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  • Quand les rats dévorent le stock de marijuana

    Quand les rats dévorent le stock de marijuana

    La Nouvelle-Orléans connue mondialement fait les gros titres pour… ses rats. Le 14 mars 2024, une déclaration fait grand bruit dans la presse. Les rats déambulent au sein des locaux de la police de Louisiane. Ils ont mangé de la marijuana dans la salle des pièces à conviction. L’immeuble est peuplé des forces de l’ordre, des victimes, prévenus, de rats et de cafards. La décrépitude du bâtiment construit en 1968 s’accélère depuis Katrina. La légalisation aux USA engendre des questions soulevées par des études. Ces rats consommateurs sont-ils les premiers ?

    L’affaire prête à sourire, sauf pour la directrice de la police, Anne Kirkpatrick. Elle déclare, mi-mars lors d’une réunion de la commission de la justice pénale que l’édifice est décrépit. Il est envahi de « cafards, de moisissures, d’ascenseurs défectueux et de salles de bains hors d’usage », indique-t-elle au conseil municipal. Ils sont défoncés ajoutera-t-elle, après la découverte dans la salle où sont entreposer les pièces à convictions..

    Cafards, rats et marijuana

    Le bâtiment où se situe le quartier général de la police est infecté de vermines. Des moisissures importantes, la détérioration des ascenseurs, du chauffage, de la ventilation ou de la plomberie sont quelques-uns des problèmes vécus. Mais cela pourrait avoir des conséquences sur les procédures judiciaires.

    Les rongeurs infestent le quartier général de la police affirme Anne Kirpatrick. Ainsi des excréments se trouvent sur les bureaux, pendant que d’autres se délectent des stupéfiants.

    Elle déclare que « ce n’est pas seulement le quartier général de la police. C’est le cas dans tous les districts. La malpropreté est hors norme », relate le Times-Picayune/New Orleans Advocate (NOLA).

    C’est la faute aux bâtiments ? C’est une des conséquences du passage de Katrina. Cet ouragan dévaste la Louisiane entre le 23 et le 31 août 2005. Le sous-sol du quartier général de la police était plein d’eau.

    (Crédits : Wolfgang Vogt/Pixabay)


    La demande de relogement de date pas d’hier relate le NOLA. Déjà en 2019, le NOPD évoque un nouveau siège, bien avant la pandémie de SARS-CoV-2, affichant la requête d’un budget de 37 millions de dollars.

    500 kg de cannabis à New Delhi

    CNN relate en novembre 2022, une affaire semblable. Dans le nord de l’Inde, ces rongeurs intelligents s’attaquent au stocke de cannabis stockés par la police. « Les rats […] n’ont pas peur de la police. Il est difficile de protéger la drogue contre eux », affirmait un tribunal de l’État d’Uttar Pradesh.

    Le juge Sanjay Chaudhary cite trois cas de dégradation partielle en 2022. La première sur une saisie de 195 kg de cannabis détruits par les rats. Les rongeurs dévorent une part des 386 kg. Puis troisièmement, le juge déclare que 700 kg de marijuana risquent d’être infectés.

    Les rats aux bancs des accusés en 2017, 2018 en Inde. La police de l’État du Bihar les accablait d’avoir consommé des milliers de litres d’alcool confisqués en 2017.

    Les rongeurs sont soupçonnés d’avoir déchiqueté 1,2 million de roupies dans un distributeur en 2018. La même année en Amérique du Sud, huit policiers argentins sont licenciés.

    Ils déclaraient que des souris étaient à l’origine de la disparition de 540 kg de cannabis dans un entrepôt de la police.

    (Crédits : Alexas_fotos/Pixabay)

    La disparition de 10 % de la drogue saisie se découvre lors d’une inspection d’un entrepôt situé à Pilar, à 60 km de la capitale Buenos Aires. « Les experts de l’université de Buenos Aires ont expliqué que les souris ne confondraient pas la drogue avec de la nourriture […] » a déclaré un porte-parole du juge suite aux condamnations.

