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  • Cyberattaques : un fléau qui frappe la France

    Cyberattaques : un fléau qui frappe la France

    En France, les cyberattaques ne cessent de se multiplier, touchant aussi bien les hôpitaux que les entreprises privées. Le site Ransomware Live recense déjà 402 attaques revendiquées par des groupes criminels organisés, ce depuis 2017. Un chiffre impressionnant, qui ne reflète pourtant qu’une partie de la réalité, puisque de nombreuses intrusions restent dans l’ombre. Les conséquences pour les entreprises subissant des cyberattaques peuvent être multiples : financières, réputationnelle et juridique.

    Les conséquences sont lourdes : pertes financières, atteinte à l’image, responsabilité juridique… faillite. Aucun secteur n’est épargné. Les cybercriminels, souvent jeunes, multiplient les assauts en exigeant des rançons contre la restitution ou la non-divulgation de données chiffrées. Mais les premières attaques remontent au 11 décembre 1989.

    Une menace omniprésente, des conséquences sans limites !

    Les vendredi 12 et samedi 13 mai 2017, Renault a dû interrompre la production dans de nombreuses usines à Batilly en Meurthe-et-Moselle, Douai dans le Nord, Sandouville en Seine-Maritime, Novo Mesto dans le sud-est de la Slovénie ou encore à Pitesti, en Roumanie. Il était urgent d’isoler les ordinateurs et les serveurs infectés par le ransomware Wannacry. Europol qualifie cette cyberattaque « d’un niveau sans précédent », car plusieurs dizaines de milliers de systèmes d’informations sont affectés, dans au moins 70 pays.

    Il n’y a pas un seul jour où des sociétés publiques comme privées ne soient sous le joug de groupes composés de cybercriminels, souvent jeunes. Les ransomwares « Qilin » revendique les cyberattaques de Bio3g, Wouters France, EPLS, PathoQuest, « The Gentlemen » affiche LPP, SAelen/Heizomat et Peggy Sage via « Datacarry ».

    Depuis « Wannacry » et Renault en 2017 , les ransomwares sont responsables de plus de 400 attaques réussies et rendues publiques dans l’hexagone. Parmi les plus actifs : LockBit (91 attaques connues), Qilin (30), 8Base (27), RansomHub (18), Hunters (12), Alphv/BlackCat (11), et d’autres comme Cl0p, Cactus, Play…

    Double extorsion

    Si les ransomwares dominent l’actualité, ils ne sont pas seuls. Les principaux vecteurs les plus connus du grand public sont les ransowmares, phishing et spear-phishing comme les attaques DDoS.

    Le phishing consiste à piéger les victimes par de faux courriels pour leur soutirer des informations sensibles. Le spear-phishing va plus loin, avec des messages personnalisés et donc plus crédibles. Les attaques DDoS, déni de service distribué paralysent quant à elles des sites web en les saturant de requêtes.

    Ces méthodes, souvent combinées, peuvent conduire à l’arrêt total d’une activité. De nombreux groupes, tels que Datacarry, adoptent une stratégie de double extorsion : ils menacent de les divulguer si la rançon n’est pas payée.

    (Crédits : Anete Lusina/Pexels)

    Ces attaques peuvent paralyser les sites web d’entreprises, entraînant des pertes financières et une altération de la réputation, voire bien pire : la faillite. Le plus emblématique des exemples sur les conséquences des cyberattaques se déroule outre-manche. Le géant britannique du transport, KNP Logistics a dû fermer ses portes en mai 2025 après une attaque du ransomware Akira de juin 2023. Une faillite brutale après 158 ans d’existence.

    L’attaque de Peggy Sage par Datacarry

    Le 15 août 2025, la marque française de cosmétiques Peggy Sage a été victime d’une cyberattaque revendiquée par le groupe Datacarry. Les opérateurs derrière le ransomware divulguent 11,3GB de données compressées sur leur site vitrine. L’ensemble des informations une fois décompressé atteint 14,3 GB. Quatre dossiers et trois documents au format CSV : stg_client de 6,9 Mo, un autre ods_client de 139.1 ko et dwh_client de 963,4 ko.

