Étiquette : ingénierie sociale

  • La facture salée des cyberattaques

    La facture salée des cyberattaques

    Les attaques cybernétiques ne cessent d’augmenter depuis le premier trimestre 2025. Mis à part la violation des données, leur publication ou la vente sur des réseaux annexes, un coût est souvent ignoré. Les cyberattaques sont devenues, à l’ère du tout numérique, des catastrophes économiques aux effets en cascade. Les cas récents de Marks & Spencer et de Coinbase le confirment avec éclat : des centaines de millions d’euros évaporés, des chaînes logistiques perturbées, des cours de Bourse en chute libre.

    Pendant longtemps, les cyberattaques étaient perçues comme des incidents techniques, relégués aux équipes dites informatiques. Aujourd’hui, elles s’invitent au cœur des conseils d’administration, des États, de la géopolitique, de la guerre économique et militaire. Elles redessinent la carte des risques stratégiques.

    M&S : une faille à 300 millions d’euros

    Le 22 avril 2025, une cyberattaque cible le géant de la distribution Marks & Spencer. Dans un communiqué, l’entreprise reconnaît que « la nature de l’incident signifie que certaines informations personnelles des clients ont été volées ». Lesdites informations sont : le nom, l’e-mail, le numéro de téléphone, la date de naissance, l’historique des achats et les détails de paiement en ligne.

    Magasin, Leeds, UK

    Il n’existe, au stade de l’enquête en cours, aucune preuve du partage ou non, des données. La paternité est conférée à une organisation de cybercriminels liés au réseau Scattered Spider externalisant un programme désigné DragonForce. Les victimes les plus connues de Scattered Spider sont les casinos américains : Caesars et MGM Resorts.

    La première attaque du groupe date de 2022. Depuis, cinq membres sont arrêtés, quatre Américains et un Écossais. Ahmed Hossam Eldin Elbadawy, Noah Michael Urban, Evans Onyeaka Osiebo, Joel Martin Evans et Tyler Buchanan. Ce dernier, appréhendé en Espagne en juin 2024, est extradé vers les USA. Au-delà de la somme astronomique, c’est l’étendue des dégâts qui frappe : dysfonctionnement prolongé de l’unité e-commerce, désorganisation de la gestion des stocks, hausse des dépenses de cybersécurité… (Crédits : Mtaylor848/Wikipedia)

    « […] nous avons décidé de suspendre la prise de commandes via nos sites web et applications de M&S.com […] », explique la marque sur son site web. L’objet des intrusions non autorisées n’est plus seulement de simples fichiers volés, mais des modèles économiques, et leurs conséquences peuvent être mortelles pour les entreprises touchées.

    Coinbase : faille humaine et sociale

    À quelques milliers de kilomètres, c’est un autre géant qui semble vaciller. La plateforme américaine d’échange de cryptomonnaies Coinbase révèle avoir été victime d’une attaque aux conséquences potentiellement plus lourdes encore. Les estimations hautes affichent jusqu’à 400 millions de dollars de pertes. « Des criminels ont ciblé nos agents de support client à l’étranger. Ils ont utilisé des offres en espèces pour convaincre un petit groupe d’initiés de copier des données dans nos outils de support client pour moins de 1 % des utilisateurs mensuels de Coinbase. »

    Ce qu’ils ont : nom, adresse, téléphone et e-mail, pièces d’identité, données du compte (instantanés de solde et historique), données d’entreprise limitées. Ce qu’ils n’ont pas : identifiants de connexion ou codes 2FA, clés privées, capacité à déplacer ou accéder aux fonds des clients, accès aux comptes Coinbase Prime…

    L’entreprise a immédiatement rompu ses contrats avec les prestataires impliqués. Au lieu de payer la rançon, la société fait un pied de nez aux cybercriminels. Ils établissent un fonds de récompense de la même somme, 20 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation et à la condamnation des attaquants. De plus, les adresses des cybercriminels sont marquées, afin que les autorités « puissent les suivre et travailler à la récupération des actifs. » (Crédits : Worldspectrum/Pexels)

    Crypto, bitcoin, main

    Ce que révèlent ces deux affaires, c’est que la cybersécurité ne se résume pas à des pare-feu ou des protocoles. Elle touche à l’organisation même des entreprises, à la gestion de leurs partenaires, à la formation de leurs employés, à leur capacité à anticiper les modes opératoires de plus en plus sophistiqués des cybercriminels : l’ingénierie sociale.

    Ingénierie sociale : quand la menace parle votre langue

    Ce n’est plus seulement par la technique que les entreprises chutent : c’est par la parole, par l’illusion, par l’être humain. L’ingénierie sociale, cet art trouble de manipuler les comportements pour accéder à des informations ou à des systèmes, ne cesse de gagner en raffinement suite aux nombreuses fuites de données.