    Quels sont les effets de la drogue sur les rats et souris ?

    Des études effectuées sur les rats et les souris démontrent qu’après avoir consommé de la drogue, les rongeurs semblent être en recherche. L’étude menée par Ryan J. McLaughlin — professeur à l’unité de physiologie intégrative et de neurosciences de la WSU — a montré que les rats exposés à la vapeur de cannabis réagissent à l’identique des humains qui fument de la marijuana.

    L’étude publiée dans le journal de neuroscience évoque des similitudes avec les humains. Les rats consomment davantage de nourriture sous l’influence du cannabis. Le phénomène remémore les « fringales » humaines. Pour autant, ils ont brûlé plus de calories que les autres groupes de la cohorte.

    La légalisation partielle ou totale aux États-Unis à provoquée cette étude. Afin de mieux cerner les effets de la drogue pendant les périodes telles que l’adolescence et la grossesse.

    D’autant qu’une autre étude cette fois sur les souris conforte les résultats publiés par Ryan J. McLaughlin. L’équipe de chercheurs de l’IUPUI et de l’Université de l’Indiana à Bloomington explique que les souris ayant consommé de la pâte au THC deviennent moins actives et que leur température corporelle avait baissé.

    (Crédits : JonathanRieder/Pixabay)


    Michael P. Smoker, premier auteur de l’étude souligne que le sexe de la souris est un facteur déterminant sur les effets de la consommation. Avec cette légalisation partielle aux USA, la consommation de marijuana sous forme comestible a plusieurs effets indésirables ou secondaires. L’une des questions auxquelles l’équipe a tenté de répondre est les effets immédiats et à long terme de ces produits contenant de la marijuana (bonbons, gâteaux…), ainsi que la consommation accidentelle par les enfants.

  • Cyberattaque à la banque indonésienne

    Cyberattaque à la banque indonésienne

    Conti fait des siennes, une fois encore. Le Ransomware-as-a-Service a, d’après le communiqué de la Bank Indonesia, infecté l’organisme bancaire durant le mois de décembre. Selon CNN Indonesia, un porte-parole de la BSSN a déclaré qu’aucune donnée critique n’avait été divulguée et que les attaques avaient eu lieu dans un bureau de la Bank Indonesia sur l’île de Sumatra. Déjà en 2016, la banque centrale d’Indonésie avait fait l’objet d’une attaque par déni de service (DDoS) parmi d’autres à travers le monde.

    La banque centrale d’Indonésie affirmait jeudi 20 janvier 2022 avoir subi une infection par codes malveillants de type ransomware. « Nous avons été attaqués, mais jusqu’à présent tout va bien, car nous avons pris des mesures d’anticipation et surtout les services publics de la Bank Indonesia n’ont pas été perturbés du tout », a répondu Erwin Haryono, directeur exécutif du département de la communication de la Banque d’Indonésie, aux journalistes, ajoutant que des opérations de récupération avaient été menées. Les logiciels de rançon fonctionnent en chiffrant les données des victimes et généralement, les pirates offrent une clé en échange de paiements en crypto-monnaies qui peuvent atteindre des centaines de milliers, voire des millions de dollars. Colonial Pipeline avait réglé la somme de 4, 4 millions de dollars, soit 75 bitcoins. Les autorités américaines affirmaient en juin 2021 en avoir récupéré la majeure partie.

    Il y a six jours les informations accessibles affichaient 13, 88 GB, puis 74, 89 (240 SI) pour enfin faire étalage de plus de 144 GB, mercredi 26 janvier 2022. Les opérateurs derrière le ransomware Conti font peser dans la négociation la divulgation des données, et mettent en œuvre leurs actions. (Crédits : capture d’écran)

    Si la victime résiste, les opérateurs menacent de dévoiler des renseignements confidentiels accroissant la pression sur la personne ou l’institution. Cela semble être le cas. Malgré le ton rassurant de l’organisme fiduciaire, Miftah Fadhli, expert en cybersécurité à l’ONG Institute of Policy Research and Advocacy (ELSAM), affirmait que Bank Indonesia devrait enquêter sur la gravité de l’attaque, car elle pourrait « comporter un gros risque » et avoir un impact sur ses transactions.

