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  • Plus de 800 000 Américains touchés par une fuite de données

    Plus de 800 000 Américains touchés par une fuite de données

    Le Refuah Health Center avait découvert un accès non autorisé et affirmait avoir immédiatement lancé une enquête. Elle s’est achevée le 2 mars 2022, mais n’a pas expliqué l’écart d’un an entre l’identification et la déclaration. En effet, l’organisme de santé a commencé, le 29 avril 2022 à notifier 260 740 personnes d’un incident de cybersécurité survenu entre le 31 mai et le 1er juin 2021. En octobre 2021, c’est la société Adaptive Health Integrations, basée dans le Dakota du Nord, qui a été confrontée à un incident informatique, touchant plus de 510 000 individus.

    Les informations qui auraient pu être exfiltrées sont conséquentes. Elles comprennent potentiellement des prénoms, noms, numéros de sécurité sociale, de dossier médical, de permis de conduire, des dates de naissance, des informations sur les cartes de crédit comme de débit, sur les comptes bancaires, des numéros Medicare et Medicaid, des numéros de compte de patient, des informations sur les diagnostics et mêmes des numéros de police d’assurance maladie.

    « Veuillez accepter nos excuses pour cet incident. Nous nous engageons à préserver la confidentialité des informations personnelles et des informations de santé protégées en notre possession et nous avons pris de nombreuses précautions pour les protéger », indique le communiqué. (Crédits : capture d’écran/Refuah)

    « Nous évaluons et modifions continuellement nos pratiques et nos contrôles internes afin de renforcer la sécurité et la confidentialité des informations de santé personnelles et protégées. Depuis cet incident, nous avons installé un nouveau pare-feu et procédé à une évaluation de la vulnérabilité. » Par souci de prudence, « nous avons notifié par écrit cet incident à partir du 29 avril 2022 » à toutes les personnes potentiellement concernées, dans la mesure où nous avions une dernière adresse connue.

    Selon le rapport du Centre de coordination de la cybersécurité du secteur de la santé (HC3) aux États-Unis, les ransomwares à l’origine des attaques sont LockBit 2.0 pour 31 %, Conti au même ratio, SunCrypt pour 16 %, Alphv et Hive tous deux à 11 %. Ce pour le seul premier trimestre de l’année 2022. (Crédits : capture d’écran/OCR)

    Dans un domaine proche et en relation, Adaptive Health Integrations a été confrontée à un piratage qui a eu un impact sur 510 574 personnes, selon le portail de l’Office for Civil Rights (OCR). Omnicell, McKenzie Health et Vail Health Services dénonçaient récemment avoir subi des cyberattaques. Le premier fabrique des systèmes automatisés pour la gestion des médicaments. Sur la 30e page du document, la société stipule que « certains de ses systèmes informatiques étaient affectés par un ransomware ayant un impact sur certains systèmes internes » en date du 4 mai 2022. Les autorités policières compétentes ont été informées. Omnicell n’en est qu’aux premiers stades de son investigation et ne peut définir, à l’heure actuelle, l’ampleur de la répercussion de cet événement sur ses activités.

    L’évènement contre Adaptive Health Integrations est la troisième plus grande violation de données de santé signalée de 2022, au 14 mai. Derrière Morley Companies, Inc. avec 521 046 personnes concernées et North Broward Hospital District avec 1 351 431 d’individus. (Crédits : Darko Stojanovic/Pixabay)

    Vail Health Services révélait que 17 039 personnes étaient possiblement touchées. Établi dans le Colorado, le système de santé à but non lucratif déclarait « après avoir rencontré des problèmes avec nos systèmes de réseau, nous avons rapidement enquêté et le 5 avril 2022 nous avons déterminé qu’un tiers avait potentiellement consulté ces informations le 11 février 2022. »

    Enfin McKenzie Health System, basé dans le Michigan, identifiait le 11 mars 2022 qu’« un tiers non autorisé avait accédé à nos systèmes et a supprimé certains fichiers. Nous avons ensuite entrepris un examen et une analyse de ces fichiers afin de déterminer quelles informations ils contenaient. Le 10 mai 2022, nous avons commencé à envoyer des lettres de notification aux personnes dont les renseignements ont pu être impliqués dans un incident de sécurité qui a perturbé le fonctionnement de certains de nos systèmes informatiques. » McKenzie Health a défini qu’ils comportaient des civilités, des données démographiques, des coordonnées, des numéros de sécurité sociale, des informations sur les prescriptions, des numéros de dossiers médicaux, des noms de prestataires, des dates de service, des informations sur l’assurance maladie et des informations sur les diagnostics et les traitements de 25 318 personnes.

