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  • Des données du chef du Mossad diffusées

    Des données du chef du Mossad diffusées

    Les attaques prennent une saveur particulière en ces temps de tensions internationales. Le conflit armé entre l’Ukraine et la Russie exacerbe chaque prise de position, et action. Une vidéo publiée affirme que les documents et images présentés sont le produit d’une vaste campagne de surveillance visant le chef du Mossad, David Barnea. Des fichiers personnels et des photos du chef du Mossad et de sa famille ont été divulgués par un groupe sur le canal Telegram « Open Hands », il serait lié à l’Iran.

    L’actualité est sous tension. Deux Irano-Britanniques, Nazanin Zaghari-Ratcliffe et Anousheh Ashouri, détenus en Iran depuis 2016 pour la première et 2019 pour le second, ont été libérés par Téhéran, hier mercredi 16 mars 2022. Coïncidence du calendrier, peu de temps après cette annonce, le gouvernement britannique dévoilait avoir soldé avec Téhéran une dette de près de 400 millions de livres.

    L’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été libérée par l’Iran le 16 mars 2022. « Elle était un pion diplomatique retenu en otage par les autorités iraniennes pour faire pression sur Londres », écrit la BBC. (Crédits : Reuters)

    Lundi, une cyberattaque contre l’État israélien met hors service des sites web gouvernementaux. Le Jerusalem Post a rapporté qu’un groupe de pirates informatiques prétendument affilié à l’Iran avait revendiqué la responsabilité de cette attaque apparente. Les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que le bureau du Premier ministre, ont tous été, au moins brièvement, hors service. « Au cours des dernières heures, une attaque par déni de service contre un fournisseur de communications a été identifiée », publiait le National Cyber Directorate, l’autorité cyberisraélienne, dans la soirée du 14 mars 2022.

    « Le Mossad aurait tenté d’attaquer le site clé d’enrichissement nucléaire de Fordow de la République islamique d’Iran, ont affirmé les médias iraniens lundi soir », relate le Jerusalem Post. Le site de Fordow est d’importance, car deuxième lieu le plus considérable en termes de volume de centrifugeuses, après celui de Natanz. Les Iraniens ont déjà subi une telle opération, Olympics Games avec le ver StuxNet en 2010. Pour autant, il n’y a à l’heure actuelle, aucune possibilité d’affirmer ou de confirmer ladite information.

    Une image de David Barnea, chez du Mossad tirée des documents qui ont fuité du téléphone de sa femme et qui ont été distribués via Telegram. (Crédits : capture d’écran)

    La vidéo publiée affirme que les documents présentés sont le produit d’une vaste campagne de surveillance visant Barnea. Selon les auteurs de la fuite, cette campagne aurait commencé en 2014, lorsque Barnea était à la tête du département Tzomet du Mossad, responsable de l’activation du réseau international d’agents du Mossad. Des représailles habituelles d’un côté comme de l’autre, 4 décembre 2020 l’Iran aurait piraté des installations de gestion des eaux usées. Un mois plus tard, Israël est soupçonné d’avoir piraté le système informatique d’un port iranien.

    Refael Franco, ancien haut responsable de l’INCD et fondateur de Code Blue, a déclaré que « Black Shadow, qui serait affilié à l’Iran, était à l’origine des cyberattaques menées contre la bourse des diamants au cours du week-end, potentiellement en représailles à d’autres événements liés au conflit israélo-iranien en cours. » (Crédits : capture d’écran)

    Certains des fichiers présentés sont des photos intimes de Barnea avec sa famille, des billets d’avion achetés, des documents fiscaux et une image satellite de ce qui est censé être sa maison, située dans une ville du centre d’Israël. Cependant, le bureau du Premier ministre a répondu, dans une déclaration au nom du Mossad que « le matériel montré est ancien et ne provient pas du téléphone personnel du directeur du Mossad. »

  • Des médias israéliens piratés

    Des médias israéliens piratés

    Selon le Jérusalem Post, le piratage informatique, dont l’origine est inconnue à ce stade, a duré quelques heures. À la place de la première page du journal, les opérateurs ont mis une image du Centre de recherche nucléaire du Néguev, une installation de développement du plutonium située près de la ville israélienne de Dimona, accompagnée d’un texte disant « Nous sommes près de vous, là où vous ne pensez pas » écrit en anglais et en hébreu. L’opération Stuxnet laisse des traces indélébiles.

    Les auteurs de ce nouvel acte de « piratage » n’ont pas encore été identifiés. Aucune organisation n’en a revendiqué la responsabilité. Cependant, si le principal suspect semble l’Iran, il ne faut jamais tirer de conclusion hâtive. D’ailleurs, le Jerusalem Post affirme qu’« il n’est pas clair si les pirates informatiques venaient d’Iran, de partisans iraniens en dehors du pays ou s’ils étaient parrainés par l’État ». Le site internet en anglais du journal, ainsi que le compte Twitter en hébreu du quotidien Maariv affichaient lundi 3 janvier 2022 à 2 heures l’image d’un poing tirant un obus. Celui-ci s’extirpait depuis une bague au doigt exhibant une pierre rouge vers un dôme explosé.

    L’ancien général de division iranien et commandant de la Force Al-Qods, Qasem Soleimani, arborait souvent une bague ornée d’une pierre rouge. À l’époque, les États-Unis avaient déclaré qu’il préparait une action imminente contre le personnel américain en Irak. (Crédits : DR)

    Les théories de la cyberattaque divergent. Cependant, elle opère à la date du deuxième anniversaire de l’assassinat du chef de la Force Al-Qods des gardiens de la révolution iranienne, Qasem Soleimani, par un drone américain à l’aéroport de Bagdad. L’intervention, à laquelle Israël avait reconnu avoir participé en décembre dernier. Selon différentes sources, l’attaque du journal pourrait faire partie d’une vaste opération de renseignement cherchant à influencer les négociations pour la reprise de l’accord nucléaire à Vienne. Le ver informatique Stuxnet découvert en 2010, aurait été conçu pour cibler les centrifugeuses d’enrichissement d’uranium, afin d’en ralentir le programme, connu sous le nom de l’opération « Olympics Games »

    L’image, ainsi que la légende ne laissent que peu de doutes quand la teneur des orientations des responsables de la cyberattaque. (Crédits : capture d’écran)

    C’est la version du président de la société de cyberespionnage Toka et ancien chef du cyberespace des FDI, le général de brigade Yaron Rosen. Selon Rosen l’opération à des fins particulières. « Toute partie des médias en Israël, qu’il s’agisse de la presse, d’internet ou de la télévision, fait partie du mégaphone médiatique qui s’adresse au public israélien… et nous sommes au milieu de discussions nucléaires », ajoutait-il.