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  • Ransomware: Prudence et rigueur

    Ransomware: Prudence et rigueur

    Un début d’année de moindre envergure, semble-t-il, sur les attaques par ransomware à travers le monde, sauf en France. La tendance dans l’hexagone est sensiblement équivalente. Le Groupement d’Intérêt Public Action contre la Cybermalveillance (GIP ACYMA) dénombre 167 demande d’assistance en janvier 2022, contre 169 le mois précédent. Cela dit, ce n’est pas parce que les actions des malfaiteurs ne sont pas publiques, que leurs offensives n’existent pas. La prudence comme la rigueur sont les maîtres mots.

    Le site « Cybermalveillance » du gouvernement a vu sa notoriété croître depuis sa création. En 2021, la fréquentation compte plus de 2 000 000 visiteurs uniques, contre 1 235 545 visiteurs en 2020. Ce qui va de pair est que plus de 135 000 victimes sont venues chercher de l’assistance depuis le 1er janvier, contre 105 000 l’année précédente, soit une augmentation de 28.57 %. Les victimes en ce début d’années sont nombreuses :

    • Hardisk, Qlocker, 5 janvier 2022
    • Paul Beuscher, Grief, 6 janvier 2022
    • Pôle Santé Léonard de Vinci, 7 janvier 2022
    • Stimm, Grief, 10 janvier 2022
    • Torann France, LockBit, 10 janvier 2022
    • KastorMedia, 15 janvier 2022
    • 3CMA, BlackCat, 16 janvier 2022
    • Saint-Cloud, LockBit, 21 janvier 2022
    • Cabinet d’avocats CDMF, 22 janvier 2022
    • Egis, 23 janvier 2022
    • Cabinet d’avocats de Caen DL2M, LockBit, 27 janvier 2022
    • ESTPM, LockBit, 27 janvier 2022
    • Corsica Linea, 28 janvier 2022
    • CIG de la Grande Couronne, Haron, 28 janvier 2022
    • L’Hotellerie Restauration, LV, 29 janvier 2022

    Le GIP ACYMA est mal connu du grand public, pourtant il est nécessaire d’en prendre connaissance avant d’avoir besoin de leurs services. Il en est de même lorsque vous êtes victime d’un accident, qu’il soit domestique, professionnel, ou sur la voie publique… des gestes, des réflexes, des conduites à tenir, souvent issues de retour d’expérience (RETEX) regroupe des acteurs étatiques impliqués tels que l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

    La commune de Saint-Cloud a été victime d’une attaque par ransomware des opérateurs derrière LockBit. Ils ont divulguées toute ou partie des données exfiltrées des différents systèmes d’information de la ville, exposant des civilités, des coordonnées… (Crédits : capture d’écran)

    Le mois de février dénombre les offensives malveillantes contre SVA Jean Rozé (Alphv, 01/02/2022), Air Calédonie, Ametis (LockBit, 04/02/2022), l’Hôtel des Cèdres (LockBit, 04/02/2022), Progereal (LockBit, 04/02/2022). Les attaques lorsqu’elles sont détectées font l’objet de procédure, mais les personnes derrières tout ceci sont à même de conserver les données sans demander de rançon, ni divulgation. Les informations glanées pourraient être le point de départ d’un conflit économique, politique, voire armé.

  • Saint-Jean-de-Maurienne attaquée

    Saint-Jean-de-Maurienne attaquée

    L’année 2022 débute que les attaques par ransomware s’enchaînent. Après Hardisk (Qlocker), Paul Beuscher (Grief) et le pôle Léonard de Vinci à Chambray-lès-Tours, c’est la commune de Saint-Jean-de-Maurienne d’être la cible d’une infection par rançongiciel. Tous les serveurs et le réseau informatique sont paralysés depuis dimanche 16 janvier 2022. La communauté de communes (EPCI) Cœur de Maurienne Arvan fait parti des victimes. Le retour à la normale n’est pas avant fin janvier explique la commune dans son communiqué.

    Alors que les vacances scolaires d’hiver pointent le bout leur nez le 4 février au soir, la commune savoyarde est proie d’un ransomware. Lundi 17 janvier 2022, les 300 agents de l’EPCI Cœur de Maurienne Arvan (3CMA) et de la ville trouvaient une note leur interdisant de reconnecter de quelque manière leur système d’informations, communément appelés pc. L’offensive serait de la même envergure que celle subie par la ville d’Annecy le 25 novembre 2021, ou encore que les centres hospitaliers d’Albertville et Annecy. La « Com Com » avait commencé à déployer un système de protection, rapporte France Bleu, qui a permis de parer une partie de l’attaque et de sauver une partie des données.

    Pas de retour à la normale prévue avant la fin du mois de janvier martèle la présidence de la 3CMA. Impossible de joindre la communauté de communes, le centre communal d’action sociale, l’office de Tourisme Montagnicimes, le syndicat de Pays de Maurienne. Seule la mairie de Saint-Jean-de-Maurienne est disponible au 04 79 64 11 44. (Crédits : DR)

    Immédiatement, Jean-Paul Margueron, Président de la 3CMA, déposait plainte, une enquête est en cours. Un certain nombre de services en ligne seront donc inopérants durant cette période. De la même manière, la 3CMA, le CIAS et plusieurs services sont injoignables téléphoniquement, rappelle le communiqué de la 3CMA.