    « Nous avons renforcé le cadre, y compris au niveau des employés, car le ransomware a été inclus dans le maillon le plus faible plus tôt. Ensuite, nous développons une infrastructure plus étroite et développons également une coopération plus étroite », déclarait Erwin Haryono. (Crédits : DR)

    Wahyudi Djafar, directeur exécutif d’ELSAM, a affirmé que l’Agence nationale de cybersécurité et de mots de passe devrait conduire une investigation plus fouillée sur l’incident de fuite de données. « BSSN mène un processus d’enquête de suivi en profondeur pour la survenue de cet incident de cyberattaque, afin d’être ensuite en mesure de fournir des recommandations pour des systèmes de sécurité fiables dans la gestion des systèmes connexes », a annoncé Wahyudi dans un communiqué écrit mardi 25 janvier 2022. En 2016, Bank Indonesia a fait partie de plusieurs banques centrales touchées par des cyberattaques, bien que les responsables aient déclaré qu’aucun argent n’avait été perdu. Les infections étaient principalement des tentatives de déni de service distribué (DDoS).

  • Arrestation digne d’un film d’espionnage

    Arrestation digne d’un film d’espionnage

    C’est un nouveau film qui pourrait naître, ou bien un volet de la plus célèbre série cinématographique « James Bond 007 ». Car c’est un chapitre qui s’ouvre après l’arrestation et l’extradition de Wladislav Klyushin. Le 21 mars 2021, un homme est emprisonné à Sion en Valais. Selon son avocat, cette personne séjournait en Suisse avec sa famille pour des vacances au ski. L’Office fédéral de la justice l’arrête et lui ordonne à la garde à vue. Son extradition est décrétée le 24 juin et exécutée le 18 décembre. Son procès a commencé lundi 3 janvier 2022.

    Le 13 décembre 2021, le Tribunal pénal fédéral suisse a rejeté le recours de Vladislav Klushin contre la décision de l’extrader vers les États-Unis. Selon l’homme d’affaires russe, l’affaire a pour but de « le coincer pour des accusations de délit d’initié forgées de toutes pièces ». Mercredi 5 janvier 2022, un homme comparaissait au sein d’une cour américaine au Massachusetts, présidé par la juge Marianne Bowler, pour entendre sa mise en accusation sur des faits de délits d’initié, qu’il nie. Les co-accusés sont Ivan Ermakov, Mikhail Vladimirovich Irzak, Igor Sergeevich Sladkov et Nikolai Rumiantcev sont toujours pourchassés pour être traduits devant la justice américaine. La pression monte d’un cran sur les Cosy Bear avec l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche, souligne 24Heures. Selon Oliver Ciric, avocat de Vladislav Klushin le président démocrate voudrait se venger.

    L’avis de recherche contre le hacker présumé Ivan Yermakov, qui travaille pour Vladislav Klyushin dans la société M-13. Il est un gros poisson dans le milieu de l’espionnage. La justice américaine indique qu’il a le grade d’officier dans l’unité 26165 au sein du GRU. (Crédits : DR)

    Les personnes dites « initiées » sont celles susceptibles de détenir des informations confidentielles à titre professionnel (L. 465-1 du Code monétaire et financier). Au-delà de cette affaire de fraude boursière, il pourrait cependant fournir des infos très importantes, notamment sur l’ingérence russe supposée dans l’élection de 2016 ainsi que d’autres opérations de renseignement, déclarent d’anciens responsables américains à CNN. Des dirigeants à la retraite du ministère de la Justice et de la Sécurité intérieure affirment que cela porte un intérêt majeur. Car, ils évoquent une interaction étroite entre la société de cybersécurité de Vladislav Klyushin, basée à Moscou, et le gouvernement russe, ainsi qu’une relation présumée de Klyushin avec un ancien officier du renseignement militaire du GRU.