    Pirate, chapeau, corsaire

    Les fautes grossières dans des courriels douteux sont en diminution. Les attaques par phishing, spearphishing… sont de plus en plus crédibles. Le manque d’attention, de temps, la précipitation, le mobile first, fait qu’elles se glissent dans le quotidien d’un employé, sans éveiller le moindre soupçon.

    Et face à cette menace invisible, aucune ligne de code ne suffit. Ce qu’il faut, c’est une éducation., une culture de la vigilance, du doute constructif, de la responsabilité partagée. La cybersécurité ne se décrète pas, elle s’enseigne, se vit, se répète. Cela, aussi bien dans le monde professionnel que dans la sphère familiale. Elle n’est plus l’exclusivité des experts IT, mais elle doit être un réflexe collectif, une éthique du quotidien. Ce n’est pas la technologie qui échoue, c’est souvent la confiance mal placée, le silence gêné, le clic trop rapide. (Crédits : Mateusz Dach/Pexels)


    Parce qu’à l’ère de l’ingénierie sociale, le vrai pare-feu, c’est la conscience humaine. Le plus grand exploit jamais enregistré est le vol de 1,5 milliard de dollars en février à Bybit, deuxième plateforme mondiale de cryptomonnaies. Face à cela, les entreprises commencent à revoir leurs priorités. Mais l’ampleur des réformes à mener est immense : reconsidérer la gouvernance, auditer les chaînes de sous-traitance, investir massivement dans les outils de détection, intégrer la cybersécurité dès la conception des services. Car ce n’est plus une simple menace, c’est une condition de survie.

  • Connaissez-vous réellement votre corps ?

    Connaissez-vous réellement votre corps ?

    Il est tout pour nous, en un instant, celui qui nous permet d’être, dans lequel se trouve notre âme, ce qui nous distingue, et ce qui nous rassemble. Ce qui fait l’existence matérielle d’un animal ou d’un homme, vivant ou mort. Une véritable usine, à laquelle nous ne prêtons pas attention, lorsque tout va bien. Qu’est-ce que la chassie ? Situez-vous la glabelle ? À quelle vitesse les ongles poussent-ils ? Vos oreilles grandissent-elles ?

    Le corps possède une importance particulière, il est le lieu de tous les désirs, les fantasmes, les interrogations et le sujet préféré des publicités. Intéressons-nous à notre tête. La glabelle est un mot bien étrange, seules quelques professions ont ouï-dire de cette dernière. Emmanuel Chain, producteur, journaliste et ancien animateur de Capital sur M6, en a un, mais remplie de taroupe.

    Un ensemble d‘ingénierie complexe

    Cet espace se situe entre le sourcil droit et le gauche. Juste en dessous se trouvent nos mirettes, outils indispensables de la vue. Saviez-vous qu’ils sont de la même taille à notre naissance qu’à notre mort ? Vous avez sûrement entendu votre maman, avant de partir à l’école, vous chantonner : « tu as des cacas d’œil ! », tout en vous enlevant ces petites choses placées au bord de chaque paupière.

    Ils sont dus à une sécrétion, ou humeur, onctueuse et jaunâtre exsudée par les glandes de Meibomius (du nom d’Heinrich Meibom, leur découvreur au XVIIe siècle), qui durcissent fréquemment à l’air libre (N.D.L.R. Elle se retrouve dans les muqueuses du nez et de la bouche).

    Ces glandes sont importantes, elles sécrètent du meibum, un corps gras principalement constitué de triglycérides. Ces graisses s’ajoutent aux larmes et en composent la couche supérieure, ce pour une excellente raison.

    Cette couche lipidique sert à éviter l’évaporation de l’eau des larmes, en stabilisant le film lacrymal !

    (Crédits : RF..studio /Pexels)

    Grâce à cela, elles hydratent, nourrissent, oxygènent et surtout lubrifient la cornée. Elles se situent dans le cartilage de la paupière. Leurs inflammations, ou blépharites, provoquent la « rougeur » de l’œil. La conséquence peut-être gênante : sécheresse, chalazion interne ou externe, concrétions et séborrhée des glandes.

    La Vénus callipyge

    C’est une partie de votre corps que vous ne voyez pas de prime abord, certaines personnes peuvent vous complimenter, souvent celle qui vous accompagne. Cet endroit comprend le petit, moyen et grand muscle glutéal, toujours pas ? Plus couramment, les femmes que les hommes se font épiler le SIF, à ne pas confondre avec la déesse Sif… oui, il s’agit des fesses.

