Étiquette : Sartrouville

  • Une rentrée sous les cyberattaques en France

    Une rentrée sous les cyberattaques en France

    La rentrée scolaire est un marronnier, elle l’est aussi côté ransomware. Après la fuite de données du site WEB de Pôle Emploi, c’est au tour du fournisseur d’énergie Engie de se trouver sous la lumière des projecteurs. Mais également la ville de Betton située en Ille-et-Vilaine qui vient de communiquer sur la cyberattaque dont elle est victime. La communauté de communes d’Aix Marseille Provence et celle des Gorges de l’Ardèche, le groupe MCDA ou encore Auto Pièces Reims…

    Publié le 23 août 2023 sur le site de Zataz, un pirate affirme être en possession de près de 140 000 personnes uniques. Les données « proviennent d’un sous-domaine de engie.fr (Ma Prime Économie d’Énergie) à travers une faille n-day. » Ils contiennent le prénom, le nom, l’adresse e-mail, la ville, les numéros de téléphone et le numéro de client. Au total cela concerne 138 608 femmes et hommes qui se sont enregistrés entre 2018 et avril 2023 chez Engie. « Les adresses postales ont été supprimées, car je les considère comme non éthiques pour les clients qui n’ont rien demandé », affirme le pirate au site Zataz.

    La prudence est de mise. La recrudescence de données exfiltrées pourraient amener de nombreuses tentatives d’escroquerie. (Crédits : capture d’écran/Lockbit)

    Medusa revendique la cyberattaque de Betton

    L’attaque est constatée le jeudi 31 août 2023 relate le communiqué. Durant la nuit un des serveurs de la mairie était ciblé. Dès la découverte, une plainte est déposée. Des sauvegardes permettent de préserver les informations fiables appuie la municipalité bretonne. La rançon demandée est de 100 000 $, sans paiement de la part de la commune, les données seront publiées et en libre accès comme celles de Sartrouville. Les opérateurs derrière ce ransomware ont affiché depuis Jules B, Skynet, Arani Cruises, Axis Elevators, Durham Fasteners et Len Italia.

    La commune de Betton s’ajoute à la liste des victimes du ransomware Medusa. (Crédits : capture d’écran/Medusa)

    Le ransomware bien connu Lockbit revendique les attaques des communautés de communes d’Aix Marseille Provence et celle des Gorges de l’Ardèche, le groupe MCDA ou encore Auto Pièces Reims… sans évoquer les entreprises, sociétés étrangères.

  • Sartrouville et Oniris l’école vétérinaire de Nantes victimes de cyberattaques

    Sartrouville et Oniris l’école vétérinaire de Nantes victimes de cyberattaques

    La rentrée pointe le bout de son nez que l’actualité démontre que les cyberattaques n’ont pas pris de vacances. Alors que la ville d’Angoulême se met petit à petit en ordre de marche, c’est la ville de Sartrouville qui fait les frais du ransomware Medusa depuis le jeudi 17 août 2023. L’école vétérinaire de Nantes est aussi victime d’une attaque cybernétique, mais déclarée le 7 août. L’attaque n’est pas encore revendiquée par les opérateurs derrière cette opération criminelle.

    La mairie de la première ville de Charente affiche le tempo. L’attaque dont elle a été victime dans la nuit du 24 au 25 juillet 2023 mobilise encore les services. Depuis la mi-août, la mairie informe que deux logiciels ont été réinstallés. Mais que parallèlement les investigations se poursuivent. Alors que les manifestations de la commune vont attirer de nombreuses personnes. En premier, la 16e édition du film Francophone d’Angoulême du 22 au 27 août et du circuit des remparts lors du week-end des journées du patrimoine.

    La ville et l’agglomération de Grand Angoulême ont été victimes toutes deux de la cyberattaque. La reprise se fait tout en douceur, et peut prendre plusieurs semaines, voire des mois. Le communiqué de la ville affirme que 250 serveurs étaient touchés. Comme la ville de Lille qui malgré l’antériorité de l’attaque, continue de souffrir. (Crédits : Grand Angoulême)

    Sartrouville victime de Médusa

    Le jeudi 17 août 2023, la commune des Yvelines subit une cyberattaque par le ransomware Médusa. Dans le communiqué de presse, l’édile, Pierre Fond affirme que « nous tenons à assurer nos citoyens que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour résoudre cette situation dans les plus brefs délais. Notre équipe informatique travaille sans relâche pour rétablir l’intégralité de nos services. […] ». Une plainte a bien sûr été déposée auprès de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC).

    Sur le site de fuite de Médusa, des preuves viennent corroborer la cyberattaque. La possibilité de naviguer dans l’arborescence du site, et même d’en télécharger l’arbre. Le montant de la rançon demandé est de 500 000 dollars. (Crédits : capture d’écran/Médusa)

    Dans l’arbre d’arborescence se retrouvent des documents sur les food-trucks, les subventions, des rapports sur la vidéoprotection… Les données auraient été chiffrées. La mairie souligne que l’impact a été « limité grâce à leur vigilance et à la rapidité d’intervention » en parlant des équipes techniques.

    L’école vétérinaire de Nantes touchée

    L’école vétérinaire Osiris de Nantes essuie une cyberattaque. Elle s’est déroulée le 7 août informe Ouest-France. Au stade de l’enquête, seul un « serveur comprenant un annuaire des personnels de l’établissement, avec comme seules données les noms, prénoms et adresses mail professionnelles » auraient été copiés, explique la communication d’Oniris. L’attaque n’a pas été encire revendiquée. Une plainte a également été immédiatement déposée auprès de l’OCLCTIC.

    L’école nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation de Nantes, Oniris subie une cyberattaque depuis le lundi 7 août. Une plainte a été déposée auprès des forces de l’ordre, ainsi qu’une notification auprès de la CNIL. (Crédits : Oniris-Nantes)

    « Nous avons verrouillé tout notre système informatique », se veut rassurant Oniris. La communication insiste que « les membres ont été prévenus que leur adresse e-mail Oniris était pour le moment inutilisable ; aucun mail ne peut être reçu ni envoyé. »