    Les fuites de data de santé ou autre domaine sensible se répètent de plus en plus, que cela soit aux États-Unis, en Suisse, au Canada, en Italie ou en France, ce qui soulève des problèmes de sécurité. Pour rappel, le CERT Santé publie deux fiches réflexes et un guide concernant les attaques par rançongiciel. (Crédits : Mandy Klein/Pixabay)

    « Pour les patients dont les informations peuvent avoir été impliquées dans l’incident, nous leur recommandons de revoir les relevés qu’ils reçoivent de leurs prestataires de soins de santé et de contacter immédiatement le prestataire concerné s’ils constatent des services qu’ils n’ont pas reçus », a déclaré McKenzie Health System avant d’ajouter que « pour les patients dont les numéros de sécurité sociale peuvent avoir été impliqués, nous offrons gratuitement des services de surveillance du crédit et de protection de l’identité par Experian. »

  • Ransomware: Massey-Ferguson à l’arrêt

    Ransomware: Massey-Ferguson à l’arrêt

    Dans un communiqué de presse, la société AGCO, fabricant et distributeur mondial d’équipements agricoles, a annoncé que le 5 mai 2022, elle a fait l’objet d’une attaque par ransomware qui a affecté certaines de ses installations de production. L’usine française basée à Beauvais est à l’arrêt. Elle avait déjà subi un incident lorsque la pénurie de composants électroniques avait stoppé les lignes de réalisation en avril 2022. La compagnie fournira des mises à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

    AGCO est un géant dans le domaine, avec un chiffre d’affaires de plus de 9 milliards de dollars, il emploie 21 000 personnes, et possédant des marques comme Fendt, Massey Ferguson, Challenger, Gleaner, et Valtra. Selon le communiqué de presse, « les serveurs informatiques de la multinationale Massey-Ferguson ont fait l’objet d’une infection par codes malveillants de type ransomware ». Les conséquences sont immédiates, plusieurs sites de production sont stoppés en Chine, aux États-Unis, en Allemagne et également en France. « Il est demandé à chaque collaborateur de se connecter au numéro vert […] à partir de 17 heures vendredi 6 mai afin de connaître nos possibilités de reprise lundi 9 mai », est-il écrit dans un mail transmis aux employés, relate le Courrier Picard. S’il est encore trop tôt pour établir un lien entre la cyberattaque et le conflit russo-ukrainien, toutes suppositions vont bon train.

    « On était en poste, et soudain il y a eu des manipulations qu’on ne pouvait plus faire sur les lignes de production. On a attendu un peu et finalement la direction nous a demandé de rentrer chez nous », témoigne un salarié au quotidien le courrier Picard. (Crédits : FTV)

    BleepingComputer mentionnait que « AGCO a annoncé qu’elle faisait don d’argent et de semences aux agriculteurs des zones touchées par la guerre en Ukraine, de sorte que le scénario selon lequel des hacktivistes russes la cibleraient pour cette prise de position n’est pas improbable. » Effectivement une somme de 50 000 dollars a été versée pour aider les communautés agricoles ukrainiennes concernées par le conflit armé avec la Russie, à l’initiative de BOSRCH. Le 21 mars 2022, le président Joe Biden avait mis en garde envers une augmentation des cybermenaces russes contre les entreprises américaines et la nécessité de préparer des défenses contre les attaques.

