Vous n’êtes atteint de nyctalopie, c’est bien dommage, car vous verriez parfaitement dans la nuit la plus sombre, comme le bousier scarabaeus satyrus. Certains animaux et insectes se sont tout à fait adaptés à la vie nocturne, quand nous, être humain, avions des torches, lampes à huile et électriques… Le scarabée vénéré en Égypte est souvent décrié, il mange de la bouse, c’est un insecte, est-il nuisible ? Il est intéressant de se pencher au-dessus de nos jardins pour y regarder l’infiniment petit, sans y voir une invasion, car ils étaient là avant nous et nous survivrons.
Il ressort régulièrement dans les films dont l’action se situe en Égypte, dans des livres, tel le Scarabée d’or (The Gold Bug) d’Edgar Allan Poe, parue en juin 1843 dans le journal de Philadelphie Dollar Newspaper, et au cœur de l’empire des pharaons. Il n’est pas rare depuis que les archéologues et les égyptologues recherchent reliques et de secrets anciens, qu’ils découvrent des tombes contenant des chats momifiés et de rares scarabées. Au cours de la momification, il a même fini par prendre la place du cœur du défunt, car il est devenu le Dieu Khépri, représenté par un homme à tête de scarabée, ou comme un scarabée poussant un disque solaire. Khépri est une entité de la mythologie égyptienne associée au soleil et symbole de la renaissance, sa tête, en forme de demi-disque rayonnant, tel un lever de soleil, évoquant l’éternel recommencement.
Khépri est un des premiers dieux de l’Égypte ancienne, il serait apparu en -5000 avant notre ère. Il est la forme que Râ, Dieu créateur a prise pour concevoir le Soleil. (Crédits : Mythologica)
En tous lieux de la planète, ou presque, ils sont représentés par 30 000 espèces, de formes variés. Au sein des plus connus, les hannetons, les cétoines et les scarabées proprement dits. Ils sont déterminée par leur classe, Hexapodes, leur ordre, Coléoptères, et leur super-famille, Scarabéoïdés.
Qui est-il ?
Sa taille est située autour de 1 cm ou plus, mais n’excède pas les 3 cm de long, il existe, comme toujours, des exceptions. Le scarabée Goliath, dont la larve pèse jusqu’à 115 g pour 115 mm de longueur, mais également le megasoma actaeon, appelé le scarabée éléphant peut atteindre près de 14 cm. Le lucane cerf-volant, Lucanus cervus, est quant à lui, avec ses 80 millimètres pour le mâle (mandibules comprises), le plus grand Coléoptère d’Europe. L’individu se nourrit, selon les espèces, de fruits, de racines ou d’excréments d’animaux et de matières en cours de décomposition. Il fabrique alors des boulettes qu’il stocke sous la terre dans des galeries creusées avec ses pattes. C’est au sein de ces dernières que la femelle pond ses œufs. Les larves se développeront dans un garde-manger à profusion. Sa durée de vie dépend de ses fréquentations, il peut atteindre les trois années sans qu’il ne croise la route de hérissons, lézards, fourmis, moineaux et mésanges.
Le scarabée bousier conçoit ses petites boules de bouses et autres détritus. Il joue un rôle essentiel, car il contribue à l’accélération de la décomposition du bois mort, des moisissures et excréments des animaux. Fervent partisan de la nature, en enfouissant ces boulettes dans le sol, il concourt à fertiliser la terre. (Crédits : Baynham Goredema/Pixabay)
Par contre, le hanneton commun (Melolontha melolontha) est lui un radicivore. Reconnaissable à ses élytres bruns, c’est un prédateur et particulièrement destructeur dans le potager et jardin d’ornement, car les larves se nourrissent que de racines. Les vers blancs affaiblissent ou anéantissent plantes et gazon. Elles sont cependant l’un des mets favoris d’oiseaux, hérissons et taupes. Jusqu’aux fourmis qui peuvent réguler leur population en s’alimentant des œufs. Chaque individu joue un rôle important, et devient indispensable à la biosphère, même l’Homme dans une certaine mesure.
Spécimens atypiques
Le bousier africain va chercher sa pitance, comme ses congénères, mais seulement lorsque la nuit est tombée. Quand vous déambulez en pleine obscurité, hormis muni d’une lampe électrique ou que vous soyez nyctalope, vous ne verrez pas grand-chose. Le scarabaeus satyrus, selon les chercheurs s’oriente différemment de l’être humain. Si nous arrivons à nous diriger à l’aide d’étoiles, ils en sont incapables, car trop peu d’intensité lumineuse émise. Marie Dacke, de l’Université de Lund, en Suède, et ses collègues ont montré que lors des nuits sans lune, un bousier sud-africain peut s’orienter grâce à la Voie lactée.
« C’est son adaptation : il ne peut pas voler, donc il reste sur place et laisse son armure spécialement conçue pour subir l’assaut jusqu’à ce que le prédateur abandonne », David Kisailus, professeur à l’université de Californie. Inutile donc de tenter de le piétiner. (Crédits : David Kisailus/UCI)
Le Nosoderma diabolicum, qui évolue dans les habitats désertiques du sud-ouest des États-Unis, développe des capacités peu ordinaires. Le scarabée cuirassé diabolique mérite fièrement son sobriquet. Alors qu’il mesure entre dix et vingt millimètres, il peut supporter des forces jusqu’à 39 000 plus importe que son poids. Rassurez-vous, ce n’est pas un bug informatique, cela correspondrait pour un individu de 90 kilogrammes à une charge de 3,5 millions de kg. Selon les chercheurs, il pourrait ainsi résister au passage d’une voiture et la force exercée par le pneu estimée à 100 newtons, impressionnant non ?
Ne jamais considérer un livre sur sa couverture, comme une personne selon son allure, bien que cela soit légion et monnaie courante. Qui est devenu docteur en astrophysique après une carrière pleine et entière en tant que musicien ? Qui a écrit des œuvres érotiques avant d’enseigner la morale religieuse et chasteté ? Le cas échéant, veiller au grain, que représentent ces expressions ? Est-ce respectueux de montre du doigt, ou du pied ? Les acronymes ne sont pas toujours heureux, dans certains cas dérangeants, provoquant un comique de situation occasionnellement.
Le jugement est un sentiment humain. Il est grand, il est gros, elle est maigre, elle est petite… parfois, l’envolée lyrique de nos pensées, de nos paroles ou de notre gestuelle est blessante, alors qu’elle ne traduit que nos ignorances. Sans connaître ladite personne, nous préjugeons, nous jugeons, nous mettons au banc de la société, parce qu’elle ne mérite pas de… sérieusement ? La différence est une force, la remise en question doit être permanente, car nécessaire. En quoi le fait qu’il soit enveloppé vous incommode, en quoi le fait qu’il aime une personne du même sexe vous trouble, en quoi le fait qu’un individu soit plus riche que vous, en quoi le fait qu’une femme soit plus intelligente qu’un homme (et vice-versa) vous dérange. « Il y a plusieurs siècles, l’idée que les femmes étaient intellectuellement inférieures aux hommes était considérée comme une réalité. La science a longtemps cherché à trouver les différences qui sous-tendaient cette hypothèse. Peu à peu, de nombreuses études ont démenti bon nombre de ces différences, mais notre monde reste obstinément sexué », écrit Melissa Hogenboom.
Queen est l’un des plus grands groupes de rock britannique de l’histoire. Il a vendu plus de 300 millions d’albums à l’échelle internationale en 2009, dont 32,5 millions aux États-Unis. (Crédits : Queenonline)
Remontons dans la « DeLorean DMC-12 » de « Retour vers le futur », en 1970 aux alentours de Picadilly Circus. Au sein de The Old Smoke (surnom de Londres après la catastrophe de 1952), un astrophysicien, un biologiste et un électronicien se rencontrent. Ils forment un groupe qui restera et demeurera célèbre.John Deacon, bassiste, débarque à Londres en 1969 pour suivre des cours d’électronique. Il obtiendra un diplôme dit « First-class honours » récompensant les apprenants ayant la meilleure moyenne, ou major de promotion. Roger Taylor, le futur batteur après avoir commencé des études de médecine pour devenir dentiste, s’orientera vers la biologie. Il décroche le « Bachelor of Sciences », équivalent de la licence en France, avec trois années supérieures. Puis Brian May est le plus capé. Il est diplômé de sciences physiques à l’« Imperial College » de Londres, ou il débute une thèse de doctorat en astrophysique. Alors que le quatuor a déjà enregistré deux albums, il la met en sommeil (dans son grenier) pour se consacrer au groupe. Il s’y penche de nouveau en 2006 après trois décennies. Il soutient celle-ci le 23 août 2007, et devient docteur en astrophysique. Ces trois personnes, qui ont fait de brillantes études, sont connues de tous. Avec le Chanteur Freddie Mercury, ils formaient le légendaire, l’un des plus grands groupes de rock, Queen.
Épicurien et lecture érotique
Un autre hère dont l’habit ne fait pas le moine, est Enea Silvio Piccolomini. Si ce nom ne vous évoque pas le moindre soubresaut de mémoire, rassurez-vous, vous le connaîtrez sûrement sous sous l’appellation de Pie II. De la même manière que tout un chacun, avant sa fonction pontificale, il eut une vie remplie. Chargé de nombreuses missions, comme auprès de l’empereur Frédéric III, il voyage à travers l’Europe et joue un rôle en vue dans l’assemblée des évêques, agissant à la limitation des pouvoirs du Saint-Père, un camouflet en soi. Son Libellus dialogorum de Concilii auctoritate (1440) fait de lui un des tenants des théories conciliaires.
Ne jugez pas le coureur à son allure, il vient peut-être de parcourir un marathon. Le pape Pie II était épicurien avant d’être le chef de l’église catholique. (Crédits : détail de la fresque Le couronnement de Pie II peinte par Pinturicchio, 1504. Scènes de la vie de Pie II de la Libreria Piccolomini. Cathédrale de Sienne.)
