Une tentative d’escroquerie sévit en Espagne depuis le début du mois de mars 2023. Comme partout, l’inflation grimpe. Comme en France, une aide est distribuée à la population sous condition de ressources. Le montant est de 200 euros. Il n’en faut pas plus pour sorte de leurs tanières, les escrocs. À travers des SMS, une campagne de smishing vise à voler les données personnelles et bancaires. Comme la fraude au CPF en France, les malfaiteurs jouent sur la non-possibilité de distribution de l’aide.
Sous couvert de manque d’informations, les escrocs vous demandent de cliquer sur le lien pour confirmer. Vous arrivez sur un faux site, plus ou moins, bien réalisé. Il vous y est demandé de compléter vos informations. De la même façon que par courriel, le smishing usurpe l’identité d’entreprises ou d’institutions. Ils se servent ensuite pour tenter de se connecter à vos différents comptes.
⚠️#ALERTA ‼️ Detectada campaña de #smishing suplantando a la Agencia Tributaria. Solicita actualizar la información de pago para recibir una ayuda económica de 200€ del Gobierno. #NoPiques, el objetivo del fraude es robar datos personales y bancarios.https://t.co/e8hexhXPb5pic.twitter.com/MPcH5rUK6f
Si par méconnaissance, ignorance, inadvertance vous avez visité l’URL et complété les informations, il faut contacter votre banque. Sur plusieurs mois, il faudra surveiller vos comptes et porter plainte auprès des organismes. Les criminels ont effectué une copie de l’organisme visé, la Agencia Tributaria.
Dans le formulaire, il est notifié de remplir votre nom complet, le numéro de téléphone, l’adresse, code postal. Mais également votre numéro de carte bancaire, la date d’expiration de la carte, code de sécurité et code PIN de la carte. En cas de doute, il faut jouer de son bon sens, ou contacter l’organisme directement. (Crédits : Oficina de Seguridad del Internauta)
Les malfaiteurs jouent sur le fait qu’il ne reste que quelques jours, jusqu’au 31 mars 2023, pour compléter sa demande, pour un versement trois mois plus tard.
Tandis que les SMS concernant Ameli continuent d’être envoyés partout sur l’hexagone, une nouvelle menace débarque : le QR code. Depuis les deux années où le SARS-CoV-2 a tenu le haut de l’affiche, ces petits carrés bizarres sont en tous lieux. Sur les tables de restaurant, la devanture d’un magasin, en bas de page de publicité… il est désormais omniprésent sans s’en rendre compte. Machinalement nous voyons ce petit carré ressemblant de manière capillotracté au jeu de Pacman, et nous dégainons le smartphone. Mais que savez-vous de lui ?
Avant d’effrayer le lecteur, remontons de quelques années en arrière, en 1994. Année du début de l’ère Aimé Jacquet, menant la France à sa première victoire en coupe du monde de football en 1998. Les bleues, quant à elles disputent actuellement l’Euro et sont en quarts de finale, refermons l’aparté. Donc, les codes QR ont été créés en 1994. Une filiale de Toyota, Denso Wave, a développé ce code pour faciliter le processus de fabrication, le suivi des véhicules et des pièces. Il a été conçu pour permettre des vitesses de décodage rapides, son nom est devenu logiquement « code Quick Response ». S’ils possèdent une notoriété digne d’une rock star, leur existence est due au développement et succès des codes à barres. Depuis ils sont extrêmement populaires, et c’est là où le bât blesse.
Les codes QR peuvent stocker jusqu’à 7 089 caractères numériques, 4 296 caractères alphanumériques, bien au-delà de la capacité du code-barres (une douzaine de caractères). Des lignes de codes pour exécuter une action, par exemple en Bash, n’ont pas besoin d’autant, 1 500 sont amplement suffisante, voire moins, beaucoup moins.
Que s’est-il passé ? Cet instrument pratique se retrouvait même dans les bibliothèques municipales, et plein d’autres endroits. Le nombre de chiffres dans les codes a donc été augmenté, générant une modification. Leurs tailles, et l’espace d’impression multipliaient les coûts d’impression. En outre, ces évolutions ont entraîné des complications occasionnelles lors de la lecture/du balayage des nouveaux codes. De la poudre de perlimpinpin, beaucoup de recherche et de travail, ont donné naissance aux codes QR 2D (bidimensionnels). Depuis leur avènement, ils ont vu leur population augmenter, les développements de la technologie pour améliorer la capacité de stockage et la fonctionnalité…
La taille accrue du QR code en fait une arme redoutable. Avec le langage de programmation Python, il est simple d’envoyer un e-mail sans fioriture. Le FBI avertissait ses concitoyens en début d’année 2022 : « ne scannez pas un code QR trouvé au hasard ». Les escrocs utilisent de faux codes QR pour voler vos mots de passe et votre argent.
Des individus malintentionnés les utilisent dorénavant pour voler des données personnelles ou compromettre un terminal, selon Le Parisien. Les escrocs ont toujours un coup d’avance ! Il suffit désormais de flasher le code avec son appareil photo pour être dirigé vers une URL. Elle peut permettre de lire un menu, télécharger une application ou montrer « patte blanche » dans l’application mise en place par le gouvernement « Tousanticovid ». Il n’est nullement question des RGPD. « Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un “smartphone” à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins de 2 mètres pendant au moins 5 minutes », explique le site dédié.
Dans un article du quotidien Le Parisien, un « expert » précise que « la cyberattaque passe par l’appareil photo et contourne ainsi les antivirus et les filtres de sécurité ». Vous pouvez en quelques secondes créer le vôtre. « Il est tout aussi facile de modifier une application avec un code malveillant qui transforme le téléphone en mouchard ou siphonne les données », ajoute-il.
Pour effectuer une attaque ou un vol de données, il suffit de faire « Man-in-the-middle ». Pour cela ils peuvent remplacer un QR Code par le leur en apposant un autocollant. En le scannant, les utilisateurs sont renvoyés vers une copie ou l’original du site, avec exfiltration de leurs données, sans s’en apercevoir. (Crédits : Panda Security)
Selon des sources bien informées « le QR est une belle invention qui ne représente que peu de “menace” ». Les problèmes indiqués se situent que dans les différents traitements associés, pas dans le code QR, lui-même. L’usage des outils « informatiques » par tout un chacun « facilite » la vie quotidienne. « Les entreprises utilisent légitimement les codes QR pour fournir un accès sans contact pratique et les ont utilisés plus fréquemment pendant la pandémie de COVID-19. Cependant, les cybercriminels tirent parti de cette technologie en dirigeant les scans de codes QR vers des sites malveillants pour voler les données des victimes, en intégrant des logiciels malveillants pour accéder à l’appareil de la victime et en redirigeant le paiement à des fins cybercriminelles », expliquait le FBI dans son alerte. Pour toutes les questions sur les possibles fraudes , un site Cybermalveillance.
Qu’est-ce qui va différencier un « vrai » d’un « faux » QR code ? Humainement, c’est très compliqué.
Ars Technica rapportait que des malfaiteurs avaient placé des autocollants de codes QR frauduleux sur des parcmètres, dans les grandes villes du Texas. Ces autocollants visaient à inciter les gens à payer leur stationnement, mais sur un site Web frauduleux. Les agents de stationnement avaient trouvé des autocollants avec des codes QR frauduleux sur les bornes de paiement à Austin, Houston et San Antonio. Les autorités avaient dans un communiqué de presse, que des fraudes sur des parcmètres étaient constatées. Au final 29 des 900 avaient un autocollant recouvrant le code QR. En cas de doute, rapprochez-vous des forces de l’ordre, de votre banque et du site Cybermalveillance.
Tandis que le gouvernement français veut proroger le « passe sanitaire » jusqu’au 31 juillet 2022. Des problèmes récurrents arrivent ici et là quant à l’édition, ou la sécurisation des données dudit sésame. Des informations confidentielles se retrouvent ainsi dans la nature, quand d’autres lieux subissent leurs troisièmes pannes en un petit mois. Sans oublier l’enquête de Cyberguerre sur la gigantesque faille européenne, et le bug révélé par le journal suisse Waston.
