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  • Le Vanuatu lutte toujours après la cyberattaque subie

    Le Vanuatu lutte toujours après la cyberattaque subie

    Plus d’un mois après la cyberattaque dont a été victime le Vanuatu, le 30 octobre 2022, les conséquences de l’incident cybernétique sont toujours présentes. Il faut préciser que les sites gouvernementaux touchés sont nombreux. Il ya celui du parlement, de la police, du Premier ministre et pas des moindres celui chargé des réponses aux cyberattaques. L’État du pacifique qui compte près de 315 000 habitants demandait de l’aide à l’Australie, elle même en proie à l’attaque de Medibank.

    L’ensemble des sites WEB de l’assemblée, de la police et du bureau du Premier ministre de l’île du Pacifique sont désactivés. Les services de courriel, de l’intranet et les bases de données en ligne des écoles, hôpitaux et autres services d’urgence, ainsi que tous les services et départements gouvernementaux sont à l’arrêt. La population répartie sur plusieurs îles a dû se trouver des solutions pour payer les impôts, l’obtention de licences et de visas de voyage entre autres. Les différents individus ont fait face en usant de téléphone portable, d’adresses e-mail privées. Le précédent gouvernement avait reconnu l’attaque cybernétique qui se serait déroulée le 5 novembre 2022.

    Des fonctionnaires utilisent des ordinateurs portables personnels, des stylos et du papier, sans oublier des machines à écrire. Le but faire tourner malgré tout le gouvernement du Premier ministre, Ishmael Kalsakau, entré en fonction quelques jours seulement après l’attaque du 30 octobre 2022. (Crédits : valerioerrani/Pixabay)

    Hameçonnage via e-mails

    Les problèmes auraient commencé peu de temps avant le 30 octobre 2022. « Des activités suspectes ont été remarquées dans des courriels adressés au ministère des Finances », explique un analyste financier au journal The Guardian. L’homme travaille en étroite collaboration avec les équipes de cybersécurité du ministère.

    « C’était le chaos pendant les premiers jours, mais l’ensemble du gouvernement a créé des comptes Gmail alternatifs ou utilisé ses e-mails privés. Nous utilisons tous des téléphones et des téléphones portables pour communiquer. Mais nous sommes résilients au Vanuatu, qui est un petit pays, et nous pouvons gérer cela », a déclaré Olivia Finau, chargée de communication au ministère du changement climatique.

    Des experts australiens ont aidé le Vanuatu à reconstruire l’ensemble de ses systèmes d’information afin qu’il soit plus sûr dans le futur. (Crédits : David Mark/Pixabay)

    Pourquoi le Vanuatu serait visé par un ransomware ?

    Les tractations vont bon train. « Nous ne savons pas encore qui est derrière cette attaque, mais un porte-parole du gouvernement a suggéré qu’il s’agissait d’une attaque extérieure, probablement de la région Asie. » Le Vanuatu est une nation clé qui entretient des relations avec les États-Unis, la Chine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

    Les positions de la République Populaire de Chine et les États-Unis d’Amérique sur différents sujets pourraient être à l’origine de cette attaque. L’île est devenue l’une des îles du Pacifique les plus proches de Pékin. Des investissements chinois ont permis de construire son parlement, son stade et son centre de convention. L’Australie, alliée des États-Unis, est depuis plus de quarante ans le principal bailleur de fonds et le plus proche partenaire de sécurité du Vanuatu, explique la BBC.

  • Quand des données volées de clients de Medibank sont divulguées sur le DarkWeb

    Quand des données volées de clients de Medibank sont divulguées sur le DarkWeb

    Selon l’entreprise australienne, une attaque informatique a été détectée dans son réseau le 12 octobre 2022. Elle était conforme aux signes précurseurs d’une cyberattaque par ransomware. L’assureur maladie a confirmé aujourd’hui 9 novembre 2022 que les données personnelles appartenant à approximativement 9,7 millions de ses clients actuels et anciens ont été consultées. Elles sont accessibles sur le Darknet, 826 014 fiches au format « csv » sont téléchargeables.

    L’entreprise australienne refuse de payer une rançon après que 9,7 millions de clients ont été exposés au piratage d’un ransomware. « Ce chiffre représente environ 5,1 millions de clients Medibank, environ 2,8 millions de clients ahm (pas de dates d’expiration) et environ 1,8 million de clients internationaux (pas de dates d’expiration) », a déclaré Medibank.

    Les données compromises incluent les prénoms, noms, dates de naissance, adresses, téléphone et adresses e-mail, ainsi que les numéros d’assurance-maladie pour les clients ahm, les numéros de passeport et les informations des visas pour les clients étudiants internationaux. (Crédits : capture d’écran)

    Les détails compromis incluent les informations sensibles sont incluses dans un fichier de 20,4 MB compressé. Cela correspond au total à 242,1 MB. Soit 414 fichiers avec 2 000 clients dans chacun, pour un total de 826 014 personnes. Les informations libérées affichent également des captures d’écran de discussion entre le PDG de Medibank, David Koczkar et les cybercriminels. M. Koczkar a déclaré lundi que le paiement d’une rançon pourrait faire de l’Australie « une cible plus importante » et inciter les criminels à agir.

    Medibank et son CEO David Koczkar continue de travailler avec le gouvernement australien, le Centre australien de cybersécurité et la police fédérale australienne. (Crédits : DR)

    « Sur la base des conseils approfondis que nous avons reçus de la part d’experts en cybercriminalité, nous pensons qu’il n’y a que peu de chances que le paiement d’une rançon garantisse le retour des données de nos clients et empêche leur publication. En fait, payer pourrait avoir l’effet inverse et encourager le criminel à extorquer directement nos clients, et il y a de fortes chances que payer mette davantage de personnes en danger en faisant de l’Australie une cible plus importante », a déclaré M Koczkar.

    Le ministre de l’Intérieur, Clare O’Neil, a affirmé que la décision de Medibank de ne pas payer de rançon était conforme à l’avis du gouvernement. (Crédits : capture d’écran)

    « Compte tenu de la nature de ce crime, nous pensons malheureusement maintenant que toutes les données client consultées auraient pu être prises par le criminel », a déclaré la société, exhortant les clients à être attentifs à toute fuite potentielle. Le communiqué assure « qu’il n’y a pas eu d’accès aux cartes de crédit ou aux données bancaires, il n’est donc pas nécessaire de mettre à jour vos données de paiement ou d’annuler votre prélèvement automatique. »

    « Compte tenu de la nature de ce crime, nous pensons malheureusement maintenant que toutes les données client consultées auraient pu être prises par le criminel », a déclaré la société. Elle exhorte ses clients à être attentifs à toute tentative de phishing. (Crédits : capture d’écran)

    Deux cabinets d’avocats ont également déclaré mardi 8 novembre 2022 qu’ils enquêtaient pour savoir si Medibank avait violé ses obligations envers ses clients. Les cabinets, Bannister Law et Centennial Lawyers, examineront si Medibank a enfreint sa politique de confidentialité et évalueront si des dommages et intérêts doivent être versés à la suite de cette violation.