Étiquette : Gendarmerie

  • Des données du groupe français J. Richard fuitent

    Des données du groupe français J. Richard fuitent

    Les entreprises françaises et étrangères sont toujours les proies des personnes malveillantes usant de ransomware. La dernière victime de fuite d’informations par les opérateurs derrière LockBit 2.0 est le groupe français J. Richard. Ce spécialiste de l’aménagement paysager en région Centre-Val de Loire voit ses archives depuis les années 2013 jusqu’à 2022, en libre accès sur le Darknet. Si certaines comme les jours d’anniversaire de quelques salariés, ne présente que peu de risques, d’autres telles les coordonnées bancaires, ou les machines-outils employées le sont plus.

    Les systèmes d’information sont vulnérables surtout si elles utilisent des systèmes d’exploitation qui ne sont plus mis à jour par le développeur, tel Windows XP. Microsoft a mis fin au support le 8 avril 2014, et il n’y a plus de mises à jour de la part du géant américain ni de gestion de la base virale de Windows Defender. Les opérateurs derrière LockBit 2.0 ont publié de multiples renseignements du groupe français J. Richard, le 11 mars 2022.

    Nombreuses sont les informations qui peuvent permettre des attaques de diverses entreprises et collectivités. Comme tout un chacun, des données sensibles sont conservées sans protection au sein des ordinateurs que l’on croit inviolable, jusqu’à ce que l’impensable se produise. (Crédits : capture d’écran)

    C’est une victime de plus que compte la France par Ransomware-as-a-Service. L’entité LockBit 2.0 émet une partie de données exfiltrées du groupe orléanais. Elles sont un extrait du Kbis, l’attestation décennale pour l’année 2022, des factures nominatives, des coordonnées bancaires, les mots de passe pour la messagerie, mais aussi le rapport détaillé des informations système d’un certain Poste numéro 2 et plus encore… LockBit indique que les données affichées ne sont que la première portion, sans en préciser la quantité restante.

    Il est primordial de rappeler qu’au regard des tensions internationales « l’ANSSI constate l’usage de cyberattaques dans le cadre du conflit. Dans un espace numérique sans frontières, ces cyberattaques peuvent affecter des entités françaises et il convient sans céder à la panique de l’anticiper et de s’y préparer ». Autrement dit, les entreprises si elles sont dotées de personnels dédiés à la sécurité des systèmes d’information de veiller aux différentes mises à jour, et en cas d’attaques de contacter les organismes compétents (Gendarmerie, ANSSI, CNIL…). Comme l’avait effectué la communauté de communes de Rives de Moselle, suite à l’attaque du 3 au 4 mars 2022.

  • La « Com Com » Rives de Moselle attaquée

    La « Com Com » Rives de Moselle attaquée

    Durant la nuit du 3 au 4 mars 2022 la Communauté de Communes Rives de Moselle a été la victime d’une cyberattaque, qui a paralysé l’activité des services. L’ensemble des données semble avoir subi un chiffrage, ce à travers des lignes de code infectant la totalité des systèmes d’information. L’entité assure que depuis ce matin, mardi 8 mars 2022, ses différents pôles sont à nouveau joignables par téléphone. Elle espère restaurer l’ensemble de son « parc informatique » dans les meilleurs délais possibles.

    Un dysfonctionnement conséquent aboutissait à la paralysie complète des systèmes d’information de l’EPCI Rives de Moselle. Il a été constaté, le vendredi 4 mars 2022 aux alentours de 5 heures, indiquait Julien Freyburger, président de la communauté de communes au Républicain Lorrain. Ce qui ressemble en tout point à une infection par codes malveillants de type ransomware. En effet « […] cette cyberattaque est massive et bien organisée. Elle s’est répandue dans toutes les dimensions informatiques de Rives de Moselle, sur l’ensemble des postes et des serveurs. […] Toutes les données informatiques sauvegardées sont cryptées », s’offusquait Julien Freyburger. En janvier 2022, Cœur de Maurienne Arvan subissait ce même désagrément.

    La nouvelle Communauté de Communes « Rives de Moselle » est née le 1er janvier 2014. Elle compte 50 146 habitants qui sont présentement privés de toute démarche sur le site WEB, néanmoins, il est possible depuis ce matin 8 mars 2022 de contacter l’entité par téléphone. (Crédits : CCRM/Facebook)

    « Les liaisons numériques avec les services de la collectivité sont actuellement indisponibles. Le site internet de la Communauté de Communes reste accessible, mais, à ce stade, les formulaires de services en ligne ne peuvent être traités compte tenu de l’attaque informatique subie. » Les accueils physiques demeurent ouverts au public, mais les démarches sont largement perturbées. Une plainte a été déposée à la Gendarmerie de Maizières-lès-Metz, et les signalements nécessaires réalisés auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). pour « faire la lumière sur cette attaque massive et établir des responsabilités. » Il est indispensable de rappeler au regard des tensions internationales « l’ANSSI constate l’usage de cyberattaques dans le cadre du conflit. Dans un espace numérique sans frontières, ces cyberattaques peuvent affecter des entités françaises et il convient sans céder à la panique de l’anticiper et de s’y préparer »

  • Ransomware: la faïence de Gien ralentie

    Ransomware: la faïence de Gien ralentie

    Tandis que la liste d’établissements de santé ciblés par des cybercriminels n’a cessé de s’allonger en 2021, passant de 730 signalements au CERT contre 369 en 2020, c’est au tour de la ville de Gien et sa manufacture d’être au centre de l’attention. L’institution qui vient de fêter don deuxième siècle d’existence en 2021, commence l’année sous l’emprise d’un ransomware avec une demande de rançon. Sur son site web, la faïencerie évoque une panne informatique depuis le 10 février 2022, une enquête est en cours.

    Depuis le jeudi 10 février, l’entreprise est sous le joug d’un opérateur malveillant. « Nous avons découvert l’attaque le matin, car nos postes se sont retrouvés bloqués », racontait Yves de Talhouët, président-directeur général (PDG) de la Faïencerie. Depuis une plainte a été déposée à la gendarmerie de Gien, l’investigation est en cours.

    Yves de Talhouët, répondait que des négociations, des discussions et d’analyses techniques sont en cours. Des experts en cybersécurité sont à pied d’œuvre. Ils tentent de limiter les dégâts en comprenant les failles utilisées pour corriger et reconstruire le système d’information avec un minimum de perte. (Crédits : capture d’écran)

    Le ransomware a infecté le système d’information, de ce fait une partie de l’entreprise se trouve à l’arrêt depuis une semaine. La direction admet ne plus avoir accès aux fichiers clients ni aux commandes, et se veut rassurante déclarant qu’il n’y aura pas d’impact sur la production à court terme. « Nous avons bon espoir que le système puisse repartir dans le courant de la semaine prochaine », confiait Yves de Talhouët.

  • En panne, suite à des mises à jour

    En panne, suite à des mises à jour

    Cette phrase résonne de plus en plus, en France, comme ailleurs. La première et retentissante dans l’hexagone fut la panne des services d’Orange touchant les appels aux différents numéros d’urgence, en juin 2021. Provoquant un désordre, et montrant notre dépendance. Au même degré que le corps humain, lorsque la santé est excellente, rien n’est ressenti… à défaut, quand un grain de sable arrive au sein d’un rouage, ça coince. En plein mois de juillet, la Suisse connaissait l’équivalente interruption que ses voisins.

    La pagaille est sans commune mesure que celle qu’on connu les services d’urgences en France. Petit résumé mercredi 2 juin 2021, il est 16 h 30 lorsque débutent les problèmes. Orange observe des dysfonctionnements sur son réseau. « Une perturbation du trafic qui s’est traduite par des échecs aléatoires des appels, notamment des services d’urgence », glisse Fabienne Dulac, la directrice adjointe de l’opérateur téléphonique historique. Le SAMU, la police, la gendarmerie et les Sapeurs-pompiers deviennent difficilement joignables. Une demi-heure plus tard, une cellule de crise est mise en place. L’objectif est de trouver l’origine de la panne et de rétablir l’accès aux différentes lignes téléphoniques.

    Nuit noire pour Orange

    Pour saisir le niveau de la crise, il faut connaître l’architecture des appels envers les numéros d’urgence. Tout un chacun compose un des numéros selon sa nécessité (15, 17, 18, 112, 114). Grâce aux bornages des antennes relais, vous être géolocalisé. De ce fait, votre requête est relayé vers les urgences concernées, les plus proches. L’objet de toutes les attentions est, pour vulgariser, un hub géant. C’est le travail qu’effectuaient, les opératrices et opérateurs au commencement du téléphone. C’est cette mise en relation qui a beugué. Moins de six heures après le commencement, « Au plus fort de la crise, huit appels sur dix, passés depuis un mobile à destination des services d’urgence, étaient acheminés et neuf appels sur dix depuis un fixe étaient acheminés. » C’est donc une demande sur cinq qui ne trouvait pas son correspondant. « Chaque année, près de 4 300 000 interventions sont réalisées par les sapeurs-pompiers, soit 11 700 interventions par jour. Quant au SAMU, il reçoit près de 2 500 appels par jour. »

    Sachant que tout est mis en œuvre suite à la demande de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) pour que les prises RTC disparaissent en 2023, obligeant chaque personne à migrer vers la technologie VoIP. (Crédits : DR)

    L’enquête diligentée aboutissait le vendredi 11 juin 2021. L’incident est survenu lors d’une opération programmée. Elle devait permettre l’augmentation des capacités pour répondre à la recrudescence des appels vocaux depuis le début de l’apparition du SARS-CoV-2. Là où le bat blesse, est que 90 % des centres d’appels utilisent encore le cuivre, tandis que plus de la moitié des foyers français sont passés à la fibre. « Ces basculements se feront par plaques, c’est-à-dire par groupe de communes ou par arrondissement, et s’étaleront jusqu’en 2030 », Que Choisir. Si la direction d’Orange propose de réduire de 2 heures à 30 minutes le délai de déclenchement d’une cellule de crise, un bug dans le code source des logiciels des serveurs incriminés serait à l’origine de la réaction en chaîne.

    France à la Suisse, match nul

    Moins d’un mois après, la Suisse subissait les mêmes défaillances. La Confédération helvétique était touchée par une panne survenue jeudi 8 juillet 2021 vers 23 h 45 affectait toujours les numéros d’urgence ce vendredi matin. Elle concerne le 112, 117, 118 et 144 et est liée à un problème sur le réseau téléphonique de Swisscom. « Tous les numéros d’urgence fonctionnent à nouveau depuis 7 h 53 ce vendredi matin, assure Christian Neuhaus, porte-parole de la compagnie téléphonique helvète. La situation est stabilisée, même si on n’est pas encore tout à fait dans le vert. »

    L’anomalie affectait les grandes métropoles suisses telles Zurich, Bâle et Genève. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    Le réseau concerné avait fait l’objet « de plusieurs pannes ces derniers mois » révélait 24 heures, que ce soit pour les numéros d’urgence ou pour les autres prestations téléphoniques. Selon le porte-parole, les dérangements sont presque toujours de nature logicielle. « C’est un peu comme dans toutes les entreprises, sauf que les répercussions sont beaucoup plus larges, schématise Christian Neuhaus. On fait une mise à jour et un problème apparaît, qu’il faut résoudre par un correctif. » Auparavant, le 12 février 2020, le 117, le 112, le 144 et le 118 étaient restés indisponibles pendant plus d’une heure et demie dans 11 cantons, en raison d’un « dysfonctionnement inattendu » chez Swisscom, soulignait Le Temps.

    Pas mieux, en Belgique ni en Allemagne

    C’est peu ou prou une semaine après le réveillon de la Saint-Sylvestre que les numéros d’urgence (100, 101, 112) étaient inaccessibles en Belgique. Du jeudi 7 au vendredi 8 janvier 2021, des incidents s’étaient manifestés, aux alentours du milieu de la nuit, à la suite d’une panne technique chez Proximus. Une maintenance planifiée sur le réseau VoIP « a engendré un problème pour les appels vers les services d’urgences », explicite Haroun Fenaux, porte-parole de la compagnie. C’est la gouverneure de la province d’Anvers, Cathy Berx, qui avait attiré l’attention sur ce problème sur les ondes de Radio 2. Elle remémorait aux auditeurs qu’une précédente était survenue en 2019 : « Une panne est survenue il y a quelques années et l’opérateur nous a assuré que cela ne se reproduirait plus », expliquait-elle.

    Des messages d’alerte ont été émis par le BBK, notamment dans les Länder de Brandebourg, Bade-Wurtemberg, Schleswig-Holstein, Basse-Saxe, Mecklembourg-Poméranie occidentale, Saxe-Anhalt, Rhénanie-Palatinat et Sarre ainsi que dans les grandes villes de Berlin, Hambourg, Cologne et Francfort-sur-le-Main. (Crédits : DR)

    Outre-Rhin, ceux qui contactaient les numéros d’urgence ont eu de mauvaises surprises. Le 110 et le 112 sont restés injoignables pendant près d’une heure dans toute l’Allemagne. La raison de cette suspension n’est, à ce jour, pas connue. « Des analyses sur les causes sont encore en cours », indique brièvement le BBK. L’exceptionnel n’est plus, lorsqu’il y a répétition, car « les pannes se sont multipliées ces derniers temps ». Fin septembre, les numéros d’urgence ont également été momentanément interrompus.

    Du téléphone au DAB

    Lundi 15 novembre 2021, les habitants et chalands de Tergnier, qui utilisaient les distributeurs automatiques de billets (DAB) sur le boulevard Gambetta et l’avenue Charles-de-Gaulle étaient dans la panade. Un seul DAB fonctionnait sur les six. Dans la partie « la plus commerciale de la ville » se retrouvait sans possibilité de retirer de l’argent, explique l’Aisne Nouvelle. Concernant la Poste, « le distributeur de billets est actuellement hors service pour des raisons de mises à jour informatiques », précisaient la direction du réseau et Banque postale de Picardie. En Suisse, des désagréments similaires étaient vécus début novembre. « Vingt et une succursales de La Poste ont été empêchées, durant quatre jours, d’acheminer aux destinataires l’argent versé par les clients. À Genève, les filiales de Rive, des Charmilles, de Vessy et du Petit-Lancy ont été touchées. Dans le canton de Vaud ont été concernées celles de Crissier Closalet, Lutry, Vevey et Lausanne Gare. Treize offices suisses alémaniques ont connu la même panne. » Ainsi des clients et usagers vivaient des mésaventures. Des factures et paiements d’assurance ne pouvaient créditer le compte racontait Ceu au 20 minutes suisse. La Poste confirmait avoir rencontré un « problème de réseau informatique suite à une mise à jour échouée », expliquait l’un des porte-parole Stefan Dauner. La géante jaune affirmait que « les paiements ont été comptabilisés dès que la panne a été résolue dans les différents bureaux. »

  • Vous êtes vous déjà fait arnaquer ?

    Vous êtes vous déjà fait arnaquer ?

    C’est une sensation désagréable, voire vexante. « Non, pas moi ?!? » Pourtant, s’il est une chose, hors mis devant la mort et au sein des cabinets d’aisances, où nous sommes tous égaux, c’est bien devant devant la malveillance, la malhonnêteté de tout un chacun. Elles sont multiples, car les canaux le sont avec. Courriel, SMS, impôts, signalement de contenu pédophile sur votre ordinateur, loterie…Comment déjouer les tentatives d’escroqueries ? Quelle conduite à tenir ? Que faire ?

    Je viens vous conter une histoire qui m’est arrivée, il n’y a pas plus d’une huitaine. Créant une annonce pour la vente d’un véhicule d’occasion sur un site bien connu en France, Le Bon Coin pour ne pas le citer, des coordonnées sont visibles et consultables par n’importe quel quidam. Ce qui est plus que logique pour que les potentiels acquéreurs contactent le vendeur. Rien de choquant de prime abord, et pourtant. Une personne s’adresse au propriétaire dudit véhicule par message, une discussion s’engage, où l’individu demandant la confirmation du prix fixe de la voiture, il se décide de l’acheter sans même l’avoir vu. Dès cet instant, il faut mettre l’alerte en vigilance (première méfiance). Puis sous prétexte d’« être en déplacement durant deux semaines » l’homme se propose de régler la moitié de la somme par transfert (deuxième méfiance). Alors que le site le Bon Coin suggère un paiement sécurisé, afin d’éviter les arnaques.

    La Poste n’autorise pas l’envoi d’argent en liquide par le biais de ses services. Les billets de banque et les pièces métalliques de monnaie font même partie des objets interdits par l’entreprise au même titre que les produits stupéfiants ou encore les articles de contrefaçon. (Crédits : capture d’écran)

    Comme convenu, il transmet des documents par voie électronique avec un message. Puis en ces termes, tente de prouver sa, soi-disant, bonne foi :

    Les malfaiteurs présumés fonctionnent à l’identique, jouant sur la corde sensible. Mais pour autant, il faut garder la tête froide, jamais la Banque Postale ne vous demandera de confirmer sur un numéro de téléphone mobile une transaction qui plus est pour renvoyer de l’argent. (Crédits : capture d’écran)

    Soyons diligents, et naïfs. Je vérifie sur l’application d’une société de transferts de fonds de Western Union, via suivi de transfert. Tout me parait correct, car validé par la couleur verte de l’espoir. De ce fait, par un beau samedi matin, je me rends, tout guilleret, aux bureaux de la poste de Chauvigny, profitant par la même du marché qui s’y tient. Après avoir rempli en bonne et due forme les documents nécessaires au retrait d’argent, je les propose à la préposée.

    Après avoir appâté le poisson, le pêcheur resserre petit à petit l’étau autour du coup de sa potentielle victime. (Crédits : capture d’écran)

    Celle-ci après avoir vérifié les données, elle me tient ces propos : « Comment dire, il n’y a rien sur ce transfert, par un seul centime ». Une discussion s’instaure, expliquant le pourquoi du comment. Quelques dizaines de secondes plus tard, nous nous retrouvâmes tels des chalands à déambuler entre les fumets, criés et autres plaisirs, au milieu du marché. À cet instant, je me fais plus naïf que je ne suis, bien que l’humilité est un sentiment et un état d’esprit à user chaque jour. Je me permets d’envoyer une réponse pour connaître la réaction du soi-disant acquéreur.

    Le message qui mit le feu aux poudres. (Crédits : capture d’écran)

    C’est après l’avoir reçu que l’individu m’appelle avec un autre numéro de portable, sûrement un téléphone prépayé comme dans les films d’espionnage. Les échanges qui suivirent furent hauts en couleur. En premier lieu, il m’ordonna à mots couverts de le mettre en relation avec la personne propriétaire de ladite voiture. Je refusais catégoriquement, il commence à s’énerver, devenir désobligeant. Lorsque je lui explique que la préposée confirme l’absence de l’argent, il répond « vous n’avez pas suivi les instructions, et vous me traitez de voyou ? » Durant onze minutes, le monologue non du vagin, mais de la vente s’éternisa. « Puisque c’est comme ça, je vais retirer l’argent, tant pis pour vous », me dit-il pour me faire paniquer. N’étant pas dupe, je fis mime d’abonder dans son sens, et de respecter à la lettre lesdites instructions… que je ne fis pas, bien entendu. Désappointés, mais heureux d’avoir débusqué tels des furets, les malhonnêtes gens, ils ne nous restent qu’à regagner nos pénates, forts de cette expérience.

    Tout semble normal. Le service client de Western Union, agréable au demeurant, me confirme que ce transfert n’est pas destiné à la France. Me laissant à demi-mot comprendre que cette méthode d’hameçonnage est fréquente et que la société en souffre, tous comme les consommateurs. (Capture d’écran)

    L’après-midi, je me rends à Poitiers au tabac-presse Le Diplomate, situé à l’angle de la rue Carnot et celle du Petit Bonneveau, sachant que ces derniers proposent des transferts tels que celui cité. Sur l’application du commerçant, tout parait valide également. Il me conseille très justement de contacter le service client, et m’invite à l’informer des suites lorsque j’aurais plus de renseignements. Le dimanche, trépasse, après avoir dégusté pendant le dîner, un petit salé et ses légumes, suivis par une tarte aux pommes maison. Ce qui me conduisit à un lundi plein d’enthousiasme. Je décide donc de me rendre à la grande poste, tout près du commissariat de Police de la cité pictave, rue de la Marne. Je suis au fait que le transfert ne contient pas un kopeck, ou du moins pas un qui me soit destiné. Patientant au sein du hall, un préposé me reçoit. Comme tout un chacun, l’employé de la Banque Postale m’indique qu’il ne saisit pas comment cela est possible de voir la supposée transaction validée, et invalidée au même instant. Je quitte la personne et l’ouvrage architectural. J’apprendrais que la transaction existe réellement, mais pas vers un pays situé à côté de la France.

    L’attestation d’envoi qui n’est qu’un faux grossier. Une personne de confiance m’invite à observer l’impression entre le Oui et le Non, le fameux numéro de téléphone pour valider le transfert, les frais comme la loi inexistante, qui se veut être une pâle imitation de la Loi n° 2012-354 du 14 mars 2012, bref… (Crédits : capture d’écran)

    Comment déjouer les arnaques ?

