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  • L’armistice de la Première Guerre mondiale fête ses 104 ans

    L’armistice de la Première Guerre mondiale fête ses 104 ans

    Tandis que la France célèbre le quatrième anniversaire de la capitulation allemande en forêt de Compiègne, de nombreuses manifestations dans l’hexagone et tout autour du globe se déroulaient. Les tensions sont encore vives en Europe. Alors que l’armistice commémoré le 11 novembre, peu ou prou de personnes n’y prête plus attention. Les « Poilus » ne sont plus, les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, plus beaucoup à l’image du dernier et pas des moindres : Léon Gautier.

    Peu avant 11 h, ce samedi 11 novembre 1922, le maréchal Foch attend le président Millerand devant la tombe du Soldat inconnu. Brisant ce silence, une marche militaire retentit au fond le l’avenue des Champs Élysées. Un cortège d’officiers et sous-officiers couverts de décorations et de brisques portent fièrement les 448 drapeaux des régiments dissous. Sur le passage des militaires, la foule se découvre avec respect.

    La cérémonie autour de l’Arc de triomphe en 1923. (Crédits : Agence Rol/BnF)

    La cérémonie se clôture par « Fermez le ban ». Président, maréchaux, officiels s’engouffrent dans leurs voitures, alors que les cloches des églises se mettent à sonner. Deux heures s’écoulent quand le convoi présidentiel aperçoit la forêt rousse de Rethondes. « … Une bruine épaisse, qui atténue la lumière du jour, limite très près de l’horizon, comme pour ne laisser voir que ce seul morceau de forêt où se déroula le grand événement qu’on peut revivre par la pensée ». C’est en ces termes que le journaliste de l’Écho de Paris raconte le cheminement du train présidentiel.

    La foule se recueille en foret de Rethondes. Le président Millerand remet la Médaille militaire au Premier lord de la Mer, Rosslyn Erskine Wemmys. L’amiral Wemyss dit en un français impeccable « combien il est touché de l’honneur dont on l’a jugé digne ». (Crédits Écho de Paris/BnF/Gallica)

    « Il y a quatre ans, ici même, au nom des alliés, premier lord naval, vous signiez avec le maréchal Foch, l’armistice. […] l’engagement solennel de garder toujours vivantes la mémoire des heures d’épreuve et de triomphe que nous avons vécues cœur à cœur ». C’est la signature de la paix retrouvée qui est célébrée ce 11 novembre de chaque année, depuis la loi du 24 octobre 1922.

  • Il y a cent ans… les obsèques de Paul Deschanel

    Il y a cent ans… les obsèques de Paul Deschanel

    Le 3 mai 1922, avec une simplicité voulue ont été célébrées les obsèques de l’ancien président, M Paul Deschanel. Il connut la célébrité malgré lui. Au printemps 1920, il chutait accidentellement du train présidentiel en pleine nuit. Il est retrouvé par un garde-barrière, en pyjama. La cause de cette déconvenue, un état dépressif et le syndrome d’Elpénor. Il eut l’un des mandats les plus courts à la tête de la France sous la troisième République.

    Si vous parlez de l’homme derrière le président, les anciens vous diront qu’il celui tombant du train présidentiel, en route pour Montbrison pour inaugurer un monument. La cérémonie se tenait en la chapelle paroissiale de Saint-Honoré d’Eylau. L’ancien président, Raymond Poincaré et le gouvernement se rendaient à la maison mortuaire. Alexandre Millerand en déplacement, fut représenté par le général Lasson et le secrétaire général de la présidence, M Petit. Malgré les satyres de la presse, une foule nombreuse était massée aux alentours.

    Toute la ville de Paris s’arrêtait le long du cortège en ce 3 mai 1922, pour accompagne le défunt président M Paul Deschanel. (Crédits : DR)

    Une délégation de mutilés et d’infirmières de l’institution nationale des invalides assistait aux obsèques après avoir déposé sur le cercueil une palme de bronze. La marche funèbre de Chopin conduisait la dépouille lors de la procession. Les couronnes offertes par le gouvernement, la ville de Paris… le conseil général et le préfet d’Eure-et-Loir, la maison des journalistes et la Belgique reconnaissante fleurissaient le convoi. Une foule silencieuse se trouvait tout le long du parcours, avenues Malakoff, du président-Wilson, boulevards des invalides, Montparnasse et de la rue Huygens. Inhumé au cimetière Montparnasse, dans le caveau familial, seul le discours de la pluie ponctua les derniers instants du président qui était opposé à la peine de mort, favorable au vote des femmes, à la proportionnelle, au développement du mutualisme…