Étiquette : EPSSanitas

  • Cyberattaque du système de santé colombien Salud Total EPS-S

    Cyberattaque du système de santé colombien Salud Total EPS-S

    Déjà en 2022, l’EPS (Empresas promotoras de salud) Sanitas avait fait l’objet d’une cyberattaque. L’impact direct affectait 5,5 millions de Colombiens. À peine plus d’une année s’écoule pour qu’autre EPS soit victime d’une intrusion non autorisée. L’entreprise « Salud Total » est la victime. C’est le 27 janvier 2024 que l’entité a révélé l’affaire sur son site WEB. L’attaque cybernétique serait de type ransomware selon les informations. Elle perturberait selon Total Health EPS-S sa plateforme technologique.

    Par un communiqué du 29 janvier 2024, l’entreprise de santé colombienne alertait ses 4,8 millions de membres. Sur les différents réseaux sociaux, l’EPS répondait que « nous vous rappelons qu’en raison de l’urgence, nos canaux ont été isolés afin de sauvegarder toutes les informations. » Si la santé du système d’information semble altérée, la mémoire des Colombiens ne l’est pas.

    La Superintendencia nacional de Salud a activé son plan d’urgence. « En ce qui concerne la fourniture de services médicaux, l’EPS a assuré les soins, la fourniture de médicaments, la réalisation de laboratoires, entre autres, par l’intermédiaire de son réseau de services et d’urgences sans affecter les soins de l’utilisateur. » La société a indiqué que sa priorité était actuellement de protéger les données de ses utilisateurs et de rétablir les services concernés.

  • Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    En décembre 2022, la santé de 5,5 millions de Colombiens se trouvait impactée. Keralty, groupe d’EPS Sanitas et Colsanitas, confirmait que ses services informatiques avaient fait l’objet d’une cyberattaque. L’impossibilité de se connecter aux différentes plateformes pour prendre rendez-vous. Les utilisateurs des EPS (NDLR Entidades Promotoras de Salud) s’inquiétaient, à juste titre de l’indisponibilité des portails web de ces institutions de santé, ainsi que de l’application de chacune d’entre elles.

    La crainte semblait être légitime. Comme à l’accoutumée, la demande de rançon en échange de non-diffusion des informations volées était de mise. L’entité, administratrice du fournisseur de soins de santé Sanitas, refusa de payer. Le lundi 13 mars 2023, la compagnie d’opérateurs derrière le ransomware RansomHouse publiait les données du groupe Keralty. Au total, les renseignements extirpés représentent 3 TB compressés, volées lors de l’’attaque cybernétique du 27 novembre 2022.

    Sur son réseau Telegram, RansomHouse affirmait que la moitié des données était éditée et que le solde était à vendre. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse/Telegram))

    Dans les infos sont contenus des fichiers avec les identifiants, les numéros de téléphone, les adresses des patients, des salariés des EPS, ainsi que des fournisseurs de produits médicamenteux tels que la chaîne de pharmacies Cruz Verde. Les pathologies des patients ont été révélées à travers la divulgation des dossiers médicaux.

    « […] Keralty continue de mettre en œuvre les plans d’urgence nécessaires au maintien du service. Notre principale priorité est et reste de prendre soin de la santé et du bien-être de nos membres. Pour cette raison, nous regrettons les inconvénients que cette situation a générés », expliquait le groupe. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse)

    L’agence révèle que « les enquêtes menées par le SPE lui-même ont confirmé la violation des informations personnelles de 241 589 utilisateurs, une situation qui exige que Sanitas informe chacune des personnes affectées par cette situation spécifique de manière opportune, véridique et complète », relate infobae. Depuis, RansomHouse a publié trois nouvelles victimes sur son site de fuite : : Indonesia Power (0,6 TB de données), E&S Heating & Ventilation Ltd. (0,6 TB) et Saint Kitts and Nevis (2, 7TB).

