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  • La santé brésilienne infectée par un virus

    La santé brésilienne infectée par un virus

    La formule pourrait être cocasse, si ce n’est qu’en ces temps particuliers, où le SARS-CoV-2 est l’une, voire la principale information depuis bientôt deux années. Alors le Brésil souffre dans ses institutions. Alors que vendredi 10 décembre 2021 le pays du mont du Pain de Sucre enregistre le plus petit nombre de cas de Covid-19, selon les autorités (7 916 enregistrements par jour), c’est le ministère de la Santé et son système d’information qui est infecté par un virus, mais informatique celui-ci.

    Vendredi matin, les vecteurs d’information du ministère de la Santé viennent de subir une attaque d’opérateurs, et sont désormais hors ligne. L’infection se serait produite, selon les dires, vers 1 h. Le ministère concerné ne s’est pas encore positionné sur les impacts possibles. Lorsqu’on essaie d’accéder aux sites web, comme aux applications concernées, un message revendiqué par le groupe « Lapsus $ » stipule que « les données internes des systèmes ont été copiées et effacées » et conseille de contacter les secours. Ils affirment détenir 50 téraoctets d’informations, et déclarent également qu’ils étaient prêts à échanger ces données avec le paiement d’une rançon en cryptomonnaie.

    Le réseau interne du Secrétariat national du Trésor a été la cible d’une attaque par ransomware en août dernier. À l’époque, le ministère de l’économie avait informé que l’action n’avait pas causé de dommages aux systèmes ni aux bons du Trésor. (Crédits : capture d’écran)

    « Le ministère de la Santé rapporte que dans les premières heures de vendredi (10) a subi un incident qui a temporairement compromis certains systèmes de dossier, comme e-SUS Notifica, Système d’information du programme national de vaccination (SI-PNI), ConecteSUS […]. Le Cabinet de sécurité institutionnelle (GSI) et la police fédérale ont déjà été appelés à soutenir les enquêtes. Le département d’informatique du SUS (Datasus) agit avec un maximum d’agilité pour rétablir les plateformes », indique le communiqué. Le cabinet de sécurité institutionnelle et la police fédérale ont déjà été déclenchés pour soutenir le ministère de la Santé dans les enquêtes. Il ne donne aucune prévision à ce stade quant au retour à la normale des services et des sites web.

    Le Brésil, comme Cuba, la Biélorussie, l’Île Maurice sont en « rouge », car « une circulation active du virus est observée avec une présence de variants préoccupants ». Le Canada, l’Australie, Hong-kong sont en vert, alors que l’Afrique du Sud est en écarlate, grâce à « Omicron », en date du 4 décembre 2021. (Crédits : capture d’écran/Gouv.fr)

    Les Brésiliens dans le dur. L’émission du certificat, et de la carte nationale numérique de vaccination Covid-19, sont indisponibles pour le moment. Le Gouvernement français émet des différences en fonction d’« une classification des pays a été définie sur la base des indicateurs sanitaires. |…] sont adaptées selon les évolutions de leur situation épidémique. » Du vert, au rouge écarlate en passant par l’orange. Sans cette preuve vaccinale, les Brésiliens qui se dirigent vers la France se verront notifier une « quarantaine obligatoire de 10 jours contrôlée par les forces de sécurité ». C’est ce même gouvernement français et ses représentants, après s’être fait prendre en vidéo, au congrès des maires, sans respecter les gestes barrières, et port du masque, n’apparaissent désormais nulle part sans ce que dernier, soit ostensiblement visible. Ils ont contribué à l’essor de la culture et du film français des frères Lumière, « L’arroseur arrosé »… en invectivant tout un chacun par des recommandations de tenue et de savoir-vivre à leurs administrés, mais sans les respecter, ni les appliquer à eux-mêmes.

  • Le site de la RNLI hors ligne après une cyberattaque présumée

    Le site de la RNLI hors ligne après une cyberattaque présumée

    Ceux qui œuvre au sein de la Royal National Lifeboat Institution (RNLI) naviguent désormais comme dans le fog londonien sur le web, à vue. Depuis le 4 décembre 2021, le site a été mis hors service par précaution. Selon le Mail Online, cette infection par codes malveillants serait attribuée à des groupes dits anti-migrants après que des bateaux ont sorti 100 migrants, dont des bébés, d’une mer agitée au petit matin. Les sauveteurs avaient signalé à la police britannique avoir reçu des courriels menaçants.

