Étiquette : Cybers

  • Maldegem commune belge, victime du ransomware LockBit 3.0

    Maldegem commune belge, victime du ransomware LockBit 3.0

    Les victimes s’enchaînent sur le site de fuite, pour celles qui sont revendiquées et affichées. Depuis la nouvelle mouture du rançongiciel LockBit 3.0, pas moins de 79 victimes sont ainsi aux proies des opérateurs au 9 août 2022. Tout type d’industries, de pays, de continents sont ainsi touchés. Sommes nous assez préparés ? Les systèmes d’information sont ils assez protégés ? Les opérateurs derrière le ransomware LockBit 3.0 sont-ils trop forts ? Ce qui est sur, c’est qu’ils sont virulents.

    Ils ne sont pas les seuls à œuvrer au sein du darknet. CL0P, Quantum, RansomEXX, Ragnar_Locker, Hive, BlackCat… La cyberattaque de la commune belge de Maldegem aurait été découverte le 28 juillet 2022. Située en Flandre orientale, la menace de divulgation de données du CPAS entre autres. Les informations promises à la divulgation semblent-être sensibles, voire confidentielles. Le service propose aux personnes démunies une aide financière, un logement, une aide médicale, psychologique… soit tout un chacun.

    Comme preuve de leurs méfaits, les opérateurs derrière le Ransoware-as-a-Service LockBit 3.0 diffusent cinq captures affichant prénoms, noms de bénéficiaires. Ils réclament comme rançon la somme de 200 000 dollars américains en cryptomonnaie. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)

    L’intercommunal de santé Vivalia avait subi les foudres d’une cyberattaque en mai 2022, le barreau de Charleroi également cette fois en octobre 2021. L’ultimatum est fixé au mercredi 10 août 2022 quatre secondes avant midi. La teneur des informations de personnes lambdas n’a pas empêché, et n’empêchera pas les opérateurs derrières quelques ransomwares que ce soit, de les rendre publiques. Quant à savoir si nous sommes préparés, la cybersécurité est une éducation à avoir, à appliquer, de la part de tous, de la même manière que vous n’allez pas traverser une autoroute les yeux bandés, tout ne pas pas être effectué en entreprise et ailleurs. Non sans redouter que le jour où la capacité d’espionnage étatique deviendra offensive, au sens de destruction massive, « ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux », expliquait Guillaume Poupard lors du Forum International de la #Cybersécurité, en juin 2022.

  • Attention aux arnaques à la Canicule

    Attention aux arnaques à la Canicule

    Les tentatives d’arnaques par courriels, sur des crimes de pédophilie, à l’assurance, aux comptes bancaires, compte personnel de formation… sont de plus en plus fréquentes, mais pas seulement. Nous sommes des dizaines, des centaines voire plusieurs milliers en France à recevoir des SMS pour nous vanter, ceci ou cela… La plupart du temps, pour ne pas dire, à chaque instant, c’est une arnaque. Donc, ne cliquez pas sur un lien parce que vous l’avez tout simplement reçu sur votre smartphone, prenez un temps de réflexion.

    Alors que Météo France annonce le passage en vigilance rouge de 12 départements à savoir la Charente (16), Charente-Maritime (17), Deux-Sèvres (79), Gers (32), Gironde (33), Haute-Garonne (31), Landes (40), Lot-et-Garonne (47), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82), Vendée (85) et la Vienne (86), il existe une autre alerte à prendre en considération. Les messages que vous recevez sur votre précieux, celui qui ne vous quitte pas, même aux cabinets d’aisances, que sont les toilettes. Les nombreuses fuites (Facebook, Hôpitaux…) suites à des attaques de sites, qu’elles soient par DDoS, brute force, hameçonnage… affichent vos données personnelles sur le DarkWeb où elles peuvent être vendues. Le but faire tout simplement du profit et gagner de l’argent.

    Le lien joint au SMS pointe en définitive sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé. Avec des outils, vous pourriez décortiquer son trajet, ainsi voir s’il passe par un tiers, pour vous voler vos informations privées (lieu de bornage, répertoire, type d’appareil, opérateur…) par exemple. (Crédits : capture d’écran)

    Souvent, comme sur l’exemple ci-dessus, et selon des sources, « le lien pointe d’abord sur une régie publicitaire et par conséquent, le petit malin se rémunère au passage. » Pour preuve, il suffit de se renseigner sur le site officiel (en faisant attention), ou en sur les réseaux sociaux ou encore en téléphonant. Car il n’existe pas de communication officielle ou de messages sur les réseaux sociaux expliquant la mise en place d’éventuels envois de SMS aux citoyens.

    L’entité étatique possède un dispositif digital de ciblage à savoir « des messages géolocalisés — via les réseaux sociaux, et des SMS — envoyés aux personnes les plus vulnérables dès qu’un département passera en vigilance jaune. » Au préalable chaque mairie aura collecté les numéros de téléphone des personnes dites fragiles, pour envoyer des recommandations à ce sujet (s’hydrater, fermer les volets…). Les personnes qui reçoivent donc les SMS sont connues des municipalités et inscrites à leur demande. Comme le dirait le sage, qui sans cesse s’époumone et rabâche de ne pas « cliquer » sur des liens suspects, prenz un temps de réflexion. Comme lorsque vous devez prendre la parole vous prenez une gorgée d’eau avant de commencer, retenez un temps votre doigt avant de cliquer sans réfléchir.