    Respectivement, ils affichent 268, 12742 et 1896 lignes. Puis quatre dossiers : Personnel de 1,2 Go (1,4 Go décompressé), shop_personnel de 5,9 Go (6,1 Go), recrut de 644,3 Mo (880,9 Mo), webOrders_old de 141,7 Mo (501,3 Mo) et recrut2 de 4,2 Go (5,5 Go).

    Les fichiers divulgués sont particulièrement sensibles : données personnelles (pièces d’identité, cartes vitales, coordonnées bancaires, adresses, numéros de téléphone…), documents RH (Documents pour le recrutement, correspondances France Travail, organigramme…), données internes (commandes, bases clients, favoris de navigation…). (Crédits : capture d’écran)

    Autrement dit, des informations exploitables pour lancer d’autres attaques ciblées contre les salariés ou les clients, par phishing ou usurpation d’identité. Chaque nouvelle cyberattaque rappelle la même réalité : la cybersécurité n’est plus un sujet réservé aux experts. Elle concerne les entreprises, leurs employés, et les citoyens dont les données circulent désormais sans protection. À l’heure où plus de 400 attaques revendiquées depuis 2017, rien qu’en France par ransomware, ont déjà été revendiquées par les cybercriminels, la question n’est plus de savoir si une vous allez être attaqué, mais : quand ?

  • Les cyberattaques les plus médiatisées en Amérique du sud

    Les cyberattaques les plus médiatisées en Amérique du sud

    La multiplication des cyberattaques de type ransomware n’est plus à démontrer. L’ensemble des fuites de données est monstrueux, que ce soit avec ou sans complicité interne. En Amérique du Sud, les institutions sont mises à mal. Les cyberattaques de type ransomware sont légion. Des données personnelles font surface, quelques années après l’incident. Les entreprises apprennent à leurs dépens, que tous les systèmes d’information de reviennent pas à la normal comme par enchantement.

    Plusieurs organismes font les gros titres. Le vol de data, comme a subi Free, Boulanger… est légion. De plus en plus de fuites avec complicité interne voient le jour après enquête. Les victimes sont des banques, la chaîne de supermarché Coppel, la distribution d’électricité en Colombie Air-e, le CJEF du Mexique, le registre national des personnes en Argentine (RENAPER), jusqu’au groupe mexicain Bimbo.

    L’argent n’a pas d’odeur

    En mars 2024, l’institution Banco do Brasil subie une intrusion non autorisée de ses systèmes d’information. Plus de deux millions de données personnelles et financières sont volées. Des infractions financières sont commises pour un montant total de 40 millions d’euros. Suite à l’enquête, l’opération « Chave Master » est lancée.

    L’opération est menée par la police civile de Rio de Janeiro avec le groupe d’action spécialisé dans la lutte contre la criminalité organisée du ministère public (GAECO/MPRJ). Les agents effectuent seize perquisitions contre onze individus, y compris des employés de l’entreprise.

    Les malfaiteurs travaillent ensemble, selon les révélations de l’enquête en cours depuis décembre 2023. En huit mois, les suspects s’introduisent dans le système de sécurité de plusieurs succursales de l’institution Banco do Brasil (BB) telle Recreio dos Bandeirantes, Barra da Tijuca, Vila Isabel, Centro do Rio…

    « À partir d’un accès illégal, les personnes impliquées ont effectué des transactions bancaires frauduleuses pour le compte de clients. En outre, ils ont enregistré des équipements, modifié les données d’enregistrement et modifié les données biométriques des titulaires de compte », relate CNN Brasil. BB explique que les investigations ont commencé à partir d’enquêtes internes révélant des irrégularités qui ont été communiquées aux autorités de police.

    Plus au sud, c’est Interbank au Pérou qui communique le 30 octobre 2024 « la sécurité de nos clients est notre plus haute priorité. Nous avons identifié que certaines données d’un groupe de clients ont été révélées par un tiers sans notre autorisation. »

    Selon l’enquête du site OjoPúblico, le cybercriminel m0riarty a volé des données sensibles de clients en usant d’identifiants internes pour accéder à un serveur de New Relic. Cette société américaine de technologie au service de l’institution financière, indique qu’en novembre 2023 un incident de sécurité eut lieu.