    AGCO est toujours en train d’enquêter sur l’étendue de l’attaque, mais il est prévu que ses opérations commerciales soient affectées négativement pendant plusieurs jours et potentiellement plus longtemps pour reprendre complètement tous les services selon la rapidité avec laquelle la Société est capable de réparer ses systèmes. (Crédits : FBI)

    « Cette attaque contre AGCO survient quelques semaines à peine après la publication par le FBI d’une mise en garde contre les attaques par ransomware visant le secteur agricole américain », explique Craig McDonald, vice-président de la gestion des produits chez BackBox, société spécialisée dans les solutions d’automatisation, de sécurité et de gestion des réseaux. Le rapport indiquait que les attaques étaient potentiellement synchronisées. « Le FBI informe les partenaires du secteur de l’alimentation et de l’agriculture que les ransomwares pourraient être plus susceptibles d’attaquer les coopératives agricoles pendant les saisons critiques de plantation et de récolte, perturbant les opérations, causant des pertes financières et ayant un impact négatif sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire. »

    Le FBI a noté des attaques par ransomware contre six coopératives céréalières pendant la récolte de l’automne 2021, et deux au début de 2022 pourraient avoir une répercussion sur la saison de plantation en bouleversant l’approvisionnement en semences et en engrais. (Crédits : DR)

    En mars 2022, une firme céréalière de plusieurs États a essuyé une agression de Lockbit 2.0. Entre le 15 septembre et le 6 octobre 2021, six coopératives céréalières outre-Atlantique subissaient des cyberattaques par ransomware, notamment Conti, BlackMatter, Suncrypt, Sodinokibi et BlackByte. Certaines entités ciblées ont dû complètement arrêter leur production, tandis que d’autres ont perdu leurs fonctions administratives. En juillet 2021, une compagnie de logiciels de gestion d’entreprise a découvert une activité malveillante sur son réseau, qui a ensuite été identifiée comme étant HelloKitty/Five Hands ransomware. L’acteur de la menace a demandé une rançon de 30 millions de dollars américains.

    Que ce soit la Direction nationale du renseignement péruvien, la municipalité de Quito, le Costa Rica ou la société française Delcourt infecté par LockBit 2.0, chaque entreprise est une potentielle victime, qui plus est lorsque l’architecture de leurs sites est un vrai gruyère, avec un manque cruel de sécurité élémentaire. (Crédits : capture d’écran)

    Le constructeur de tracteurs subit de plein fouet la crise des composants et les problèmes d’approvisionnement consécutifs aux événements liés au SARS-CoV-2. Il y a une dizaine de jours, les lignes de production avaient été interrompues quarante-huit heures en raison de l’absence d’accumulateurs (batteries) qui équipent les machines agricoles et de la pénurie de pneus dont la fabrication est elle-même contrariée par l’insuffisance de constituants comme le noir de carbone.

  • Suncrypt s’attaque à la clinique amérindienne d’Oklahoma City

    Suncrypt s’attaque à la clinique amérindienne d’Oklahoma City

    La société américaine à but non lucratif, OKCIC est victime du ransomware Suncrypt. Elle se consacre à la fourniture de soins de santé pour les personnes qui ont souvent du mal à les obtenir, tant culturellement qu’en raison de l’absence d’assurance, du manque de prestataires dans certaines régions et de l’engorgement des salles d’urgence. De plus que ce soit le renouvellement des médicaments ou les services de vente par correspondance sont indisponible pour une durée inconnue.

    La Clinique amérindienne d’Oklahoma City qui évoquait des « problèmes technologiques » a subi une infection de type ransomware. Suncrypt affirme avoir acquis plus de 350 Go de fichiers, notamment des bases de données de dossiers médicaux électroniques et des documents financiers. Les opérateurs proposent sur leur site de fuite 27 Mo compressés de preuves, soit 232,5 Mo au total.

    L’Oklahoma City Indian Clinic (OKCIC) prend en charge 20 000 patients issus de plus de 200 tribus amérindiennes. Une indication sur leur site Web et leur compte Twitter s’excuse actuellement des problèmes technologiques rencontrés par les utilisateurs. (Crédits : capture d’écran)

    La cyberattaque des opérateurs derrière le ransomware Suncrypt contre OKCIC « contredit directement une déclaration qu’ils ont faite à ce site en septembre 2020 et que ce site a rapporté à l’époque ». Après avoir initialement attaqué un organisme médical, « ils avaient retiré l’entité de leur site de fuite et déclaré à DataBreaches.net qu’ils avaient soigneusement évité de verrouiller les systèmes de survie ou d’interférer avec les opérations hospitalières. »