Deux histoires d’automobiles, contées dans l’Écho de Paris le 27 mars 1922, transformaient la vie de Gaston Valentin, Jean Le Gall et Pierre Sebié. Les voitures ne sont pas celles que nous connaissons aujourd’hui. La sécurité, le confort de conduite et autres améliorations ne vinrent qu’avec le temps, accidents, et prises de conscience de la dangerosité de l’être humain. Déjà les constructeurs, ou géniaux inventeurs, composèrent des véhicules terrestres à moteur avec, et sans permis, les dernières ont conservé le nom de voiturette.
Gaston Valentin est un amoureux de la belle mécanique dirait-on. Passionné par les voiturettes automobiles, qui peuvent se conduire sans posséder le permis, il n’hésite pas à emprunter celle d’autrui. Ainsi l’homme déambulait, à La Celle-Saint-Cloud lorsqu’il vit une voiturette arrêtée sur la bordure. Ce terme était utilisé pour la première fois par le constructeur automobile français Léon Bollée. Il s’en servait pour désigner un tricycle de son invention. Il en déposa le nom, et ce mot, comme le frigo (qui est une marque) à la place du réfrigérateur, est au fil du temps passé dans le langage usuel. N’écoutant que son désir, il mit le moteur en marche, pris se aises en s’installant au volant puis démarra.
Les voiturettes se pilotaient sans permis, ni carrosserie. Inventée par Léon Bollée en 1895, elle est connue sous le nom de « tricar » au Royaume-Uni. (Crédits : Joost J. Bakker)
Sortant d’une boutique, le propriétaire courut derrière son véhicule et le voleur. Entendant des cris, GastonValentin se retourna, perdit la tête et fonça volontairement dans un arbre. Interrogé par le juge d’instruction, il avoua s’être emparé de l’automobile, car il la trouvait « trèsjolie ». Le magistrat chargea un médecin légiste de procéder à l’examen mental du prévenu, dans la mesure où il ne semblait pas jouir totalement de ses facultés.
Rupture de direction
Non loin de là, près de la Porte de Trappes, une issue moins heureuse se déroulait. Une automobile faisait une terrible embardée. Elle était pilotée par le mécanicien JeanLeGall, âgé de 35 ans, avec à ses côtés son ami PierreSebié. Selon les témoins de la scène, le véhicule roulait, subjectivement, à vive allure. La rupture de la colonne de direction les envoya brutalement dans le décor. « Les deux hommes furent grièvement blessés et ne tardèrent pas à expirer », écrivait le journal L’Écho de Paris.
Les débats font rage lorsque des personnes répondent à la question de l’utilité des masques depuis l’apparition à Wuhan du SARS-CoV-2, et le capharnaüm qui s’en suit sur les décisions qui semblent juste politiques depuis le mois de mars 2020. Les ministres de la Santé, comme Olivier Véran, commencèrent par dire qu’il n’y avait aucune pertinence à le porter. Puis le Premier ministre, Jean Castex, ordonne le port du masque dans les centres villes de France, soit dès qu’il existe un trottoir. Mais suspendu depuis le 14 janvier 2022 à Paris…
Personne n’ose, ne s’aventure ou pis encore, ne sait quoi répliquer à la fameuse question dont la réponse, pourrait-être 42, quoique… Le masque est-il utile dehors, en intérieur ? Des « TikTokeurs » s’amusent par des vidéos courtes à nous interroger : « Pourquoi je dois porter un masque à l’extérieur, et l’enlever chez moi, mais je dois ouvrir mes fenêtres dix minutes toutes les heures, pour faire rentrer de l’air extérieur ? ». De la même manière, si selon les estimations de la sécurité routière on évalue à 20 % les accidents mortels dont la cause principale serait l’alcool. Alors 80 % des autres n’auraient consommé que de l’eau. Oui, c’est choquant comme exemple. C’est pourquoi il faut toujours faire attention à l’utilisation des chiffres, par les politiques, les intervenants lors d’émissions radiophoniques ou télévisuelles, sans oublier les journalistes. La seule consigne avoir les sources du protagoniste, et croiser par trois fois pour certifier ses dires.
