Étiquette : ransomEXX

  • La firme italienne Ferrari touchée par une cyberattaque

    La firme italienne Ferrari touchée par une cyberattaque

    La célèbre firme qui possède Lamborghini, Fiat Group, VAG, Brembo et celle au cheval cabré a subi sa troisième cyberattaque déclarée depuis 2021. En premier Speroni part le ransoware Everest avec un accès FTP, 900 Go de dessins AutoCAD, plus de250 Go de fichiers PST… En 2022 RansomEXX affirmait sur son site de fuite détenir 6,99 Go de données sous forme de 15 fichiers compressés. La marque italienne a informé les personnes touchées par l’attaque dans un communiqué lundi 20 mars 2023.

    Ferrari S.p.A. a été contacté par un acteur avec une demande de rançon. Dès réception de la demande, la compagnie affirme avoir débuté une enquête en collaboration avec une entreprise de cybersécurité. Elle a aussi informé ses clients sur l’exposition potentielle des données et de la nature dudit incident.

    « Nous prenons au sérieux la confidentialité de nos clients et comprenons l’importance de cet incident, c’est pourquoi nous vous en avons informé rapidement », conclut le billet.

    Le communiqué de presse est clair : « Par principe, Ferrari n’acceptera pas de rançon, car le paiement de telles demandes finance des activités criminelles et permet aux acteurs de la menace de perpétuer leurs attaques. »

    RansomEXX diffusait sur son site 14 fichiers de 500 Mo et un de 150 Mo compressés en février 2022. (Crédits : capture d’écran/RansomEXX)

    La compagnie reconnaît que certaines données relatives à leurs clients ont été exposées, à savoir des noms, des adresses, des e-mails et des numéros de téléphone. « Cependant, d’après notre enquête, aucun détail de paiement et/ou numéro de compte bancaire et/ou autre information de paiement sensible, ni aucun détail sur les voitures Ferrari possédées ou commandées n’a été volé. » L’entreprise s’est par ailleurs refusée à tout commentaire sur l’une ou l’autre violation, invoquant une enquête criminelle en cours.

  • Maldegem commune belge, victime du ransomware LockBit 3.0

    Maldegem commune belge, victime du ransomware LockBit 3.0

    Les victimes s’enchaînent sur le site de fuite, pour celles qui sont revendiquées et affichées. Depuis la nouvelle mouture du rançongiciel LockBit 3.0, pas moins de 79 victimes sont ainsi aux proies des opérateurs au 9 août 2022. Tout type d’industries, de pays, de continents sont ainsi touchés. Sommes nous assez préparés ? Les systèmes d’information sont ils assez protégés ? Les opérateurs derrière le ransomware LockBit 3.0 sont-ils trop forts ? Ce qui est sur, c’est qu’ils sont virulents.

    Ils ne sont pas les seuls à œuvrer au sein du darknet. CL0P, Quantum, RansomEXX, Ragnar_Locker, Hive, BlackCat… La cyberattaque de la commune belge de Maldegem aurait été découverte le 28 juillet 2022. Située en Flandre orientale, la menace de divulgation de données du CPAS entre autres. Les informations promises à la divulgation semblent-être sensibles, voire confidentielles. Le service propose aux personnes démunies une aide financière, un logement, une aide médicale, psychologique… soit tout un chacun.

    Comme preuve de leurs méfaits, les opérateurs derrière le Ransoware-as-a-Service LockBit 3.0 diffusent cinq captures affichant prénoms, noms de bénéficiaires. Ils réclament comme rançon la somme de 200 000 dollars américains en cryptomonnaie. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)

    L’intercommunal de santé Vivalia avait subi les foudres d’une cyberattaque en mai 2022, le barreau de Charleroi également cette fois en octobre 2021. L’ultimatum est fixé au mercredi 10 août 2022 quatre secondes avant midi. La teneur des informations de personnes lambdas n’a pas empêché, et n’empêchera pas les opérateurs derrières quelques ransomwares que ce soit, de les rendre publiques. Quant à savoir si nous sommes préparés, la cybersécurité est une éducation à avoir, à appliquer, de la part de tous, de la même manière que vous n’allez pas traverser une autoroute les yeux bandés, tout ne pas pas être effectué en entreprise et ailleurs. Non sans redouter que le jour où la capacité d’espionnage étatique deviendra offensive, au sens de destruction massive, « ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux », expliquait Guillaume Poupard lors du Forum International de la #Cybersécurité, en juin 2022.