    Étymologiquement, du latin fissus (fendre), le mot le plus ancien est naches ou nages, issu du bas latin naticæ, venant lui de nates, fesse. « Le cerf doit avoir les nages [fesses] grosses et bien rebrassées [retroussées], les costez hauls et plains, les fesses blanches, la queue courte » (extrait du livre du roi Modus et de la reine Racio). Elles sont l’apanage de l’être humain, dû à la station debout, des vêtements portés et du fantasme féminin comme masculin.

    L’ode au corps

    La Vénus callipyge est un type particulier de statue grecque représentant la déesse Vénus, ou plus exactement Aphrodite, soulevant son péplos pour se mirer dans l’eau et regarder ses fesses, nécessairement superbes, par-dessus l’épaule.

    Mais l’expression avoir un rhume de fesses n’existe pas, mais celui des hanches ou médicalement la boiterie de hanche, oui ! La synovite aiguë transitoire (SAT) de hanche ou « rhume de hanche » survient habituellement entre 3 et 8 ans. Elle peut être confondue avec une ostéochondrite. Le tableau clinique typique est celui d’une boiterie aiguë d’esquive associée à une douleur plus ou moins intense et à une raideur de la hanche.

    Le questionnement révèle fréquemment une infection virale ORL, ou digestive (gastro-entérite) ou encore la réalisation d’une vaccination dans les deux semaines précédant l’apparition des symptômes. Courant chez l’enfant et l’adolescent, elle disparaît en quelques heures au décours de traumatismes bénins, sans fractures ou lésions articulaires. En cas de doutes ou de persistance, consultez votre médecin. (Crédits : DR)

    Longtemps idéalisées, parfois retouchées, souvent discutées, les fesses n’ont pas fini de faire parler d’elles. Car de la mythologie à la médecine, elles relient l’art et la science, le culte et le soin. Mais, elles lient parfois le passé, futur et présent. En effet, les fesses, comme la vie, ne se voient bien qu’en se retournant.

    Excès de vitesse à 55 km/h

    D’un fantasme à l’autre, l’éternuement en est un. La vitesse de cette expulsion fut longtemps estimée à 350 km/h, elle n’est en réalité que de 55 km/h ou 15, 3 m/s, ce qui est déjà considérable. Les postillons, environ 40 000, battent tout de même le recordman du monde sur 100 m plat. La gouttelette effectue la distance reine en seulement 6, 54 secondes, contre 9, 58 secondes pour Usain Bolt.

    Femme, neige, froid

    Mais pourquoi éternue-t-on ? Pour évacuer un indésirable, tout simplement.

    L’éternuement est une évacuation brusque et bruyante de l’air inspiré, par le nez et la bouche. Il se produit sous l’effet du mouvement subit et convulsif des muscles respiratoires déterminé par une irritation de la muqueuse nasale, dixit le CNRTL (N.D.L.R. Centre national de ressources textuelles et lexicales).

    Des picotements emplissent tout le haut du nez, puis vient le fameux « Atchoum ». Les agents pathogènes, les toxines et les particules inhalées constituent un défi permanent pour le système respiratoire.

    Le mode de défense initial est la larme mucociliaire, qui se compose de deux éléments principaux, la production et le transport du mucus.

    La fonction qui en découle est mucociliaire. « Propulsion du mucus nasal par les battements ciliaires de l’épithélium respiratoire de la muqueuse nasale qui entraînent le déplacement de la couche superficielle, visqueuse, du mucus nasal. Elle réalise une barrière mécanico-chimique de protection et contribue à l’humidification et à la filtration de l’air inspiré », explique le dictionnaire de l‘’’académie de médecine.

    (Crédits : Pexels/Pixabay)

    En France, la formule de politesse est simple et charmante : « À vos souhaits ». Cet héritage d’anciennes croyances aurait pour origine de protéger l’âme qui risquait de s’échapper à l’éternuement. Autrefois, les personnes raffinées avaient l’habitude d’ajouter un deuxième souhait après un deuxième éternuement : « Que vos amours prospèrent », suivi d’un troisième : « Qu’ils durent toujours ».

    S’empêcher d’éternuer causerait des dommages graves

    Selon des chercheurs de l’université de Pennsylvanie (États-Unis), cette expectoration chasse les particules et autres pathogènes qui peuvent encombrer le conduit nasal, mais pas seulement. En provoquant une surpression à l’intérieur des poumons jusqu’au nez, l’expiration brutale d’air redynamise le système de circulation du mucus.

    Ce dernier est chargé de piéger les poussières et de les éliminer (The FASEB Journal, août 2012), une remise à zéro de notre système respiratoire. Pour autant, des éternuements peuvent perturber réunion, séance de cinéma… et la tentation de les retenir est grande.

