Un torrent de grêlon déferla ces derniers jours en France, comme le 6 juin 1922. Nombreux sont les témoignages de cette catastrophe tant sur les bâtiments, que sur la faune et flore sauvage, sans oublier les vignes, vergers ou champs cultivés. Au total samedi 4 juin 2022, 65 départements ont été mis en vigilance orange pour risque d’orages. Elle a été levée partout en France le lendemain matin, laissant place à la constatation des dégâts et la désolation.
Les agriculteurs sont pris entre le marteau et l’enclume, car dépendant des caprices du temps. Les épisodes ont déversé à divers endroits des grêlons dévastateurs atteignant la taille d’une balle de ping-pong ou de tennis. Qu’est-ce qu’un grêlon ? Selon Météo France, nous pouvons parler de cela lorsqu’il se forme des particules de glace supérieure à 5 mm de diamètre. À l’instant où les particules ne dépassent pas le demi-centimètre de diamètre, sont plutôt opaques, tombent d’un cumulonimbus et rebondissent au sol sans se briser, on parle de grésil. De plus, les épisodes de grêle surviennent généralement lors d’orages violents, au sein de cumulonimbus. Moins d’un sur dix des fameux nuages produisent de la grêle atteignant le sol.
Comme le découvrit Newton, avec l’histoire dite de la pomme, la gravité s’exerce sur Terre. Lorsque la particule possède un poids déployant une force plus conséquente que celle des courants ascendants du nuage, elle tombe : c’est l’averse de grêle. Logiquement, plus les cumulonimbus sont violents, plus ils génèrent de gros grêlons. (Crédits : MétéoFrance)
Au vu de leurs tailles et formes, faisant la liaison entre la « terre » et le « ciel », il existe de forts courants ascensionnels et descendants entre la base du cumulonimbus, chaude et humide, et son sommet très froid. La glace se forme dans cet ascenseur nommé « colonne d’ascendance » autour de petites particules solides appelées noyaux glaçogènes. Ces impuretés proviennent d’éléments soit naturels (poussière, suie volcanique…), soit artificiels (rejets des réacteurs d’avion…).
L’histoire retient l’orage du 13 juillet 1788 comme d’une violence inouïe. Des landes jusqu’en Belgique, il laissera 1059 villages dévastés, ruinant une partie des récoltes céréalières d’une moisson qui s’annonçait déjà médiocre. La grêle tombera à Poitiers, Chartres (7 h), Rambouillet (8 h), Paris (8 h 30), Douai (11 h), Utrecht (14 h 30).
Les averses de grêle, de façon générale, durent peu de temps et ne touchent que des superficies limitées. Mais dans certains cas, ces averses se multiplient au même moment à travers une même région. Sur une surface de 100 kilomètres carrés, de telles averses peuvent déverser en moyenne 300 milliards de grêlons en 5 à 10 minutes, ce qui correspond à une masse d’environ 50 000 tonnes. Le 6 juin 1922, dans la région comprise entre Saint-Pierre-sur-Dives et Mézidon, éclatait un orage d’une violence sans nom. Le sol était recouvert en quelques minutes d’une couche de 3 centimètres de grêlons. Les chaussées sont défoncées, des toitures entièrement jetées à terre, les récoltes ravagées sur plusieurs milliers d’hectares.
Qui saute le plus haut, entre les puces de chien et celles d’un chat ? Combien de chromosomes « X » y a-t-il chez une fille ? Quel est le nuage qui provoque les orages parmi le gyrobus, le thrombus et le cumulonimbus ? Rassurez-vous, rien à voir avec une formule ou un balai magique concernant Harry Potter. Saviez-vous qu’il pleut sur Vénus… de l’acide sulfurique ? À quel âge, l’homme cesse de produire des spermatozoïdes ? Êtes-vous un adepte de la cryptozoologie ? Pas de panique ! Inspirez profondément, saupoudrez vos connaissances de poudre de perlimpinpin, ajoutez un zeste de curiosité et partons en l’exploration.
Lors des repas des fêtes, il existe toujours un aliment, que ne pouvez pas voir en peinture, que vous n’aimez pas, donc commençons par un saut de puce. En France, la variété la plus couramment rencontrée chez nos êtres de compagnies que sont le chat et le chien, s’appelle Ctenocephalides felis. Elle mesure moins de deux millimètres (1, 5 mm). C’est une espèce d’insectes piqueurs holométaboles siphonaptères de la famille des Pulicidae, bref une puce de chat.
Le saut d’une puce
Pour nos amis les chiens, elle se nomme Ctenocephalides canis. Celle-ci est considérée comme nuisible, car elle peut être porteuse du ténia Dipylidium caninum, susceptible d’être transmis à l’être humain, entraînant la dipylidiose. Trop de latin tue le latin. Juste un dernier pour la route. Cette maladie est provoquée par un cestode, vous connaissez son cousin le Taenia solium, ou ver solitaire. Revenons à nos moutons, celle qui saute le plus haut est l’hôte du chien, avec des bonds de 15, 5 cm contre 13, 2 pour celle du chat. Le rapport entre la taille et sa cabriole dépasse le millier (1033). Soit pour un être humain mesurant 170 centimètres, une envolée de près de 176 mètres. Impressionnant, non ?