Le mardi 26 octobre 2021 le ministre de la Santé, Olivier Véran était auditionné au Sénat dans le cadre du projet de loi « vigilance sanitaire ». En préambule, ce dernier rappelle qu’ « il ne s’agit plus d’état d’urgence sanitaire, mais bien de vigilance sanitaire ». Pendant près de 2 h 30 les explications et échanges fusent entre les participants. Le dessein de la loi prévoit de prolonger jusqu’au 31 juillet 2022 le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire et donc la possibilité de recourir au passe sanitaire. Il reporte à la même date la fin desdites dispositions.
Prorogation du « passe sanitaire »
« J’ai observé dans les deux avis du conseil scientifique du 5 et du 6 octobre qu’autant le conseil scientifique estime qu’il est absolument certain que le passe sanitaire a joué un rôle déterminant pour l’accélération des vaccinations, autant dit-il, le rôle du passe sanitaire en tant que mesures favorisant la protection des individus est plus difficile, à mettre en évidence. Le passe sanitaire a été mis en place début août alors que la décroissance de l’épidémie du variant delta est plutôt survenue vers le 20 juillet donc il a pu contribuer, dit le conseil scientifique, à cette décroissance, mais il est difficile de mesurer exactement dans quelle mesure », martèle le sénateur Philippe Bas (LR), rapporteur de la loi « Vigilance sanitaire ».
Nous estimons que le passe sanitaire, et les mesures de jauges et de gestion qui sont encore en vigueur nous permettent de réduire de 30 % la circulation du virus. Sans ça nous serons bien au-delà de 5 000 cas par jour.
Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé
Puis c’est au tour de la rapporteure, Pascale Gruny (LR) : « Comptez-vous dans les mois à venir adapter le schéma de vaccination obligatoire et rendre nécessaire la troisième dose ? » Ce à quoi, le ministre des Solidarités et de la Santé répond : « Ça fait l’objet de réflexions et d’une saisine et aux autorités sanitaires compétentes, le comité de stratégie vaccinale, la haute autorité de santé et le Conseil scientifique. Est-ce qu’il y a lieu ou non, pour conserver le bénéfice de son passe, d’une troisième dose, lorsqu’on est particulièrement fragile ? Je n’ai pas la réponse, mais j’ai posé la question ». Une réponse loin d’être suffisante pour la sénatrice PS, Marie-Pierre de la Gontrie. « Est-ce que j’ai bien entendu qu’en fait, vous n’en saviez rien ? À l’heure où nous parlons, vous ne savez pas dire si le passe sanitaire restera valide. »
En ce jour, il est établi que le passe a favorisé la vaccination à la suite du discours du président de la République, Emmanuel Macron. Quant au bien fondé du « passe sanitaire », Olivier Véran répond lui-même : « Est-ce qu’on peut quantifier l’impact du passe sanitaire sur la circulation du virus ? Moi je vous pose une autre question est ce qu’on peut quantifier l’impact du masque dans l’épidémie, est-ce qu’on peut quantifier l’impact du gel hydroalcoolique ? »
Est-il sécurisé ?
C’est un excellent problème qui s’impose à tout un chacun. La plupart des personnes qui ont dû présenter leur certificat Covid dans un restaurant, en boîte de nuit ou toute manifestation le savent. Il y a ceux qui contrôlent consciencieusement ledit sésame en le scannant, puis les autres qui se limitent à appuyer sur le bouton de vérification. Il existe une grave faille de sécurité dans le cas de la validation rapide. En effet, ceux qui détenaient un certificat grâce à un test négatif ou une guérison pouvaient faire apparaître la couleur verte bien plus longtemps après qu’il soit périmé. « Pour cela, il leur suffisait de changer bêtement la date et l’heure du téléphone portable», rapporte le site Waston.
Si de tels certificats Covid sont considérés comme en bonne et due forme en Suisse, c’est parce que le logiciel CovidCert ne vérifie que s’il est présent sur la liste de la Confédération. Mais d’aucune manière s’il est en cours de validité ou expiré, c’est là que le bât blesse. (Crédits : DR)
« Il n’est pas permis aux examinateurs d’appuyer sur la touche de rafraîchissement du téléphone portable d’autrui. La seule méthode d’essai autorisée est l’utilisation de l’application d’essai par le testeur », atteste l’Office fédéral de santé publique aux associations et aux cantons suisses. Toujours chez les Helvètes, une panne, la troisième au mois d’octobre, empêchait d’émettre quelconque certificat durant quatre heures. « Il y a actuellement un problème technique dans l’émission des certificats Covid », a indiqué, jeudi 28 octobre 2021 midi, l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT). « Ce n’est pas la première fois que des pannes affectent les certificats. Lundi après-midi, des problèmes concernant la vérification et l’émission des passes ont eu lieu pendant une bonne dizaine de minutes », révèle la Tribune de Genève.