    Recherché depuis 2019

    L’homme était recherché, poursuivi depuis 2019. Il semblait se dérouler le jeu du chat et de la souris. Des Américains auraient tenté de le pourchasser dans le sud de la France dès 2019. Les Britanniques échouaient à Édimbourg, en 2020. En mars 2021, c’est la Suisse « neutre » qui met la main sur Wladislav Klyushin. Il est le premier directeur général adjoint de la compagnie M-13 basée à Moscou, entreprise qui conseillerait les autorités. Selon l’acte d’accusation, le site de M-13 indiquait que les « solutions informatiques » de la société étaient utilisées par « l’administration du président de la Fédération de Russie, le gouvernement de la Fédération de Russie, les ministères et départements fédéraux, les organes exécutifs régionaux, les sociétés commerciales et les organisations publiques ».

    Il a reçu des mains de Vladimir Poutine, la médaille de l’Ordre d’Honneur. la médaille de l’Ordre d’Honneur. Il est décerné aux citoyens russes en récompense d’accomplissements ayant mené à une amélioration des conditions de vie dans le pays, ou pour services rendus. (Crédits : DR)

    Les quatre Russes accusés y travaillent tous, selon le document de la justice américaine. L’arrestation de Klyushin est potentiellement un trésor inestimable, voire une « mine d’or », considère l’expert en sécurité Christopher Krebs. « S’il cède, il pourra peut-être confirmer les thèses des services secrets sur l’influence de la Russie sur les élections de 2016. S’il ne coopère pas, sa condamnation pourrait servir d’exemple », déclarait Christopher Krebs à CNN.

    Jeu de poupée russe

    Le gouvernement américain n’a pas publiquement relié Klyushin à la supposée ingérence russe dans l’élection de 2016, menant à la victoire de Donald Trump. Mais l’un des coaccusés de Klyushin dans l’affaire de fraude boursière est Ivan Ermakov, est un ancien officier de la Direction principale du renseignement russe. Le président de la Russie, Vladimir Poutine a été directeur du FSB. « Lorsque quelqu’un comme lui a été arrêté, toute opération dont il aurait eu connaissance devient immédiatement suspecte du point de vue du contre-espionnage », a déclaré Holden Triplett, un ex-haut fonctionnaire du FBI basé en Russie à CNN. « Tout ce qu’ils ont touché est maintenant sous le microscope ».

    Les deux candidats, Donald Trump et Hillary Clinton à la primaire républicaine de 2016, avant le drame. 26 165 est le numéro qui désigne la redoutable section d’État chargée des attaques informatiques contre des institutions et des tiers. L’agent Ivan Yermakov agirait pour le compte de l’organisation nommée Fancy Bear ou Cosy Bear. (Crédits : AFP)

    Le fait d’armes mondialement connu d’Ivan Ermakov se déroulait de 2015 à avril 2016. Cozy Bear, ou APT29 est suspecté d’être impliqué dans le piratage du Comité national démocrate en lien avec l’Ingérence russe présumée dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Cozy Bear s’était infiltré dans le parti démocrate depuis l’été 2015, mais c’est en avril 2016 qu’un autre groupe appelé Fancy Bear aurait piraté également le parti de manière indépendante. Il aurait donc participé à l’infection pour soutirer des documents des serveurs du parti démocrate aux États-Unis. Ainsi près de 30 000 courriels sont alors jetés en pâture sur les réseaux sociaux, comme Hillary Clinton est éclaboussée. L’acte est toujours considéré aux États-Unis au même degré qu’une tentative de la part du Kremlin d’influencer le processus électoral. De plus, l’organisation Cozy Bear est accusée par les autorités de renseignement canadiennes (CST), américaines (NSA) et britanniques (NCSC) de différents essais d’exfiltration, qui seraient survenus en juillet 2020, sur le développement d’un vaccin contre le SARS-CoV-2, provocant le Covid-19.