Les spermatozoïdes sont de petites cellules amenant les chromosomes paternels à l’intérieur de l’ovocyte. La tête est composée du noyau (avec les chromosomes) et de l’acrosome (sac contenant les enzymes nécessaires à la pénétration dans l’ovocyte). Le milieu est très riche en mitochondries (énergie) et le flagelle propulse l’ensemble.
L’avènement, chez les mammifères est le résultat du rendez-vous entre une cellule femelle, porteuse d’un chromosome X, et celle d’un spermatozoïde qui porte selon soit un chromosome X ou Y. (Crédits : Adobestock)
En fusionnant, la rencontre produit une cellule unique composée de « XX » pour une fille et « XY » pour le garçon, ce peut importe le ressenti de la personne née femme ou homme. La chose cocasse est que l’homme fabrique des gamètes mâles tout au long de sa vie, alors que pour la femme, le développement d’ovule stoppe avec la ménopause. Quoi qu’il en soit, leurs nombres comme leurs qualités baissent avec le temps.
La tête dans les nuages
Pardon, le gyrobus, le thrombus et le cumulonimbus ne sont pas tous les trois des nuages, mais deux peuvent poser de graves dommages. Le premier est un véhicule de transport utilisant l’électricité. Il n’en existe plus d’actif en France. Contrairement au trolleybus en service à Poitiers (1943-1965) et Limoges (1943-1985), le gyrobus ne suivait pas une ligne électrique placée au-dessus d’eux. Le thrombus est un « caillot » de sang au sein du réseau veineux qui apporte la thrombose.
Cette conséquence survient généralement au niveau des membres inférieurs, bloquant la circulation sanguine, totalement ou partiellement. Il existe deux grands facteurs de risques, l’un est l’insuffisance veineuse, l’autre, l’hypercoagulabilité du sang. La seconde peut apparaître dans de certains contextes (la grossesse, l’obésité, le tabagisme…).
Le cumulonimbus est porteur d’orages, d’averses, de grêle… Ce géant de 5 à 15 km de large, peut s’élever, sous nos latitudes jusqu’à 15 km. Un spécimen de 1 km de large sur 10 km de hauteur contient 1 million de litres d’eau. À son sommet, il se heurte à la stratosphère et s’étale largement, ce qui lui donne sa forme générale d’enclume. (Crédits : Météo France)
Donc, le dernier comme vous l’aurez deviné est le fameux nuage. En général, il se situe entre quelques centaines de mètres et 3500 m du sol. Il peut cependant atteindre l’altitude de 21 km, il dépasse parfois la tropopause. Il est responsable à lui-seul d’aspects météorologique conséquents. Le cumulonimbus est une véritable usine thermodynamique. Chaque seconde, un gros cumulonimbus peut aspirer 700 000 tonnes d’air et absorber ainsi 8 800 tonnes de vapeur d’eau. Il peut renvoyer à la surface terrestre 4 000 tonnes d’eau, sous forme d’eau liquide, de neige ou de grêle.
La pluie de Vénus
Déesse de l’amour, de la séduction, de la beauté féminine dans la mythologie romaine, elle est l’une des quatre planètes telluriques du Système solaire, ce qui signifie qu’elle possède un corps rocheux comme notre Terre. Deuxième planète par ordre d’éloignement de notre astre, l’atmosphère y est chaude et massive. La pression au sol est environ cent fois celle de la Terre (9,5 MPa), et la température très élevée, 460 °C.
La chaleur régnant à la surface est le résultat d’un puissant effet de serre, l’atmosphère faisant écran au rayonnement thermique infrarouge du sol, explique Futura Sciences. Mais mieux encore, des composés soufrés sont présents dans l’atmosphère, alimentant l’épaisse couche de nuages située entre 50 et 70 kilomètres d’altitude, ce essentiellement constituée de gouttelettes d’acide sulfurique H2SO4.
Selon une légende amérindienne, l’oiseau-tonnerre est un Dieu ayant pris l’apparence d’un oiseau gigantesque. Ses ailes, de 6 m d’envergure provoqueraient le tonnerre afin d’éloigner les humains de son territoire. Pour la nation sioux, l’oiseau-tonnerre est appelé « Wakinyan Tanka ». (Crédits : DR)
La cryptozoologie est simplement l’étude des cryptides, vous voilà bien avancé ! Plus sérieusement, il s’agit de l’étude des animaux légendaires tels le Yéti, Bigfoot, le Monstre du loch Ness, le Kraken, l’Oiseau-tonnerre, l’Ogopogo, l’Olgoï-Khorkhoï, leTadzelwurm… Cette science peut se définir comme l’étude et la recherche d’animaux non officiellement répertoriés, mais signalés par des témoins, dont l’existence controversée repose sur des éléments considérés insuffisants par les zoologues. Pour autant, la réalité dépasse souvent la fiction, c’est ainsi l’histoire du Saola. S’il ne fut pas étudié ni estampillé cryptide avant sa découverte, il était perçu au même degré qu’un mythe par les explorateurs pendant très longtemps.