    Vous produisez une surpression dans votre chanfrein, gorge, yeux, système vasculaire (100 000 kilomètres au total) et dans votre boîte crânienne. Les vaisseaux capillaires sont les plus fragiles. « Ils constituent des points de faiblesse qui peuvent se rompre sous l’effet de la forte pression induite lorsque vous retenez un éternuement ou une toux », souligne la fondation Alzheimer.

    (Crédits : skalekar1992/Pixabay)

    Main, homme, bébé

    En outre, la multiplication de ces micro-lésions participe à une diminution du capital-cerveau et peuvent engendre l’apparition des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. À vos souhaits !

    Plus de sept mètres d’ongle

    Voici le record que possédait l’Américaine Ayanna Williams jusqu’au 3 avril 2021. La sexagénaire, originaire du Texas et détentrice depuis 2018, du record du monde des ongles les plus longs, vient de décider de se couper les ongles.

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    « Je me fais pousser les ongles depuis quelques décennies maintenant. Je suis tellement tellement prête pour une nouvelle vie. Je sais quils vont me manquer, mais c’est juste à ce moment-là – il est temps pour eux de partir. »

    Les tâches quotidiennes étaient impossibles à effectuer, comme conduire. Ils nécessitaient trois à quatre bouteilles de vernis, sur plusieurs jours.

    Les ongles poussent aux environs de 3, 5 millimètres par mois, donc pour un doigt, la longueur moyenne annuelle est de 4, 2 centimètres. (Crédits : Rilezy’s)

    La cocasserie vient que les ongles des hommes grandissent plus vite que ceux des femmes, et qu’elles représentent 54,7 % des personnes souffrant d’onychophagie.

    Le nez et les oreilles sallongent

    Lorsque vous regardez vos grands-parents, une particularité vous frappe, leur nez et les oreilles paraissent plus grands que sur les photos de leurs mariages, il y a plusieurs décennies. Rassurez-vous, c’est normal, ou presque… Newton. La loi de la gravité ou force de la pesanteur est une composante. Le pavillon auriculaire gagne en surface, point dû à l‘’’arrivée de nouvelles cellules, mais de la perte d’élasticité du cartilage. Pour ce faire, un biologiste d’outre-Rhin s’est entiché d’organe de l’ouïe de 1448 volontaires de 0 à 92 ans. La croissance est de 0, 19 mm chez la femme pour 0, 26 pour l’homme.

    La nature nous envoie-t-elle un message subliminal ? Cela permet en partie de compenser la perte d’audition. Quant au nez, que dis-je cette péninsule, est également frappé de pesanteur. Une étude de l’Université de l’Iowa précise que cela serait causé par un besoin en oxygène plus important pour l’accroissement et l’irrigation des muscles, l’Univers est bien fait.

    Qu’ouis-je ?

    La loi de la gravité ou force de la pesanteur est une composante. Le pavillon auriculaire gagne en surface, point dû à l‘’’arrivée de nouvelles cellules, mais de la perte d’élasticité du cartilage. Pour ce faire, un biologiste d’outre-Rhin s’est entiché d’organe de l’ouïe de 1448 volontaires de 0 à 92 ans. La croissance est de 0, 19 mm chez la femme pour 0, 26 pour l’homme. La nature nous envoie-t-elle un message subliminal ? Cela permet en partie de compenser la perte d’audition. Quant au nez, que dis-je cette péninsule, est également frappé de pesanteur. Une étude de l’Université de l’Iowa précise que cela serait causé par un besoin en oxygène plus important pour l’accroissement et l’irrigation des muscles, l’Univers est bien fait.

    Deux légendes sont inhérentes à notre nez. La première est l’effet Pinocchio. Dans le roman de Carlo Collodi, le personnage voit son appendice s’allonger à chaque mensonge. Que nenni, c’est au contraire un infime rétrécissement qui s’opère avec la diminution de sa température lorsque qu’un bonimenteur sévit. Ce fut démontré par des chercheurs espagnols, dont le docteur Emilio Gómez Milán. La seconde concerne le lien hypothétique entre le nez et le pénis. Scientifiquement infondée, une rumeur évoque la correspondance possible avec les doigts, plus particulièrement l’index. Evangelos Spyropoulos, médecin à l’hôpital d’Athènes, a étudié une cinquantaine d’individus mâles.

    (Crédits : Anna Shvets/Pexels)

    Après les avoir mesurés sous toutes les coutures, la seule relation qu’il a trouvée, c’est justement avec la taille de l’index ! Hypothèse qui pourrait s’expliquer par les gènes Hox. Inutile, mesdames et messieurs, de scruter les mains de chaque homme pour en tirer des conclusions. À supposer que ladite relation entre doigt et pénis se confirme, elle serait statistique et en aucun cas systématique.