement nombreux en cette date, mais en cette nouvelle année, les auteurs se donnaient beaucoup de mal pour exister. Ainsi un cambriolage à Marseille, dans la rue la plus commerçante, un sujet britannique, capitaine de surcroît doublé d’un véritable escroc, et le conseiller municipal qui se servait directement dans la caisse, ont entamé l’année 1923, il y a un siècle.

    Le cambriolage de la bijouterie Bel

    La bijouterie Bel située au coin des rues de la Cannebière et Saint-Ferréol à Marseille victime d’un cambriolage. L’affaire se déroulait en plein jour, aux alentours d’une heure et demie de l’après-midi. Menacé par un malfaiteur le fils Bel ne répondait pas au cri « Haut les mains ! ». Si bien qu’un coup de revolver partait sans atteindre le fils. La riposte ne se faisait pas attendre.

    Les colliers attirent tous les regards sur celles et ceux qui les portent, ceux qui les vendent et ceux qui les convoitent. (Crédits : Rick/Pixabay)

    L’émoi produit profitait au complice du malfaiteur qui s’emparait de deux colliers d’une valeur de 100 000 francs chacun. Les deux complices disparaissaient au volant d’une automobile.

    Capitaine anglais doublé d’un escroc

    Le parquet de Marseille était à la recherche d’Arthur Grove âgé de 34 ans. La raison était multiple, comme le nombre de plaintes de déposé à son encontre. Des poursuites pour vols perpétrés dans plusieurs hôtels phocéens et de la Côte d’Azur ont conduit à son arrestation place de la liberté à Toulon. Les forces de l’ordre l’interpellaient tandis qu’il était accompagné d’une élégante femme.

    L’usurpation d’identité aux deux sens du terme est souvent l’apanage de grandes personnes ou de légendes. (Crédits : Jo Wiggijo/Pixabay)

    Cueilli à la descente d’un taxi-auto, l’homme avait 6 francs dans ses poches. Des papiers permettaient d’établir que l’ancien officier s’était rendu coupable de faits graves qui avaient conduit son renvoi à la vie civile. Avant son transfert à Marseille, il a été écroué à Toulon.

    Un conseiller municipal volait la caisse d’épargne

    C’est à la suite d’une enquête approfondie et menée par le parquet de Strasbourg que l’ancien conseiller était appréhendé. Le mandat d’amener avait été édité à l’encontre de M. Albert Cienmann, puis l’homme fut écroué. Il avait la gestion de la Caisse d’épargne pour la commune de Reichstett au nord de Strasbourg. Ayant procuration il retirait des sommes rondelettes qu’il employait à des fins personnelles.

    Les vols et extorsions ont changé de processus en un siècle. Le papier monnaie ne se trouve guère que dans les DAB. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    L’édile, M. Michel Bilger s’aperçut de la disparition de fonds. Il alerta la sous-préfecture qui chargea le parquet de l’enquête. L’homme avait dérobé 180 000 francs.

  • 9 000 euros pour une chasse d’eau

    9 000 euros pour une chasse d’eau

    C’est une histoire italienne qui vaut son pesant de cacahuètes. Une affaire qui a commencé il y a près de vingt ans, en 2003. Imaginez que les murs de votre appartement ou maison soient mitoyens avec votre cher voisin. Il décide de retaper sa salle de bain, et encastre le réservoir d’eau de ses toilettes dans la cloison. Et cerise sur le gâteau, juste de l’autre côté se trouve votre chambre. Cela a suffi à un couple d’Italiens pour porter plainte invoquant l’article 8 de la Cour européenne des droits de l’homme.

    L’affaire a commencé lorsque le couple, qui vivait sur le même palier dans l’appartement voisin, a saisi le tribunal de La Spezia. Cela concernait une nouvelle salle de bains construite par les quatre frères et sœurs propriétaires, qui provoquait « un bruit intolérable au niveau des canalisations ». L’objet du crime se situe dans une station touristique du Golfo dei Poeti (Golfe des poètes). La sixième section civile de la Cour suprême, présidée par le juge Antonello Cosentino a rejeté l’appel appuyant sa décision sur « l’atteinte au droit au repos ». La chasse d’eau des toilettes qui avait été encastrée dans une fine cloison (22 cm), rendant l’utilisation trop bruyante, rapporte Il Giornale. Ils ont été condamnés le 16 janvier 2022 à verser une indemnisation de 500 euros par an depuis 2003, soit 9 000 euros.

    Atteinte au droit au repos

    Concrètement, le bruit constitue, selon les juges, une atteinte au « droit au respect de la vie privée et familiale », qui « est l’un des droits protégés par la Convention européenne des droits de l’homme ». Les quatre frères ont fait appel devant la Cour de cassation, celle-ci a estimé que le son était « nettement supérieur à trois décibels par rapport aux normes fixées par la législation spécifique ». À cette époque, il a également été constaté que le bruit de la chasse d’eau perturbait la quiétude du soir et du matin, « portant atteinte à la qualité de vie normale dans un lieu destiné au repos », ce qui était « aggravé par une utilisation nocturne fréquente ». Il s’agit donc « d’une atteinte au droit à l’expression libre et entière de ses habitudes de vie quotidienne, droit garanti par la Constitution et protégé par l’article 8 de la CEDH, la Convention européenne des droits de l’homme ».

    Un traité international signé en 1950, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, a été invoqué pour faire taire la fameuse chasse d’eau, stupéfiant. (Crédits : DR)

    La Cour suprême, se référant à la Convention européenne des droits de l’homme et, parmi ceux-ci, au respect de la vie privée et familiale, a remémoré que « la Cour de Strasbourg a appliqué ce principe à plusieurs reprises » et a confirmé la sentence de la Cour d’appel reconnaissant « l’atteinte au droit au repos ». Dans vos futurs travaux, faites attention aux normes acoustiques et aux voisins.