Une rencontre qui ne sied pas à tous peut engendrer quelques désagréments dans une vie de couple. Comme l’œuvre célèbre de William Shakespeare Roméo et Juliette, avec cette fois-ci une fin moins tragique, quoique. Nous sommes le 6 mai 1922 quand L’Écho de Paris se fait justement l’écho de cette histoire peu banale. Nous sommes avant en l’année 1913, deux jeunes personnes font connaissance à Londres, et se plurent. Suite logique, les fiançailles précédèrent le mariage qui fut célébré pendant l’été de 1914.
Un jeune homme étranger, duc et cousin d’un souverain régnant rencontra une jeune femme anglaise d’une beauté sans égale et cultivée. Cette douce personne habitait dans le West End de la capitale britannique avec ses parents. La religion aurait pu être un frein, mais l’amour produit des miracles. Le duc catholique, c’est la jeune fille protestante qui se convertit. La mère du mari ne l’appréhenda pas de cette oreille, mais pas du tout, elle devait avoir une union pour le bien de la famille, j’entends le bien financier de la famille. En effet, ayant appris l’union officialisée par le mariage, elle se rendit en Angleterre, effectua des démarches auprès de l’ambassadeur, du clergé jusqu’à un coup de fil au Vatican, pour annuler l’alliance, en vain.
Les contes ne se finissent pas toujours bien, parfois c’est le prince qui est enlevé, laissant la princesse seule et désemparée. (Crédits : Olessya/Pixabay)
La jeune duchesse déclarait qu’après avoir passé une partie de la lune de miel à Folkestone, son époux fut enlevé et détenu captif à Paris. Quelques jours plus tard, elle reçut une lettre de sa douce moitié l’invitant à se rendre à Calais, pas pour acheter de la dentelle, mais pour se retrouver. Sauf que la belle-mère ne l’entendit toujours pas de cette oreille. Elle commanda un train spécial pour ravir son fils une demi-heure avant ledit rendez-vous. Tant et si bien, que la jeune duchesse ne revit jamais plu son époux, n’obtint aucune compensation financière, mais aurait, selon ses dires eu témoignage de la sympathie du roi son cousin.
Imaginez-vous que vous allez assister au mariage de votre meilleure amie. Sauf que tout ne se passera pas comme prévu, bien au contraire. Les fiançailles suivirent d’une année pour que le couple puisse, selon la tradition, convoler. Dans l’Ouest-Éclair, un chapitre du roman « De l’Amour et de la Pitié», par Jacques Grandchamp semblait être à propos. « Si j’avais su », murmurait Sigisbert allongé sur son lit. Comme le personnage d’Aliette dans ledit roman, la promise et sa famille, allait se souvenir de cette journée toute leur vie.
La cérémonie était sur le point de se dérouler, ce vendredi 24 mars 1922 à Genève. Le capitaine hongrois Oserheim était fiancé avec la seconde des trois filles de M Brionner à Bregentz. Cependant, l’aînée éprise du militaire se résolut à se marier avec lui coûte que coûte. Elle imagina un plan que seules les fictions pouvaient supposer, il y a cent ans.
Les droits des Femmes n’étaient pas ceux qu’ils sont aujourd’hui. L’audace n’était pas non plus une qualité recherchée. (Crédits : L’Ouest-Éclair/BNF Gallica)
Elle se substitua à sa sœur, couverte d’un voile épais elle se présenta à l’autel. Ce ne fut qu’après la cérémonie nuptiale que le marié s’aperçut de la supercherie. Furieux, le jeune épousé prit ses affaires pour se rendre à Budapest séance tenante. Il entamait les démarches nécessaires pour faire annuler l’union. Le journal ne dit pas si la cadette finit par se marier avec le capitaine ni comment la benjamine vécut cette étrange cérémonie.
Toute notre vie nous courons après notre âge, soit pour le minimiser ou l’accroître. « Tu pourras quand tu seras grand ! » Phrase typique qui renvoie chacun à sa genèse ou son adolescence. Il y a un âge pour tout, dit l’adage, mais certaines choses demeurent avec l’enfance, comme d’autres nous métamorphosent en « adulte ». Ainsi jouer à la Barbie, se marier, avoir une progéniture, divorcer, se séparer, se supporter, tout est une question d’années au compteur de votre existence.
Nombreuses filles, devenues femmes aujourd’hui, ont espéré leurs mondes avec Barbara Millicent Roberts. Elle affiche fièrement ses 62 printemps, mais qui est-elle ? Ce n’est pas une cousine éloignée du pirate Bartholomew Roberts, ni la tante du prédicateur Alfred Roberts, et encore moins la grande sœur de l’actrice et productrice Julia Roberts, elle est simplement Barbie. Oui, la fameuse poupée au « corps de rêve ». La connaissez-vous vraiment ?
L’image se modèle à travers les âges
La première a été présentée à l’American Toy Fair de New York, le 9 mars 1959, par sa créatrice, Ruth Handler. La femme d’affaires qui a révolutionné l’industrie du jouet à l’aube des années soixante a eu, avec son mari Elliot, deux enfants prénommées Barbara et Kenneth. Si la Barbie caractéristique est blonde aux cheveux longs et aux traits européens, c’est qu’elle reprend la forme adulte d’une autre poupée, mais allemande, la « Bild Lilli».
