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  • Il y a cent ans… un train-poste cambriolé

    Il y a cent ans… un train-poste cambriolé

    Trente sacs du courrier de l’Angleterre à l’Italie étaient dérobés dans un train, révèle le quotidien Le Matin. Le fourgon postal n° 17904 a été cambriolé stipulait le télégramme envoyé par le chef de la brigade mobile de Dijon au commissariat spécial de la gare du Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) à Paris. Il incitait les forces de l’ordre parisiennes à surveiller les voyageurs. L’énigme du train rapide 31 allant de Paris à Marseille tenait en haleine les lecteurs. Il avait quitté le terminal de Lyon à 20 h comme prévu.

    Juste avant le départ de la gare de Lyon pour la cité phocéenne, l’allège postale avait accroché au milieu du convoi, un grand wagon du modèle Di-D2. La trame du convoi se composait d’une locomotive, deux wagons de voyageurs, puis un wagon-poste à boggies. Puis le fameux fourgon n° 17904 qui devait être détaché à Dijon, pour être dirigé vers la Suisse et l’Italie via Frasne et Vallorbe. La physionomie du wagon disparu se compose de deux compartiments, disposés de part et d’autre d’un couloir transversal, fermés par des portes, au sommet un poste-vigie. Pour permettre le chargement, des grandes portes à glissières sur les côtés du fourgon. Le contenu comprenait un ensemble de sacs plombés de correspondances diverses, des plis recommandés, des paquets, bref du courrier. Le tout réparti dans les deux compartiments, dont les portes furent closes avec le verrou habituel de sûreté, puis plombées.

    Les différents types de courrier sont placés séparément dans des sacs scellés. Le cinéma à travers « The Brain » de Gérard Oury avec Jean-Paul Belmondo et Bourvil racontait le hold-up d’un wagon de l’OTAN en 1969. Toute ressemblance est pure fiction. (Crédits : People and the Post, Postal History from the Smithsonian’s/National Postal Museum)

    Arrivé en gare de Laroche-sur-Yonne, le train rapide devait s’arrêter six minutes. Les employés des chemins de fer français remarquèrent des races extrêmement visibles d’effraction sur les portes à glissières de l’un des compartiments. Ils entrèrent dans le wagon et constatèrent qu’une trentaine de sacs manquaient à l’appel. Les souvenirs d’un cambriolage du même type effectué 11 ans plus tôt, en septembre remontèrent. Les malfaiteurs seraient montés sur le toit en gare de Lyon, puis auraient pénétré dans le poste-vigie vide. Aucune valeur déclarée dans le courrier ne permettait aux policiers de connaître le mobile. Seule indication, les lettres et colis en provenance d’Angleterre étaient plus nombreux. L’enquête débutait le 6 avril 1922.

  • Séisme de magnitude 7.5 au Japon

    Séisme de magnitude 7.5 au Japon

    Deux nouveaux tremblements de terre détectés face à Fukushima, le 16 mars 2022 à 23 h 34 puis 23 h 36 (heure locale). Le séisme le plus important affiche la magnitude 7.5, sur l’échelle ouverte de Richter s’est produit à 56 kilomètres de la ville de Nami au Japon. Il a été localisé à 37,89 de latitude nord et à 141,40 de longitude est, le tout à une profondeur de 73 kilomètres. 509 380 foyers sont privés d’électricité dans six préfectures de la région de Kanto. La centrale nucléaire de Fukushima ne semble pas être atteinte selon les autorités.

    Un énorme tremblement de terre s’est produit le long de la fosse du Japon et de la fosse des Kouriles. « L’estimation des dégâts annoncée par le gouvernement est un nouveau test pour les zones sinistrées qui ont été revitalisées depuis le séisme de 2011 dans le Grand Est du Japon », souligne le journal Nikkei. L’Agence météorologique japonaise a émis une alerte au tsunami et a demandé aux citoyens de faire attention aux bâtiments qui s’effondrent. Un tsunami de 20 centimètres a ensuite touché le port d’Ishinomaki à Miyagi, tandis qu’il existe un risque de tsunami pouvant atteindre un mètre, toujours selon l’agence.

    Les rues du grand est du Japon sont plongées dans le noir, seules les lumières de secours des magasins, et celles des véhicules permettent de briser l’obscurité de la nuit. (Crédits : DR)

    Le nombre de morts et de disparus dans la préfecture d’Iwate en 2011 était de 6 255. La crainte d’un énorme tremblement de terre à cet endroit précis affole les estimations. Le bilan pourrait être d’environ 11 000 morts, selon la préfecture. Lors d’une conférence de presse, très tôt le 17 mars 2022 (heure locale), le secrétaire général Hirokazu Matsuno a déclaré qu’il n’y avait « aucune anomalie à ce stade » concernant la centrale nucléaire de Tohoku Electric Power Onagawa et la Tokyo Electric Power Company Fukushima Daini Nuclear Centrale électrique.

    Les données sont impressionnantes. Elles ne sont rien en rapport au plus grand séisme jamais enregistré au Japon, le 11 mars 2011 à 14 h 46 et 23 secondes. (Crédits : Force Thirteen)

    M. Matsuno a expliqué que « des pannes de courant se sont produites dans environ 150 000 foyers de Tohoku Electric Power Company et environ 2,08 millions de foyers dans TEPCO ». Il a appelé à l’attention sur les tremblements de terre d’une intensité sismique maximale de 6 ou plus dans les jours à venir. Les principales puissances sismiques dans chaque zone s’échelonnent de 4 à 6.

    À 1 h 09 du matin, le 17 mars 2022, soit plus de 90 minutes après le black-out, les lumières de la zone de Kichijoji se sont rallumées. La catastrophe nucléaire de 2011 plane encore dans toutes les têtes des Japonaises et Japonais.

    Dans certaines régions, il peut dépasser les inondations et les dégâts d’il y a 11 ans. Le gouvernement a souligné que « les dégâts peuvent être réduits en fonction des mesures ». Malgré la confusion dans la zone sinistrée, les efforts pour atténuer la catastrophe ont commencé. Le train Yamabiko 223 a déraillé entre les gares de Fukushima et Shiroishizao avec 96 passagers à bord, aucun blessé à déplorer.