    C’est impressionnant d’entendre la nouvelle personne en charge du ministère de la Santé et des Préventions, Mme Brigitte Bourguignon, sur un point conférence indiquer, avec une certaine hésitation, que ses services ont envoyé plus de dix millions de SMS, le jeudi 16 juin 2022, sans que quiconque ne soit averti. D’autant que règne une certaine opacité, sur le fonctionnement, les règles de communication, surtout après ce que soulignait Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI lors du forum international de la #cybersécurité : « La pire des menaces est celle dont on parle le moins : la pression d’un espionnage étatique d’un niveau incroyable ». Non sans redouter que le jour où cette capacité deviendra offensive, au sens de destruction massive. « Ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux »

  • L’Informatique, arme de destruction massive ?

    L’Informatique, arme de destruction massive ?

    Georges W Bush, président des États-Unis cherchait des armes de destructions massives sous les tables, lors du diner des correspondants de la maison blanche, ils semblent qu’elles ne ressemblent pas à ce quoi nous nous attendions : informatique. Certaines opérations sont documentées, d’autres secrètes. Les attaques les plus connues sont WannaCry, NotPetya/ExPetr, Stuxnet, DarkHotel ou Mirai. Les attaques par déni de service sont fréquentes, comme celles par brute force.

    Cloudflare a révélé ce mardi 14 juin 2022 avoir bloqué la plus importante attaque, à ce jour, par déni de services (DDoS), avec 26 millions de requêtes par seconde. L’opération a été menée la semaine précédente contre l’un des clients de l’entreprise. « L’attaquant à l’origine de l’attaque a utilisé un botnet de 5 067 appareils relativement puissant puisque chaque machine a pu générer environ 5 200 requêtes par seconde au moment du pic ». Omer Yoachimik, Product Manager chez Cloudflare affirme que « pour contraster la taille de ce botnet, nous avons suivi un autre botnet beaucoup plus grand, mais moins puissant de plus de 730 000 appareils. » L’opération se distingue par le recours à des requêtes HTTPS.

    En moins de 30 secondes, ils ont lancé la bagatelle de 212 millions de requêtes. Elles provenaient de plus de 1 500 réseaux répartis dans un total de cent vingt-et-un États, principalement des États-Unis, du Brésil et de Russie. (Crédits : CloudFlare)

    Des pannes en Inde, qui ont été solutionnées, ont causé des problèmes de performance dans tout le pays. Ainsi Discord, l’assureur en ligne Acko, GitLab et la plateforme SaaS OSlash, comme des utilisateurs qui ont signalé des problèmes d’accès à Shopify, Udemy, Canva et Zerodha, rapporte DownDetector, un outil de surveillance du Web qui suit les rapports de panne. Le dysfonctionnement a été corrigé deux heures environ après son apparition. Un porte-parole de la société a déclaré que l’entreprise était confrontée à une panne dans « certaines parties de son réseau en Inde, en Indonésie et en Europe de l’Est », en précisant que la panne n’était pas imputable à une attaque. « La cause profonde du problème était une augmentation de la consommation de ressources due à la sortie d’un logiciel. Cloudflare a travaillé sur un correctif en quelques minutes, et le réseau fonctionne maintenant normalement », a-t-il ajouté.

    Les opérateurs usant le Ransomware-as-a-Service Vice Society revendiquent une attaque informatique à l’encontre du groupe Novelty qui affichait leur soutien à l’Ukraine, tout comme Agco. Une somme de 50 000 dollars avait été versée pour aider les communautés agricoles ukrainiennes concernées par le conflit armé avec la Russie. (Crédits : DR)

    Les différentes compagnies de production d’énergie comme Entega sont des cibles de choix par la pluralité des offres de services, donc de données. Les cyberattaques seraient-elles perpétrées au hasard ? Les opérateurs derrière les ransomwares sont des sociétés dont la finalité est de faire du profit. L’université de Pise en fait les frais, au vu du montant exigé par les opérateurs. D’autres émettent également un message politique, avec pour but de créer du chaos au sein des sociétés ciblées, quand il existe un espionnage étatique.

    Lors du Forum International de la #Cybersécurité, Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI pour quelques jours encore, expliquait que « si on devait se mettre des indicateurs, des ICP (Indicateur Clé de Performance), je ne suis pas sûr qu’on pourrait s’attribuer une très bonne note. Mais si on n’avait pas fait tout ce travail, ce serait encore pire. » Et de glisser une pointe d’humour dans un constat alarmant, en faisant référence au dernier rapport de l’ANSSI, « à lire si on n’est pas assez stressé ». Mais aussi à la situation du Costa Rica, en état d’urgence national depuis plus d’un mois « à cause d’un groupe criminel qui était censé avoir disparu suite à la crise en Ukraine », Conti pour ne pas le citer. « La pire des menaces est celle dont on parle le moins : la pression d’un espionnage étatique d’un niveau incroyable », poursuivait Guillaume Poupard. Non sans redouter que le jour où cette capacité deviendra offensive, au sens de destruction massive. « Ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux »