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  • Attention aux possibles arnaques au QR code en France, elles sévissent déjà aux États-Unis

    Attention aux possibles arnaques au QR code en France, elles sévissent déjà aux États-Unis

    Tandis que les SMS concernant Ameli continuent d’être envoyés partout sur l’hexagone, une nouvelle menace débarque : le QR code. Depuis les deux années où le SARS-CoV-2 a tenu le haut de l’affiche, ces petits carrés bizarres sont en tous lieux. Sur les tables de restaurant, la devanture d’un magasin, en bas de page de publicité… il est désormais omniprésent sans s’en rendre compte. Machinalement nous voyons ce petit carré ressemblant de manière capillotracté au jeu de Pacman, et nous dégainons le smartphone. Mais que savez-vous de lui ?

    Avant d’effrayer le lecteur, remontons de quelques années en arrière, en 1994. Année du début de l’ère Aimé Jacquet, menant la France à sa première victoire en coupe du monde de football en 1998. Les bleues, quant à elles disputent actuellement l’Euro et sont en quarts de finale, refermons l’aparté. Donc, les codes QR ont été créés en 1994. Une filiale de Toyota, Denso Wave, a développé ce code pour faciliter le processus de fabrication, le suivi des véhicules et des pièces. Il a été conçu pour permettre des vitesses de décodage rapides, son nom est devenu logiquement « code Quick Response ». S’ils possèdent une notoriété digne d’une rock star, leur existence est due au développement et succès des codes à barres. Depuis ils sont extrêmement populaires, et c’est là où le bât blesse.

    Les codes QR peuvent stocker jusqu’à 7 089 caractères numériques, 4 296 caractères alphanumériques, bien au-delà de la capacité du code-barres (une douzaine de caractères). Des lignes de codes pour exécuter une action, par exemple en Bash, n’ont pas besoin d’autant, 1 500 sont amplement suffisante, voire moins, beaucoup moins.

    Que s’est-il passé ? Cet instrument pratique se retrouvait même dans les bibliothèques municipales, et plein d’autres endroits. Le nombre de chiffres dans les codes a donc été augmenté, générant une modification. Leurs tailles, et l’espace d’impression multipliaient les coûts d’impression. En outre, ces évolutions ont entraîné des complications occasionnelles lors de la lecture/du balayage des nouveaux codes. De la poudre de perlimpinpin, beaucoup de recherche et de travail, ont donné naissance aux codes QR 2D (bidimensionnels). Depuis leur avènement, ils ont vu leur population augmenter, les développements de la technologie pour améliorer la capacité de stockage et la fonctionnalité…

    La taille accrue du QR code en fait une arme redoutable. Avec le langage de programmation Python, il est simple d’envoyer un e-mail sans fioriture. Le FBI avertissait ses concitoyens en début d’année 2022 : « ne scannez pas un code QR trouvé au hasard ». Les escrocs utilisent de faux codes QR pour voler vos mots de passe et votre argent.

    Des individus malintentionnés les utilisent dorénavant pour voler des données personnelles ou compromettre un terminal, selon Le Parisien. Les escrocs ont toujours un coup d’avance ! Il suffit désormais de flasher le code avec son appareil photo pour être dirigé vers une URL. Elle peut permettre de lire un menu, télécharger une application ou montrer « patte blanche » dans l’application mise en place par le gouvernement « Tousanticovid ». Il n’est nullement question des RGPD. « Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un “smartphone” à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins de 2 mètres pendant au moins 5 minutes », explique le site dédié.

    Dans un article du quotidien Le Parisien, un « expert » précise que « la cyberattaque passe par l’appareil photo et contourne ainsi les antivirus et les filtres de sécurité ». Vous pouvez en quelques secondes créer le vôtre. « Il est tout aussi facile de modifier une application avec un code malveillant qui transforme le téléphone en mouchard ou siphonne les données », ajoute-il.

    Pour effectuer une attaque ou un vol de données, il suffit de faire « Man-in-the-middle ». Pour cela ils peuvent remplacer un QR Code par le leur en apposant un autocollant. En le scannant, les utilisateurs sont renvoyés vers une copie ou l’original du site, avec exfiltration de leurs données, sans s’en apercevoir. (Crédits : Panda Security)

    Selon des sources bien informées « le QR est une belle invention qui ne représente que peu de “menace” ». Les problèmes indiqués se situent que dans les différents traitements associés, pas dans le code QR, lui-même. L’usage des outils « informatiques » par tout un chacun « facilite » la vie quotidienne. « Les entreprises utilisent légitimement les codes QR pour fournir un accès sans contact pratique et les ont utilisés plus fréquemment pendant la pandémie de COVID-19. Cependant, les cybercriminels tirent parti de cette technologie en dirigeant les scans de codes QR vers des sites malveillants pour voler les données des victimes, en intégrant des logiciels malveillants pour accéder à l’appareil de la victime et en redirigeant le paiement à des fins cybercriminelles », expliquait le FBI dans son alerte. Pour toutes les questions sur les possibles fraudes , un site Cybermalveillance.

    Qu’est-ce qui va différencier un « vrai » d’un « faux » QR code ? Humainement, c’est très compliqué.

    Ars Technica rapportait que des malfaiteurs avaient placé des autocollants de codes QR frauduleux sur des parcmètres, dans les grandes villes du Texas. Ces autocollants visaient à inciter les gens à payer leur stationnement, mais sur un site Web frauduleux. Les agents de stationnement avaient trouvé des autocollants avec des codes QR frauduleux sur les bornes de paiement à Austin, Houston et San Antonio. Les autorités avaient dans un communiqué de presse, que des fraudes sur des parcmètres étaient constatées. Au final 29 des 900 avaient un autocollant recouvrant le code QR. En cas de doute, rapprochez-vous des forces de l’ordre, de votre banque et du site Cybermalveillance.

  • LDLC dans la tourmente

    LDLC dans la tourmente

    C’est par un communiqué de presse du lundi 29 novembre 2021 que le groupe LDLC relatait avoir « détecté un incident de cybersécurité dans ses systèmes informatiques, ayant entraîné un accès non autorisé aux données de l’entreprise », mais « n’a pas eu d’impact sur les opérations commerciales du Groupe ». Les opérateurs derrière Ragnar_Locker ont publié un échantillon de renseignements dérobés sur le système d’information de la firme, ainsi que plusieurs captures d’écran.

    Les assaillants derrière le ransomware sont clairs dans le message « Si le Groupe LDLC souhaite arrêter le processus de fuite et éviter d’autres publications, il en a déjà été informé et sait comment nous contacter ». Ils ajoutent avec une pointe sarcastique « n’oubliez pas de vérifier vos e-mails ». « Aujourd’hui, nous publions le premier lot de données, mais si le Groupe LDLC ne nous contacte pas, nous continuerons à télécharger des données jusqu’à ce que toutes les informations soient divulguées », préviennent-ils, depuis les premiers dévoilements sur le site de fuites.

    Les opérateurs par cette preuve de fuite montrent qu’ils étaient en mesure de suivre les échanges de l’équipe de réponse à incident. Les cyberdélinquants démontrent qu’ils ont encore un plus large accès à son système d’information, ainsi qu’à ses postes de travail. Par cette preuve, la compromission est possiblement. (Crédits : capture d’écran)

    LDLC précisait néanmoins que les données clients n’étaient pas concernées et que ses équipes de sécurité s’affairaient à une « analyse approfondie » afin de renforcer les mesures de protection mises en œuvre. Comme rappelle Le MagIT ce que soulignait Jérôme Saiz, du cabinet Opfor Intelligence : « dans une crise cyber, il faut considérer que l’on n’a plus confiance en ses moyens de communication ».

    Outre les captures d’écran, Ragnar_Locker relaie également deux archives en téléchargement. Elles sont respectivement pour l’une de 8,5 Go et pour l’autre de 21 Go compressées, que le groupe affirme avoir volées. Le groupe indique avoir « notifié » le groupe LDLC de l’attaque et du vol de données, mais n’avoir reçu aucune réponse de sa part, ce qui l’a poussé à commencer la diffusion de ces dernières.

    Des investigations se poursuivent. « Même si certaines données à caractère personnel ont pu être consultées, cela ne concerne en aucun cas les informations sensibles relatives aux clients des sites internet marchands du Groupe », assure LDLC. (Crédits : capture d’écran)

    Ce qui doit être lu entre les lignes est que LDLC refuse de payer la rançon réclamée par le groupe d’assaillants, d’autres fichiers seront répandus. Ragnar Locker est connu pour lancer des attaques de codes malveillants de type ransomware, doublé souvent d’un chantage à la diffusion de datas volées sur leur site dédié. Ragnar_Locker a également publié trois captures d’écran suggérant que le groupe s’est intéressé de près à l’infrastructure virtualisée de LDLC.

    Ragnar_Locker serait actif depuis au moins avril 2020. Il avait notamment visé l’avionneur Dassault Falcon Jet, avec près de 87 Go d’informations compressées, ou encore l’éditeur de jeu vidéo Capcom lors du mois d’août 2020 pour un total de 196, 58 Go de données compressées.

    « L’attaque pourrait d’ailleurs avoir commencé avec l’exploitation de la vulnérabilité CVE-2021-21985 », informe Le MagIT. En effet, cette faille permet à attaquant non authentifié d’exécuter du code arbitraire à distance, avec qui plus est un haut niveau de privilèges. De plus, des codes d’attaques sont disponibles publiquement pour la vulnérabilité CVE-2021-21985 et le CERT-FR a connaissance d’exploitations actives de celle-ci. Cette dernière est connue pour être exploitée dans le cadre de cyberattaques avec déploiement de ransomware. Cette vulnérabilité état documentée par l’ANSSI le 7 juin 2021, avec des recommandations de sécurité pour les architectures basées sur VMware vSphere ESXI.