Fraudes internationales
Le jeudi 28 octobre 2021, le site Cyberguerre de Numerama publiait une enquête sur « Des dizaines de pass sanitaires frauduleux générés : enquête sur une gigantesque faille européenne ». Le problème rencontré en Suisse serait-il l’arbre qui cache la forêt ? Il pourrait s’agir d’une des affaires les plus sensibles concernant la création et l’usage de passes sanitaires dans toute l’Europe, assure-t-il. Ainsi différents sites Internet permettaient de concevoir des QR Code dont au moins l’un d’entre eux engendrait des certificats de vaccination authentifiés dans l’Union européenne. En France, il serait possible pour un soignant d’établir un profil pour un individu n’étant pas couvert par l’assurance maladie. Comme l’explique le guide de l’institution, un personnel habilité doit en principe vérifier les informations à partir d’une pièce d’identité quand il crée un « passe sanitaire ».
Pléthores de sites (ici sur le Darknet) fournissent des sésames contre monnaie sonnante et trébuchante, ce sans à se faire inoculer les solutions nécessaires à son obtention. Le texte proposé durcit les sanctions en cas de fraude au « passe sanitaire », jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. (Crédits : capture d’écran)
Le formulaire qui permet de créer un QR Code exige plusieurs champs obligatoires : nom, prénom, date de naissance, date d’injection, quel vaccin et par quel pays émetteur. Les malversations seraient liées à l’usurpation des clés de chiffrages telles les PGP pour « Pretty Good Privacy ». Ainsi des clés polonaise et macédonienne auraient circulé pour l’impétration du sésame. Depuis plusieurs jours, des individus « revendiquent sur des plateformes de ventes de données volées avoir obtenu une ou plusieurs clés privées européennes », qui leur fourniraient la possibilité de constituer des passes comme bon leur semble. Ce qui présagerait une compromission de la légitimité des différentes clés publiques liées à ces clés privées.
Quid des nos infos ?
Au Québec, au moment où les habitants sont vaccinés contre le SARS-CoV-2 leurs informations personnelles sont demandées. Elles sont ensuite utilisées pour créer la preuve, ou QR Code. Lors de ce processus, elles sont vérifiées auprès de chaque personne, afin d’en assurer la véracité. Or, lorsqu’Élodie* a été vaccinée la semaine dernière, rien ne s’est passé comme l’indique le protocole. Une mauvaise coordonnée téléphonique a été employée pour l’envoi de sa preuve vaccinale, avec ses informations privées… « Comme je ne recevais pas la preuve vaccinale, j’ai suivi les directives du ministère pour la télécharger moi-même. C’est là que j’ai vu qu’il n’avait pas utilisé le bon numéro de téléphone », raconte-t-elle à Métro. L’affaire pourrait prêter à sourire, si ce n’est la réponse téléphonique d’un salarié du ministère concerné : « On ne peut rien faire pour vous malheureusement ».
Élodie craint donc que ses informations personnelles circulent sur le web, et d’être victime d’une malversation. Devant cette circonstance, elle réfléchit à ester en justice. « Je regrette hautement d’avoir fait confiance au gouvernement avec mes données, avoue-t-elle. C’est quelque chose qui me dérangeait, mais avec la situation actuelle de la pandémie, je me disais que je pouvais accepter cette étape-là. » Quand les attaques par codes malveillants ciblent les entreprises comme les hôpitaux, n’importe quel individu est en droit de se questionner.