Il faut partir d’un constat simple et primordial, nous sommes entourés de particules naturelles et d’origine anthropique. Puis, avoir à l’esprit deux faits numériques. Les Gouttelettes sont des particules de plus de 10 microns, quand aux Aérosols elles sont comprises entre moins de 5 à 10 microns. La taille des particules peut aller de 0,001 à 100μm. Les aérosols infectieux contiennent des micro-organismes. Selon l’institut national de recherche et de sécurité (INRS), un masque chirurgical est un dispositif médical (norme EN 14683). Il est destiné à éviter la projection vers l’entourage des gouttelettes (>10 microns) émises par celui qui porte le masque. II protège également celui qui le revêt contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis. « En revanche, il ne protège pas contre l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air », explique l’INRS. On distingue trois genres de masques chirurgicaux :
Type | : efficacité de filtration bactérienne > 95 % d’un aérosol de taille moyenne 3 µm
Type Il : efficacité de filtration bactérienne > 98 % d’un aérosol de taille moyenne 3 µm
Type IIR : efficacité de filtration bactérienne > 98 % d’un aérosol de taille moyenne 3 µm et résistant aux éclaboussures
Les masques chirurgicaux doivent filtrer plus de 98 % d’un aérosol de taille moyenne 3 microns pour être qualifiés de type II. Donc il protège des gouttelettes de façon certaine, et une grande partie des aérosols supérieurs à 3 microns, mais pas complètement (il reste 2 %).
Depuis la mi-décembre 2021, le bond de la part du variant Omicron parmi les cas testés positifs ne se traduit que dans des proportions très faibles en soins critiques.
Un masque dit FFP (filtering facepiece, littéralement « pièce faciale filtrante ») est un appareil de protection respiratoire (norme NF EN 149). Il est destiné à protéger celui qui le porte contre l’inhalation à la fois de gouttelettes et de particules en suspension dans l’air. Le port de ce type de masque est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que le fameux chirurgical. Il existe trois catégories selon leur efficacité, qui est estimée en fonction de l’efficacité du filtre et de la fuite au visage.
Ainsi, on distingue :
Les masques FFP1 filtrant au moins 80 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur < 22 %)
Les masques FFP2 filtrant au moins 94 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur < 8 %)
Les masques FFP3 filtrant au moins 99 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur < 2 %)
La vraie question est la taille du SARS-CoV-2, ou Covid-19. Avec un diamètre compris entre 0,06 et 0,14 micron, sa dimension le rend quasiment insaisissable par lesdits masques, mais rappelons-nous qu’il est transporté par aérosols et gouttelettes. Pour autant, il n’existe à ce jour, aucune étude scientifique démontrant l’efficacité ni le contraire du bien fondé à les porter. Seuls les avis divergent comme retranscrit FranceInfo. « On explique aujourd’hui que lorsqu’on est à l’intérieur il faut aérer les pièces pour disperser les particules, donc on imagine bien que lorsqu’on est dehors, c’est l’aération maximale possible », explique le docteur BenjaminDavido, infectiologue à l’hôpital de Garches (AP-HP). Tandis que les passants interrogés sont plus enclins, par peur, par habitude, par confort, par certitude à le conserver. Seul bémol, nous prenons régulièrement exemple sur ceux qui nous gouvernent. Quoi penser du ministre de la Santé, Mr Olivier Véran qui pendant des conférences avec le Premier ministre, Jean Castex, retire son masque, le mets en boule, pour le glisser dans sa poche de pantalon, avant de le remettre. Le masque selon les directives du ministère de la Santé et des solidarités, doit être positionné, puis ne plus être touché, sinon, il devient contaminé et ne sers plus à rien. « Quelqu’un lui a dit ? », moquerait Jean-Marc.