    (Crédits : Tima Miroshnichenko/Pexels)

    Des fichiers furent accessibles avant d’être retirés. Dans l’un d’entre eux est inscrit un script décrivant l’accès à la base de données, via identifiant et passphrase. Le bulletin de sécurité NR23-01 de New Relic évoque le rapport de l’enquête. Il est démontré que le cybercriminel connaissait la structure du serveur. Il avait donc préparé son action.

    Des cibles mexicaines


    En février 2024 au Mexique, le groupe Bimbo fait l’objet d’un accès non autorisé. Le Ransomware Medusa est à l’origine de ce fait. Une rançon de 6,5 millions de dollars est exigée contre la non-divulgation des données. Le non-paiement, ce qui est préconisé par l’ensemble des forces combattant le cybercrime, voit la publication des données sur le site de fuite.

    En avril, c’est la chaîne de services Coppel Stores qui fait les frais d’une cyberattaque de type ransomware. LockBit 3.0 affecte le bon fonctionnement de 1800 magasins, durant plus de trois mois dans l’ensemble du Mexique.

    L’offensive met à mal tous les systèmes de magasin, les centres de distribution, les services de commerce électronique et la logistique des entreprises en plus des magasins et de l’application mobile.

    (Crédits : Capture d’écran/Medusa)

    Enfin le gouvernement mexicain, via le ransomware RansomHub est attaqué à travers le Consejería Jurídica del Ejecutivo Federal (CJEF). Le délai mentionne la date du 25 novembre 2024 avant divulgation. Depuis le dossier mentionnant les 313 GB de l’URL gob[.]mx a disparu du site de fuite. Rien n’indique le pourquoi du comment de cette disparition.

    L’Argentin Renaper et le Colombien Air-e

    Le 13 octobre 2021, le registre national des personnes (RENAPER) qui dépend du ministère de l’Intérieur argentin dépose plainte auprès du tribunal pénal n° 22. Une clé informatique utilisée pour afficher sur le réseau Twitter les images de 44 personnes. Le compte, suspendu depuis, s’identifie comme @aniballeaks.

    Le 17 avril 2024, une base de données refait surface, car en vente. Elle n’est pas une nouvelle cyberattaque, mais une conséquence de celle de 2021. À l’époque 45 millions d’informations sont volées, documents d’identité, photos empreintes digitales.

    Après EPS-Sanitas, Omegapro c’est le fournisseur d’eau et d’électricité EPM qui subit une cyberattaque en décembre 2022. La Colombie semble malheureusement coutumière du fait.

    En septembre 2024, l’entreprise d’énergie, Air-E confirme être victime d’une cyberattaque de type ransomware. Rien n’est stipulé par la firme sur le retour possible ou probable de l’énergie. (Crédits : Geralt/Pixabay)

    Seule, l’information de paiement des factures semble être intéressante. Pour le règlement, la compagnie invite ses utilisateurs à se déplacer dans les bureaux. La communication de l’entreprise souffre de clarté. Les documents relatifs aux paiements ne sont pas distribués. Elle rend l’information publique sans donner plus de détails sur le niveau d’impact et ses conséquences. Depuis, d’autres affaires judiciaires occupent l’entreprise.

  • Cortefiel et Alcampo victimes de cyberattaques en Espagne

    Cortefiel et Alcampo victimes de cyberattaques en Espagne

    Les dernières victimes de cyberattaques sur le sol ibérique sont la société Cortefiel (Tendam) et Alcampo (Auchan). L’Espagne fait l’amer constat d’avoir été la cible de 150 cyberattaques de natures importantes en 2023. L’une des plus grandes menaces est l’attaque cyber de type ransomware. L’importance est donc de militer pour l’octroi de moyens dans cette lutte. Pour que cela limite les cyberattaques, les fuites de données personnelles, tel que la compagnie de fourniture d’énergie Iberdrola et ses 850 000 clients ont subi.

    Les cyberattaques sont désormais légion. Le nombre de groupes usant d’un ransomware se multiplie. Certains sont défavorablement connus tel LockBit, Ransomhub, Rhysida, Killsec, Qilin, Circada3301, Cactus, Akira, Bianlian, Play, BlackSuit… Les entreprises luttant contre ce fléau payent très cher cette expérience, certains en mettent la clef sous la porte, poussant le personnel à pointer à France Travail.