La prise d’Helena aurait été débranchée mardi 26 octobre 2021, avant la publication de l’enquête du Soir. Le site est inaccessible désormais. (Crédits : capture d’écran)
Chez nos voisins et amis belges, Helena ne les fait plus rire. Cette dernière est un environnement sécurisé pour tous les documents médicaux, comme en France, « Mon espace Santé » qui devrait être déployé en 2022. Cette plateforme permet aux patients et aux professionnels de la santé de communiquer. En 2019, Helena avait réussi à obtenir la possibilité de diminuer le niveau de sécurité exigé pour qu’un patient puisse accéder à son dossier médical. Si bien qu’il est possible d’accéder à un dossier médical sans prouver son identité et sans lien thérapeutique avec un médecin. Face au risque conséquent de fuite de données, une plainte a été déposée auprès de l’Autorité de protection des données (APD) par Medispring, une coopérative regroupant plus de 2 200 médecins, au sujet d’Helena, une des plus importantes applications d’échange de données entre médecins et patients en Belgique, rapporte Le Soir. Quand à la France …
C’est, au-delà de la série, le phénomène du moment qui fait grimper tous les statistiques, en France comme ailleurs. Pour confirmation, le fabricant des Vans en toile blanche que portent les joueurs se frotte les mains. Elles ont vu leurs ventes augmenter de 7 800 % depuis la diffusion sur Netflix. Les bénéfices engendrés par «The Squid Game » intéressent de nombreuses personnes, toutes ne sont pas forcément bien intentionnées. Les criminels ne reculent donc devant rien pour faire du profit.
Le code « QR » fleurit ici, et là. Sa traduction en mode verbeux signifie « quick response code ou code à réponse rapide », est un type de code-barres à deux dimensions. Celui-ci est lisible par un terminal qu’il soit vu par écran interposé ou sur sa version imprimée sur papier. Ce dernier, que vous trouvez sur votre passe sanitaire est constituée de modules-carrés noirs disposés dans un carré à fond blanc. Attention à ne pas confondre le Flashcode (ou encore 2D-Doc) avec le code QR (à la Française). Au sein de la péninsule ibérique, il est désormais légion. Comme partout ailleurs, cet outil affiche des informations auxquelles on accède lorsqu’on les scanne avec un appareil photo, d’un téléphone portable. Ces habitudes se sont généralisées notamment pour afficher un menu de restaurant, montrer patte blanche au cinéma… Pour autant, tel le couteau peut être un instrument magnifique pour délivrer une tortue des Galapagos emprise dans un filet de pêche. Il est également à l’honneur dans 4 615 vols avec armes blanches, 626 contre les particuliers et 595 contre les institutions, commerces en 2019, en France.
Méfiez-vous s’ils apparaissent seuls et suspendus dans des lieux publics
Comme une pièce de monnaie, il possède deux côtés. Le 15 octobre 2021, la police nationale espagnole alertait par un gazouillis d’un nouveau type d’escroquerie à Malaga. Les cybercriminels ont réussi à obtenir les données personnelles et bancaires des victimes, en exploitant les « codes QR ». Par conséquent, ils invitent chaque utilisateur à faire très attention lorsqu’ils en lisent un inconnu, soit à chaque instant. Précisément, les forces de l’ordre soulignent les risques liés au balayage des codes QR qui accompagnent les cartes, qui comportent un triangle, un cercle et un carré, lesquels reproduisent ceux qui apparaissent dans la série populaire et peuvent être trouvés seuls ou accrochés dans des lieux publics.
Des milliers d’Américains vivant à New York et Miami ont vu émerger une étrange carte de visite sous leur porte. L’agence canadienne Wunder use de ces trois formes géométriques pour promouvoir les services de la société Relief. Cette dernière propose une application pour aider les Américains à solutionner leurs problèmes d’endettement. (Crédits : Relief)
Dans « The Squid Game », ces cartes sont attribuées aux individus susceptibles de participer à la compétition de vie ou de mort qui est au centre de l’histoire de cette fiction. Au réel, toute personne qui scannérise la figure géométrique accompagnant les cartes frauduleuses avec son smartphone court le risque d’être contaminé, voire « piraté ». « Si nous scannons un code et que nous ne savons pas s’il est digne de confiance, il peut nous conduire vers des sites infectieux et mettre nos appareils en danger », martèle la police.
QRishing et QRljacking
Mais comment cela fonctionne-t-il ? C’est assez simple en soi ! Lorsqu’un quidam lambda scanne un « QR », au lieu d’accéder à une page web, de télécharger une application ou découvrir un menu… il se retrouve dans un espace où des lignes de codes dérobent vos données personnelles, comme bancaires. Par ailleurs, l’Institut national de cybersécurité ibérique (Incibe) souligne qu’il existe trois modèles d’attaques différentes profitant de ces codes. Deux attaques possibles, la première le Qrishing, puis le Qrljacking.
