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  • Cyberattaque de Total en Espagne, 210 715 clients touchés

    Cyberattaque de Total en Espagne, 210 715 clients touchés

    La firme française est touchée par une intrusion non autorisée. Le fournisseur d’électricité et de gaz dépose plainte. Les données personnelles de plus de deux cent mille clients sont ainsi entre d’autres mains. Elle suit les fuites de données ou/et cyberattaques d’entreprises sur le sol ibérique. L’entreprise française Orange, la ville de Calvià (Mallorca), parfums Douglas, Teo Concello en janvier 2024. Puis l’assureur FIATC, la DGT (Dirección General de Tráfico), les forces armées espagnoles, l’université Complutense, Banco Santander, Telefónica, et Iberdrola subissent une fuite de données.

    Selon le journal La Nueva España, l’entreprise Total Energies a subi une cyberattaque. Elle touche les informations et données personnelles de 210 715 personnes. Elles sont le prénom, le nom, l’identifiant, le ou les numéros de téléphone, le courrier électronique, les CUPS (le PDL en France), l’adresse de livraison et les coordonnées bancaires. Pour autant, la société communique que les cartes bancaires et les informations d’accès en ligne ne seraient pas affectées.

    Recrudescence d’attaques « informatique »

    « Nous nous excusons et condamnons ce type d’actes criminels qui mettent en péril le bon fonctionnement du marché et nuisent à la fois aux clients et aux entreprises […] », déclare Total Energies SAU.

    « La protection et la confidentialité des données de nos clients est une priorité absolue », communique publiquement la firme. Elle collabore avec l’agence de protection des données ibérique pour « prendre les mesures légales appropriées contre les responsables ».

    Il est fort probable que la société va également renforcer la sécurité de ses systèmes d’information pour éviter que cela ne se reproduise.

    Les clients concernés sont déjà informés par courrier postal ou électronique relate El Economista.

    En mai l’AEPD, équivalent de la CNIL en France lance sa nouvelle version de gestion du règlement de protection des données personnelles (RGPD). (Crédits : Europawire)

    La cyberattaque contre la multinationale est la dernière en date. De grandes entreprises ont subi sur le sol espagnol des attaques ciblées depuis le début de l’année. Elles sont Orange, la ville de Calvià, les parfums Douglas, Teo Concello, l’assureur FIATC, les forces armées espagnoles, l’université Complutense à Madrid, Banco Santander, Telefónica, et Iberdrola.

    Cyberattaques en Espagne

    Elles ne sont pas autant dévastatrices que celles subies par l’hôpital Clinique de Barcelone ou celle qui avait paralysé le Service public de l’Emploi (SEPE). Mais elles sont bien présentes. Les fuites de données mettent en péril la sécurité des clients, patients et entreprises. En ce début d’année, c’est les clients d’Orange qui se trouvait privée de l’usage d’internet durant quelques heures.

    La commune de Calvia à Majorque subissait en janvier une cyberattaque de type ransomware. La rançon exigée était de 10 millions de dollars, rien ne sera versé. La commune Concelo de Teo en Galice en fait aussi l’expérience, avec de moindres maux, tout comme les parfums Douglas.

    Les fuites de données sont problématiques. Elles peuvent être la porte d’entrée à de nouvelles attaques. L’une d’entre elles a dévoilé les données personnelles et sanitaires de dizaines de milliers d’agents et de membres des forces armées espagnoles. Il en est de même pour l’université madrilène Complutense. Puis c’est au tour de la banque Santander. Les prénoms, noms, adresses, dates de naissance de l’ensemble des employés, ainsi que de clients au Chili, en Espagne et en Uruguay sont compromis.

    (Crédits : Zarateman/Wikipedia)

    Elle compte plus de 211 000 employés à travers le monde. Les entreprises du Ibex35 (équivalent du CAC40) sont dans le viseur des cybercriminels. Une fuite de 120 000 clients chez Telefónica, mais c’est Iberdrola qui enregistre la plus grosse fuite : 850 000 clients exposés. Mais également la plus grosse amende. Une goutte d’eau en comparaison des 11 millions de clients en Espagne (10,4 millions pour l’électricité, 1,3 million pour le gaz).

    Revente, escroqueries, phishing…

    Le but est en majorité de récupérer de l’argent. Soit directement par la revente des données sur des réseaux particuliers, soit sous la forme de rançon (ransomware), soit via le phishing, ou autre escroquerie… Il peut être aussi pour déstabiliser, nuire à une entreprise, une multinationale, un État…

    L’exemple du « Piratage de la DGT » est révélateur. Fin mai 2024, la direction générale de la circulation subit une intrusion non autorisée. Elle la révèle après la découverte d’une mise en vente d’un fichier contenant des informations sur plus de 40 millions de conducteurs espagnols.

    Les informations divulguées sont les prénoms, noms, adresses, numéros de téléphone, mais pas seulement. Les données sur le véhicule telles que le modèle, son âge, le numéro d’immatriculation, le numéro de châssis ou VIN, jusqu’aux informations sur l’assurance du véhicule.

    « Nous pouvons consulter n’importe quel enregistrement ou document des conducteurs. Nous vendons également l’ensemble de la base de données avec 34,5 millions de lignes », explique le vendeur.

    Même sur des sites web et des plateformes apparemment sûrs et fiables, il existe des vulnérabilités. Exploitées, elles mettent en danger la sécurité et la vie privée des utilisateurs. (Crédits : Mohamed Hassan/Pixabay)

    Le jeune homme de 27, originaire de Murcie le découvre. En quatre années, à travers un processus minutieux et lent, il s’infiltre dans les bases de données de la DGT en Murcie, en Andalousie, aux îles Canaries et aux îles Baléares. Le vendeur gourmand et confiant a dérobé 80 000 fiches en une seule fois en mai 2024. Ce qui a déclenché une alerte auprès des autorités. La Guardia Civil est remontée jusqu’à chez lui via son IP. Le procès n’a pas encore eu lieu.