    Medusa demande une rançon de 800 000 € à Cortefiel

    La société Tendam qui possède Cortefiel, Hoss Intropia, Womensecret… confirme ce lundi 9 septembre 2024 avoir subi une cyberattaque. Le ransomware Medusa revendique et affiche sur son site de fuite le volume des données exfiltrées, la date butoir et le montant exigé.

    « Au début de la matinée du 5 septembre, nous avons détecté un incident de sécurité sur les systèmes informatiques », communique un porte-parole.

    La quantité colossale des informations, 724,59 GB touche l’Espagne, mais pas seulement. Le groupe a 1800 points de vente, du web au local. Elle possède des bureaux en Europe, au Mexique, mais également centres commerciaux au Bangladesh, Hong Kong et en Inde. L’ultimatum est fixé au 17 septembre 2024.

    Cette société ibérique s’ajoute à la listen déjà longue des victimes de ce ransomware.

    (Crédits : capture d’écran/Medusa)


    À travers les cinq continents, les victimes se comptent. L’italien Pozzi, l’Éhpad Les Hortensias et la commune de Betton en France, mais aussi Banco Santander, Iberdrola. Ici encore, 850 000 clients voient leurs données se répandre sur le WEB.

    Les chaînes d’approvisionnement d’Alcampo malmenées

    C’est arrivé dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 août 2024 que l’incident se déroule. L’attaque se focalise sur les systèmes de commande des entrepôts. De ce fait, de nombreux produits venaient à manquer dans les magasins de la chaîne.

    L’ouverture d’un nouvel entrepôt automatisé à San Fernando de Henares en juin faisait les titres de la presse ibérique en ce début d’année. C’est en période controversée du SARS-CoV-2 et des confinements que la vente en ligne faisait sa révolution. Ainsi, Alcampo signait en 2021 un accord avec la société britannique Ocado.

    Le but est le développement du commerce en ligne. En début d’année le site FoodRetail révèle que le montant équivaut actuellement à 2,5 %. Antonio Valverde, directeur de Proximity Digital chez Alcampo déclarait : « Nous visons à ce que le commerce en ligne représente 13 % de nos ventes en 2027 ». (Crédits : Zarateman/Wikipedia)

    Fin 2023, l’entreprise compte 79 hypermarchés, 323 supermarchés et 129 établissements franchisés, sans oublier les 52 stations-service. C’est pour cela qu’ils ne peuvent négliger l’importance de cette manne financière n’est pas mince. En 2023, la société prépara plus de 500 000 commandes, soit environ 26 millions d’articles. Alcampo a déclaré qu’à ce jour, rien n’indiquait qu’une quelconque fuite de données s’était produite. L’enquête est toujours en cours.

  • Un vent hivernal de cyberattaques de type ransomware en Europe

    Un vent hivernal de cyberattaques de type ransomware en Europe

    Les cyberattaques ne sont pas gelées par les températures. La Suède a subi le 20 janvier une attaque par ransomware avec une multitude d’incidents en cascade : universités médicale et d’agriculture, compagnie IT, commune, magasin… En Allemagne, un centre de formation pour adultes, un ministère en Tchéquie subit une attaque par déni de services, le Département de la Sarthe ou encore la révélation du ransomware LockBit qui a jeté son dévolu sur une université française, l’ICN creative business School.

    La Suède est en tête du classement des attaques cybernétiques ces derniers jours. Tietoevry qui stipule que l’un des centres de données est partiellement sous la coupe d’une cyberattaque de type ransomware. « Tietoevry a pris immédiatement et le plus haut niveau d’action pour enquêter sur la situation, en atténuer les effets et les résoudre. À ce stade, il n’est pas possible de dire combien de temps le travail prendra », martèle l’entreprise. Elle souligne travailler en collaboration avec les autorités compétentes. Mais la compagnie est fournisseur IT de plusieurs entreprises en Suède.

    Comme un château de cartes

    La mise en cascade des dysfonctionnements en Suède est exemplaire. Plus d’une dizaine d’entreprises subissent de plein fouet l’attaque cybernétique par ransomware de Tietoevry. De la municipalité de Bjuv, aux magasins de Granngården, l’université d’agriculture d’Uppsala, la chaîne de cinéma, les services financiers de Loomis, mais également les services de santé de la région d’Uppsala… S’il n’existe pas de risque immédiat pour l’ensemble des patients, l’accès aux dossiers médicaux est compromis pour le moment.