    « Le site Web de la RNLI a fait l’objet d’une activité suspecte aujourd’hui, vendredi 3 décembre 2021 », déclarait un porte-parole de la RNLI. La vitrine de l’organisation caritative est depuis hors ligne, après que l’incident fut découvert et que son personnel ait reçu environ 3 000 courriels d’intimidation. « D’éminents activistes soupçonnent des groupes d’extrême droite d’être à l’origine de l’incident après que Britain First a exhorté ses partisans à envoyer des courriels de plainte à l’organisation caritative », relate le Mail Online. Le mouvement politique Britain First, à travers son leader Paul Golding a « nié toute implication », déclarant au Mail Online qu’il « n’a pas la capacité de pirater des sites web et quiconque suggère que nous pourrions le faire répand de fausses nouvelles ».

    Toute personne se rendant sur le site de l’association est dirigée vers une page d’accueil indiquant que « la requête est bloquée ». (Crédits : capture d’écran)

    La Royal National Lifeboat Institution, colle dans la volonté de sauver des vies à notre Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). Elle est la plus grande organisation caritative qui sauve des vies en mer autour des côtes du Royaume-Uni, de la République d’Irlande, des îles Anglo-Normandes et de l’île de Man, ainsi que sur certaines voies navigables intérieures. « Nous nous concentrons sur notre objectif principal, qui est de sauver des vies en mer, et notre service de sauvetage 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 reste pleinement opérationnel », ajuste le porte-parole en rappelant à son personnel et ses bénévoles de rester vigilants afin d’assurer leur propre sécurité et celle de leurs collègues.

    La RNLI qui est une organisation caritative au Royaume-Uni et en République d’Irlande, est visée par une infection malveillante. (Crédits : UKNewsPictures)

    Le groupe a déclaré sur son compte Telegram, car banni de tous les réseaux sociaux : « Britain First a lancé une campagne de plaintes à l’encontre de la RNLI pour faire pression sur elle afin qu’elle abandonne son soutien à l’immigration illégale et au trafic d’êtres humains et qu’elle se concentre plutôt sur le sauvetage des vies britanniques le long de nos zones côtières ». La semaine dernière, alors que la tempête Arwen s’abattait sur la Grande-Bretagne avec des vents de force coups de vent dépassant les 50 kilomètres par heure, la RNLI a mis quatre marins en sécurité au large des côtes du Pays de Galles. La semaine précédente, l’équipe de sauvetage dans le nord de l’Angleterre a affronté des vagues de six mètres pour sauver six pêcheurs, sur leur bateau de 14 mètres après que son moteur soit tombé en panne. Des interventions comme celles-ci, l’organisme de bienfaisance entièrement bénévole qui existe depuis 200 ans en effectue régulièrement, sans jugement ni préférence, à toute personne en difficulté en mer. Samedi 4 décembre 2021, les mauvaises conditions météorologiques entravaient opérations de secours, notamment en raison du brouillard.

    Tandis que la tension provoquée par les déclarations du groupe politique Britain First envers la RNLI battait son plein, c’est cet actuel drame qui occulte cette campagne de dénigrement. Vingt-sept personnes, dont sept femmes, dont l’une était enceinte, et trois enfants, ont péri lorsque leur bateau a chaviré mercredi 24 novembre 2021, dans le détroit du Pas-de-Calais. « La Manche, nouveau cimetière à ciel ouvert […] C’est l’événement le plus meurtrier depuis 2018 […] », s’indignait France Bleu.

    Une migrante et sa progéniture après avoir été aidés à débarquer d’un bateau de sauvetage de la RNLI sur une plage de Dungeness, sur la côte sud-est de l’Angleterre, le mois dernier. « Nous ne pouvons pas oublier que l’interminable débat sur l’immigration […] est un débat sur le droit des gens à vivre », a déclaré Rosie Carter, de HOPEnotHate. (Crédits : AFP)

    Consécutif aux 27 décès et aux opérations des forces de l’ordre, cinq personnes ont été arrêtées en France, dont un homme interpellé pendant la nuit au volant d’un véhicule immatriculé en Allemagne, rempli de bateau gonflable, type « zodiac ». Bien qu’il n’y ait « aucun lien prouvé » avec le naufrage, selon les procureurs, bien que le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin insistait sur le fait que tous étaient « directement liés » aux noyades. L’enquête est en cours. « La RNLI est fière du travail humanitaire de ses équipages bénévoles de bateaux de sauvetage dans la Manche et nous sommes reconnaissants de l’élan de soutien que nous avons récemment reçu », ajoutait le porte-parole. Les événements tragiques « nous rappellent tristement à quel point il est dangereux de prendre la mer dans l’une des voies de navigation les plus fréquentées du monde à bord d’embarcations non adaptées » à la traversée, surtout à l’approche de l’hiver ou la mer forcit.