La police espagnole met en garde contre une escroquerie utilisant des cartes du « jeu de la pieuvre » pour vous voler, ou pire encore. (Crédits : Policía Nacional)
La première est de type phishing. Combinée à l’ingénierie sociale, la victime fournit ses données et indications d’identification en scannant un code « QR » dans une page web, un e-mail ou un message. Somme toute classiquement, l’individu est redirigé vers un site qui usurpe l’identité d’une l’entreprise officielle et qui demande des informations confidentielles ou bancaires. La seconde Qrljacking, ou détournement de session se caractérise par l’utilisation de l’ingénierie sociale pour dévier le compte d’un service qui accepte la fonction « Login with QR code » (comme celle du service WhatsApp). Ils essaient d’inciter la victime à scanner un code QR modifié qui se fait passer pour l’original qui a été précédemment capturé par les cybercriminels. Lors du scannage de ce dernier, provenant bien sûr d’un site web non fiable, le terminal téléphonique est donc infecté par un code conçu pour en exploiter les vulnérabilités.
Cascade de mauvaises nouvelles
Par la suite viennent les téléchargements de logiciels (Drive by download) ou de l’injection de codes malveillants (via un exploit présent sur la page web vers laquelle le code QR redirige). Le site malveillant est conçu pour exploiter les vulnérabilités présentes dans votre smartphone au niveau du logiciel et peut réaliser de multiples actions malveillantes :
rejoindre un botnet (par exemple pour réaliser une attaque DDoS contre un site web légitime)
divulguer des informations sensibles
s’abonner à des services premium
afficher des publicités de manière silencieuse à l’insu de l’utilisateur
accéder à différents éléments de l’appareil (microphone, caméra…)
accéder aux données du navigateur
envoyer des e-mails
récupérer la liste de vos contacts afin de leur envoyer des messages (malveillants, bien entendu)
déclencher des appels téléphoniques vers des numéros surtaxés
envoyer des SMS malveillants
effectuer des paiements mobiles
Toutes ces actions se déroulent, évidemment, en arrière-plan, de sorte que les usagers ne sont pas conscients de ces comportements. « France Num » affichait le 23 août 2021, le résultat d’une enquête de MobileIron éloquente quant à nos smartphones et de leurs utilisations vis-à-vis des codes QR :
74 % des personnes interrogées estiment qu’ils leur facilitent la vie (mais 51 % déclarent ne pas avoir de logiciel de sécurité sur leur smartphone)
47 % de ce même panel ont noté une augmentation de leur utilisation
Durant les 6 derniers mois, 38 % en ont scanné un dans un restaurant, un bar ou un café, et 37 % pour un commerce de détail
53 % des individus souhaitent qu’ils soient davantage utilisés dans l’avenir
66 % des interrogés avouent avoir des problèmes, dont plus de la moitié en sont conscients, mais les utilisent quand même
51 % des personnes interrogées sont inquiètes quant à la confidentialité et à la sécurité des données concernant l’utilisation des QR codes
Vous y êtes ? Très bien, car un homme averti en vaut deux, l’adage fonctionne également avec une femme. Ces conseils de prudence valent également pour toutes réceptions de courriels, clefs USB trouvées au sol, SMS… quelques règles distillées par « France Num » :
Avant de scanner un QR code, s’assurer qu’il ne couvre pas un autre code
En cas de doute, ne pas le scanner
Vérifier l’URL proposée sur la notification avant de cliquer sur la redirection. Si elle est étrange ou très courte, quitter la notification
Il doit vous amener à une information souhaitée, si ce n’est pas le cas, fermez la page et effacer l’historique de son navigateur
S’il arrive vers une application de l’AppStore ou de Google Play, s’assurer que l’entreprise mentionnée sur cette page a bien développé l’application demandée
Ne pas installer d’applications de sécurité à partir d’un lien scanné. On cherche à installer sur votre smartphone ou tablette, un logiciel malveillant (malware)
Être méfiant sur les QR codes distribués sur des cartes, mentionnés sur des affiches lors d’évènements ou placés dans des lieux publics