  • Ransomware: attaques des hôpitaux en Lombardie

    Ransomware: attaques des hôpitaux en Lombardie

    Des établissements hospitaliers italiens basés à Milan en Lombardie ont été touchés par une infection informatique. C’est l’autorité sanitaire locale (ASST) milanaise qui dès 3 heures du matin du 1er mai, essuie de graves problèmes techniques dans l’infrastructure informatique. Ainsi le fonctionnement de tous les sites de l’entreprise, de Buzzi à Melloni, et impliquant un total de 33 différents sites locaux. Les urgences sont dirigées vers d’autres établissements.

    Quelques jours après l’hôpital Aoyama, à Osaka victime d’un ransomware, c’est l’Italie qui subit les foudres. Le problème concerne aussi bien les services hospitaliers que celui des urgences, ainsi que certains centres de vaccination, comme celui de Piazzale Accursio à Milan. L’une des premières mesures a été de détourner les urgences vers d’autres hôpitaux, tandis que les visites déjà programmées (ambulatoires et préhospitalisation) étaient garanties.

    Le directeur général de l’ASST Santi Paolo et Carlo de Milan, Matteo Stocco, déclarait le 2 mai 2022 que « nous sommes entrés en état d’alerte hier après-midi lorsque les premières informations sont arrivées. Nous avons alerté les systèmes informatiques pour vérifier les éventuelles intrusions. Jusqu’à présent, je croise les doigts, nous n’avons eu aucun problème. »

    Les services de sécurité informatique et la police ont été prévenus, envoyant leurs spécialistes sur site pour aider les techniciens. Les autorités affirment qu’une plainte sera déposée auprès des organismes compétents. (Crédits : ShenXin/Pixabay)

    L’attaque du ou des opérateurs a rapidement provoqué les réactions de l’opposition, à savoir le parti démocratique lombard, au sein du conseil régional : « le blocage des systèmes informatiques des ASST Fatebenefratelli est très grave, tant pour les dysfonctionnements qu’il a générés que pour les implications qu’il pourrait avoir, expliquent les conseillers Samuele Astuti et Pietro Bussolati. Nous devons clarifier immédiatement et comprendre l’origine et la nature de l’attaque du hacker, s’il s’agit d’une tentative d’extorsion, comme cela s’est produit dans le Latium, ou d’un simple sabotage ».

    Il s’agissait de l’attaque informatique « la plus grave jamais commise sur le territoire italien, selon le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti. Depuis le dimanche 1er août 2021, les services informatiques de la région où se situe Rome sont indisponibles en raison d’une cyberattaque. »

    Malgré les mesures de sécurité accrues mises en place au cours des derniers mois tous les spécialistes compétents travaillent pour essayer de restaurer les systèmes qui, cependant, en raison de l’ampleur, de la portée et de l’extension. (Crédits : Milano Pavia TV/YouTube)

    « Le fait est qu’en Lombardie, chaque hôpital a son propre logiciel de gestion, qui devrait mettre en œuvre de façon indépendante la sécurité, et cela n’a aucun sens, tant du point de vue économique de l’efficacité ». La Cour des comptes l’a également souligné, indiquant que la fragmentation des achats par les hôpitaux est un point de faiblesse et un gaspillage de l’argent public. La cybersécurité, aujourd’hui en particulier, doit être centralisée et renforcée.