  • L’agence pour l’emploi espagnole cyberattaquée, est hors service

    L’agence pour l’emploi espagnole cyberattaquée, est hors service

    Le Service public de l’emploi de l’État (SEPE) a subi hier matin, 9 mars 2021, une attaque informatique générale. Elle a touché tous ses bureaux sur le territoire ibérique, l’obligeant à suspendre toute activité et à reporter les rendez-vous de la journée. Des actions urgentes ont eu lieu, avec pour objectif principal de contenir, d’isoler et, d’atténuer son impact sur les systèmes d’informations. Depuis, le site est hors ligne, en raison de l’attaque cybernétique subit et plonge dans l’attente les assurés.

    Le site du SEPE est hors service depuis mardi en raison d’une cyberattaque. « Le ministère du Travail enquête sur l’origine de la faille de sécurité dans les systèmes informatiques du service public de l’emploi qui a également affecté les ordinateurs des employés de l’agence, qui ont dû les éteindre en attendant de connaître l’ampleur », explique El Diario.

    Le SEPE est hors ligne

    Une équipe de techniciens et d’experts du ministère travaille pour le retour à une activité normale dès que possible. « Le ministère du Travail et de l’Économie sociale regrette profondément les désagréments causés aux utilisateurs en raison de cette cyberattaque », indique le ministère. « Des travaux sont en cours dans le but de restaurer les services prioritaires dès que possible, notamment le portail du service public de l’emploi de l’État, puis de rétablir progressivement le reste des services destinés aux citoyens, aux entreprises, aux prestations et aux agences pour l’emploi », affiche l’agence.

    « Les délais de demande de prestations seront prolongés d’autant de jours […], cette situation n’affectera en aucun cas les droits des demandeurs de prestations », mentionne le SEPE.

    Le renouvellement des droits se fera automatiquement ou pourra être renouvelé une fois que le service aura été rétabli sans perte.

    (Crédits : capture d’écran)


    « Cette situation a provoqué le retard dans la gestion de centaines de milliers de rendez-vous dans toute l’Espagne […] avec les difficultés que tout cela entraîne dans la situation d’avalanche de dossiers à laquelle est confronté le SEPE depuis le début de la pandémie. »

    4 008 489 Espagnols au chômage

    Le syndicat des employés du service public (CSIF) s’inquiète de l’obsolescence du matériel informatique relate Vozpopuli. Luis Gonzalez, représentant du syndicat CSIF (Centrale indépendante des syndicats et des fonctionnaires) à Tarragone en Catalogne, rappelle que les matériels informatiques sont « dépassés ». Le nombre des demandeurs d’emploi dépasse les 4 millions (4 008 489), une première depuis avril 2016.

    Les mécanismes de chômage partiel, croient le nombre total. Ce type de chômage est mis en place dès le début de la pandémie en mars 2020. Il a été renouvelé jusqu’au 31 mai prochain relate Les Échos.

    Les premières investigations ne permettent pas, actuellement, de connaître l’origine de cette attaque. Néanmoins la signature d’apparition du ransomware Ryuk est définie sous la forme d’un fichier texte ou d’un fichier HTML comme le montre l’image ci-contre. En janvier 2020, les opérateurs derrière le ransomware Ryuk s’introduisirent et mirent hors service les systèmes de l’hôpital de Torrejón, dans la province de Madrid, mais pas seulement. (Crédits : elDiario.es)

    Comme l’explique El Mundo, d’autres entreprises espagnoles ont subi également le ransomware « d’origine russe », la radio privée SER et Everis. Gerardo Gutierrez, directeur du SEPE, a confirmé qu’il s’agit de « la dernière version du virus Ryuk » et que l’agence a subi « une cyberattaque similaire à celles reçues par d’autres entreprises ou administrations dans le monde ».

    Le rançongiciel Ryuk

    Nouveau venu dans le monde des ransomwares ? Pas vraiment ! Selon le rapport de l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), le rançongiciel Ryuk a été observé pour la première fois en août 2018. « C’est une variante du rançongiciel Hermes 2.1, vendu sur le forum souterrain exploit.in à partir de février 2017 par le groupe cybercriminel CryptoTech pour environ 300 dollars. Depuis octobre 2019, Ryuk dispose d’une fonctionnalité lui permettant d’allumer les postes éteints présents sur le réseau local (Wake-on-LAN) afin d’accroître sa surface de chiffrement », continue le rapport de l’Agence.

    Ransom, Ryuk, cyber

    Son apparition remonterait à décembre 2019, le rançongiciel Conti serait mis à la disposition d’affiliés selon le modèle de ransomware-as-a-service (RaaS).

    (Crédits : Déroulé simplifié de la chaîne d’infection Emotet-TrickBot-Ryuk/ANSSI)

    « Il a notamment été déployé en parallèle de Ryuk au cours de chaînes d’infection Emotet-TrickBot-Ryuk/Conti ou BazarLoader-Ryuk/Conti. Il est à l’origine de la compromission de nombreuses entités depuis août 2018, qu’il cible pour leur rentabilité et leur capacité à payer des rançons de montants élevés (Big Game Hunting). En octobre 2020, Ryuk serait responsable de 75% des attaques sur le secteur de la santé, secteur qu’il attaquerait depuis le premier semestre 2019 », poursuit l’ANSSI. Bien qu’aucun ciblage sectoriel spécifique ne puisse être identifié, il apparaît cependant qu’il cible particulièrement les États-Unis et le Canada, mais dorénavant aussi en Espagne.