    Attention, tout ce qui est trop beau, est vraisemblablement une imposture, une escroquerie ou une tentative. Un I-Phone 13 Pro Max à 500 euros est un exemple, tout comme le Galaxy Z Fold3 5G à 800 €, ou encore l’OPPO Find X3 Pro 5G à 600 €, fuyez si cela est une annonce d’un vendeur en ligne ! Soyez sur vos gardes ! Demandez à quelqu’un de confiance, ou sur l’Internet dans un moteur de recherche mentionnez les coordonnées fournies, tel le numéro de téléphone. S’il vous apparaît de nombreuses occurrences pour une imposture, c’est sûrement le cas. Des sites référencent les arnaques par le biais des personnes à travers la France, comme par exemple Signal Arnaques. Pareil, lorsque vous recevez un courriel des impôts pour un remboursement, taxe d’habitation, règlement d’impayé… contactez-les… vous serez fixé et rassuré. « Si effectivement une action est requise de votre part vis-à-vis de l’administration fiscale, vous retrouverez cette information dans votre espace privé sur le site www.impots.gouv.fr. De plus, si vous aviez à bénéficier d’un remboursement, celui-ci se ferait automatiquement. Il ne transiterait jamais par votre carte bancaire, mais serait directement versé sur le compte que vous avez enregistré auprès des services fiscaux », assure la DGFIP. Il existe aussi l’arnaque à la loterie, au colis, à l’amour, au signalement de contenu pédophile sur votre ordinateur, au logement, à l’emploi, du scamming.

    ATTENTION , grosse arnaque , j’ai reçu mon pli par la poste comme indiqué. J’ai payé la modique somme de 755 € oui vous avez bien compris !!!!! Je me suis connecter avec le code de la carte, voila et maintenant j’attends, j’ai tous simplement perdu 755 € alors faite gaffe

    Une victime

    Comprenant sans coup férir que cette démarche est de l’arnaque, ou plus véritablement de la tentative d’escroquerie, j’ai contacté Western Union. La personne du service client m’a confirmé que sans transfert d’argent, il ne portait pas les faits à la connaissance de la justice. Que « pour les transferts sans problème, mais qu’il ne faut jamais régler ou se faire payer une somme par ce moyen ». Là où le bat blesse est la somme supplémentaire au montant attendu. Après avoir joint son complice présumé (le directeur fictif d’une Banque Postale) par téléphone, il demande pour assurer la transaction, et la sécuriser de reverser les 180 €. Gaussons-nous, car notre bonhomie entre en jeu. Une fois que vous avez réalisé, en toute bonne foi, le « remboursement » du trop-perçu, vous êtes victime d’une escroquerie. Il est déjà trop tard. Demandez un chèque de banque en horaires d’ouverture, cela vous permettra de vérifier la véracité et solvabilité auprès de la banque concernée.

    Quelle conduite à tenir ?

    J’ai effectué un signalement sur le portail dédié, et cela va de soi, sur le site marchand. Vous souhaitez déposer plainte ? Plusieurs possibilités, rendez-vous au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez, ou adressez votre plainte par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire de votre domicile.Vous pouvez également déposer une pré-plainte sur le site du ministère de l’Intérieur. Dans les faits que l’on peut signaler, il existe les catégories suivantes :

    • Pédophilie ou corruption de mineur sur Internet
    • Incitation à la haine raciale ou provocation à la discrimination de personnes en raison de leurs origines, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap
    • Menaces ou incitation à la violence
    • Trafic illicite (stupéfiants, armes, etc.)
    • Mise en danger des personnes
    • Incitation à commettre des infractions
    • Spam
    • Injure ou diffamation
    • Escroquerie
    • Terrorisme : menace ou apologie
    « Si vous êtes témoin ou victime de faits nécessitant une intervention immédiate de services de police ou de secours, par exemple : ne agression, un accident, un incendie, vous ne devez pas utiliser ce site, mais composer le 17 sur votre téléphone », rappellent-ils. (Crédits : Gouv.fr)

    Pour rappel l’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. L’escroquerie, comme la tentative est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 1 000 000 euros d’amende lorsque l’escroquerie est commise en bande organisée. « Prenez soin de vous, et faites très attention, les malfaiteurs n’ont aucun scrupule. »