  • L’hôpital Joaquín Paz Borrero à Cali en Colombie victime d’une cyberattaque

    L’hôpital Joaquín Paz Borrero à Cali en Colombie victime d’une cyberattaque

    La Colombie est à nouveau touchée dans son système de santé. Depuis début décembre 2022 trois attaques cybernétiques ont frappé les infrastructures. Celle concernant EPS Sanitas impactait plus de 5 millions d’affiliés. Audifarma qui permet à de nombreux Américains du sud de se soigner se voyait infecté à son tour. Dans la soirée du 23 février 2023, aux alentours de 19 h 30, les premiers soubresauts étaient ressentis aux urgences de l’hôpital Joaquín Paz Borrero.

    L’hôpital Joaquín Paz Borrero, situé à Cali au sud-ouest de Bogota, apporte des soins pour 30 000 personnes. Les conséquences de l’attaque et du chiffrement des données impactent particulièrement les Colombiens en parcours de soins. Le gouvernement du district de Cali a d’ailleurs activé un plan d’urgence pour le bon fonctionnement des IPS (Instituto Prestadores de salud sont les établissements promulguant les soins aux patients). Le but garantir aux utilisateurs du réseau de santé son accès. La plateforme de prise de rendez-vous en ligne est donc momentanément hors d’usage.

    María del Pilar Cano Sterling, maire de Cali, a indiqué que « nous n’accepterons pas de donner de l’argent pour le sauvetage de l’information, nous n’acceptons aucun type de chantage, il s’agit d’informations publiques. » (Crédits : Alcadia de Clai/YouTube)

    Le fonctionnement des urgences subit également l’attaque expliquait Angie Gutierrez, gestionnaire de l’ESE Nord. « Bien qu’ils nous laissent un message demandant une rançon pour l’information, ils ne parlent pas d’un montant, ils parlent de prendre contact avec eux dans 72 heures, sinon il sera de plus en plus coûteux de sauver cette information, de la même manière nous devons préciser que les données personnelles des utilisateurs ne sont pas en danger », ajouta-t-il.

    L’accès non autorisé aux données est passible d’une peine d’emprisonnement de quarante-huit à quatre-vingt-seize mois et d’une amende de 100 à 1 000 fois le salaire minimum mensuel légal en vigueur. Il est de 1 160 000,00 COP soit 224,67 €.

    Les services débutaient leurs recherches. Selon la communication, le serveur impacté de contenait ni dossiers médicaux ni de données sur les patients, relate Caracol. Le responsable de l’ESE Norte stipulait que des mesures ont été prises pour garantir la sécurité des informations hébergées sur les autres serveurs. Les plaintes ont été déposées auprès du ministère public et de la police, pour lancer les enquêtes en rapport à la loi 1273 de 2009.

  • La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La Colombie subit des attaques cybernétiques d’ampleur depuis le milieu du mois de novembre dernier. Omegapro déclarait avoir été la cible d’une cyberattaque le 17 novembre 2022, Sanitas en a également fait l’expérience le 28 novembre 2022. Puis l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) suivait le 12 décembre, et Afinia a signalé un incident cybernétique le 16 du même mois. L’entreprise pharmaceutique Audifarma a annoncé avoir subi une cyberattaque le 22 janvier 2023.

    Audifarma a communiqué, dimanche 22 janvier, avoir été la cible d’une cyberattaque visant son infrastructure. La conséquence est immédiate. Pour éviter la propagation supplémentaire, les serveurs physiques et virtuels sont temporairement désactivés pour protéger les informations et les utilisateurs de l’organisation. « Nous informons que, pour ce qui est de la livraison des médicaments, le service continuera d’être assuré normalement et à ses heures habituelles dans tout le pays », a promis la société. L’équipe de communication a notifié qu’il est indispensable d’avoir la prescription médicale et la carte d’identité pour la délivrance des traitements médicamenteux.

    L’entreprise pharmaceutique Audifarma sert plus de 12 millions de patients et utilisateurs des différents EPS dans la délivrance de médicaments.