Sa famille est composée de ses parents, George et Margaret Roberts, et de six frères et sœurs. La puînée Skipper, Stacie, Chelsea, Krissy, Kelly, et les faux jumeaux Tutti et Todd. La cadette est brune avec des mèches violettes. Elle a eu deux petits amis, le premier Scott, et le second Kevin. Son conjoint, Ken Carson, est né le 11 mars 1961, il vit en concubinage, car jamais marié.
Elle grandit dans la ville fictive de Willows (Wisconsin), où elle a étudié au collège, avant le lycée de New York nommé « Manhattan International High School » établissements fictionnels basés sur une véritable école, Stuyvesant High School. Coup de tonnerre dans le couple en juin 2004. Au moment où Barbie et Ken semblent filer le parfait amour… la belle le largue. « Pour être juste envers eux, ils sont ensemble depuis environ 43 ans, alors vous savez, je pense que tout le monde a besoin d’une pause », dit McKinght. Le brun est remplacé par un surfeur australien bronzé et peroxydé, Blaine, le frère d’une de ses amies (Summer).
L’idylle ne durera qu’un temps, Ken revient officiellement le 14 février 2011 dans la vie de Barbie à l’occasion de la Saint-Valentin. Pionnière avant l’heure des évolutions de la société, Barbie a eu une carrière aux plus de 200 métiers. Ainsi, elle occupa les fonctions de paléontologue, d’infirmière pendant l’opération Tempête du désert, de membre de la police montée canadienne, de caissière chez McDonald’s, de médecin de zoo, de chef d’entreprise, de secrétaire, de Catwoman et, de rappeuse…
L’âge de se marier
Il est réglementé depuis la nuit des temps. Pour autant ne pas confondre l’âge matrimonial de la nubilité. Le dernier est l’état d’un adolescent, ou d’une adolescente ayant atteint l’âge d’être marié, définit le centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL).
L’autre est le nombre d’années à partir desquelles vous pouvez vous passer de l’autorisation de vos parents, ou tuteurs. Depuis 2006, la loi no 2006-399 du 4 avril 2006, l’article 144 stipule que « l’homme et la femme ne peuvent contracter mariage avant dix-huit ans révolus. »
Au point de la Révolution française, selon le droit canonique, l’âge nubile et la majorité matrimoniale étaient de 12 ans pour les filles, et de 14 ans pour les garçons. De même un édit de Henri II, entré en vigueur en 1556, fixait la majorité maritale à 30 ans pour les sieurs et 25 ans pour les dames. Mais la loi du 20 septembre 1792 changea la donne. L’union à partir de 13 ans pour les femmes et 15 ans pour les hommes, mais avec l’assentiment des parents jusque 21 ans révolus.
La question de la majorité
Malgré la publication de cette loi, l’article 151 du Code civil stipule que « Les enfants ayant atteint l’âge de vingt et un ans révolus et jusqu’à l’âge de trente ans révolus, sont tenus de justifier du consentement de leurs pères et mères […] ».
Sous Napoléon Bonaparte, et le Code civil (1804), la nubilité passe à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons, quand respectivement, la majorité matrimoniale passera à 21 et 25 ans. Il faudra attendre plus d’un siècle pour que les hommes soient autorisés à s’unir officiellement, sans l’accord parental, à l’identique des femmes (Loi du 21 juin 1907).
La question reste simple au demeurant en France, mais plus complexe ailleurs. Effectivement, en Corée du Sud, la grossesse fait partie intégrante de la vie du chérubin et, par conséquent, de son âge. Le principe consiste à prendre en compte les neuf mois passés par l’enfant dans le ventre de sa mère et considérer qu’il a un an dès la naissance. Les années supplémentaires s’ajoutent non au jour de la naissance, mais à la nouvelle année du calendrier grégorien.
Ainsi, un enfant né le 31 décembre 2021, aurait deux ans le 1er janvier 2022. Oui, vous avez bien lu. Le calcul, aussi appelé Hanguk-nai est originaire de Chine. Utilisé au Vietnam et au Japon, il l’est encore au pays dirigé par le président Moon Jae-in. Le problème soulève bien des questions, et le concept d’âge est bien ancré dans la langue et culture coréenne. L’âge des gens n’est pas seulement important pour savoir si vous l’êtes assez pour acheter des cigarettes et de l’alcool, mais pour toute une série d’interactions sociales en Corée.
Ainsi, l’âge auquel tous s’attachent est un chiffre, puis un nombre. Pour autant, s’il différencie les gens, et les affuble de sobriquets, il ne touche pas tout. La seule chose qui n’est pas altérée par notre âge est le sourire que l’on garde de l’enfance. (Crédits : Victoria Borodinova/Pixabay)
Ils utilisent un langage différent lorsqu’ils s’adressent à des personnes d’un autre âge. Ils s’attendent à ce que les gens agissent différemment, les plus jeunes devant servir les boissons ou les plus âgés devant payer les choses. Même la façon dont vous vous référez à vos amis, et familles est basée sur leur âge. S’ils ont un an de plus que vous, ils peuvent être votre nuna ou eonni (aîné), s’ils sont plus jeunes, ils seront votre dongsaeng (cadet). « L’on est vieux, lorsque le poids des bougies dépasse celui du gâteau. Soyez gourmands de gâteau et de la vie. »