Cette première partie de son existence le montre sous les traits d’un mondain épicurien, auteur de poésies érotiques, de comédies très libres et d’un roman d’amour profane, « L’Histoire de deux amants » en 1444. Il est écrivain prolifique de 245 œuvres textuelles, de cinq manuscrits et archives et de 45 livres. Enea Silvio Piccolomini (1405 – 1464) fut atteint d’une grave affection (Goutte) qui l’amena à corriger sa vie licencieuse, en 1445. Il prit les ordres l’année suivante, et débuta une grande carrière de diplomate. En 1458, il fut élu pape sous le nom de Pie II. Après cinq années, onze mois et vingt-six jours, il meurt d’épuisement, dû à sa maladie, le 15 août 1464.
Veiller au grain
Les expressions françaises sont quelquefois des faux-amis. Ainsi « Veiller au grain » est une métaphore marine datant du début du XIXe siècle. Cela n’a rien à voir avec le jardinier qui surveille si ses graines semées poussent. Issue du monde maritime où le grain est une rafale aussi brutale que soudaine. Le plus souvent accompagné de grêle ou de neige. À cet instant, le matelot se devait de réduire la surface de la voile pour s’adapter à la force du vent. « Tu peux te brosser Magalie » est un syntagme indiquant à la personne citée, ici Magalie qu’elle n’aura pas ce qu’elle désire. Charles-Louis d’Hautel dans son livre « Dictionnaire du bas-langage ou des Manières de parler usitées parmi le peuple » mentionne à la page 136 de son livre : « Ça fait brosse : Locution baroque et très usitée parmi le peuple pour faire entendre à quelqu’un qu’on ne veut pas lui accorder ce qu’il demande ; qu’il est venu trop tard pour avoir part à quelque chose dont on faisoit la distribution. »
Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !
Les us et coutumes d’un pays à l’autre sont parfois sujets à discordes. En France, depuis notre tendre enfance, ce n’est pas poli de montrer quelqu’un du doigt. Cette recommandation surprenante s’applique dans de nombreux pays, ou presque. En Thaïlande, il est interdit de pointer son pied vers un individu ou vers un temple, car nos petits petons sont considérés comme impurs, de la même manière, vous ne pouvez pas sortir sans porter de sous-vêtements. En Iran, ne pas s’aviser de lever le pouce pour faire de l’auto-stop. Car si en France, c’est autorisé et bénéficie d’une connotation positive, en Iran il s’agit d’une grave insulte (à l’image du majeur tendu). Le geste des plongeurs pour signifier que tout va bien est commun dans l’hexagone, au Brésil c’est comme insulter quelqu’un de trou du c**. Au Royaume-Uni, attention à votre signe de victoire lors d’un match de football. Le signe « V » accompli avec l’index et le majeur équivaut au doigt d’honneur. Si on vous demande combien de personnes mangeront au restaurant, fait un « deux » avec la paume dirigée vers la personne vous questionnant, non l’inverse. En Grèce, ne mimez pas le chiffre cinq, main ouverte. Ce geste a pour but de lui porter malheur, vous venez (selon les us) de lui jeter une malédiction.
La politesse est un équilibre des usages sociaux régissant les comportements des gens, les uns envers les autres. (Crédits : Myriams-Fotos/Pixabay)
Lorsque vous vous restaurez au Japon, ne plantez jamais vos baguettes à la verticale dans votre nourriture pour faire une pause. C’est une coutume effectuée uniquement en cas de deuil. Comme en France, quand vous portez un toast pour une personne disparue, vous servez un verre comme s’il était présent. Ne le buvez pas, c’est irrespectueux pour certains. La gestuelle occidentale diffère de l’orient. Ainsi, avec l’expression « Je croise les doigts », ne joignez pas l’image au Vietnam, c’est un comportement obscène mimant un vagin. « Il faut aussi savoir que si à votre arrivée un vietnamien vous offre un cadeau, il est interdit de l’ouvrir en sa présence. C’est considéré comme un comportement très impoli.»
Des acronymes maladroits
Tout dépend de votre degré d’humour, d’attention et d’ironie. Le premier fut le nom précédent du RER A. Le métro express régional Défense-Étoile, situé en Île-de-France n’était pas adapté à l’acronyme (M.E.R.D.E). L’Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce crée en 1958 et dissoute un demi-siècle plus tard, faisait les anglophones (ASSÉDIC) sur la phonétique de l’acronyme. La fédération internationale de Taekwondo a décidé de changé le sien en le raccourcissant « WT », car en anglais World Taekwondo Federation donnait « WTF » usité comme « What the fuck ». D’autres sont capillotractés, OMG correspond à « organismes modifiés génétiquement », tout comme « Oh My God, oh mon Dieu », IRL pour « indice de référence des loyers » équivaut à « In real life, dans la vie réelle ». Lorsque vous faites la bise à une personne, c’est également le « Bulletin d’Information en Santé Environnementale ».