    La société Loomis est également impactée par la cyberattaque subie par le fournisseur de Tietoevry. (Crédits : capture d’écran/Loomis)

    La chaîne de cinéma Filmstaden est dans la même expectative. « En raison d’un incident informatique chez l’un de nos fournisseurs, il n’est pas possible d’acheter des billets sur le site web ou sur l’application. […] Pour cette raison, il peut y avoir des files d’attente plus longues que d’habitude au cinéma, veuillez donc arriver à l’heure. »

    Le ministère du travail Tchèque victime de cyberattaque

    Le ministère du Travail tchèque indique que depuis le 16 janvier 2024, un dysfonctionnement du système d’information AKRIS. Le communiqué indique que l’entité gouvernementale est attentive aux liens frauduleux diffusés par SMS et par courrier électronique. Elle encourage les concitoyens à faire de même. Sur les liens frauduleux diffusés par tous moyens « ils mènent à de faux sites qui se font passer pour le site officiel. Il s’agit de phishing, ne cliquez pas sur les liens. »

    Non loin de la Tchéquie, c’est un canton suisse qui essuie une attaque par déni de services le 19 janvier 2024. (Crédits : capture d’écran/Canton de Basel-Stadt)

    Entre 6 h 30 et 9 h, le 19 janvier dernier, le site du canton n’était pas accessible. Les informaticiens cantonaux ont pris des contre-mesures pour assurer le fonctionnement sans interférence, assure la communication. Les auteurs de l’attaque ne sont pas connus. Contrairement à Pozzi Italy dont l’attaque est affichée par le ransomware Medusa.

    Cyberattaques en France

    Le site d’information Actu Le Mans a révélé que le Département de la Sarthe avait subi un incident cybernétique ce mercredi 24 janvier. C’est le président du conseil, Dominique Le Mèner qui informait l’entité départementale lors du débat d’orientations budgétaire de 2024. Sur le site vitrine du ransomware LockBit apparaît l’école de management ICN Business School.

    Mais du côté du ransomware 8Base affiche le groupe Sweetco spécialisé dans la création en puériculture, en literie, dans les équipements individuels de protection (gants, chaussures) et pour les housses et tapis pour automobile. Mais aussi la ligue de l’enseignement en Isère fait partie des victimes comme le cabinet Arpege ou encore Malongo.

  • Hôpitaux à nouveau ciblés par des cyberattaques

    Hôpitaux à nouveau ciblés par des cyberattaques

    Les attaques cybernétiques sont quotidiennes, mais certains ont pour objets des lieux plus sensibles que d’autres. L’hôpital de Vérone comme l’Éhpad « Les Hortensias » à Marigny-le-Lozon en France. En Italie c’est aussi la province de Pérouse qui se faisait attaquer. De nombreuses données sont ainsi en proie à une divulgation, ou une utilisation frauduleuse. L’attaque des hôpitaux a eu lieu durant la même nuit du 22 au 23 octobre 2023. La revendication côté italien n’est pas encore connue, en France c’est le ransomware Medusa.

    Lundi 23 octobre 2023, l’Éhpad de Marigny-le-Lozon a fait l’objet d’une attaque de type ransomware. Les opérateurs derrière Medusa revendiquent et affichent les preuves sur leur site de fuite. Une série de capture affiche des pièces d’identité, des listes de menus portées aux domiciles de personnes potentiellement fragiles (avec leurs adresses), des courriers personnels… jusqu’à son organigramme. Fort heureusement, les soins sont toujours prodigués relatent Numerama, l’Éhpad n’est pas non plus paralysé. Les cybercriminels laissent un peu de plus de six jours pour accéder à leur demande, une rançon de 100 000 dollars.

    Médusa affiche Native Counselling Services of Alberta, Beaver lake cree nation au Canada et demande respectivement 200 000 et 150 000 dollars. Ils se sont attaqués à EDB et à Symposia organizzazione congressi SRL (Ita), Global product sales (USA), Safpro (UK) du même montant de rançon que l’Éhpad. (Crédits : capture d’écran/Medusa)

    Comme préconisé par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) l’établissement à porté plainte et ne paiera pas la rançon atteste France Inter. Ce ransomware est bien connu en France, il s’était attaqué au mois d’août à la commune de Sartrouville dérobant de nombreux documents personnels (CV, rib, CNI…), donnés financière… comme de l’école vétérinaire de Nantes, Oniris. Au Canada, cinq hôpitaux du sud-ouest de l’Ontario sont touchés.

    Hôpital de Vérone cyberattaqué

    Comme pour l’établissement français, l’hôpital italien subit une attaque, le lundi 23 octobre 2023 à l’aube a mis à mal le système de santé de la Vénétie, en particulier le site de l’Azienda Ospedaliera Universitaria Integrata (AOUI) de Vérone. Le président Luca Zaia a demandé à la population de se présenter aux urgences uniquement en cas de nécessité absolue. « N’y allez pas si vous n’avez pas d’urgences » : systèmes en panne !

    Le président indique que selon les premières analyses les données sensibles n’ont pas été dérobées et les procédures de sauvegarde périodiques ont eu lieu régulièrement avant l’attaque. Mais que les lignes téléphoniques et une partie du réseau sont encore inutilisables. (Crédits : capture d’écran/Luca Zaia/Facebook)

    Aucune conséquence fâcheuse n’est relevée actuellement. « Les structures informatiques régionales et les hauts responsables de la santé de la région ont été rapidement informés par le directeur général Callisto Bravi et suivent directement la situation en collaborant avec les structures de l’entreprise véronaise », a indiqué la région.

    La province de Pérouse bloque l’attaque

    Une tentative de chiffrage des données à, semble-t-il, échoué dans la province de Pérouse en Italie. Les professionnels ont réagi rapidement pour remédier à la situation. Mais c’est en amont que tout avait lieu. La province s’est fermement engagée en faveur de la cybersécurité et a mis en place un système de sécurité périphérique avec des pare-feu de la prochaine génération en juillet 2023. En septembre, l’Ente a également rejoint l’accord-cadre Consip « Cybersecurity 2 » avec un investissement important visant à créer un obstacle protecteur à la sécurité des données. Cet investissement a permis de bloquer l’attaque relate Umbraijournal.

    Huit jours avant, le 15 octobre 2023 c’est la province de Pérouse qui était attaquée. Des données internes auraient pu être exfiltrées, mais sans confirmation évoque le communiqué. « Étant donné qu’il n’est pas possible d’identifier toutes les parties intéressées afin de procéder à des communications individuelles et que l’on considère que les efforts déployés pour atteindre ces parties sont disproportionnés, la province de Pérouse communique les informations et les canaux de contact suivants aux parties intéressées qui n’ont pas encore été contactées par des communications personnelles. »

  • Ransomware : les données volées comptent jusqu’à plusieurs Terabytes et totalisent des rançons de plusieurs centaines de millions de dollars

    Ransomware : les données volées comptent jusqu’à plusieurs Terabytes et totalisent des rançons de plusieurs centaines de millions de dollars

    Les opérateurs usant de ransomware prennent encore moins de pincettes pour diffuser les données volées. Suite aux cyberattaques, il est légion de voir des chiffres hallucinants et effrayants. D’autant que si le nombre de petites attaques réussies augmente de manière significative, les cyberattaques envers les grosses entreprises ne sont pas en reste. Le but persistant toujours l’argent des rançons. En 2022, la somme récoltée passait de 766 millions de dollars à 457 selon Chainalysis. Elle pourrait s’élever à 900 millions de dollars en 2023, selon le rapport.

    D’un côté comme de l’autre, la liste des victimes des divers ransomwares s’allonge. Les Cl0P, Alphav ou encore LockBit proposent même les archives dans différentes pages ou onglet. Chez LockBit, les informations sont à hauteur de 275 Gb pour Aimtron, 243 Gb pour Ibafrance, plus de 4 Tb en plusieurs fichiers pour Mundo-r ou encore Ifcaire est annoncé à 181 Gb. Tout comme l’agence Magnum dernièrement placardée qui devrait voir ses données exposées pour le 29 juillet 2023.