    « Nous informons le grand public que le dimanche 22 janvier 2023, nous avons fait l’objet d’une attaque informatique externe sur notre infrastructure technologique. Dès que nous l’avons identifié, nous avons activé nos protocoles de sécurité informatique mis en place pour ce type de cas, et avons procédé à la désactivation des serveurs physiques et virtuels afin de protéger les informations de notre organisation et celles de nos utilisateurs », a déclaré Giovanny Mesa, directeur général d’Audifarma.

    En conséquence, ses serveurs physiques et virtuels ont dû être temporairement désactivés pour préserver les données et l’ensemble des personnels.

    De même, le site web et l’application mobile sont temporairement désactivés en tant que rendez-vous virtuels, demande et programmation de médicaments à domicile. Aucun groupe n’a encore revendiqué la paternité de la cyberattaque.

  • La Colombie à nouveau frappée par une cyberattaque qui cible l’EPM avec une rançon de 5 millions de dollars

    La Colombie à nouveau frappée par une cyberattaque qui cible l’EPM avec une rançon de 5 millions de dollars

    Un cataclysme frappe la Colombie, après EPS Sanitas, et Omegapro, c’est le bâtiment dit « intelligent » de l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) qui est victime d’un ransomware. L’édifice a été vidé de ses occupants le 12 décembre 2022 au soir. Ils sont dans l’obligation de travailler depuis leurs domiciles. Une attaque cybernétique aurait pris toutes les informations des ordinateurs de l’EPM à Medellín. Un ransomware est à la base de l’infection, les cybercriminels exigent une rançon de 5 millions de dollars pour libérer les données.

    Dans une brève communication, les autorités reconnaissaient qu’ils avaient eu un « incident de cybersécurité », arguant cette raison pour le renvoi des employés chez eux. Ils assuraient que la situation n’avait « aucune incidence sur la fourniture adéquate des services publics d’énergie, eau et gaz ». En août de cette année, le bureau du procureur de Francisco Barbisa avait été victime d’un acte similaire. Son bureau enquêtait sur de la corruption, des homicides et des abus sexuels. L’estimation des fichiers volés avoisinait les 5 To. Le cabinet a déclaré que cette fois le butin vol serait triple, soit 15 To.

    EPM a indiqué que le paiement de ses obligations serait retardé en raison de la cyberattaque. L’Alliance Separa, composée de 15 organisations de ramasseurs de déchets, a demandé de trouver une solution aux frais de collecte impayés de décembre, seule source de revenus pour certains Colombiens. (Crédits : DR)

    Fabio Assolini, le directeur de l’équipe de recherche et d’analyse de Kaspersky pour l’Amérique latine, a révélé qu’au cours des dix premiers mois de l’année plus de 65 000 attaques ont été enregistrées en Colombie.

    Mauvaises nouvelles en cascade

    La date du paiement de la redevance du ramassage des ordures reste inconnue. Elle représente le seul revenu de nombreuses organisations de ramasseurs de déchets. Le versement des frais pour le mois de décembre, les primes aux employés concernés et du salaire pour la deuxième quinzaine ne sont pas réglés. La conséquence est directe, il y a un appauvrissement d’une classe de la population colombienne déjà fragilisée.

    Malgré les problèmes qui perdurent depuis plus d’une semaine, l’entreprise a permis le recouvrement de l’énergie prépayée à travers les banques ou l’application Nequi Colombia, afin de réduire les problèmes d’accès aux services publics. Un compteur pour l’énergie prépayé d’EPM en Colombie ci-dessus. (Crédits DR)

    « Pour l’eau prépayée dans le canal des points directs Gana et PTR, ainsi que plus de 30 réservoirs d’eau potable pour les quartiers de la ville. Et l’énergie prépayée dans nos bureaux dans les canaux directs de Gana et à travers PSE des banques », a déclaré Claudia Gómez Maya, responsable de l’unité des offres aux ménages.