    Alors quand Snatch affiche 4 TB d’informations sur l’hôpital général de Tampa dans le centre ouest de la Floride, cela permet de relativiser. Ou davantage avec la compagnie chinoise Ningbo Joyson Electronic Corp. où cette fois c’est pas moins de 20 TB. (Crédits : capture d’écran/Snatch)

    Pour comprendre l’ampleur des chiffres, il suffit de différencier les millions et les milliards, ou les Megabytes aux Terabytes. Si 1 Mb équivaut à une seconde, cela représente 11 jours, 46 minutes et 40 secondes. Pour 1 Tb, cela symbolise 31 ans, 251 jours, 7 heures 46 minutes et 40 secondes. Soit un écart de 31 ans, 240 jours et 7 heures.

    Rien à cacher ?

    Souvent, la phrase entendue est « ça va, je n’ai rien à cacher ! » . D’autant plus si vous vivez pécuniairement de votre vie privée sur les réseaux sociaux. Pour les autres, vous n’avez rien à cacher jusqu’au moment où vous faites partie intégrante des données exposées, vous comprenez que c’est problématique. L’usurpation d’identité est courante, les faux également. Quand les données sont recoupées, analysées, cela devient une mine d’or pour toute personne les utilisant. Lorsque le groupe de cybercriminels usant du ransomware Alphv/BlackCat révélerait des données du groupe Estée Lauder et de VOG (Home of apples). Ainsi de nombreuses identités et autres informations pourraient être jetées en pâture. Vous pouvez ainsi croiser des données pour en obtenir davantage et ainsi attaquer de plus grosses entreprises.

    Un jeune homme de 26 ans sera jugé par le tribunal judiciaire de Paris le 15 novembre 2023, relate FranceTVinfo. Il est convoqué pour une comparution immédiate sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il est soupçonné d’avoir commis le vol de données personnelles de 2 800 employés du journal Le Monde. (Crédits : Elias/Pixabay)

    Gagner encore plus d’argent

    Le rapport de Chainalysis indique que les sommes payées avaient diminué en 2021. Il faut dire que 2020 et 2021, les profits engendrés atteignaient des sommets avec respectivement 765 et 766 millions de dollars. Selon les dernières observations de Chainalysis, les cyberattaques avec rançongiciel ont rapporté en 2023 près de 450 millions de dollars aux cybercriminels, au premier semestre 2023.

    Si certains ransomwares ont disparu, comme Conti ou Revil/Sodinokibi, Cl0P et LockBit font la part belle aux cyberattaques. Sans oublier les nouveaux venus : cAcTUS, Médusa, Akira, 8Base, Bianlian… Les sommes des rançons pourraient atteindre les 900 millions cette année, selon les estimations de Chainalysis. (Crédits : Chainalysis)

    Coverware indique qu’au deuxième trimestre de 2023, le pourcentage de cyberattaque par ransomware ayant donné paiement d’une rançon par la victime chute à 34 %. Pour autant le nerf de la guerre est l’argent. Prenons l’exemple d’un cabinet médical qui voit l’ensemble de ses données chiffrées, et qui faute de sauvegarde subit un impact dévastateur. L’impact est de 100 %, mais sa réserve financière est faible, donc la rançon ne pourra qu’être minime.

    Selon l’analyse de Coverware, le groupe CloP aurait gagné entre 75 et 100 millions de dollars rien qu’avec la campagne MoveIT, peu de cibles, mais de fortes rançons. « À titre indicatif, ce montant est supérieur au budget annuel du Canada en matière de sécurité offensive ». (Crédits : Coverware)

    De l’autre côté, une multinationale aura un système de protection des systèmes d’information sans doute élevé. Donc le bénéfice de toute attaque doit être supérieur aux coûts, c’est le B.A.BA de chaque entreprise, légale ou non, faire du profit. Coverware explique que le groupe criminel Cl0P a « augmenté de façon spectaculaire la demande moyenne qu’il adresse aux victimes. […] un très faible pourcentage de victimes a pris la peine d’essayer de négocier, sans parler d’envisager de payer. Celles qui l’ont fait ont payé beaucoup plus que les campagnes CloP précédentes, et plusieurs fois plus que la rançon moyenne mondiale de 740 144 $ (+126 % par rapport au premier trimestre 2023). » Que les cyberattaques soient le fait de groupes criminels ou d’États, le but de perturber la disponibilité ou compromettre l’intégrité des processus commerciaux et opérationnels.